TEMPÉRATURE DU JOUR AMONS
DÉCÈS TOTAL. j|
DÉCÈS
CHOLÉRIQUES
POSITIONS
LUNAIRES
TEMPÉRj
MAXIMUM
4TÜRES
MINIMUM
Dimanche
Lundi. . .
Mardi. . .
Mercredi .
Jeudi . . .
Vendredi .
Samedi. .
Juillet.
Dimanche
Lundi. . .
Mardi . . .
Mercredi. .
Jeudi . . .
Samedi . .
Dimanche
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Mardi. . .
Mercredi .
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Dimanche
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MOIS
ST
JOURS
DATES
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DÉCÈS TOTAL
DÉCÈS
CHOLÉRIQUES
POSITIONS
LUNAIRES
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MAXIMUM
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MINIMUM
Mercredi .
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Samedi . .
Dimanche
Lundi. . .
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Août.
Mercredi .
Jeudi . . .
Vendredi .
Samedi . .
Dimanche.
Lundi. . .
Mardi. . .
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Jeudi . . .
Vendredi .
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MOIS
ET
JOUBS.
DATES
TEMPÉRATURE DU JOÜRAMONS.
DÉCÈS TOTAL
DÉCÈS
CHOLÉRIQUES
POSITIONS
LUNAIRES
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Samedi . .
Dimanche
Lundi. . .
Mardi. . .
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Jeudi . . ,
Vendredi .
Samedi . .
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Jeudi . . .
Vendredi .
SepUmbre.
Samedi . .
Dimanche
MOIS
BT
JOURS
DATES
TEMPÉRATURE DU JOURAMONS.
DÉCÈS TOTAL
DÉCÈS 1
CHOLÉRIQUES
POSITIONS LUNAI RES .
TEMPÉR
MAXIMUM
ATURES
MINIMUM
Lundi . . .
Mardi. . .
Mercredi .
Jeudi . . .
Vendredi .
Samedi . .
Dimanche
Les colonnes trois, quatre et cinq de ce tableau, contenant les températures, les décès totaux et les décès cholériques sont, comme je l’ai dit, tirées du journal VOrgane, du 29 septembre.
Les croix de la colonne six marquent les accélérations hebdomadaires ordinaires du tableau de la page 24 du Manifeste.
La dernière colonne indique les dates où la lune se trouve dans ses positions marquantes. Leur influence saute aux yeux dans les fluctuations épidémiques comme dans celles de la météorologie.
Le tableau II est plus complet que le tableau I. Il renferme toutes les principales influences qui déterminent les jours des recrudescences épidémiques.
La principale de ces influences, qui domine absolument le mouvement de fluctuation de l’épidémie, est encore incontestablement la fluctuation hebdomadaire ordinaire de la circulation magnéto-électrique terrestre.
Les influences lunaires modifient ou incidentent le mouvement épidémique, comme elles incidentent le mouvement météorologique, par l’action de la lune dans ses positions
marquantes sur la circulation magnéto -électrique terrestre (faits que j’ai très clairement établis dans le Manifeste).
Voici les paroles textuelles qui, dans l’Organe de Mons, suivent le tableau n° II : « Comme on peut le remarquer, ce sont « les journées desj^, 27, 29 et M juillet, 26 et 29 août
« qui ont été les plus funestes. »
De ces huit journées des plus funestes, cinq appartiennent exactement et rigoureusement aux accélérations hebdomadaires ordinaires, ce sont celles soulignées des 18-19, 2o et 31 juillet et 29 août ; deux autres de ces journées sont celles des P. L. des 27 juillet et 26 août, et la huitième, celle du 29 juillet, est le milieu de la semaine magnétique, tout entière si funeste, du 25 juillet au 31 juillet-1®'' août. Son importance résulte de son rôle dans le déchargement estival (pag. 209 du Manifeste).
Le Manifeste du Magnétisme dit : « La nouvelle lune ralentit « et la pleine lune accélère la circulation magnétique superfi- « cielle du globe. »
Les jours des P. L. sont donc des jours d'accélération extraordinaire.
