MAXIMUM D 'ÉNERGIE
MORTALITÉ
TOTALE
Bruxelles
123 jours.
Gand
Anvers
Liège
Bruges
Tournay
Mons
Namur
Yerviefs ’
Louvain
Moyennes. . . .
103 jours.
Ce tableau est explicite. La durée moyenne de l’épidémie est exactement la même que la plus grande durée moyenne des tableaux VII, VIII et IX; mais l’énergie du mal dans le jour le plus funeste et les pertes totales essuyées sont moindres que les moindres moyennes analogues de ces tableaux.
Le mal épidémique sévit moins cruellement et plus uniformément au milieu des populations agglomérées, qu’au milieu de celles qui sont disséminées dans les sites les plus
élevés, les plus aérés, les plus agrestes et, en apparence, les plus sains.
Le maximum d’énergie du jour le plus funeste dans la région nodale du Haut- Luxembourg est décuple, la mortalité totale y est triple de celles des moyennes analogues des centres populeux.
Supprimez dans le tableau précédent les données concernant Tournay, localité qui ne peut pas être comptée parmi celles fortement éprouvées, et les données épidémiques concernant les grands centres populeux belges, déjà uniformes, le’ deviendront davantage encore; l6*.s données moyennes se rapprocheront de celles de Mons, où, comme je l’ai montré, les mouvements furent les plus réguliers et moyens.
J’ai déjà fait remarquer que les données fournies pour Bruxelles étaient trop faibles. Celles concernant Bruges et Namur, à peu près les mêmes malgré la différence des sites, sont faibles, parce que le mal n’y éclata ou n’y sévit guère que durant la deuxième période estivale.
Les données sont les plus fortes pour Liège et pour Verviers, parce que ces localités se trouvent dans des sites plus montueux et plus volcaniques.
A part ces faibles témoignages de l’influence de la contrée et du site, l’épidémie frappa assez uniformément et faiblement les grands centres populeux sous l’influence de l’agglomération et de ses conséquences. Cette dernière influence est d’abord la surcharge préétablie. C’est ensuite la somme de bien-être matériel plus grande; ce sont les soins dont les habitants sont entourés, les secours de toute nature qu’ils reçoivent; ce sont les précautions hygiéniques que prennent les autorités ; c’est la surveillance exercée ; ce sont les soins immédiats et empressés des médecins toujours présents qui uniformisent et amoindrissent les effets de l’épidémie dans les grands centres populeux.
De toutes ces causes, la principale est et restera la plus grande somme de bien-être matériel : c’est une nourriture plus abondante et plus substantielle, qui est et restera le meilleur préservatif contre le choléra comme contre beaucoup d’autres maladies.
Localisatioo
Je me suis occupé, dans le chapitre précédent, des conditions qui déterminent le mal épidémique à visiter plus tôt, à frapper plus fort telles contrées et telles régions plutôt que telles autres contrées et régions. Ces conditions sont celles de la régionalisation.
iLâ localisation est la régionalisation restreinte à des étendues moindres, à des fractions de région nodale, à une localité, à tel quartier, à telle rue ou à telle construction plutôt qu’à telle autre localité et à ses sous-divisions.
La partie de la localisation qui forme suite à la régionalisation, ou la partie géologo-magnétique de la localisation, ressortira facilement des considérations émises dans le chapitre précédent.
Le pied du mamelon irrupteur dans la région nodale mixte et faîtale, les sources dans la région faîtale, les bords des ruisseaux des rivières et des fleuves seront les premières causes de développement du mal dans les espaces restreints d’une localité et de ses parties comme dans ceux plus étendus des régions et contrées.
Une place, une bande, zone ou ligne du sol plus capable deviendra réservoir à surcharge comme il a été dit; une bande, zone ou ligne de sol conducteur deviendra ligne de dispersion
de la surcharge de quelque façon que ces bandes, zones ou lignes du sol soient établies.
Ces bandes, zones ou lignes résultent généralement de couches rocheuses stratifiées obliquement à l’horizon et qui viennent aflluer par leurs tranches à la surface. Il est évident que la tranche de la couche conductrice amènera facilement à la surface le fluide des déversements ; où il chargera les bandes ou tranches capables en contact avec elle , et formera ainsi des bandes et des lignes surchargées.
Les bandes capables et à surcharge produiront le plus d’effet lorsqu’elles seront disposées dans la direction de parallèle terrestre ou magnétique ; les bandes conductrices et à décharge produiront leur maxima d’effet lorsqu’elles seront disposées dans la direction du méridien magnétique.
La plupart des chargements et des décharg'ements des courants terrestres se font, comme il a déjà été dit, par une très mince couche terrestre superficielle qui n’a guère plus d’un mètre d’épaisseur. La conductibilité et la capacité de cette couche mince exercent donc une influence notable (1) sur les chargements et les déchargements, sur l’établissement et la dispersion des surcharges locales et peu étendues, aussi bien que de celles plus générales et plus étendues.
Les allures de la couche mince ou de la fraction de cette couche plus particulièrement conductrice ou non conductrice, peuvent donc être pour beaucoup dans les causes locales comme dans les causes régionales.
(1) Comme cela a eu lieu dans la Campine cl les autres landes sous lesquelles régnent, à moins d’un mètre de profondeur, la couche mince conductrice ferrugineuse; comme cela a eu lieu dans les régions des Ardennes, où le chiste conducteur se trouve à moins d’un mètre de profondeur; comme cela a eu lieu également partout où unp couche conductrice quelconque continue à régner à moins d’un mètre de profondeur sous le sol.
Si les couches géologiques conductrices affleurantes à la surface du sol créent des zones et des lignes de' surcharges et de décharges, celles qui ne font qu’approcher davantage de la surface suivant certaines lignes, y créent également des zones de déversement plus facile, qu’aucun signe extérieur ne révèle.
Toutes les causes naturelles géologo-magnétiques qui donnent lieu à concentration de fluide dans des espaces restreints, fournissent des causes épidémiques locales naturelles. Je ne m’occuperai pas davantage de ces causes, attendu qu’elles seront toujours plus faciles à constater par des expériences de physique et de chimie, qu’à établir à priori topographiquement ou géologo-magnétiquement. Là où elles se sont dessinées dans leurs effets épidémiques et où ces effets sont suffisamment connus en détail, on pourra les suivre dans ces effets. Ainsi, pour préciser, je suis persuadé que l’état civil d’une grande localité, comme la ville de Liège, par exemple, fournira les éléments nécessaires pour y suivre le mal épidémique de quartier en quartier et de rue en rue et pour faire la part des influences locales naturelles dans sa marche. C’est un travail de détail qui ne peut trouver place ici.
Quant aux moyens et aux instruments qu’offrent la chimie et la physique pour constater les concentrations plus ou moins fortes, variées et dangereuses qui constituent les causes locales, je m’en suis déjà occupé, et j’en dirai encore quelques mots plus loin.
Je répéterai encore, au sujet des causes naturelles, que les roches siliceuses pures ou quartzeuses, même pierreuses et solides, mais à structure granulaire, sont peu conductrices; tandis que les sels terreux et rocheux, les silicates, les carbonates d’alumine, de chaux, de magnésie, de potasse et de soude à structure lamellaire et fibreuse sont généralement plus conducteurs.
