‹ Le choléra, ou, La peste noire [electronic resource]Chapitre 23 sur 30 · C 4- 2 Ho · texte numérisé non relu

C 4- 2 Ho

Ce tableau est extrêmement explicite, il ne donne pas seulement les compositions, mais les constructions des agglomérats par leurs extensions successives. L’on voit clairement que les agglomérats sont octaédriques, qu’ils s’étendent dans le sens de l’un des axes, celui de la fibre, par 2 Ho ou dans le sens perpendiculaire par un anneau quadrangulaire de 4 Co oii de 4 H,.; comme cela a lieu pour le sucre, qui est de l’acide acétique dont la deuxième enveloppe octaédrique est complétée par 2 Ho et

(1) Ho = H i O; Hc == H C; Co = C i 0; H2c = H C».

pour l’acide acétique, qui est de l’alcool plus l’anneau quadrangulaire 4 Co. Les deux extensions qui constituent une enveloppe octaédrique complète ont souvent lieu à la fin, et comme cela se présente pour la fibre ligneuse qui n’est que du sucre plus 2 Ho -}- 4 G, et pour l’albumine qui, sauf l’élément central d’ammoniaque, n’est que de la fibre ligneuse plus une enveloppe quadrangulaire 4 Hc, le tout triplé. On voit aussi que dans l’extension par enveloppe octaédrique complète 2 Ho

4 G c’est le carbone lui-même qui remplace l’oxide; c’est à direquele sucre devenant fibre ligneuse, les 4 Go de sa deuxième enveloppe octaédrique se décomposent, et perdent leur oxigène, et les 4 G résultants transforment très probablement les 4 Hc de la première enveloppe, ou de l’agglomérat central d’alcool, en 4 H2c.

On remarque aussi que l’ammoniaque entre dans l’agglomérat albuminaire par 2 Az H^ ou par double volume. J’ai dit que l’azote devenant ammoniaque doublait de volume, et que pour devenir cyanogène, il ne changeait pas; aussi les compositions azotées qui ont toute l’azote pour élément central, soit à l’état d’ammoniaque, soit à l’état de cyanogène, ne contiennent qu’un volume d’azote ;. car, dans Az G^, comme dans 2 Az H^, il n’y a qu’un volume d’azote. Toutes les compositions azotées ne contiennent qu’un ou deux atomes d’azote; quand il n’y en a qu’un, comme c’est le cas dans toutes les bases salifiables, c’est le cyanogène Az G^ qui sert d’élément central ; quand vous trouverez 2 Az dans une composition, c’est l’élément d’ammoniaque Az H^ qui occupe le centre de formation ; cette considération facilite beaucoup la disseccation des agglomérats azotés animaux si compliqués sans cela.

Tous les ligneux contiennent donc du sucre, du vinaigre et de l’alcool. Tous les albuminaires disséqués, en décomposition ou en formation, contiennent donc du ligneux et par conséquent du sucre alcalin, de l’alcool neutre et de l’acide acétique

acide et, selon que la charge nerveuse qui préside h la dislocation des agglomérats végétaux et animaux et h leur reconstitution albuminaire est faible, moyenne ou forte, l’agglomérat acétique acide, alcoolique neutre ou sucrée alcalin domineront dans l’opération, dans laquelle ils se trouveront généralement tous, au moins durant tout le temps de l’opération. Voilà la vérité au sujet du suc gastrique et de la digestion.

Voyons maintenant les modifications de l’agglomérat albuminaire, que l’on trouve complet et dans des proportions chimiques exactes dans le blanc d’œuf.

Nous le trouvons complet dans le liquide nourricier du sang, dans le chyle; nous le trouvons ensuite modifié par l’hématose dans le sang, surtout en dissolution dans sa partie liquide appelée sérum; nous le retrouvons dans les globules du sang, toujours modifié dans le sens de la fibrine par l’hématose, dont cette modification est un objet principal.

La vivification du sang porte, en effet, plus sur la surface du globule, où l’albumine est changée en fibrine et en matière colorante, que sur la masse liquide. La vivification a pour objet de décarburer le chyle et le sang veineux,, et de fournir des excédants de charges nerveuses à la circulation sanguine pour l’activer. Cette activation se fait par le globule, dont le mouvement règle celui du sang. Le globule peu dense, de faible dimension, fortement vivifié par une hématose vive et active, puis enlevé par une grande activité nerveuse, donne lieu à une circulation très active; le globule dense, gros, relativement peu décarburé et peu vivifié, enlevé par une circulation nerveuse, énergique mais lente, donne un sang épais et une circulation ralentie.

Le globule peu dense et faible est préparé dans la digestion sous l’influence d’affluents nerveux , stomacaux faibles mais

actifs, chez les tempéraments 'nerveux et chez tous en temps typhiques ou congestifs; le globule dense et fort, au contraire, est préparé dans la digestion sous l’influence d’affluents nerveux stomacaux forts ou intenses, mais peu. actifs, chez les tempéraments sanguins et chez tous en temps cholérique.

