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Figure 13.—Sfirillum tenuis, grossi de 600 diamètres.
Figure 14.—Bacteridium anthracis ou Bactéridie du charbon et de la pustule maligne, grossie de 600 diamètres. «a Bactéridie, b globule du sang, c globule de lympbhe, d globule de sang aitéré.
Microphytes ou cryptogames microscopiques, vivant en parasite sur l’homme et les animaux, dont ils produisent un grand nombre de maladi s contagieuses et épidémiques,
Figure 15.—Leptomitus utéri, grossi de 300 diamètres. Leptomite des ulcères de la matrice, « spores granuleux avec nn prolongement terminal celoisonné, à tubes de mycelium ramifiés non cloisonné, Spores libres pourvues d'un prolongement cloisonné.
Figure 16.—Aspergillus auricularis, grossi de 400 diamètres, Aspergille des oreilles, « mycelium terminé par un capitule sphérique recouvert de sporules, b filament de mycelium terminé par un renflenient capitulaire, c autre mycelinm plus jeune, l'intérieur est rempli de sporules, d sporules grossies de 600 diamètres.
Figure 17.—Oïdium pulmonaris, grossi de 500 diamètres, « mycelium ramifié, terminé par des sporules F unies bout à bout, b sporules en voies de s'unir pour former le mycelium, c sporules, d jeunes sporules échappées de l'intérieur du mycelium,
Figure 18.—Puccinia favi, grossie de 500 diamètres. Puccinie de la teigne à divers degrés de développement, « b c d. La lettre E indiqueles sporules formant la poussière faveuse de la teêrne.
+ Figure 19.-—-Leptothrix buccalis, grossi de 500 diamètres, Leptothrix de la bonche et de la langue, « Leptothrix implanté sur deux cellules épithéliales, be sporules, d filament du mycelium grossi de 1000 diamètres, dans l’intérieur duquel on voit les sporules,
Figure 20.—Mérismopædia ventriculi où sarcine de l'estomac, grossie de 800 diamètres, qu'on rencontre dans les matières de vomissement des dyspectiquess ainsi que dans les imflammations gastro-intestinales de nature grave, La lettre A raprésente la sarcine grossie de 800 diamètres, la lettre B un groupe de 4 individus réinis, grossis de 450 diamètres, Cet entophyte parasite de l'estomac se présente en russe cubique, formé par la réunion de 4 cellules soudées ensembles, sa couleur est janne verdâtre ou brun rougeñtre ; parfois ils forme de grandes plaques comprsées de plus d’un million d'individus. J'ai va un de mes patients qui en a vomi p'us l'un gallon dans l’espace d’une heure et demie à la suite d’une gastro-entérite mguë Dr J. A. Crivren
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Son historique, son origine, sa nature, les causes qui le produisent, ainsi que celles des autres maladies épidémiques et contagieuses, produite par les microbes, ses symptômes, son traitement ; les soins hygiéniques et médicaux pour s’en préserver et éviter aussi les autres maladies contagieuses
ou épidémiques.
Le choléra asiatique,cette terrible maladie qui sévit sctuellement en France, a été de tout temps la terreur des peules, et le désespoir des médecins,parmi esquels il a fait de nombreuses victi- Ines.
Cette désolante maladie a été connue «ans tous les temps ; l'Ecriture Sainte en fait mention. Hippocrate, le père de la médecine, Celce, Aretée, Caelius, etc, en ont fait des descriptions très exactes.
Pour eux, cette maladie était un grand écoulement de bile, par haut et par bas, «où est venu le nom de (Kolera) de Xole bile, et reo, je coule,
Voici en peu de mots son histoire,
Dès la plus haute antiquité le choléra était connu dans l’Inde, où ses ravages désastreux se faisaient sentir près des bouches du Gange et des marais voisins. Les Hindous lui donnaient le nom de Vedi-Vondi, Mardechi où Mordyxin Lorsqu’au VIle siècle, les Arabes envahirent l’Indoustan, leurs médecins rencontrèrent le choléra et le décrivirent sous le nom de Hachisa.
Au XVIIe siècle, un médecin de la compagnie des Indes, Bontius, assista à une autre épidémie violente ; sa femme fut même au nombre des victimes. Enfin au XVIIIe siècle,les Anglais ont eu, p r trois fois, en 1757, 1769, 1781 sétieusement à compter, dans l’{nde, avec le choléra.
En 1781, notamment, 5,000 hommes étaient en marche sous les ordres än colonel Pears ; en une heure, 500 hommes tombèrant foudroyés. La maladie s'appelait parmi les troupes d’un nom “expressif : la mori-de-chien,
1783, le grand pierinage d'Hurdwaar fut l’occasion d’une recrudescence, ui fit périr EX de 20,000 Hindous en uit jours, Enfin, en 1817, la maladie
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! devint plus terrible que jamais. La division du marquis de Hastings, composée de10,000 soldats, et 80,000 valets, fut aux trois quarts anéantie; la maladie était foudroyante, les sentinelles tombaient à leur poste et il fallut employer jusqu’à quatre hommes pour faire une faction de 2 heures! Les hommes qui
ortaient les malades à l’infirmerie tom-
aient eux-mêmes en route; en somme, il y eut, en cinq jours, 5,000 décès. Des 10 mïles soldats, 7,000 périrent; des 80,000 valets 24,000 furent atteints et 8.000 succombèrent. L'Inde entière perdit plus de 600,900 hommes. Il est aujourd’hui hors de doute que cette terri-
le maladie est due à l’insalubrité naturelle du pays où elle a pris naissance et à la malpropreté ainsi qu’à la misère de ses habitants,
En 1817 il éclata tout à coup à Jessore, ville populeuse située sur le delta du Gange. L'année suivante, l'immense territoire de la compagnie des Indes et de lIndoustan fut envahi par ce fléau. En 1819, les Iles Moluques, de France, et Bourbon essuyèrent ses ravages, et un an plus tard l'empire des Birmans et la Chine furent en proie à ses fureurs.
