sept
Moyennes énergies maxima :
Da groupe arlonais. ... 335
— — de Baslogne on
ardennais central ... 1U4
Du groupe de Marche-Waha 223
— — de Havelange . •
— — de Florennes. . 81
— — de Gosselies . . 182
— — deGembloux. . 352
— — de Tongres . . 249
Moyennes mortalités totales : '
Dans le groupe arlonais. .
— de Baslogne
— Marche-Waha
— de Havelange
— de Florennes
— de Gosselies .
— de Gemblonx
— de Tongres .
— brabançon .
Les tableaux précédents compléteront les données concernant le développement du système épidémique belge de 1866, et vérifieront surabondamment les déductions des chapitres précédents. Ils renferment à peu près toutes les localités éprouvées en Belgique qui ont pu être rangées immédiatement et incontestablement dans l’une des catégories des trois sites différents.
Les localités des sites mixtes fournissent les chiffres les plus variés et les plus discutables. Ces sites sont en effet plus élevés et plus faîtaux'à La Roche et à Verviers, dans les Ardennes, ou plus bas et plus fluviaux à Gand, à Sichem et à Hasselt.
Parmi les localités non comprises dans les tableaux plus haut, plusieurs méritent une attention particulière, telles sont, par exemple, les groupes d’Ostende et d’entre-Mer et Escaut.
Ce travail est dès à présent suffisamment probant pour que je ne m’étende pas beaucoup sur les nouvelles preuves qui ressortent des tableaux ci-dessus. Le savant spécialiste en tirera lui-même aisément tout ce qu’ils contiennent, aussi me contenterai-je d’appeler sommairement l’attention sur quelques points.
Les dates moyennes des débuts et des fins sont marquantes ; elles et les durées moyennes attirent tout d’abord l’attention. Les débuts successifs des 15 juin, 9 juillet et 25-26 juillet dans les sites bas , moyens ou mixtes et élevés, les fins successives dans l’ordre inverse des 26, 21-22 et 11-12 septembre et les durées moyennes qui de ce chef se réduisent de 103 à 77 et puis à 42 jours, en diminuant à peu près d’un tiers de site en site, des plus bas vers les plus élevés, mettent parfaitement en relief ce que j’ai dit précédemment à ce sujet.
Ainsi l’apparition précoce, le développement lent, la durée prolongée et l’extinction lente comme le développement dans les sites bas et fluviaux; l’apparition retardée mais volcanique, le développement brusque et rapide, la durée raccourcie et
l’extinction brusque et avancée dans les sites faîtaux , sont des objets que les tableaux VII, VIII et IX rendent palpables.
Si les allures du mal dans ses marches variées de développement et d’extinction se dessinent clairement dans les chiffres moyens concernant les débuts, les fins et les durées dans les tableaux VII, VIII et IX, son intensité, sa malignité et ses effets calamiteux ne se dessinent pas moins nettement dans les chiffres des maxima d’énergie des mortalités totales calculées dans la proportion de cent mille habitants.
' Les chiffres des différentes colonnes des tableaux plus haut, corroborent leurs indications respectives, et c’est en cela que consistent leurs qualités probantes.
Les moyennes des maxima d’énergie mettent surtout vivement en relief l’effet explosif dû à la volcanicité.
J’ai montré ailleurs que l’énergie beaucoup plus grande de l’épidémie dans les sites faîtaux élevés compensaient et au delà l’amoindrissement de la durée, et que les pertes totales, généralement à peu près les mêmes dans les sites bas et moyennement élevés ou mixtes, augmentaient notablement dans les sites faîtaux volcaniques élevés. Ces objets ressortent très bien des chiffres des colonnes S et 6 des tableaux VII, VIII et IX.
Le moyen maximum d’énergie des sites bas augmente un peu plus d’un tiers dans les sites mixtes ou moyens. Dans les sites élevés il est plus que triple de celui des sites bas et plus que double de celui des sites moyens. Les proportions exactes sont de 1 à 1.44 à 3.24. Les proportions inverses des durées sont de 1 à 0,74 à 0.41. Ces proportions sont celles des puissances relatives des déversements et de la volcanicité.
Les mortalités totales divisées par les durées fournissent les moyennes mortalités par jour durant toute l’épidémie comme suit :
Dans les sites bas .
— — moyens
— — élevés
Ces moyennes augmentant comme 1., 1.33 et 3.03; c’est à dire à peu près comme les énergies maxima, fournissent comme elles la puissance du déversement ou la volcanicité.
Je livre avec conüance à l’examen -de l’homme de science de bonne foi ces nouvelles preuves chiffrées.
Né aux bords de l’Escaut aux extrémités faîtales du système d’entre-Mer et Escaut, le mouvement épidémique de cette contrée s’est étendu successivement en remontant la voie faîtale, mais sans explosion faîtale et sans changement d’allure et de nature. Le mouvement est resté fluvial. Son peu d’élévation et son peu de volcanicité n’a pas permis au faîte morin de jouer un rôle suffisamment marquant pour que ses sites nodaux aient pu être conservés parmi les sites faîtaux. Leur sol et leur sous-sol leur assignent d’ailleurs une position particulière.