En ces derniers temps le globule ainsi préparé, ou au moins la nourriture, l’agglomératréparateurdu sangquecontient lechyle, subit une hématose ou une vivification faible dans la poitrine de la part de l’oxigène, trop électrique et trop peu ozonisé, et par conséquent trop peu comburant et vivifiant. Le sang ainsi plus épaissi et ralenti arrive aux extrémités artérielles et nerveuses, aux foyers de l’animalisation, où il subit un nouvel épaississement et ralentissement plus considérables que. les deux premiers. Les extrémités artérielles et nerveuses s’épanouissent sous la peau ; il y a effluve nerveuse par celle-ci durant l’animalisation, et cette effluve sécrète la transpiration. Celle-ci est nécessaire non seulement pour débarrasser les liquides nourriciers de certaines partiesdéfectueuses acides, mais encore et surtout pour entretenir l’activité de la circulation nerveuse. L’effluve diminuant avec l’épaississement et le ralentissement, sa diminution réagit et renforce ce.s premiers effets. L’effluve et l’épaississement réagissant alternativement l’un sur l’autre, la destruction totale de la première amène rapidement le moment critique de l’arrêt du sang et de l’étouffement qui en est le résultat. Il va de soi, qu’au fur et à mesure que le sang s’épaissit, qu’il arrive avec moins d’activité et moins vivifié, l’élaboration qui lui prend les parties les plus vives, l’abandonne plus épaissi et plus carburé encore, et plus prêt àse figer dans les veines et à arrêter la circulation.

Telles sont les différentes conditions du développement du mal cholérique, qui ne saurait donc dans aucun cas être absolument foudroyant. Que ses prodromes puissent être assez anodins pour ne pas incommoder le sujet chez lequel ils se

développent, cela se conçoit ; mais ils ne peuvent guère écliapperè uneobservation inlelligenteet incessante, faite surtout aux jours et aux heures dangereux à priori et renseignés en temps utile parles instruments de physique et de chimie, aussi bien que par des manifestations atmosphériques impossibles h méconnaître.

Des conditions mêmes de dévélopperaent ou d’éclosion du mal épidémique cholérique, résultent immédiatement les traitements rationnels préventifs et curatifs. Ces traitements doivent varier selon le tempérament et les circonstances dans lesquelles se trouvent placés les sujets, qui, comme le montrent également les conditions du développement du mal, ne sont pas tous également exposés. Le sujet sanguin le plus fort, en effet, peut être plus exposé que le sujet nerveux le plus faible, et c’est ainsi que le mal semble choisir ses victimes en dépit des forces naturelles.

Le spécialiste chimiste , physicien ou médecin nous saura peut-être gré d’essayer de fixer les idées au sujet des modifications que subit l’agglomérat albuminaire dans la circulation nutritive. Voici quelques indications à ce sujet.

Toutes les substances animales autres que celles de la charpente osseuse sont albuminaires, c’est à dire, sont formées principalement d’albumine plus ou moins modifiée.

La modification peut être un changement, c’est à dire qu’elle peut être assez importante pour que la substance nouvelle prenne, à juste titre, un nom nouveau ; ou bien, elle peut n’être réellement qu’une simple modification qui ne nécessite aucun changement de nom.

Parmi les changements ou modifications importantes se trouvent en première ligne, l’extension qui change l’albumine en fibrine, et qui transforme l’agglomérat principal du sang en

agglomérat de la chair dans l’acte principal de l’animalisation aux pôles nerveux et sanguins positifs ou animalisateurs, aux extrémités communes des artères et des nerfs.

Le deuxième changement par ordre d’importance, premier dans l’ordre de l’animalisation et dans la circulation nourricière, est celui qui transforme l’agglomérat albuminaire préparé dans le chyle, en agglomérat albuminaire et en fibrine du sang artériel.

Un troisième changement ou modification se trouve après la transformation du sang artériel en chair dans le sang dépouillé devenu veineux. D’autres changements analogues ont lieu dans la circulation nerveuse et lymphatique. Je me contenterai de m’occuper de celle du sang.

L’albumine régulière, complète, dans laquellel’agglomérat est formé de volumes et de poids composants atomiques complets, est celle du blanc d’œuf, telle que je l’ai donnée.

On la trouve simplement modifiée dans le sérum, dans le sang artériel et dans le sang veineux où l’analyse chimique y a découvert les quantités suivantes :

Blanc d’œuf. Âz" H®® O'*

Sérum . . . Al® H®* C« O'’

Sang artériel Al® H®® C®® O*®

Sang veineux Al® H®® C‘® O'®

L’albumine normale est la première; c’est la seule pour laquelle les chiffres précédents soient rigoureux, ces chiffres sont rigoureux cependant dans toutes pour l’azote, qui fournit comme centres de formation le triple élément d’ammoniaque Az<> H18. L’on voit aussi que les chiffres normaux et 0'^ se présentant presque partout, sont également rigoureux.