De 1820 à 1850, s'étendant vers l'Ouest etle Nord, il envahit la Perse et l’Arabie ; il parait au pied du Caucase, sur les CL de la mer Caspienne jusqu’à Astrakan et dans la Sibérie, pénêtre enfin dans la Russie, où ilimmole de noms breuses victimes à Saint-Petersbourg,et à Moscou, où en deux mois, 4,385 personnes périssent sur 12,225 atteintes.
En 1831 tout le Nord de l’Europe, la Pologne, la Gallicie, l'Autriche, la Hongrie et la Prusse sont successivement envahies. Bientôt traversänt les mers, il apparait en Angleterre, d’où franchis«
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sant le Détroit,il arrive À Paris le 21 Mars 1832, De cette ville ilse répand dans une grande partie de la France, en Provence et dans le Languedoc, il pénêtre en Portugal, puis en Espagne et se répand dans une partie de l’Italie.
nfin traversant l'océan, il arrive en Amérique, aux Etats-Unis, et presque aussitôt il apparaiten Canada, à Québec le 8 juin ; puis Trois-Rivières, Montréal, sont les principales villes où il commence ses ravages ; de là il pénètre dans les campagnes, où presque partout il porte avec lui la terreur et la mort.
L'Amérique et le Canada furent rncore visités par le choléra asiatique en 1824, 1849 et 1854.
L’épidémie cholérique ou choléra in dien, revenait en Europe en 1833. Le 15 juin il atteignait le Portugal, ensuite
"Espagne, pour venir s'étouffer dans le midi de la France, en 1835.
Dix ans après, il sortait de nouveau du pays où, depuis tant de siècles, il existe à l’état endémique.
Il envahissait rapidement !a Tartarie, la Perse, l'Egypte par Bagdad et la Mecque, le Caucase par Tauris et Tiflis, désolait les bords de la mer Caspienne ; puis, en 1847, revenait à Astrakan et peu après éclatait à Moscou, en même temps que, par une autre voie, il péné trait à Constantinople.
Dans les premiers mois de 1848, il
agne successivement St-Petersbourg, arsovie, Stettin, la Hollande et l’Angleterre.
De nouveau, il entre en France, par Calais en 1849, envahit Lille, Douai, Dieppe, Fé:amp et Rouen.
Le 29 janvier 1849, un bataillon de chasseurs d'Afrique, venu de Douai, ap-
rte l’épouvantable maladie à Saint-
enis.
Le 7 mars suivant, elle se déclarait à Paris où'elle faisait 16,165 victimes et d’où elle 8e répandait sur la France entière, l'Italie, tous les ports de la Méditerranée, et pénétrait en Afrique.
En 1849, également, elle faisait son apparition en Amérique, à Chagres, et 8 Élendait jusqu’à Panama.
Après avoir semblé s'éteindre, le fléau reparut tout à coup à Copenhague en 1853, d'où il gagna Varsovie, Petersbourg, Cronstadt et la Zélande,
En août, septembre et octobre, il s’6tend de la Grande-Bretagne aux Antilles, et en novembre 1853 revient pour la troisième fois à Paris, où il fuit, pen-
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dant les 14 mois qu’il y reste, 2,219 victimes,
Il passe en Afrique avec le 72e de ligre, ét en Orient avec les navires char-
és de trou Le 5 juillet, un vapeur e Marseille l’apporte au camp français de Gallipoli.
Enfin il fait en Europe une quatrième apparition en 1865,
tte fois encore, il arrivait d'Orient, Il avait éclaté à la Mecque,parmi les pèlerins qui s’y rendent en foule chaque année, Effarés, ces rualheureux se ruèrent sur les paquebots en partance pour Suez et y apportèrent avec eux le terrible fléau, le 20 mai.
Le 12 juin, ilétait à Alexandrie et passait peu après à Marseille, d’où il se communiquait de nouveau à toute la France en juin et juillet, Un jeune homme arrivant à pied de Montereau, ville infectée, l’apporte à Paris le 28 septembre.
Le 15 octobre, le chiffre des décès 8’6lève déjà 2264, A partir de ce moment il semble décroître ge Musee 15 janvier 1866 spas à laquelle il avait fait 8,000 victimes
Mais au mois de juillet suivant, il se réveille plus épouvantable que jamais, cape Amiens et un grand nombre de villes du littoral et de la Manche, et fait encore 7,000 victimes à Paris jusqu’au mois de janvier 1867.
Le 18 juin 1883, un navire anglais arrivant de Bombay. le Timor, apportait le fléan à Port-Saïd.
L'un des chauffeurs de .ce bâtiment fut le premier frappé, Des marchands indiens débarqués du Timor, le 18, se rendirent à Damiette et le 21 juin,le choléra se déclara en cette ville. Pendant deux mois, l'épidémie ravagea toute la Basse-Egypte. On n’a pas oublié que l'un des membres de la mission fran fais envoyée en Egypte pour étudier
a terrible maladie, le jeune docteur Tauruer succomba au Caire, victime de son dévouement à la science et à l'humanité.