Les sels terreux, plus conducteurs, sont moins capables que
les oxydes. Ceux-ci deviennent conducteurs aussi bien que capables quand ils sont humides.
Les carbonates sont généralement plus conducteurs que les silicates.
Les causes locales comprennent plus particulièrement les conditions de concentration ou de dispersion du fluide iqui résultent des modifications du sol et du sous-sol par la main de l’homme et des établissements de celui-ci. Elles comprennent 'ainsi les auxiliaires du mal, auxiliaires qui fournissent les prédispositions générales ou particulières.
Quand l’homme creuse le sol, de n’importe quelle façon, il facilite le déversement ou l’affluence du fluide plus dense des couches inférieures vers celles de la surface par les surfaces “ intérieures des puits et des tranchées.
La plante qui plonge par ses racines sous le sol et qui se termine par ses tiges, ses branches, ses feuilles, ses fleurs et ses fruits dans des couches atmosphériques au dessus du sol, puise dans le sous-sol les charges magnéto-électriques plus fortes par les pointes de ses racines , qui deviennent des pôles de pénétration ou pôles positifs. Ces charges, conduites par les fibres et les vaisseaux jusqu’aux extrémités des tiges, branches, feuilles, fleurs et fruits, sont utilisées à ces pointes extrêmes, ou rejetées par elles dans les couches atmosphériques ambiantes.
Ces pointes végétales extrêmes au dessus du sol sont donc les extrémités d’émission ou les pôles négatifs du courant magnéto-électrique végétal.
C’est aux deux pôles de ce courant que se font les compositions chimiques végétales, dans lesquelles il est dépensé, neutralisé ou concentré plus de fluide qu’il n’en est rejeté dans l’atmosphère par les pointes.
Une construction qui par ses fondations descend également
dans le sous-sol et qui par les parois s’élève dans les couches atmosphériques élevées, rares, conductrices, peu électriques, mais dans lesquelles le fluide se disperse plus facilement, dégage incessamment aussi par ses points les plus élevés , par les angles, ses arêtes et ses pointes de très grandes quantités de fluide du réservoir terrestre pris dans des tranchées des fondations.
Outre le fluide rejeté par les sommets des constructions dans les couches atmosphériques assez élevées au dessus du sol, il
en est absorbé une énorme quantité par les amas de matériaux
accumulés dans les constructions des centres populeux, surtout dans celles des grands centres, matériaux qui sont généralement et à peu près tous très capables. Mais les quantités de fluide ainsi absorbées et dispersées ou rejetées dans les couches atmosphériques supérieures , ne sont encore que faibles comparées à celles employées par l’animalisation ou par les fonctions vitales animales dans les agglomérations populeuses.
Je m’occuperai plus loin de la végétalisation et de l’animalisation, quand j’aurai ajouté quelques mots au sujet des dégagements purs et simples par les plantations et les constructions.
Soit que les plantations absorbent ou dégagent du fluide, elles favorisent les déversements, et par conséquent, les concentrations et les surcharges dangereuses en temps d’épidémie cholérique.
Le dégagement grandit naturellement avec les charges terrestres générales plus fortes. Les plantations et les constructions qui plongent le plus bas sous le sol et qui s’élèvent le plus haut au dessus de la surface, dégagent le plus de fluide et en appellent le plus. Celles qui ont les ramifications les plus étendues sous le sol et au dessus de la surface, sont dans le même cas.
Ce que la distribution et la variété des plantations et des
constructions peuvent établir dans les agglomérations de surfaces, de lignes, de points particuliers de communication et de surcharge est à peine concevable et serait difficile à détailler à priori.
Les blocs de plantations et de constructions plus serrées, plus massées ou plus élevées au milieu des grandes agglomérations y forment des points particuliers de concentration d’autant plus importants et plus dangereux en temps d’épidémie, qu’ils sont plus denses et ^\us encombrés.
Les constructions dans le sous-sol : tranchées des fondations, égouts, aqueducs, conduits souterrains de toute espèce, puits et canaux contribuent les unes à l’établissement, les autres à la destruction des points particuliers de concentration de 1a magnéto-électricité.
Les puits et les tranchées les plus profonds agiront le plus efficacement. Leur action dépendra autant de leur disposition que de leur profondeur.
Les nouvelles tranchées agiront plus efficacement que les anciennes pour amener le fluide de l’intérieur à la surface; mais les anciennes tranchées envasées seront beaucoup plus dangereuses comme réservoirs.
Les tranchées et les puits remplis d’eau facilitent les déversements plus que ceux dont les parois et les bords sont secs.
Les canaux, les aqueducs et tous les conduits d’eau sont d’ailleurs des répartiteurs, et par conséquent, des destructeurs des concentrations particulières. Il n’est pas certain que le bénignité du mal épidémique à Bruxelles en 1866 ne doive pas être attribuée en partie à sa distribution des eaux.
On comprend que la disposition des rues, des places, des promenades, etc., exerce également une très grande influence sur l’établissement ou la dispersion des concentrations particulières.
Les rues perpendiculaires à la circulation méridienne arrê-
teiit et concentrent les surcharges, les rues méridiennes facilitent l’écoulement et la dispersion.
Les rues perpendiculaires sont d’ailleurs plus froides et plus humides. Les murs et l’air humides enlèvent plus de fluide au sol pour le disperser; il y a donc plus ou moins compensation entre la concentration par arrêt de la circulation méridienne et l’enlèvement plus grand par les murs et l’air humides.
Les rues dirigées suivant le méridien où la circulation est plus active, sont plus chaudes et plus aérées, et l’aérage et toutes^ les agitations des couches atmosphériques en contact avec la surface du globe sont des disperseurs par excellence.
Bien donc que les rues méridiennes soient plus électrisées, que le sol sec y soit moins conducteur que l’air, et que les murs moins humides y enlèvent moins de fluide au sol, elles sont et resteront plus saines de beaucoup que les rues perpendiculaires.
Les plantations dans les jardins, parcs, squares, promenades, etc., des agglomérations exercent également des influences renforcées généralement salutaires et dispersives sur les concentrations particulières, et ne sauraient être trop multipliées.
Il résultera de toutes les causes de concentration ou de dispersion qui précèdent, et d’autres causes encore non énumérées, des conditions bien diverses de surcharge et des concentrations particulières très variées, qui rendront aisément compte des apparitions et des marches en apparence les plus bizarres du mal épidémique.
On comprendra que la détermination des causes de la concentration qui donnent lieu à l’apparition et à la propagation apparemment remarquable du mal doive se faire dans chaque cas particulier bien observé et sur-le-champ; c’est à dire, avant que les causes aient pu être modifiées.
Si les matériaux des constructions élevées au dessus du sol
dans les agglomérations étaient parfaitement conducteurs , les surcharges du sol se communiqueraient tout entières à toute rétendue des constructions et à leurs rayons d’action dans tous •les sens.
'La surcharge générale du sol s’élèverait ainsi tout entière jusqu’à son niveau moyen atmosphérique placé au dessus des constructions, sauf le cas des places ou larges rues, où il y aurait des endroits assez éloignés des constructions pour ne plus subir l’influence de leurs parois extérieures chargées. La science m’ignore pas le fait, car elle se garde bien de déterminer l'électricité de l’air dans les couches atmosphériques infémieures’des agglomérations des constructions.