Ainsi les huit journées les plus funestes de l’épidémie cholérique à Mons, en 1866, comprennent cinq journées d’accélération hebdomadaire ordinaire, deux journées d’accélération extraordinaire due aux P. L. de juillet et d’août et une huitième milieu de la fluctuation hebdomadaire ou de la semaine magnétique la plus funeste de l’année.
Telles sont les dates qui, au témoignage d’un journal de Mons, ont été extraordinairement funestes à cette localité. Elles ont eu le même caractère dans toute la Belgique; comme je le montrerai plus loin. La principale date A. 11. du 18-19 juillet, indiquée comme telle dans le Manifeste (pages 209 et 210), ouvre la marche des journées funestes ; la deuxième date A. H. par importance de tout l’été, celle du 29 août ferme cette marche.
Toute la période magnétique offre deux maxiraa généraux
de mortalité résultant d’une double fluctuation estivale. L’influence épidémique est croissante jusqu’au 18-19 juillet, puis décroissante jusqu’au 8 août, ensuite de nouveau croissante jusqu’au üJ9 août, et enfin définitivement décroissante.
La double fluctuation épidémique de l’été de 1866 fut exactement celle du déchargement magnéto-électrique estival, tel que ce déchargement est accusé par les variations de la température et tel qu’il est établi dans le Manifeste (pdig. 209 et 210).
Les dix huit-dix neîff juillet et vingt neuf août, dates principales, fondamentales et régulatrices ordinaires du déchargement magnéto-électrique estival, celles des circulations les plus intenses et les plus chargées, produisirent les effets épidémiques les plus extraordinairement funestes, dans toute la Belgique comme à Mons. J’administrerai la preuve de ce fait concluant, et je ferai tomber ainsi toutes les niaiseries qui ont été mises en avant comme causes productrices des mortalités épidémiques. Ces causes appartiennent évidemment à la physique générale du globe ; ce sont celles que j’ai indiquées et longuement développées dans tous mes travaux ; il n’est au pouvoir de personne d’en empêcher l’action, mais on pourra modifier cette action ou en atténuer les effets.
Dans YOrgane de Mons, les jours cités comme ayant été extraordinairement funestes ne comprennent que deux des trois P. L. de la période épidémique totale, la troisième cependant, celle du 28 juin, s’est distinguée pour le moins autant que les deux autres, car elle fournit un tiers de la mortalité en plus que l’A. H. et — D du 26, qui la précèdent de deux jours. Si le chiffre de la mortalité produite par elle n’est pas comparable par l’importance à celles des 27 juillet et 26 août, c’est parce que l’épidémie n’est, le 28 juin, qu’au début de sa phase intense. Relativement les trois P. L. de la période épidémique intense del866 furent également funestes. Avis charitable aux pécheurs endurcis, aux négateurs quand même de l’influence lunaire.
Les maxima de mortalité des A. H. dessinent comme suit la double fluctuation épidémique :
26 — 28 juin 5
4 — 5 juillet 6
31 juillet — 1" août 9
8 septembre 5
Ainsi, dès son entrée sérieuse en matière, l’influence épidémique atteint un point élevé, auquel elle se maintient à peu près jusqu’aux approches du point culminant et des semaines magnétiques durant lesquelles la circulation est la plus chargée, jusqu’à TA. H. du 11-12, coïncidant avec les positions lunaires -f-D du 10 et N. L. du 12, selon les prévisions de mes lettres.
Les fortes charges qui commencent à affluer après la forte accélération et détension extraordinaire du 8 juillet, due au périgée lunaire, charges qui grandissent rapidement à travers l’A. H. du 11, sous les influences -j-D du 10 et N. L. du 12, toutes deux concentrantes, et qui atteignent un énorme maximum absolu estival (32°), le 14, élèvent brusquement et considérablement la mortalité en la doublant. L’inflqence se maintient à ce point extrême de développement durant les deux fluctuations hebdomadaires des 18-23 juillet et 25 juillet-1" août.