Ces sols composés d’une couche épaisse de sable ne sont ni conducteurs, ni capables, et s’opposent aux affluences magnétoélectriques des couches inférieures vers celles de la surface. A cette opposition aux déversements dans les landes et les bruyères sableuses il s’y joint généralement une autre cause qui ne permet pas davantage aux affluences des couches inférieures d’arriver à celles de la surface. Cette seconde cause est une couche mince, dure, ferrugineuse et parfaitement conductrice du fluide magnéto - électrique terrestre qui, fonctionnant à moins d’un mètre sous la surface du sol, enlève rapidement et disperse au loin dans toutes les directions, et surtout dans les directions inéridiennes, le fluide qui pourrait affluer des couches inférieures vers celles de la surface ou pénétrer de celles-ci dans les premiers.
Celte couche mince conductrice, en quelque sorte métallique, est donc préservatrice ; et si elle ne s’oppose pas absolument à l’invasion de l’épidémie cholérique, elle affaiblit considérablement ses effets; mais elle est en même temps la cause, sinon unique, au moins principale de la stérilité de ces contrées et du froid exceptionnel qui y règne généralement.
Les documents ne fournissent que six cas de choléra pour 12,000 habitants à Roulers, centre faîtal principal d’entre-Mer et Escaut, et qmti'c pour 13,000 habitants à Turnhout, centre faîtal principal de la Campine, et, chose non moins digne de remarque, les premiers cas sont du 2 août, et les derniers des 13-14 septembre dans les deux centres. Même jour A. H. de début, même jour A. H. de la fin, et par conséquent la même faible durée aussi bien que la même faible intensité épidémique, voilà ce que nous offrent les deux centres nodaux principaux des contrées similaires basses et sableuses des bruyères de la Belgique.
On s’assurera facilement par l’examen des tableaux VII , VIII et IX que le mouvement épidémique faiblit en énergie maximum et fournit de moindres mortalités totales au fur et à mesure qu’on s’éloigne de ses origines.
On s’assurera du fait, non moins, si pas plus remarquable, de l’amoindrissement de l’influence épidémique dans le même groupe avec l’éloignement du centre d’explosion. Cet amoindrissement est naturellement le mieux dessiné dans le groupe faîtal principal arlonais.
Le maximum absolu de l’énergie, celui de la mortalité, comme le début le plus précoce du 15 juin, désignent Aubangc pour le centre épidémique du groupe arlonais.
Le tableau IX montre comment l’influence s’amoindrit d’.\ubange par Messancy à Arlon, dans la direction méridienne. Voici comment elle s’amoindrit dans la direction perpendiculaire :
LOCALITÉS
DÉBUT
FIN
DURÉE
MAXIMUM
d’énergie.
MORTALITÉ
TOTALE
Aubange . . .
15 juin . .
15 août . .
61 jours
Bleid
15 juillet. .
8 septemb.
Virton ....
2 septemb.
8 octobre .
Les groupes des régions mixtes offrent des particularités analogues non moins remarquables. Les centres d’explosion se trouvent généralement établis dans ce chapitre. Les plus remarquables sont les trois centres liégeois des extrémités faîtales liesbayenne, condrusienne et du pays de Herve.
Maximum
Mortalité
d’é nergie.
totale.
A Jemeppe-Tilleur
Grivegnée-Jupille
Ougrée-Seraing
Ces chiffres corroborent les indications déjà fournies pour ces localités.
Les faits qui précèdent sont péremptoires, ils se reproduisent dans toutes les régions mixtes dont les centres sont Cuesmes-Quaregnon, Marchiennes-au-Pont, etc.
Dans quelques groupes épidémiques, les mortalités constantes accusent une origine commune. Cette commune origine serait difficile à méconnaître dans les groupes, pour d’autres raisons qu’il est superflu de développer.
Dans le groupe mixte verviétois, l’on peut séparer le mouvement fluvial de Pépinster, Ensival, Hodimont et Verviers du mouvement faîtal de Dison, Stembert, Limbourg etBaelen, tellement les faits sont bien dessinés.
Maintenant, un dernier mot au sujet des grands centres populeux. Au premier coup d’œil jeté sur les tableaux VII, VIII
et IX, et leurs complémentaires étendus à toutes les localités éprouvées de la Belgique, vous verrez que, dans tous les groupes, c’est le centre le plus populeux qui, toutes choses égales d’ailleurs, est le moins éprouvé de toutes les localités du groupe.
Le tableau suivant, renfermant toutes les localités éprouvées en Belgique, ayant plus de vingt mille habitants, démontrera jusqu’à l’évidence la bénignité relative du mal dans les grands centres populeux :
LOCALITÉS
DURÉE