N Elle fait'Ses expériences dans les couches d’air placées au dessus du niveau moyen général de l’influence des constructions, et là même elle ne trouve pas la tension telle qu’elle existerait naturellement au dessus du sol, parce que non seulement le niveau moyen de d’influence des constructions ne saurait être bien établi, non seulement parce que ce niveau moyen est dépassé en certains endroits qui peuvent influencer les opérations expérimentales ; mais aussi parce que les matériaux n’étant pas parfaits conducteurs, la tension et la charge électrique diminuent dans les étages supérieurs des constructions, où les parois extérieures, enveloppées de couches d’air de moins en moins denses, perdent de plus en plus de fluide.
Bien que la diminution des tensions et des charges magnétoélectriques dans les étages supérieurs des constructions soit faible et incomparablement moindre que dans les couches atmosphériques extérieures, elle est sensible. Elle l’est assez pour produire des effets variés qui sont de nature à ne pas conseiller d’élever des constructions au dessus du premier et surtout du second étage. Je ne puis entrer dans aucun détail au sujet de ces effets. Les moindres charges et les plus grandes activités magnétiques portent à la tête, les plus fortes charges et
les moindres activités portent: sur restomac- Les effets des ascensions ou des descentes ou des éloignements et des rapprochements! du réservoir magnéto-électrique terrestre et.ide» ses surcharges, se manifestent naturellement avec plus d’intensité dans les couches d’air atmosphérique libre (par exemple, sur une escarpolette), où l’augmentation et la diminution des tensions est plus rapide que dans l’intérieur ou à proximité! d’une construction. Les effets sont aussi d’autant plus grands que l’ascension ou la descente sont plus brusques.
Si la tension magnéto-électrique décroît et si l’activité augmente lorsqu’on s’élève verticalement au dessus du sol , soit dans les couches atmosphériques libres-, soit dans l’intérieur d’une construction ou d’un édifice; des variations de la ma-i gnéto-électricité en sens inverse, mais plus rapides, se pré-i sentent lorsqu’on s’enfonce sous le sol, où les tensions augmentent et les activités diminuent rapidement avec la profondeur des couches.
Les travailleurs dans les mines et surtout dansdes houillères très profondes, se trouvent donc dans des conditions physiologiques à part et extraordinaires.
Le corps de l’homme se fait graduellement aux conditions physiologiques les plus extraordinaires et les plus anormales; il s’y fait surtout aisément durant ses premiers développements, dans la première jeunesse ou dans l’enfance. Les conditions physiologiques extraordinaires et anormales, les différences trop fortes dans les tensions magnéto-électriques auxquelles l’organisme humain peut être habituellement exposé , n’en détruisent pas moins cet organisme plus rapidement.
La destruction de l’organisme humain est d’autant plus prompte qu’il est exposé à des changements plus considérables et plus brusques dans les variations magnéto-électriques auxquelles il est exposé. L’on ne saurait guère subir des variations
plus considérables et plus brusques qu’en remontant verticalement du fond d’un puits d’une houillère de plusieurs centaines de mètres de profondeur à la surface du sol. Les effets produits dans l’ascension sont nécessairement renforcés au moment des déversements ou durant l’épidémie. Ils peuvent cependant être amoindris également, car les fortes charges accidentelles momentanément établies à la surface peuvent diminuer la différence ordinaire entre les tensions du fond du puits et celles de la surface.
Dans tous les cas, le danger épidémique ne doit pas être considérablenent augmenté pour le travailleur dans les mines houillères, puisque les localités d’Ougrée et de Seraing, qui possèdent des populations nombreuses travaillant dans les houillères les plus profondes, ont été les moins éprouvées de toutes les localités de la région liégeoise.
Je pense que l’organisme du houilleur exposé en tout temps à des variations considérables magnéto-électriques subit par cela même plus faiblement l’influence épidémique, même si ellô devient momentanément plus forte pour lui.
L’aérage vif égalise, et la communication établie par les parois des puits entre le fond d’une mine et la surface du sol diminue d’ailleurs considérablement les différences qui préexistaient naturellement avant l’établissement de la mine. Mais les puits, l’aérage et plus encore le va-et-vient des mineurs, ramènent de très grandes quantités de fluide du fond à la surface et y établissent des surcharges; cela est incontestable; seulement ces surcharges, devenues permanentes, ne sont guère plus dangereuses que celles des grands centres populeux. Bref, si Cuesmes et Quaregnon, Jemeppe et Tilleur ont été assez rudement éprouvés, c’est comme centres de groupe, et comme tels même, je le répète, Ougrée et Seraing n’ont pas subi de bien rudes épreuves, et Dour, Pâturages, Wasmes et Hornu ont subi les mêmes épreuves h très peu près.
Les groupes épidémiques de la Haine, de la Sambre et de la Meuse sont assis sur les gisements Iiouillers; de plus ces gisements se trouvent sur les passages méridiens importants, et il peut, il doit même y avoir une raison à cela ; mais cette raison quelle qu’elle soit, si elle a déterminé l’emplacement des groupes, elle n’y a pas renforcé le mal.
Elle ne l’a ni avancé ni retardé non plus ; car le mal n’est certainement en retard ni à Jemeppe-Tilleur ni à Cuesmes- Quaregnon, et il n’est pas en avance à Dour, Pâturages, etc. ; il n’y a guère de différence entre l’explosion, le développement et la propagation du mal dans les groupes arlonais et montois ; de part et d’autre le mal débuta le 15 juin à une extrémité, il arriva et sévit à l’autre extrémité et dans les localités les plus éloignées du centre d’explosion dans le courant et vers la fin d’août.
Les sciences expérimentales physique et chimique ont essayé de constater la présence de charges électriques à la surface du globe durant les épidémies cholériques de 1832, 1849 et 1866; mais, au lieu de les constater dans le sol, elles les ont constatées dans les couches atmosphériques, où elles n’existent que comme des conséquences des charges du sol.
La science a constaté des charges électriques à un mètre vingt et plus au dessus du sol. Elle affirme qu’en présence d’un corps électrisé , le fluide neutre de ses voisins doit être décomposé, et que ces voisins doivent prendre des charges de fluide de nom contraire à celle du corps électrisé. La surface du globe est donc électrisée aussi bien que les couches atmosphériques en contact avec lui. La surface de l’immense corps solide capable de quantités incommensurables de fluide calorique et électrique agit sur son infime et rare enveloppe gazeuse infiniment moins capable qui, à son tour, réagit sur la surface du corps relativement immense. D’où l’électricité en
jeu et constatée est-elle originaire? Quel est le corps électrisé ? Lequel porte la charge électrique, l’excès ou le fluide positif? La science répond le contre-pied de la vérité et accuse la charge positive dans les couches atmosphériques.
C’est l’immense corps solide qui porte la charge; celle-cis’échappe dans l’enveloppe gazeuse peu perméable; la quantité échappée diminue avec l’épaisseur de la couche atmosphérique traversée, par conséquent, si; à la' hauteur h elle est e; elle sera moindre que e à la hauteur h'] la différence sera* e' — ^ ^ et si vous transportez brusquement une boule
de cuivre de la hauteur h h la. hauteur h', c’est cette charge en excès'qui se manifestera à la hauteur h' précisément parce que la tension ou l’état électrique y est moindre.