Que l’on veuille bien examiner le tableau II depuis son commencement jusqu’à sa fin et l’on s’assurera que la coïncidence des fluctuations magnéto-électriques et épidémiques est rigoureuse, non-seulement dans la période la plus intense du
18 juillet au 29 août, mais bien depuisleUjuin jusqu’au 9 septembre.
Le premier cas de choléra du tableau II est celui de TA. H. du li juin (1).
Deux cas isolés, et par conséquent marquants, signalent la plus grande détension magnéto-électrique du mois de juin, celle du 18, accusée par un abaissement brusque et énorme de température de 9° à Mons, d’après le tableau II, et de 7<> à Bruxelles, dans la nuit du 16 au 17 et de 4“ dans la journée du 17.
Ce sont les détensions par arrêt qui précèdent la transformation mensuelle et le début de la décharge estivale du 20 juin. Ces détensions, commencées dans la nuit du 16 au 17,affectent la journée du 17, se maintiennent dans la nuit du 17 au 18 et disparaissent ce dernier jour à Bruxelles. Elles semblent n’avoir disparu à Mons que dans la nuit du 18 au 19. Elles étaient générales et très considérables.
Un double cas de mortalité, en retard, le 22, de deux jours sur l’A. H. du 20, signale le débat du déchargement estival; début qui se manifeste en effet à Mons le 22 par unecirculatjon brusquement et extraordinairement chargée, accusée par une hausse considérable de 9“ de la température du 21 au 22 juin.
Une hausse de 5° de température est également signalée dans la nuit du 21 au 22 à l’Observatoire de Bruxelles ; mais il y avait déjà eu une'hausse de 3“ dans la nuit du 20 au 21. Les hausses du jour avaient également eu lieu à Bruxelles à partir du 20. Elles furent extrêmement régulières : de 3° 2 du 20 au 21, et exactement de la même quantité du 21 au 22, et par consé-
(1) Le tableau II renseigne du 13 au 14 une détension énorme de 6". Les observations de Bruxelles renseignent la même détension, accusée par la même chute de la température da maximum de 27*0 du 13 à celui de 21" 1 du 14.
quent de 6° 4 en totalité, et ainsi de beaucoup inférieures à la hausse brusque unique de Mons du 21 au 22. La différence dans les valeurs des hausses à Bruxelles et kMons doit être attribuée en grande partie aux expositions des instruments; mais il reste constant que le déchargement estival a commencé le 20 à Bruxelles et que la charge y a grandi régulièrement jusqu’à son premier maximum du 22, tandis que ce maximum a été atteint brusquement ce jour même à Mons.
J’attire l’attention sur ces faits parce qu’ils ont une haute importance. On voit dès à présent que les hausses et les baisses lhermométriques, qui accusent des tensions ou des détensions dans la circulation magnéto-électrique terrestre, jouent un très grand rôle dans les fluctuations épidémiques, et que le thermomètre doit être pour le physiologiste le premier conseiller en temps d’épidémie.
La première A. H. qui suit celle du début de la décharge, commence le 26 juin, sous l’influence — D, et termine, le 28» sous celle P. L., l’ouverture de la période épidémique intense, comme je l’ai prédit dans mes lettres. Elle fut extrêmement remarquable sous le rapport météorologique aussi bien que sous celui de l’épidémie.
Les variations tliermométriques de Mons ne renseignent qu’une hausse brusque de la température du 25 au 26 juin, suivie d’une décroissance lente et graduelle. La charge magnétoélectrique que cette hausse accuse, rejetée en partie dans l’atmosphère le 26, fit un peu partout beaucoup de tapage orageux les 27 et 28.
Les indications thermomélriques de Bruxelles sont plus explicites. La hausse principale du jour, renseignée par les maxima, a lieu à Bruxelles comme à Mons du 25 au 26. Ce dernier jour est aussi de part et d’autre celui de la plus forte charge. Celle-ci, dégagée en partie, [éclata sur Bruxelles au passage supérieur du 27, à 1 h., je l’ai vu éclater.