Il est fort difficile, en l'absence de toute statistique sérieuse, d'énumérer exactement les victimes que le choléra a pu faire dans toute l’Egypte,en juin juillet, août et septembre 1883 ; on pent cependant en fixer approximativement le chiffre à 30,000 environ, dont 9,000 au Caire, 2,500 à Damiette et 1,500 à Alexandrie. ‘
20 Causes du choléra asiatique, et son origine,
Elles sont dues aux miasmes infectes et putrides des grauds marais d'Asie surtout dans l’Indoustan. La malpropreté des Indous, et leur manière de viyre toutâfait contraires aux règles d'hygiène les plus élémentaires, contribuent puissamment à augmenter l’action délétère des miasmes marécageux.
Ils enterrent leurs cadavres près de ces * marais, et souvent il les y jettent ou les laissent pourrir à la voirie; ils conservent aussi près de leurs huttes des fosses ouvertes où ils deposent toutes leurs immondices, sans jamais les recouvrir.
Ils boivent dans ces marais où l’eau est putride et même ils y font leurs lavages et y prennent des bains. Donc partous <es lens ils empoisonnent leur sang 1...
I] ne faut pas être surpris que dans de pareilles conditions, et dans de telles circonstances, la maladie ne fasse d’épouvantables ravages. Aussi l’on voit qu'il meurt 36 individus sur 100 malgré tous les remèdes employés. Il ya même des districts où la mortalité s'est montée à 12,000 sur une population de 18,000,chiffre vraimenteffrayant,
Le Docteur Elliot, qui a vécu dans ces | lugubres, nous dit: “Que des
ameaux qui contenaient 30 à 40 habitants sont abandonnés: dans d’autres des rues entières sont désertes, et de grands villages qui contenaient des milliers d’habitants,n’en ont plus maintant que quelques rentaines.
‘ Le fléau fait périr jusqu'aux enfants dans le sein de leurs mères.” Et la cause de ces miasmes délétères à quoi est-elle due ?.... Lecteurs, vous me répondrez sans doute qu'elle provient des substances végétales et animales en putréfaction. Très-bien!.….. Mais que produisent ces. substances en putréfaction ?..La plupart des médecins répondront qu'elles forment des gaz méphiti.
ues ou délétères, et les micrographes diront qu’elles produisent desanimacules et des gaz délétères l... Très bien !.….
C'es parfaitement cela, des animacules microscopiques, on plutôt des zoophites infusoires ou protozaires de la nombreuse famille des vibroniens et du genre des bactéries, où microbes du célèbre Pasteur, de Paris.
Voilà précisément ies 200phites infusoires que j'ai découverts lors du choléra asiatique en 1854, dans le sang, les urines, la transpiration, les matières de vomissewent, et surtout dans les déjections alvines des malades atteints du choléra usiatique, et même plus tara,
dans ceux affectés du choléra du pays où choléra morbus.
L'animalcule que j'ai découvert dans les évacuations des cholériques, et auuel j'attribue la cause du choléra asia tique, est aujourd’hui parfuitement admis par Pasteur et par tous les autres médecins.
micrographes,
Ce microzoaire ou microbe, n’a aucun oïgane locomoteur qui soit visible au microscope, lors même qu’il produit un grossissement de 800 à 1500 diamètres, combiné avec un système d’éclairage aussi parfait que possible. Certains micrographes ont prétendus avoir vu des bactéries, pui possédaient un filament flagelliiorme excessivement tit etde même nature, que celle des monadiens. Quant à moi, je ne les ai jamais vus, mal: tous les soins que j'ai pris pour y parvenir. Le seul moyen.
de locomotion que j'ai pu alors découvrir dans ces infiniment petits, consistait en une contraction et extenrion, qui produisait chez eux un léger mouvement ondulatoire, qui les faisait se mouvoir rapidement dans l’espace.
Après quatre ans d'études et d’observations assidues, sur les mycrophytes et mycrozoaires du Canada, recueillis tant dans les rivières, étangs, marais, ruisseaux, savannes, eaux Croupissantes, fossés, mares et ornières, dans les- | ir j'ai eu l’avantage d'étudier et de
écrire plus de 450 espèces différentes ; je n'ai jamais rencontré de Bactéries semblables à ceux qui se trouvent dans les évacuations des cholériques, frappés de choléra asiasitique.
Donc je les ai considérés comme une cause spéciale du choléra asiatique.
D'autant plus qu'ils diffèrent aussi des espèces connues en Europe dont j'ai lu les descriptions: et vu les figures gravées sur acer qu'on dit être très fidèles, et que je juge comme telles, vu la parfaite ressemblance des espèces, communes au Canada et à l’Europe.
La cause alors inconnue du choléra était donc due à la présence de ces microzoairés ou microbes, que les médecins d'aucun pays n’avaientencore vus âcette époque; et qu'aujourd'hui tous les mé.
decins micrographes reconnaissent, depuis ma découverte faite lors du choléra asiatique de 1854,
Ces animalcules délétères sont transportés par les vaisseaux, où les marchandises, où les individus, venant de
lieux infectés, ou par les vents qui les :
poussent hors des quarantaines, par-
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dessus lesquelles ils s’envolent comme des essaims d’abeilles par-dessus les enclos ou ils sont enfermés et de là vont Cans tous les pays du monde, semer la terreuret la mort parmi les habitants, Ces animalcules microscopiques sont d'uue petitesse extrême, puisque le bout d’un cheveu ordinaire peut en contenir se de 1,500,000 ils sont absorbés par es pores de la peau qui sont pour eux d'immenses portes béantes ou ils peuvent entrer plusieurs centaines à la fois, ils sont auss: respirés inévitablement avec l'air atmosphérique qui,dans les temps d’épidémie en contient plusieurs milliers par pied cube, ils viennent alors en contact immédiat avec la muqueuse p{lmonaire, qui, à son tour les absorbe/t avec l'oxygène de air.