J’aii réglé largement le compte des observations faites à l’électromètre de Saussure ou de Peltier dans le chapitre VII du 2® volume, et l’on trouvera toutes les indications nécessaires concernant l’électricité atmosphérique dans les chapitres XXLet XXII du 3® volume du magnétisme du globe.
Les électrômètres de Saussure ou de Peltier ne fournissent pas des 'observations bien précises et bien concluantes pour l’appréciation des charges de la surface du globe et ne permettent, dans tous les cas, pas de constater des concentrations ou des dispersions qui peuvent survenir ça et là.
Les instruments qui accusent la présence de l’oxygène électrisé, ou ozone, par son action plus ou moins vive sur certaines préparations chimiques, constatent peut-être mieux les augmentations ou les diminutions de la charge électrique de la surface du globe, parce que les effets se manifestent dans la même couche atmosphérique, à la même hauteur au dessus du sol, où, en effet, la tension électrique doit croître proportionnellement à la charge de la surface; mais ils ne précisent et ne mesurent pas cette charge.
L’oxigène est en effet de tous les corps simples le moins élec-
trique, et pour cette raison même, se combine avec tous les autres, d’autant plus facilement qu’il est moins électrique. D’un autre côté, la faible électricité de l’oxygène se modifie facilement et beaucoup par de faibles accroissements ou par la diminution des tensions électriques générales, qui ozonifient l’oxygène en p/as ou en moins ou positivement et négativement , et qui le rendent ainsi plus ou moins composable ou comburent vis-à-vis des autres corps. L’oxygène de l’air, plus électrisé en temps de surcharge de la surface du globe, accuse cette surcharge, qui est la coupable du mal épidémique. Cependant l’ozone positif agit sur l’économie animale et dans le même sens que le mal épidémique, dont-il est ainsi un auxiliaire ; mais un auxiliaire, sinon peu dangereux, au moins incapable de produire à lui tout seul le mal, dont on l’accuse à tort, comme cela est arrivé à beaucoup d’effets secondaires constatés en temps épidémique, et que l’on a pris pour la cause, parce qu’on n’avait aucune idée de celle-ci.
L’oxygène électrisé donne une combustion moins vive dans la poitrine; il en résulte un épaississement du sang, qui est précisément le caractère du mal cholérique ; mais vous exposeriez un homme sain pendant un temps prolongé à la respiration de l’oxygène le plus électrisé, que vous ne lui donneriez pas le choléra en dehors des temps de surcharge générale de la surface du globe. Vous donneriez à l’homme malade du choléra de l’oxygène le moins électrisé à respirer, que vous ne le guéririez pas. Ce qui n’empêche que pour des personnes nerveuses, anémiques, phtysiques, etc., dont le sang rare, affaibli et vicié est trop liquide, la respiration de l’ozone cholérique positif est un excellent remède, tandis que la respiration de l’ozone négatif est très avantageuse en tout temps aux personnes sanguines et aux cholériques en temps d’épidémie.
La meilleure expérience de physique constatant l’état électrique du sol, l’expérience directe, reste à faire. Elle consistera
à imiter artificiellement le courant végétal en faisant communiquer un fil isolé avec les couches plus ou moins profondes du sous-sol d’un côté, et avec les couches atmosphériques plus ou moins élevées au dessus du sol par son autre extrémité. L’expérience est plus facile à faire, et réussira mieux et plus promptement que celles qui constatèrent la différence de tension entre les surfaces des terres et des eaux en contact, ou entre deux stations éloignées dans la direction du méridien magnétique. Je la recommande donc li MM. Becquerel et Zecchi et à tous les expérimentalistes qui s’intéressent, comme eux, au progrès des sciences physiques.
Je bornerai là, pour le moment, mes observations sur ce sujet, ainsi que sur celui des localisations, qui ne peut recevoir son complément qu’après un coup d’œil jeté sur l’influence cholérique résultant des compositions et décompositions chimiques des règnes organiques, animal et végétal.
CIliluic
Il me reste pour terminer ce travail à y ajouter quelques pages sur la partie physiologique de l’influence cholérique, influence que bon nombre de mes lecteurs considéreront probablement comme sa partie essentielle.
L’action physiologique, ou l’action cholérique elle-même, résulte tout d’abord de phénomènes de la chimie animale qui se produisent sous l’influence de la magnéto-électricité terrestre transformée en magnéto-électricité nerveuse dans les fils conducteurs organiques des nerfs du corps humain. C’est dans l’une des régions de concours de ces fils, c’est dans l’un des centres nerveux de la machine humaine, celui de la nutrition à laquelle ce centre préside, que se fait principalement V animalisation. C’est en renforçant la tension magnéto-électronerveuse de ce centre, en augmentant l’action digestive dans un sens vicieux qui épaissit et ralentit la circulation sanguine, que la surcharge magnéto-électrique terrestre devient funeste à l’organisme humain, qu’elle parvient souvent à détruire plus ou moins brusquement dans une série de phénomènes appelés cholériques.
Bien que la chimie soit une des branches scientifiques qui aient le plus progressé, en décomposant la plupart des corps naturels, organiques et inorganiques dans leurs corps compo-
sants simples ou indécomposables ultérieurement ; bien qu’elle ait fourni les quantités comme les qualités de la plupart des composants et presque tous les composés naturels et artificiels possibles, ses notions réellement scientifiques, ses idées sur les conditions d’existence des éléments simples et composés et des corps qu’ils constituent, sont insuffisantes dans beaucoup de questions.
C’est une lacune que je vais essayer de combler aussi brièvement que possible, et autant qu’il peut être indispensable pour ce travail, dont le cadre restreint ne me permettra guère ni développements ni démonstrations.
L’insuffisance de la science actuelle se manifeste surtout dans la chimie organique lorsqu’elle découvre des corps composés, très variés par leurs caractères sans l’être ni par la nature ni par les proportions des corps composants.
Le chimiste et le physiologiste, aussi bien que le physicien, ignorent ou n’admettent pas le courant magnéto-électrique terrestre végétalisateur et encore moins le courant magnétonerveux animalisateur ; tous les deux évidents cependant.
Ils n’ont, ni les uns ni les autres, ni idée, ni notion sur aucune des deux espèces de courants.
Si vous plantez dans le sol une tige métallique; si vous l’enfoncez jusqu’à une certaine profondeur et que vous la fassiez monter au dessus du sol jusqu’à une certaine hauteur, la magnéto-électricité terrestre, en excès à son extrémité inférieure, montera par la tige conductrice, et se dégagera par fextrémité supérieure dans fatmosphère, où la tension est moindre que dans les couches atmosphériques inférieures à la surface du sol, et beaucoup moindre qu’à fe.xtrémité de la tige sous le sol. L’extrémité inférieure qui puisera l’excès du fluide, fonctionnera comme pôle de pénétration ou pôle positif et fextrémité supérieure comme pôle d'émergence ou négatif.