Les minima de la température, ou la circulation de nuit, sont un peu différents. Il y eut une forte détension dans la nuit du 23 au 24 ; forte hausse brusque de la charge dans la nuit suivante du 24 au 2S; faible détension du 25 au 26; hausse les deux nuits suivantes, jusqu’au maximum dans la nuit du 27 au 28, celle de la P. L., suivie d’une chute considérable de 5“, le lendemain 28-29. Du 29 au 30, il y eut une nouvelle hausse brusque et considérable de 3“ 4. Ce sont ces chutes et hausses brusques nocturnes du 28-29 et 29-30 qui produisirent les effets considérables des 30 juin et juillet, à Mons comme partout ailleurs.
Le 26 juin, la température et la charge magnéto-électrique atteignent leurs premiers maxima de la période du déchargement.
Les premières fortes décharges ont partout lieu dans la nuit du 27 au 28 sous l’influence de l’A. H. renforcée par la P. L.
L’A. H. du 4 juillet est bien dessinée à Mons. Une détension brusque et considérable a lieu dès le 1®*' juillet, du l®"" au 2. Elle est de sept degrés ; continuant faiblement du 3 au 4, elle atteint son maximum ce jour, et produit une vigoureuse recrudescence épidémique, qui augmente encore le lendemain par suite jde la décharge considérable provoquée par la détension du 4.
On voit une nouvelle détension se produire, en apparence anomalement, le huit juillet, milieu de la semaine 4-11. L’abaissement de la température est le même que le 4. Elle produit une assez forte mortalité.
La détension du 8 est en effet extraordinaire, elle a produit ailleurs des effets plus marquants qu’à Mons. Elle est due à une des rares influences lunaires qui ont agi en dehors des A. H. durant l’été de 1866, à savoir celle du périgée lunaire. C’est le lendemain 9 juillet que commence brusquement la hausse thermométrique et la charge magnéto-électrique qui doit grandir constamment et considérablement, pour aboutir huit jours après, le 14, au maxima absolu de l’année.
Les effets épidémiques des 10-11 et 11-12 juillet sont considérables; les A. H. des 11-12 sont très fortement marquées par la mortalité totale aussi bien que par celle de l’épidémie; mais le maximum absolu de charge du 14, et surtout la première détension qui suivit du 14 au 15, le sont davantage.
Tous les effets climatériques ou météorologiques et toutes les conséquences épidémiques qui précèdent s’effacent devant ceux de TA. H. du 18-19 juillet.
A partir du 15 juillet la charge du jour diminue et la circulation se détend, mais elle continue à se détendre jusqu’au 20 et 21 (apogée lunaire et transformation mensuelle), puis elles restent à peu près constantes, au moins d’après les indications thermométriques de Mons. Ces indications ne suffisent plus pour apprécier les tensions et les détensions magnéto-électriques, il faut encore avoir recours aux maxima et minima de Bruxelles, ou mieux, aux observations détaillées.
Les variations thermométriques de la même heure du jour, ou même du maximum du jour à Mons, ne rendent pas bien compte de l’effrayante mortalité des 18 et 19 juillet, qui serait de 56 à 60 cas pour une population de 100, 000 âmes, comme le sont celles de Gand et d’Anvers, où les mortalités furent en effet de 65 cas les 17 et 19 à Anvers, et de 61 le 17, 67 le 18, et 78 le 19 à Gand, avec des hausses de quarante cas dans l’une et dans l’autre de ces deux dernières localités comme à Mons.
Dans les trois localités de Mons, Gand et Anvers, où l’épidémie avait pris tous ses développements les 17, 18 et 19 juillet, les mortalités épidémiques, plus que doublées dès le 17 à Gand et à Anvers, et le 18 â Mons, atteignirent leurs maxima absolus le 19, et ces maxima furent effrayants.
Les minima de la température observés à Bruxelles fournissent deux maxima absolus de détension, l’un dans la nuit A. H. du 18 au 19, l’autre dans celle ï. M. du 21-22. Ges deux détensions ont frappé les grands coups, la première à
Mons, Gand, Anvers et Bruxelles, et la seconde à Liège et à Bruxelles.