Ils sont par cette voie directement introduits dans le torrent de ia circulation artérielle, qui elle les transportent à toute l’économie. Alors un véritable empoisonnement a lieu; ces animalcules vénimeux réagissent puissamment sur tout le système, et produisent une forte congestion vers le mésentère et les intestins, forcent le sérum du sang à inonder la muqueuse intestinale. De là ces évacuations si abondantes et si extracrdinaires par le haut et le bas; lesquelles partois dans l’espace de quelques heures seulement font de l’aomme le plus robuste un cadavre amaigri.
1 ést vrai que la maladie n’a pas toujours une marche aussi rapide, et qu’elle
ut durer depuis 2, 4, 6, 8, 12, 24, 28, jusqu’à 72 heures. Cela dépend de la force du sujet et de l'intensité de la maladie, de la quantité d', miasmes respirés et absorbés, de l’état plus ou moins débile des sujets. Les vieillards et les enfants, les hommes plus que les femmes y sont plus disposés.
30. Notions sur la nature, la composition et l’organisation des microzoaires ou microbes et microphytes produisant le choléra et les différentes maladies contagieuses et iufectieuses.
Ces êtres malfaisants et infiniment ” tits appartiennent aux classes les plu inférieures du règne animalet du règne végétal, c’est-à-dire à celles des protogoaires où zoophytes,ce qui veut dire animaux-plantes.
Les protozoaires se divisent en deux classes: 1o. les infusoires ; 20. les rh1gopodes. J'aurai seulement à 1m’occuper que des premiers.
Les infusoires sont des animaux microscopiques de formes très-variées. On
les trouve dans les eaux dormantes et:
dans toutes celles où séjournent des matières animales ou végétales en état:
de décomposition. Les espèces produisant le choléra et les maladies contapre at épidémiques apoartiennent à.
’ordre des infusoires asy métriques, dela famille Ces vibrioniens, animaux sans organes locomoteurs visibles, se mouvant plus ou moins rapidement par l'effet de leur contractilité générale.
De tous les infusoires, les vibrioniens.
sont ceux qui se montrent les premiers.
dans toutes les infusions putrides.
En raison de leur extrême petitesse ils ne se manifestent à nos yeux, aidé du plus puissant et du meilleur microscope, qui sous l'apparence de petites lignes très-minces plus ou moins longues, droites on sinueuses, leurs mouvements plus où moins vifs peuvent seuls les faire prendre pour des animaux; les plus gros vibrioniens sont épais de un millième de millimètre— c’est-à-dire moins qu’une demi-ligre anglaise; par conséquent ils ne se montrent à un grosissement de 500 diamètres que comme un petit bout de crin; et l’on ne doit pas être surpris que des corps aussi minces et en même temps aussi transparents ne laissent distinguer aucune trace d'organisation interne.
Leur corps est formé d’un tegument très mince, et l’intérieur contient une substance gluante gélatineuse, qu’on appelle sarcode où chair demi fluide Tout ce qu’on peut dire de positif sur leur organisation, c’est qu’ils sont con tractiles, et se propagent par division spontanée,
Parmi les vibrioniens, on en voit qui ont la forme de lignes droites très peu fléxueuses, plus où moins distinctement articulées et quise meuvent lentement: on peut en faire un genre particulier sous le nom de Bacterium où Bactéries, crée par Ehrenberg ; d’autres sont tantôt droits, tantôten lignes flexueuses, et se meuvent ea ondulant avec plus ou moins de vitesse, comme de petits serpents ; ce sont ls vrais vibro niens : d’autres enfin sont constamment en forme d’hélice et de tire-bouchons, et jamais en ligne droite: ce sont les Spirillum; leurs mouvements ont lieu en tournant autour de l’hélice, avec une rapidiié souvent très grande.
vibrioniens 8e produisent ou se Fe gt avec une promptitude extrême dans tous les liquides chargés de
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substances organiques altérées ou en décomposition. Un seul couple que j'avais mis dans un petit tube en verre, contenant dix gouttes de fluide altumineux—ont TE en 24 heures, plus de 200,000 individus, par chaque goutte -de liquide, c’est-à-dire 2,000,000 dus nouveaux.
Les différents liquides de l'organisme, quand ils sont altérés—tels que le sang le lait, la salive, l'urine, le pus, la matière pulpeuse qui s’amasse autour des dents, les secrétions morbides etc., etc., penvent présenter une’ prodigieuse quantité de vibrioniens.
Ces infiniment petits possèdent une vitalité extraordinaire ; ils peuvent supporter un.froid considérable, poussé jusqu’à la congellation, péndant plusieurs mois, et aussi une sècheresse de plusieurs années sans succomber,
Les auteurs de médecine citent des exemples étonnants touchant la conta-
. gion du choléra asiatique.
Une maison de campagne, où tous les habitants avaient péri du choléra asiatique, en 1832, était restée fermée et inhabitée pendant 12 ans, c’est-à-dire jusqu’en 1844; le ménage et les hardes avaient été enlevés, excepté ceux qui avaient servi aux malades et qu’on avait jetés pêle-mêle dans une armoire.