Tout végétal est un admirable faisceau de conducteurs de
cette espèce. C’est un faisceau de conducteurs qui se sousdivise à l’infini, pour aller, par un nombre infini de pointes ou racines, puiser le fluide magnéto-électrique sous le sol dans toutes les directions et h diverses profondeurs, qui ensuite se réunit, passe au dessus du sol dans l’atmosphère, pour s’y sotisdiviser de nouveau et davantage encore que sous le sol, pour s’y épanouir en branches, en feuilles et en fruits, c’est à dire en pointes innombrables. Les extrémités des racines sont donc des pôles positifs, et les extrêmes ramifications pointues du végétal au dessus dasol sont des pôles négatifs du courant ou faisceau de courants magnéto-électrique végétal.
Les combinaisons végétales se font principalement aux pôles. Ceux-ci, allant au devant des affluences sous le sol, allongent les racines. Au dessus du sol les pôles ou les extrémités des plantes filent avec les effluves, généralement dans toutes les directions, mais plus particulièrement suivant l’effluve principale, suivant la verticale.
Les conducteurs végétaux sont doubles et comprennent des
fibres (nerfs) enveloppant des canaux séveux (veines et artères).
Les meilleurs conducteurs sont les fibres. C’est en enlevant à
la sève qui pénètre dans les vaisseaux, c’est en enlevant à la sève son fluide au fur et à mesure qu’il lui arrive du sous-sol et plus rapidem.ent qu’il n’arrive, que les fibres font monter dans les canaux qu’ils constituent, la sève jusqu’aux plus grandes hauteurs du sol.
Le fluide magnéto-électrique qui charge la sève filant plus abondamment par les parois fibreuses au fur et à mesure qu’il arrive, entraîne la sève et la fait monter.
Le mouvement du sang se fait identiquement de la même manière; seulement au lieu de fibres mettez nerfs, et au lieu de canaux séveux mettez veines et artères.
La capillarité peut aider à produire le phénomène précédent, mais ne le produit pas. Ou plutôt la capillarité est un fait
analogue au précédent, mais produit dans des circonstances moins favorables. Si la capillarité faisait monter la sève, pourquoi n’agirait-elle pas en hiver dans les régions moyennes; pourquoi la sève attendrait- elle pour monter que la charge magnéto-électrique estivale soit devenue suffisante?
La chaleur n’est pas pour plus dans l’ascension de la sève et dans la circulation sanguine que la capillarité (1). La sève monte, en effet, fort haut dans les régions froides polaires, et, bien plus, elle y circule en hiver comme en été. Le sang circule plus vivement dans les organismes humains du Nord que dans ceux du Midi.
A part quelques infimes parties de corps que l’on peut considérer comme étrangers, les courants végétaux et animaux n’emploient que de l’eau et de l’acide carbonique pour créer les remarquables produits végétaux et animaux.
L’oxi-hydrogène et le deutoxi ou aci-carhone vaporisables ou gazeux aux températures ordinaires, sont remarquables sous plus d’un rapport. Leurs qualités essentielles comme composants végétaux et animaux sont : d’assez grandes capacités pour la chaleur et pour l’électricité, et une assez grande sympathie ou affinité qu’ils ont l’un pour l’autre. Cette sympathie est telle qu’il est rare de les trouver l’un sans l’autre.
L’eau dissout ou absorbe une assez grande quantité d’acide carbonique. Les deux corps se trouvant ensemble à l’état gazeux dans l’atmosphère, s’y joignent. Dès que deux ou plusieurs éléments de vapeur d’eau se réunissent dans l’atmosphère pour former gouttelette, celle-ci est immédiatement entourée d’une enveloppe gazeuse qui la constitue à l’état vésiculaire. Dans la formation de cette enveloppe l’acide-carbonique joue le rôle principal. Elle est toute formée parce que chaque élément d’eau
(I) Partout où la chaleur artificielle entretient la végétation hors de saison, etle agit plutôt par sa partie électrique que par sa partie calorique.
qui se réunit pour former gouttelette, amène avec lui son enveloppe d’acide carbonique plus ou moins complète. C’est par l’intermédiaire de l’acide carbonique que les autres éléments gazeux de l’atmosphère viennent étendre et compléter l’enveloppe vésiculaire. C’est l’état électrique, c’est la charge diff^éente des gouttelettes qui les réunit en forçant lejjassage à travers les vésicules. C’est ainsi que sont produites les pluies. La gouttelette tombant avec une partie de son enveloppe vésiculaire, il pleut de l’acide carbonique aussi bien que de l’eau. Il tombe aussi en même temps quelques combinaisons gazeuses dont l’azote est le composant principal.
L’eau et l’acide carbonique tombé avec elle, ou dissoute par elle, prennent les charges électriques du sol et du sous sol. Ces charges en excès les conduisent aux pôles \égétaux jwsiti fs, aux extrémités des racines; là après une première élaboration se forme la sève, celle-ci pénètre dans les vaisseaux dans lesquels elle monte, comme je l’ai dit, pour arriver ensuite surchargée aux pôles négatifs, à l’air, en présence des mêmes éléments d’eau et d’acide carbonique, chargés en moins ou beaucoup moins électrisés. Là, sous l’influence de ces différences de tension et sous l’action toujours active du courant végétal, se font les principales combinaisons végétales.
Les opérations sont de la plus extrême simplicité. La pile ne décompose pas plus simplement l’eau ; c’est identiquement la même action d’ailleurs; seulement elle est double. Les éléments d’eau et d’acide carbonique arrivant ensemble à l’air, les uns les plus faibles (acide carbonique) enveloppant les autres plus forts (eau); arrivant, commejeTai dit, avec leurs charges, celles-ci se constituent en excès dans les moindres tensions ambiantes de l’air, et ces excès, secondés parla puissance d’action de l’élément d’hydrogène sur celui de carbone, débarrassent l’un et l’autre de leurs enveloppes d’oxigène, et les unissent, en leur fournissant des charges plus ou moins fortes d’électricité. Là est toute
l’opération végétalisanie et à peu près toute l’action animalisante, avec la substitution de l’azote à l’bydrogène dans beaucoup de cas de végétalisation et h peu près généralement dans l’animalisation. Les corps électro-négatifs ont beaucoup d’affinité pour les corps électro-positifs, dit la chimie. Oui ; et dans leur union les électro-négatifs abandonnent beaucoup d’électricité pour se rapprocher. L’élément composé devient beaucoup plus neutre. Offrez-lui de l’électricité et l’élément central électropositif reprendra le fluide qu’il a perdu forcément et le fluide repris expulsera l’élément électro-négatif. Telle est en effet la décomposition par la pile et par un courant électrique, magnétoélectrique ou magnéto-nerveux quelconque.
Dans l’acte de la végétation, l’oxigène de l’eau et celui de l’acide carbonique étant expulsé , il se forme un carbure particulier appelé bi-carbure HC, mais qui est le bi-carbure quadruple O contenant quatre parties d’hydrogène et quatre de carbone. Ce corps domine dans toutes les compositions végétales et animales. Sous l’action d’un courant végétal énergique, le bi-carbure quadruple se transforme quelquefois en quadri-carbure quadruple H-* CS. Ce dernier n’entre que dans des produits exceptionnels. Les produits végétaux et animaux s’étendent et se compliquent par couches concentriques qui s’ajoutent les unes aux autres. Ces couches, d’abord formées de bi-carbure quadruple, d'eau et d’oxide de carbone, entrent dans la même enveloppe ou alternent les unes avec les autres; le bi-carbure avec l’eau d’abord, ensuite le bi-carbure ou l’eau avec l’oxide. Celui-ci forme toujours les dernières couches. Il résulte de ce que le courant, faiblissant avec l’extension delà formation, ne conserve pas assez de puissance pour expulser totalement l’oxigène de l’acide carbonique.