L’hydrogène seul entre dans des proportions très variables dans les albumines ci-dessus.

Le sérum ou la masse animale la plus liquide du circuit

nourricier contient le plus d’hydrogène, le moins de carbone et le plus d’oxygène. Il est le plus oxi-hydrogéné et le moins carburé, Ces conditions sont, en général, celles de la liquéraction dans l'animalisation.

Les albumines précédentes se décomposent comme suit :

Blanc d’œuf . = Az® H'® H'® O® + C® O® + 3 C® 4- 3 H‘

Sérum. . . . =Az®H>®-|-H'®0®-f-C'®0®-|-2H«C®-[-4H< + H^O-j-CO

Sang artériel = Az® H'® -(-H'® O® -f- C>® O® -f 2 H‘ C® -f 4 C« -f- H® O -f C« O® Sang veineux = Az® H'®-f- H‘® 0®-j-C‘® O® +2 G®4- 4 C<4- O

Ce sont les deux albumines du sérum et du sang artériel qui entrent dans la partie essentielle du circuit nourricier et contribuent principalement à la formation de la fibrine. Ces deux albumines n’en diffèrent qu’en ce que l’agglomérât de celle du liquide contient un sextuple volume d’eau en plus et un quadruple volume d’oxi-carbone C'î 0^ en majeure partie décomposé et réduit à l’état de C 1/2 0 -f- 1/2 0.

Le sang veineux ne contenant qu’un en moins que le sang artériel, ce nécessaire pour absorber le 0 qui reste, est pris dans l’un des carbures qui contient C^ en trop ou libre, et ce C2 carbure le sang veineux. Par l’enlèvement de de l’un 'des C^, celui-ci devient H.2 C^ et l’albumine du sang veinèux se transforme en :

Az® n>® -t- H'® 0® + G'® 0® -f 2 G® -f- H® G‘ -t- 3 G< H® 0 + G' 0®

La composition et la décomposition de la fibrine nous montreront comment les albumines précédentes sont modifiées pour être transformées en fibrine. Celle-ci comprend :

Az® H®® G<® 0'®

c’est â dire deux volumes d’ammoniaque en plus et trois volumes d’oxygène en moins quefalbumine du sang artériel.

La fibrine se décompose comme suit :

Az> ü« + ü'* 0« -f C» O» + 2 H« C» + 4 U‘ C‘ -i- U •

Elle a donc deux volumes d’hydrogène libre en trop ou un volume d’oxygène trop peu. A part cette circonstance, l’agglomérat de la fibrine est exactement celui de l’albumine du sang artériel avec un double volume d’ammoniaque en plus et fenveloppe générale extérieure O -j- 0^ en moins.

Dans les formations animales qui ont l’ammoniaque pour centre, chaque double volume Az^ H6 donne lieu à un agglomérat simple, de façon que les albumines du sérum et du sang artériel sont des agglomérats triples. La fibrine, au contraire, est un agglomérat quadruple qui utilise les mêmes matériaux de construction que l’albumine artérielle débarrassée de sa dernière enveloppe aqueuse et oxi-carbonée 0 0^.

La fibrine n’est qu’un arrangement différent des éléments et des agglomérats élémentaires simples des albumines du sérum et du sang artériel.

La composition et la décomposition du chyle nous montreront les matériaux de construction que ce liquide nourricier apporte à la circulation et les modifications que ces matériaux ' doivent subir pour entrer dans le sang artériel.

Le chyle contient : kTA C^o 0*6. A part le double volume d’ammoniaque Az^ qu’il contient en moins que l’albumine artérielle, comme la chair le contient en plus, le restant des composants du chyle ne diffère pas notablement de ceux des albumines précédentes et de la fibrine.

Le chyle peut se décomposer comme suit :

Az‘ U'5 -h Il's 09 -|- C'^ O*-’ 4- 3 II< C« -t- 3 II‘ C‘ -L C‘ 0

C’est donc identiquement la même composition que l’albumine ordinaire régulière du blanc d’œuf moins un double

volume d’ammoniaque kz~ H(>, et plus, deux volumes d’oxide de carbone C- 0.

L’agglomérat fondamental albuminaire des liquides nourriciers de l’organisme liumain se modifie donc plutôt, et plus, par arrangement dans les agglomérats intégrants, que par composition, pour passer de l’état de sang préparatoire ou de chyle à celui de fibre musculaire.

L’hématose, donc, modifie simplement l’albumine ordinaire du chyle et la transforme en celle du sérum du sang artériel et de la fibrine. Elle transforme 3 ^ 3 G-’* en 2

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