Les nouveaux occupants, comprenant le père, la mère et 6 enfants, dont le dernier était âgé de 4 ans et l'aîné de 22 ans, trois jours après leur entrée, tous furent atteints du choléra. Le garçon de 22 ans et une de ses sœurs âgée de 16 ans restèrent les seuls survivants.
Les effets et les hardes des malades avaient été lavés, mais la maison n’avait pas été désinfectée. La i oiserie et les planchers étaient restés imprégnés de miasmes. Les microbes s'étaient attachés aux linges, et ils avaient conservé toute leur virulence. On a vu des flèches empoisonnées conserver leur venin pendant plusieurs siècles,
J'ai, moi-même, du venin de crapaud canadien, Bufo Americana, que j'ai recueilli en 1868, lors de mes expériences sur le venin de ce Batracien, qui est encore aujourd’hui, après 14 ans de dessication, aussi actif que les premiers jours de mes ersais; la pointe d’une fpingle trempée dans ce venin, et ensuite introduite sous la peau d’un chat robuste, le fait mourir en moins d’un quart d’heure.
Ces faits prouvent que les venins et
’indi-
les poisons conservent indéfiniment leur puissance virulente et vénéneuse.
Si l’on mélange une goutte d’infusion composée de bactéries, dans une autre goutte renfermant des infusoires non vénéneux, tels que ceux qui habitent les eaux stagnantes non putrides et qui renferment plus de 800 espèces appartenant aux familles des Volvociens, Thécamonadiens, Engléniens, Enché+ lyens, Trichociens, Kéroniens, Paraméciens, Plescon ens, et de toute la classe:
des nombrerx Sistolides dont j'ai étu:
dié et dessiné d’après nature plus de 100 espèces canadiennes, on verra que ces animalcules sont tués en dix ou quinze minutes, preuve évidente et irrécusable de l’action toxique et vénéneuse des microbes et microzoaires, sur les espèces vivant dans les eaux potables.
Les expériences que j'ai faites dans la chambre des cholériques, en faisant l'analyse microscopique de l'air de cet appartement, m'ont prouvé qu'il contenait uue quantité énorme de microbes à choléra, provenant de la respiration, des urines, des matières des vomissements et des évacuations des malades.
Une serviette humide que j'avais laissée suspendue pendant 24 heures dans la chambre d’un cholérique, ayant été humectée d’eau de manière à pouvoir en extraire une once par la torsion, j'ai constaté par l'examen microscopique, que chaque goutte de cette eau contenait plusieurs millions de bactéries cholériques,
Ces animalcules pouvant se fixer sur les meubles, les boiseries, les planchers enfin, sur tous les corps poreux, mais surtout sur les hardes ettout autre effet de lingerie, exigent ainsi une désinfection générale de toutes les parties de la maison, au moyen de vapeurs de chlorure de chaux ou d’acide carbolique, etc., etc, en faisant aussi des arrosages d’eau antiseptiques.
La composition chimique des microbes ou microzoaïres, dans une analyse qualitative, m'a donné le résultat suivant: deux gallons d’eau putride dont chaque goutte contenait des centaines de millions de microbes, propres à produire le choléra, le typhus, la dyssenterie, la variole, la diphthérie, les fièvres malignes, etc., etc., furent filtrés ; le résidu humide pesait trois onces et deux dragmes. Le même, desséché au bain marie, ne pesait plus que deux onces et six dragmes ; ils ont donné à l'analyse les substances suivantes : Gaz oxygène,
hydrogène, carlone et azote, Parmi les métaux, la chaux, la soude, la potasse la ur laÿsilice et le fer; parmi les métalloïdes, le souffre, le phosphore et le chlore. Toutes ces substances sont indispensables etf nécessaires à l’existence et au développement du règne animal.
Ces animalcules si simples et si vivaces, se multiplient à l'infini, au moyen de la division spontanée; chaque animalcule se sépare en deux; au bout de quelques minutes, chaque portion de l'animal, qui était plus petite que l’individu adulte, s’allonse, s'agrandit À vue d’œil, et finit par avoir son complet développement. Alors la division recommente de nouveau, et ainsi de suite Jens l'infini.
ma
partie continue À vivre et à s’accroître, et forme ainsi autant de nouveaux animaux.
Comme je le disais dans mon second article, les vibrioniens ou microbes 8e rencontrent dans tous les liquides tenant.en suspens des matières ainmales ou végétales, ou toute matière demi solide, en état de décomposition putride ; ainsi, toute substance végétale ou animale soumise à l'humidité ou mise en infusion, en produit une quantité incalculable,
Dans les infusions concentrées, ils se montrent par milliers d’essaims, compopen eux-mêmes de millions d’indivi-
us,
Après quelques jours, si la putrescense diminue, d’aucres espèces prennent naissance et finissent par dévorer tous les autres Vibrioniens, qui finissent par disparaître complètement de l'infusion primitive,
Après quelques semaines, ou quelques mois, enfin, quand la partie nutritive des substances végétales ou anima-
a été consommée, les successeurs des vibrioniens périssent d’inanition, et des débris de leurs cadavres, et de ceux des substances végétales, naissent de nouveaux microbes qui, bientôt, faute de nourriture, se mangent entre eux, et enfin périssent de faim, n'ayant plus rien à manger.