Ainsi nous trouvons dans les éléments et les agglomérats élémentaires, formés par la végétation, l’élément central d’oxibydrogène H î- O ou Ho, l’élément d’hydrogène bi-carburé
H-t ou Hc; quelquefois l’élément quadri-carburé fF ou Hâc et enfin l’oxi-carbone G •4- O ou Co.
Les éléments et les agglomérats élémentaires produits dans l’animalisation sont plus compliqués que ceux des végétaux.
A part l’élément central des formations qui est invariablement l’azote carburé ou le cyanogène Âz ou l’ammoniaque (ou azote hydrogène Az H^), leurs constructions sont analogues et les éléments composant sont non seulement les mêmes, mais se suivent dans le même ordre.
Ce qu’il est essentiel de prendre dès à présent en considération, ce sont les quantités de fluide magnéto-électrique terrestre employées et neutralisées dans les formations végétales et animales. Les éléments et les agglomérats élémentaires qui résultent de ces formations portent généralement des surcharges plus ou moins libres.
La surcharge est plus libre dans les produits végétaux, elle est plus considérable dans les produits de l’animalisation.
La surcharge moyenne et totale croît avec l’étendue de la formation. Elle est naturellement plus forte au centre de la formation et la moindre aux limites extérieures de celle-ci.
L’étendue de l’agglomération élémentaire ne se maintient que par la surcharge. Celle-ci diminuant, par diminution ou arrêt du courant producteur, l’agglomérat se décomposera comme il s’est composé, par couches successives, qu’il abandonnera. La décomposition sera pure et simple ou compliquée ; elle s’appellera dans le premier cas putréfaction, et dans le second fermentation. 11 y aura décomposition simple ou putréfaction, si la surcharge magnéto -électrique se perd simplement. Si, au contraire, on arrête cette perte, si on la modifie, la décomposition sera accompagnée de transformations qui constituent la fermentation. Des mélanges de matières provenant de ’ végétations différentes, et par conséquent différemment chargées, fermenteront naturellement. Des mélanges de matières
animales et végétales fermenteront plus tôt et davantage. La fermentation peut être plus ou moins activée par l’adjonction de charges électriques ou magnéto-électriques plus ou moins forte ; tel est le cas dans la digestion. L’adjonction des charges électriques les plus fortes aux matières en digestion donne les constructions élémentaires animales les plus développées. Les éléments et les agglomérations les plus développés donnent les corps solides les plus durs et les liquides les plus épais. Tel est encore le cas dans la digestion cholérique.
Avant de terminer avec celle-ci et avec ses conséquences qui font l’objet essentiel de ce travail, je compléterai brièvement quelques notions de chimie générale ou de physique des éléments des corps.
Les corps sont formés de parties très divisées, appelées éléments, ceux-ci sont très éloignés les uns des autres, même dans les corps solides et liquides. Les intervalles entre les éléments senties pores; ils sont remplis des fluides calorique et électrique, mélangés et concentrés. Les corps solides sont ténaces, et leur ténacité est le résultat d’un pouvoir attractif des éléments les uns pour les autres, pouvoir qui réside en eux. Le calorique et l’électricité ne sauraient exister dans les corps que comme punies matériels élastiques ou expansifs concentrés sous l’action de la puissance attractive de l’élément du corps. Des centres d’attraction placés dans des milieux de puides élastiques s'enveloppent forcément d'atmosphère de ce puide. Il ne saurait donc pas y avoir d’élément matériel sans atmosphère de calorique et d’électricité.
Il n’y a pas lè, lecteur, un seul mot de théorie ou d’innovation. Les choses ne sauraient pas exister autrement. Aucun penseur digne de ce nom, depuis Démocrite, ne les a comprises autrement ; aucun ne les comprendra jamais autrement; aucun ne saurait les comprendre autrement.
Le fluide électrique, beaucoup moins dense, plus subtil, plus expansif, plus répandu, est le milieu du calorique; comme celuici est le milieu du gaz ou de l’air. Le calorique reçoit sa tension et son élasticité de l’électricité; comme l’air, les gaz et les vapeurs reçoivent les leurs du calorique.
L’atmosphère de calorique autour des éléments se dilate et s’étend, ou se contracte et se concentre, selon qu’elle est plus ou moins électrique. — Les atmosphères élémentaires se fortifiant simultanément en tensions électrique et calorique, il en résulte divers objets très remarquables, d’une appréciation immédiate facile. Les atmosphères des moindres centres élémentaires sont les moins électriques. Réciproquement, les moins électriques des corps simples de la chimie (1) sont ceux dont les éléments ont le moins de pouvoir concentrant ou le moins de masse et les moindres atmosphères de calorique et d’électricité (2).
Les atmosphères élémentaires les plus faibles et les moins électriques sont relativement les moins concentrées et les plus étendues faute de pouvoir concentrant. Les atmosphères les plus fortes et les plus électriques sont relativement les moins concentrées et les plus étendues parce qu’elles sont les plus dilatées par l’électricité. Dans la composition des éléments ou dans les combinaisons chimiques, les atmosphères élémentaires doivent se pénétrer; les moindres éléments en plus grand nombre entourent les plus forts moins nombreux.
Les atmosphères peu et fort électriques, ou relativement très négatives et très positives, se pénètrent donc facilement pour deux
(1) Les corps à l’élat naturel sont composés. La chimie est parvenue à les sous-diviser à peu près tous dans leurs composants. Ceux qu’elle ne parvient plus à sous-diviser sont appelés simples.
(2) La moindre masse et la moindre atmosphère élémentaire sont donc celles de l’oxigène, puis viennent celles du Iluor, du chlore, du hrôme, de l’iode. Les caractères des corps le disent assez.
raisons : d’abord parce qu’elles sont toutes relativement étendues, peu denses et très pénétrables; ensuite parce que les moindres se dilatent sous les efforts des charges électriques des plus fortes et que les plus fortes se détendent par la cession de leurs excès de tension électrique aux moindres; elles deviennent simultanément toutes plus pénétrables.
Les moindres atmosphères sont relativement les plus chargées de calorique. Il est essentiel de distinguer Vétat électrique d’un élément, état qui est le rapport de leurs tensions moyennes dans le mélange des deux fluides calorique et électrique, il faut distinguer cet état de la capacité de l’élément, qui, elle, est proportionnelle à la tension moyenne.
La capacité pour les fluides peut varier beaucoup, devenir très grande ou très petite, sans que leur état électrique et calorique change le moins du monde.
On chargera un espace de n’importe quelle quantité de fluide thermo-électrique, sans changer les proportions du mélange et par conséquent l’état électrique. Il existe donc des éléments électro-négatifs beaucoup plus capables, c’est à dire capables d’absorber et de neutraliser beaucoup plus de fluide électrique que des éléments plus électro-positifs. C’est ce que la théorie électro-chimique actuelle ne dit pas; mais le corps électropositif, encore que sa capacité ou faculté neutralisante soit moindre, sera plus énergiquement absorbant; c’est ainsi que le zinc plus électro-positif enlevera une part de sa charge élémentaire au cuivre plus capable ou plus chargé dès que le contact élémentaire sera établi entre eux.