* Alors, l'infusion, qui avait, auparavant, une odeur putride et repoussante devient inodore et incolore; la matière inorganique s'est précipitée et forme au fond du vase une légère couche, d'un brun noirâtre, ne contenant aucun vestige de substances organiques ; il ne
Si l'on divise ces ani- | cules en plusieurs parties, chaque |
reste plus qu'un magma de matières minérales, tel que chaux, fer, soude, potasse, alumine, magnésie, des carbonates et phosphates, toutes les substances azeuses at volatiles se sont exhalés dans espace pour former ‘de nouveaux corps. à La formation des microzoaires est ragd on les voit se développer en 24, 6, 48 heures, dans'les infasions cxposées À une température élevée. L’espe de pellicule qui recouvre parfois es eaux croupissantes des marais, en est presque entièrement composée.Tous les fluides des cadavros en décomposition en sont remplis. Il on est de méme des liquides, quelques jours après leur élimination du système. J'ai découvert la présence des microbes dans le pus des abcès froids, dans lichor des plaies et des ulcères de mauvaise nature, dans les parties frappées de gangrène ou de sphacèle, dans le charbon la variole ou picotte, dans les pustules malignes, dans les écoulements altérés des différentes muqueuses, bucale, bronchiale, stomacale, vésicale, etc. ; dans la carie des dents (cause spécifique) dans les évacuations, les urines, le sang, le tube intestinal des malsdes atteints de typhus, de fièvres malignes ou putrides, » diphthérie, de dyssenterie, de scarlatine, etc. :
Si l'on respire pendant un certain temps les miasmes qui se dégagent d’un bocal rempli de substances animales ou végétales en décomposition, et par conséquent remplies de vibrioniens, on peut facilement contracter le choléra ou la dyssenterie, et même lo typhus, d'après les dispositions individuelles. Ces maladies se déclarent après un certain temps d’incubation qui es varier de 6, 12, 24, 48 heures, d’après la quantité des miasmes qui ont été abgorbés en voici un terrible exemple:
“En 1773, au moment d’une inhu- “ mation dans l'Eglise de Saint Satur- “ nin-les-Apt de Vaucluse, en France, “ Le cercueil s'ouvriter même temps “que celui d’un homiue enterré onze “ mois auparavant,et de suite une odeur “infecte répandue dans l'atmosphère “ chassa tout le monde et les assistants “de l'église. De cent vingt enfants ‘qu’on préparait.en ce moment pour la “première communion, cent quatorze “tombèrent dangereusement malades, “ainsi que le curé, les vicaires, fos- “ goyeurs et plus de soixante-dix autres “ personnes, dont dix-huit succombè-
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“rent; dece nombre on compte les # deux ecclésiastiques qui périrent les # premiers.”
Parmi les victimes de cette effrayante catastrophe, les uns moururent du chorar d’autres d'entérite ou de la colite, ‘de dyssenterie ;enfin les autres succombèrent à la fièvre typhoïde ou aux fièvres putrides,
Il est difficile de rencontrer un pis triste et mémorable exemple de l'influence toxique et vénéneuse des émsnations putrides et contagieuses. C’est un véritable empoisonnement par les matières La devenues volatilles par le travail de la décomposition radavérique. ”
Mes bienveillauts lecteurs seraient peut-être curieux de connaître quelles ‘sont ces matières si dangereuses que laissent dégager les tombeaux. Voici le résultat abrégé que j'ai obtenu de l’analyse de l'air putride des charniers, contenant des cadavres nombreux, et dans un état plus ou moins avancé de décomposition, par un séjour de six mois d'exposition.
lo Matières gazeuses délétères et non je 26 on Ifuré hosphoré
ydrogène sulfuré et phosphoré, gaz hydrogène carburé, gaz acide carbonique, gaz ammoniaque, gaz nitrogène ou azote, et gaz hydrogène libre. La prortion de l'oxygène de l'air était consiérablement diminuée, et contenait, en outre de la vapeur d’eau et de l'acide acétique libre.
20 Matières animales délétères.
Vibroniens ou microbes ;. tels que
Vibrio rugula, Vibrio serpens; Bactéries, Bacterium termo, Bacterium punctum, Bacderium catenula, Bacterium variolis. De . plus il faut ajouter le Spirülum volutens, et Spirilum undula.
30 Matières végétales. Végétaux £riptogames de nature vénéneuse, tels
ue : Bofrytis Bassiana, Botrytis infectans, Barina ventriculi, Fu mia Pb
jus spinalis, Aspergelli species, Microspokon furfur,, Trichophiton torsurans, Mucor nucedo, Oscillaria intestinalis, Cryptococcus cerevisiæ, Leptomitus epidermis, Leptomitus urophilus, et trois autres Leptomitus indéterminés: des sporules de Pa/mella gemiasma, d'Alga morbili, et d’Uredo, de différentes espèces, enfin d’autres appartenant aux genres Leptotrix, Peni- Dilum, Sphorotheca, Oidium, Aspergillus, Palmogloca, Macroccoca, Protoccocus pluvialise, Staurastrum paradoæum, Clostorium, Microte: ias, Pediastrum pertusum, etc., de
Jus un grand nombre de globules et e matières organiques indéterminées, 40 Matières de nature minérales, Elles sont formées de particules microscopiques; tel que; quarts, mica, = tk, pyroxène, talc, amphibole, oxyde e fer, silicate d’alumine, oxyde de calcium, carbonate de chaux, sulphate de chaux, silicate de magnésie, etc.,ete. Ces substances font partie des poussières contenues dans l'air.
Plus le nombre des cadavres est considérable, la décomposition avancée, et le local étroit, plus le danger pour la vie est imminent,
On a vu des personnes mourir subitement, en pénétrant dans des charniers encombrés de cadavres, et mal aérés. Ces lieux dont l'air est empoisonné renferment tous les germes des maladies épidémiques et contagieuses déjà citées, de plus par le nombre considérable d’Epiphytes qu'ils contiennent, ils peuveut communiquer torteg les différentes maladies de la peau, tels que : la teigne, les dartres, la lépre, l’érysipèle, la calvitie, la scarlatine, la rougeole, la variole, l’éczeme, etc. (*)
Que d’hommes parmi nos confrères et les élèves en médecine, ont été les victimes de ces émanations putrides,absorbées par les voies respiratoires, ou innoculés par des blessures faites pen dant les travaux anatomiques, ou les pansements des plaies contagieuses |...
et qu’il est douloursux de penser que d’autres encore pourront trouver dans cette apprentissage de la science une fa si triste et si malheureuse |...
Conclusion : 10 On voit parce qui précède, que ce sont les vibroniens ou microbes parmi la classe des infusoires, qui sont les premiers animalcules que l'on rencontre dans tout liquide ou fluide contenant en suspension des matières minérales ou végétales en état de décomposition putride.
20 Que ces animalcules sont vénéneux et toxiques, pour tous les êtres du règre anima) sans exception.
30 Que les eaux croupissantes des mares et des marais dégagent en s'évaporänt ou en se dessèchant, une quantité énorme de microzoaires et microphytes, et autres substances de la nature des algues et des champignons, que le vent emporte à de grandes distances, sème sur son passage la terreur et la
(*) Voyez les planches, elles font voir la plupart je microzoaires et microphytes cités dans çe vre:
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mort, malgré les qnarantaines et les chaînes sanitaires.
40 Que les personnes qui respirent en tropgrande quantité les animalcules
provenant de ces eaux putrides, peuvent contracter, tontes les maladies-épidémiques et contagieuses plus haut citées.
5o Que l’extrème ténuité de ces microbes facilitent leur absortion par la peau, et surtout par les voies respiratoires,quiles introduisent dans le torrent de la circulation générale, et les transportent ainsi dans toute l’'économieanimale,
60 Que c28 microzoaires une fois introduits dans le système, agissent à la manière des poisons septiques, qui empoisonne la masse du sang,
70 Que l'économie fait de puissants efforts pour se débarrasser de ces êtres nuisibles et dangereux ; ce qu: fait qu’on les retrouve en abondance dans la plupart des sécrétions, surtout dans les déjections alvines, les urines, la transpiration, le sang, le lait et la salive des malades.
80 Qu'il est dangereux de s’exposer sans nécessité aux émanations des dégere des malades atteints de choéra, de typhus ou fièvre typhoïde, de fièvres putrides ou malignes, de dyssenterie, de dipthérie, de maladies charbonneuses, etc.
90 Qu'il est imprudent et dangereux de jeter dans les fosses d’aisance les déjections des malaes atteints des maladies ci-haut mentionnées, car elles produisent un foyer d'infection partout où elle se trouve en contact avec d’autres matières, animales ou végétales ; et les personnes imprudentes qui s’expers à ces miasmes, courent un grand
acger pour leur santé et leur vie, de ra il est nécessaire que les déjections
e ces malades, demeurent le moins pas dans les appartements qu'ils
abiteut; car, elles infesteraient l’air et le rendrait M à respirer, tant pour Je malade lui-même, que pour les personnes qui habitent avec lui; dans ces cas au lieu de jeter les déjections dans les lieux d’aisance, il faudrait les désinfecter avec du chlorure de chaux, ou de la couperose, de la suie ou de la chaux, et ensuite les enterrer profondément. | Si lemalade allait aux lieux d’aisance il faudrait de svite désinfecter toute la fosse par les moyens indiqués plus haut, 100 Que les corporations des villes let des villages peuvent par des soins
hygiéniques bien appliqués diminuer
considérablement le nombre des victi--
mes que font les terribles maladies"épihp et contagieuses susmentionnées.
Enfin, l'on peut dire que les plus
grands ennemis de l’homme et des ani--
maux sont les Vibrioniens, ces inifinipetits dont le bout d’un cheveu peut contenir plus d’un million, i:3 sont d'autant plus à craindre qu’ils sont invisibles et impalpables !... Ils s’introduisent dans notre système par centaines de milliards, sans que nous en ayons conscience, ils nous dévorent les entrailles, et nous brulent d'un feu consumant Sans que nous puissions les voir.
Ces infiniment petits, comptent leurs malheureuses victimes par centaines de millions, ils ont tué plus de monde à eux seuls, que toutes les guerres, les famines et les tremblements de terre qui ont ravagé en maintes occasions notre malhenreuse planète; ils n’ont rien respecté, le pauvre ni le riche les empereurs ni les rois, le vieillard, ni l'enfant, dans leur rage aveugle ils ont tout sacrifié à leur voracité.
Exposé des milieux où se trouvent les
vibroniens, et des maladies particulières, dont ils sont la cause excitante. ‘
lo Matières intestinales—Dans ces matières, chez l’homme et les animaux, il existe des microzoaires ou, microbes, mais à l'état normal ils y sont en très petite quantité. Ils existent en quantités innombrables dans les diarrhées miasmatiques, le choléra asiatique, le choléra du pays ou choléra morbus, et la dyssenterie, dans les fièvres putrides et prerpérales. le typhus et la fièvre typhoïde, la fièvre jaune, la variole, la
ste, la rougeole, la scarlatine, le char-
On, la pustule maligne. Les autres sécrétions, tel que l’urine,la transpiration, la salive, le mucus et même le sang en contiennent une quantité notable dans les maladies sus-mentionnées.