Lorsque des éléments se combinent, que les atmosphères se pénètrent pour n’en former qu’une, généralement plus étendue, la plus calorique abandonnera aussi généralement plus de fluide calorique qu’elle n’en cédera à la plus électrique, et celle-ci abandonnera généralement aussi plus de fluide électrique qu’elle n’en cédera. L'atmosphère résultante se concentrera générale-
ment; elle peut s’étendre et se dilater davantage. Elle se rapprochera généralement de l’état plus neutre que les composantes.
Les quantités de fluide abandonnées dans la combinaison sont celles qui résultent de l’ignition ou de la combustion, — Les moindres atmosphères étant les moins et les plus fortes les plus électriques, les moyennes sont moyennement électriques ou neutres. Les neutres sont donc les plus concentrées et les moins étendues, — Les atmosphères qui résultent des combinaisons s’étendent d’autant moins que les composantes abandonnent plus de fluide calorique et surtout électrique dans la combinaison. Réciproquement , les atmosphères qui s'étendent le plus dans la combinaison conservent le plus de fluide électrique ou deviennent les plus électriques; comme l’on pourra souvent s’en assurer ainsi que je vais le montrer.
Si avant la combinaison on veut préparer les composants de façon à s’unir plus facilement et plus promptement, il faut augmenter la tension électrique des négatifs et diminuer celle des positifs. En chauffant on produit d’abord cet effet; puis on permet aux plus électriques de prendre les tensions de calorique qui leur manquent, La préparation par l’électrisation positive d’un côté, négative de l’autre, est de beaucoup plus efficace, Si après l’union ou après la combinaison accomplie on électrise l’atmosphère résultante, l’élément principal
ou central qui a perdu du fluide électrique dans la combinaison, la reprendra, et les éléments composants seront expulsés; la combinaison sera détruite.
Ainsi se passent les choses fort simplement dans la décomposition de l’eau ; ainsi elles se passent dans la végétalisation et l’animalisation qui, comme je l’ai dit, ne sont que des décompositions lentes et successives de l’eau et de l’acide carbonique, dans lesquelles les éléments principaux, l’hydrogène et le carbone, n’abandonnent leurs oxigènes que pour s’unir et former des carbures.
Dans les gaz, les éléments sont entièrement libres; leurs atmosphères thermo-électriques sont entièrement dégagées. Si tous les corps pouvaient être obtenus h l’état gazeux à une température et sous une pression ordinaires, on obtiendrait aisément des idées suffisantes sur les étendues des atmosphères thermo-électriques élémentaires et sur leurs extensions. Le gaz doit être enfermé et maintenu sous une pression. Permettez à une de ses parties, h un élément, de s’échapper, il s’échappera sous une force expansive donnée. La force expansive totale étant d’ailleur.s proportionnelle à la densité ou au nombre d’éléments contenus dans un volume, chaque élément apporte son contingent dans la force expansive totale, qui est donc comme le nombre d’éléments sous un volume et une pression donnés, ou comme la densité. La force expansive de l’élément est évidemment aussi, pour une même tension tliermo -électrique ambiante, comme la surface de l’atmosphère qui l’enveloppe, ou comme le carré du rayon de cette atmosphère. — Si deux gaz se combinent, 4’un d’eux est principal, et son élément restera, central dans la combinaison. Si l’atmosphère de cet élément s’étend, la densité du gaz résultant sera moindre que la somme des densités des composants. Si elle reste constante en étendue, il y a égalité entre la densité résultante et les densités composantes. Ce qui est très rarement le cas, bien que la science
actuelle en ait fait, sinon une loi, au moins un cas général. Les
éléments des corps naturellement gazeux sous des pressions et à des températures ordinaires, ont des atmosphères très étendues, qui ne font guère, en effet, que se concentrer dans des combinaisons avec d’autres atmosphères également peu denses; c’est ce qui a donné lieu h l’erreur scientifique accréditée.
Ainsi, l’atmosphère si étendue et si peu dense de l’élément d’hydrogène ne fait que se concentrer sans s’étendre par l’oxigénation et par la carburation, c’est h dire dans la formation des
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deux espèces de corps qui jouent les rôles principaux dans la végétation et dans l’animalisation.
L’atmosphère élémentaire plus dense, mais plus étendue en même temps, de l’azote, est à très peu près dans le même cas que celle de l’hydrogène.
Ainsi l’élément d’eau, ceux de proto, de bi et de quadri-carbure ont les mêmes étendues d’atmosphère que l’hydrogène. L’atmosphère de l’élément de carbone s’étend de 0. 414 par la première oxigénalion, qui la rend beaucoup électrique, en constituant Voxide. La deuxième oxigénation laisse l’atmosphère de l’oxide de carbone constante en étendue et ne fait que la concentrer, en la rendant plus calorique et moins électrique ou acide. Une seule atmosphère élémentaire s’étend considérablement parmi celles qui entrent comme principales dans les combinaisons végétales et animales, c’est celle de l’azote devenant ammoniaque par l’hydrogénation.
Par la carburation, dans la formation du cyanogène, l’atmosphère d’azote ne s’étend pas plus que celle de l’hydrogène. Voilà les éléments qui entrent dans les compositions animales et végétales. L’élément d’eau sert généralement de centre de formation aux produits végétaux et les éléments de cyanogène et d’ammoniaque aux produits animaux.
Le nombre des éléments du corps principal compris dans un volume, sous une pression, et à une température données, reste donc constant, et il est le même dans l’hydrogène (H) et ses dérivés, l’eau (H 1/2 G), le proto-carbure (H 1/2 G) et le bi-carbure (H G.); il est le même dans l’azote (Az) et dans le cyanogène (Az G2) (1).
(1) L’azote pour devenir ammoniaque double de volume. Il n’existe donc que la moitié autant d’éléments dans un volume d’ammoniaque que dans un volume d’azote ou de cyanogène. L’atmosphère de l’élément d’azote est étendue de 1 à 1 .402 dans l’ammoniaque.
Dans ces combinaisons le vol urne absorbe purement
et simplement le volume composant.
C’est ce qui a fait dire que les gaz se combinaient en volumes égaux ou multiples, que la densité du corps composé était la somme des densités des corps composants; que le nombre des atomes de corps di/férents était le même dans des volumes égaux de gaz sous des pressions et des températures égales; dans tout cela il n’y a quelque exactitude que dans la combinaison h volume égal ou multiple, et encore est-elle conditionnelle. Voici comment : les éléments composants pénétreront dans l’atmosphère principale jusqu’à la distance du rayon de groupement R. en même temps ils se rapprocheront entre eux jusqu’à la distance r du rayon composant qui les sépare sur la sphère de groupement que les éléments composant occupent. Si les rayons R et r sont proportionnels aux étendues totales E et e des atmosphères à l’état gazeux, comme c’est assez souvent et même généralement à très peu près le cas, les gaz se combineront en volumes égaux.