20 Déjections des cholériques — C'est, dans ces déjections que l’on rencontre en quantités innombrables la bactérie cholérique, le Bacterium:termo, accompagné du Bacterium punctum, du Vibrio.
regula, et V. se lus, et quelquefois Spirillum Mag +
et Sp. undula, Le sang, les urines, la.
ns, du Vibrio bacil--
transpiration des Me ag contiennent une de quantité de bactéries,
30 Marères purulantes — Des vibrioniens et des bactéries se rencontrent dans les crachats purulents des personnes atteintes de en Pl de catarrhe pulmonaire ou de bronchits chronique; ainsi que les individus affectés de coriza ou rhume de cerveau, ou d’ulcération des fosses nasales (le po ou d’écoulements purulents féti-
es provenant des oreilles.
Tous les abcès ou le pus devient altéré, ainsi que dans tous les ulcères suppurents, les pustules des varioliques et toutes plaies suppurentes contiennent en abondance des Vibrioniens.
Ils se rencontrent aussi dans le pus simap cn dans les nécroses des 0s, et
carie des dents, dans les abcès des pra, des consomptifs, et dans es crathats des personnes affectées de consomption laryngé, avec ulcération du larynx ou gosier ; dans les ulcérations de l'arrière bouche ou du pharynx.
40. Dans le sang.—Chez tous les malades atteints de choléra, de typhus, de dyssenterie, de fièvres putrides, de variole, de scarlatine, et de maladies charbonneuses, on trouve dans leur “ang une quantité considérable de microzoaires, ou micro! %. ,
5o. Dans le luit.—Les nourrices atteintes des maladies ci-haut mentionnées, renferment dans leur lait des milliors de microbes, qui pauvent se communi-
uer à leurs nourrissons, et produire chez eux la même maladie que celle de leur mère, Il en est de même, pour le lait des animaux domestiques, qui peuvent communiquer aux onfants qui s’en nourrissent et même aux adultes leurs maladies contagieuses, entre autres le scrofule, la consomption pulmonaire, la tuberculose, et toutes ses conséquences mortelles.
Quant aux Bactéries de la variole on icote, Co n’est qu'au rommencement u printemps de 1872, pendant que la va-
riole sévissait à Sain1-Césaire, alors lieu de ma résidence, que je fis la découverte de ces Bactéries varioliques, dans le pus des pustulos, l’urine et le sang des sujets attoints de picote. Plus la variole est confluente et maligne, plus le nombre des Bactéries est considérable, Les galos qui se détachent pendant la desquammason, et qui sont formées par lu condensation de la lymphe et du
us varioliques, contiennent encore très gterips après leur chute, même pendant plusieurs années, des Bactéries, à l'état le raort apparente, mais, qui ressuscitant em pou d'heures si on redissout les sales dans un peu d’eau tiède,
Les gales À dpons par la vaccination contiennent les mêmes microbes, à l’exception que dans celles-ci, les bactéries sont moins abondantes. Les gales vaccinales prises sur des enfants où des adultes affectés de scrofule, de tubercule ou de syphilis, peuvent produire, si elles sont inoculées sur des personnes Er les maladies ci-haut mentionnées,
Si l’on sépare les bactéries de la lymphe, et des globules de pus du vaccin, ainsi que celle du sang de l’homme et des animaux affectés de charbon et de pustule maligne, de suite ces subtances contagieuses perdent toute leur puissance, et deviennent inoffensives ; preuve évidente de leur action toxique spéciale, et sui generis.
Chez les animaux réfractaires au charbon, tels que les chiens, les loups, les renards, et les oiseaux de proie, etc, le sang inoculé, quoique renfermant des Bactéries, n’en produit pas dans le sang de ces animaux. C’est pourquoi ils peuvent manger impunément les cadavres des animaux morts du charbon, quand biea même ils auraient des érosions à la bouche.
Mais un chien immédiatement après ce repas, 8’il léchait la main de son maître en état d’érosion ou d'égratignure, ou s’ilmordait quelqu'un, pourrait facilement leur inoculer le charbon; de même qu'une mouche venant de sucer le sang ou les fluides d’un animal mort du charbon, viëndrait se reposer sur votre visage ou sur une partie quelconque de la peau, mise à nue ; elle pourrait, comme cela s’est souvent vu, vous communiquer la terrible maladie charbonneuse, Chez les animaux en état de gestation, le sang de la mère ne transmet pas au foetus les Bactéries qu'il contient ; ainsi le sang d’une mère décédée du charbon, ou d’une maladie charbonneus- quelconque (pustule maligne), ne peut communiquer cette maladie au foetus,
Les Bactéries®du charbon ne se produisent point après lapparition des phénomènes de la maladie ; elles les précèdent au contraire. Des recherches faites à de courts intervalles chez les.
animaux inoculés, en dissolvant jee.
-#lobules du sang sous le microscope, soit Le gg soit par une solution de po- L mirent de constater la présence des bactéries lorsque les animaux aissaient encore très bien portants.
animaux tués longtemps avant l’époque probable de l'apparition des phénomènes morbides, ont offert dans le sang de la rate et du foie des bactéricties nombreuses et parfaitement caractérisées.