. Si le rayon de groupement est moindre que proportionnel, il faudra un plus grand volume ou une plus grande densité du gaz principal sous le même volume. S’il est plus grand, il en faudra une moindre densité. Si le rayon composant est moindre, il faudra une plus grande densité du gaz composant; s’il est plus grand, il faudra une densité du gaz composant moindre. En preivxnües densités de composition au lieu des densités réelles, les choses se généralisent, se simplifient et peuvent se formuler en loi. Les densités de composition sont des quantités proportionnelles aux poids atomiques. — Une deuxième couche d’oxigène autour d’un élément principal exigera la même quantité que la première, ainsi de suite des suivantes, parce que le rayon composant augmentera comme le rayon dégroupement et que leur rapport restera constant.
Les rayons de groupement déterminés par l’oxigénation étant également ceux dégroupement et décomposition de deux corps
quelconques qui s’unissent, leur union a également lieu dans le rapport des densités de composition déterminées par l’absorption de la même quantité d’oxigène; telle est la loi des nombres proportionnels et des poids atomiques.
Non seulement les densités de composition diffèrent des densités réelles des corps à l’état gazeux; mais les densités de composition dédoublent, et deviennent quatre fois moindres, lorsque les compositions pdr l’oxigène ont lieu avec des corps liquides et solides, dans lesquels les atmosphères élémentaires sont en recouvrement, et par conséquent au moins doublées. Néanmoins, les poids atomiques et les états électriques permettent déclasser les corps simples, et donnent les premières idées sur leurs actions et réactions élémentaires réelles.
Les éléments des corps étant des centres d’attraction, ceux-ci sont simples ou multiples ; c’est à dire que l’élément est un centre unique (atome), ou un système de centres, agissant comme s’il était concentré en un point. Les systèmes de centres, appelés molécules, peuvent eux-mêmes être plus ou moins compliqués. Le plus simple système moléculaire comprend un atome central enveloppé d’une seule espèce d’éléments extérieurs, C’est la molécule première. L’atome comme la molécule première peuvent être enveloppés d'une couche d’éléments atomiques, qui étend la formation, et la rend, par exemple, acide ou oxide par l’oxigénation. Des molécules premières étendues ou non, étant combinées, donnent la molécule deuxième. Les sels sont des molécules deuxièmes.
Les molécules premières peuvent différer par l’élément central et par les éléments extérieurs. L’élément central restant constant et les éléments extérieurs variant successivement, forment une catégorie. Un deuxième élément différent, enveloppé des mêmes éléments extérieurs que le premier, fournira une deuxième catégorie. — Les poids atomiques et les états électriques permettent de classer les corps ainsi :
Corps atomiques : 1“ oxigène ; 2° fluor; 3° chlore ; 4“ brome ; 5° iode; 6° bore; 7° carbone ‘ 8° silicium.
Corps moléculaires: première catégorie; 1° hydrogène ; 2° fer; 3° manganèse; 4" zinc; o“ aluminium; 6° magnésium; 7® lithium.
Deuxième catégorie; 1° arsénié; 2” cltrôme; 3® molybdène; 4° nickel; 5® cobalt; 6® antimoine; 7° tellure ; 8° vanadium ; 9° bismuth; iO" étain ; 1 1® cadmium ; 12® zirconium ; 13® Yttrium ; 14® glucinium; 15® calcium, 16® strontium.
Troisième catégorie; tungstène; 2® columbium ; 3® osmium; 4° iridium; 5® argent; 6® mercure; 7® plomb; 8® urane; 9® cérium; 10" thorium ; 11® barium.
Les corps simples plus que simplement moléculaires sont :
1® L’azote; 2® le soufre ; 3® le sélénium ; 4® le phosphore; 5® le cuivre; 6® l’or ; 7® le platine ; 8® le sodium ; 9® le potassium.
Tels sont à peu d’exceptions près tous les corps simples. Comment les éléments plus que simplement moléculaires sont constitués, serait difficile à établir. L’azote, le soufre, le sélénium et le phosphore ne semblent être que de simples extensions par des couches enveloppes d’un élément simplement moléculaire rendu par là moins électrique ; il en est, je pense, de même du potassium et du sodium, devenus au contraire ainsi les plus électriques de tous les corps simples. Le cuivre, l’or et le platine, et peut-être le tantale et le titane non classés, sont des combinaisons d’éléments moléculaires entre eux ou des molécules deuxièmes.
D’une classe des corps simples à la suivante, les masses des éléments augmentent, et leurs atmosphères s’étendent considérablement. Parmi les corps simplement moléculaires les masses augmentent et les atmosphères s’étendent notablement d’une catégorie h la suivante.
La masse augmentant et l’atmosphère s’étendant, celle-ci devient plus dense et plus électrique. Les atmosphères qui se concentrent le moins deviennent relativement les plus électri-
ques. Dans ce cas sont celles de la première catégorie des corps simplement moléculaires. Leurs atmosphères sont les plus étendues, les plus dilatées par l’électricité et fourniraient les moindres densités des corps à l’état gazeux, ainsi que les moindres densités de composition ou poids atomiques. Aussi ces derniers, au lieu d’augmenter et même brusquement d’une classe et d’une catégorie h la suivante, diminuent-ils des corps atomiques aux moléculaires simples de la première catégorie.
Les moyens poids atomiques sont ;
Corps atomiques 263.00
— simples moléculaires, !'• catégorie 214.00
Dans chaque classe et catégorie, les premiers éléments les moins électriques ont les atmosphères les plus étendues et les moins concentrées; les derniers éléments les plus électriques ont les atmosphères les plus étendues et les plus dilatées : au milieu se trouvent les atmosphères neutres les plus concentrées. Les premiers et les derniers corps de chaque classe et catégorie seraient donc les moins denses à l’état gazeux; ils ont les moindres densités de composition ; ils sont plus naturellement gazeux et les plus faciles à gazéifier, et par cette raison on les retrouve plus abondamment à la surface du globe et dans l’atmosphère et surtout dans celle-ci ; où ils continuent à donner lieu à des combinaisons incessantes à cause de leur facilité de composition.
Dans les classes et catégories, les moindres masses élémentaires ont relativement les plus fortes étendues atmosphériques. Ce sont elles que l’on retrouve le plus abondamment dans les formations des corps à la surface des globes. Ce sont les atomiques, la première catégorie des moléculaires premiers, et les plus que simplement moléculaires, ce sont les premiers et les^derniers de chaque classe et catégorie que l’on trouve de
préférence h la surface des globes. On retrouve tous les corps atomiques, presque tous les corps de la première catégorie des moléculaires premiers, non seulement à la surface du globe, mais dans les combinaisons chimiques végétales et animales actuelles qui s y effectuent incessamment. La plupart de ces combinaisons ont lieu entre les éléments du pre?)iie?- des atomiques (oxigène); du premier des moléculaires simples (hydrogène), du premier des corps plus que simplement moléculaires (azote) et du neutre des atomiques ou du carbone.
La plupart des corps que l’on trouve aujourd’hui dans les produits végétaux peuvent et doivent encore se trouver à l’état gazeux très raréfié dans l’atmosphère. Il est certain que le fer non solidifié ou à l’état gazeux n’aurait pas la densité de l’oxigène.
Voici, pour fixer les idées, les données principales concernant les éléments des corps atomiques :
Tableau X