La plus nettement accusée des A. H. par l’influence épidémique à Mons est celle du 25 juillet. Elle fournit la principale mortalité le 25 même. Le tableau I cependant nous a montré la fin de l’A. H. du 25, renforcée le 27 par l’influence de la P. L., plus fortement marquée par l’épidémie que l’A. H. du 25 ellemême. Nous retrouverons ailleurs également les principaux effets épidémiques à la date de la P. L. du 27; mais nous les retrouverons également à la date du 25.
Les mortalités du tableau II dessinent vigoureusement aussi les alternatives bi-diurnes de charge et de décharge de la semaine 25-31 juillet, par les hausses des 25, 27, 29 et 31 juillet et les baisses des 26, 28 et 30.
L’A. H. du 1®’' août, commençant le 31 juillet et finissant le 2 août, est d’autant plus en relief par les mortalités épidémiques recrudescentes, que la baisse se prononce immédiatement au delà, comme il avait été prédit dans mes lettres.
Ce relief se dessine encore mieux dans l’A. H. du 7-8 août, avancé au 6-7 sous l’influence -f D du 7, qui produit un retour offensif ou un dernier effort épidémique considérable pour terminer la première période épidémique intense à Mons, comme il avait également été prédit dans mes lettres.
La double fluctuation du 8 au 22 août est celle de la moindre circulation estivale qui sépare les deux maxima de circulation des 18-19 juillet et 29-30 août.
Pendant la circulation affaiblie du 8 au 22 août, l’influence épidémique s’efface à Mons. Elle s’y efface parce que le déversement y est avancé ; il en est de même partout dans les mêmes conditions, tandis que là où le déversement est en arrière, il va au contraire bon train, parce que la circulation superficielle affaiblie réagit peu sur les courants inférieurs. Un premier retour offensif assez vigoureux suit l’A. H. du 15-16 août.
L’A. H. du 22-23 août est la plus effacée.
La détension de la double fluctuation 8*22 août atteint son maximum dans la nuit du 17 au 18 août, sous l’influence de l’apogée lunaire. C’est cette détension qui renforce à Mons les effets épidémiques de l’A. H. du 15-16, en la retardant et en la prolongeant. Les mêmes effets se sont produits ailleurs. La détension des 17-18 août est accusée par un minimum absolu de la température de nuit à Bruxelles. A partir de cette détension la charge magnéto-électrique devient recrudescente jusqu’au maximum du 27 août, et fournit la deuxième période du déchargement estival et la deuxième période épidémique intense coïncidente avec ce déchargement. La deux,ième période du déchargement est assez bien dessinée par les variations de la température maximum ou du jour à Mons; mais elle l’est beaucoup mieux par les maxima et minima des vingt-quatre heures à Bruxelles. A Mons, les charges diurnes augmentent brusquement du 19 au 20 et du 21 au 22 août. Du 22 au 23, il y a une diminution brusque, au delà de laquelle commence la charge croissante jusqu’au maximum considérable du 27 août, avec
une' faible détension ou arrêt sous l’effort de la P. L. du 26. /
Cette détension produit la première mortalité considérable de la deuxième période à Mons. Le maximum absolu de cette période se produit trois jours après, à son jour (A. H.) ordinaire du 29 août.
C’est la détension considérable du 27 au 28 et la constance de la charge qui ont provoqué la mortalité du 29. La charge est donc probablement constante, parce que le déversement provoqué par la détension du 27-28, sous l’influence-f- E., compense les pertes par accélération et arrête la détension le 29. La recrudescence de la détension du lendemain 29-30 août prouve qu’il en fut bien ainsi.
La détension atteint son maximum absolu à Mons le 31 août sous l’influence du périgée lunaire. Ce maximum de détension
produit encore de fortes mortalités le 31 août et surtout le l®f septembre.
On voit que les périgées lunaires de juillet et d’août, rivalisant avec les P. L. de ces mois, fournissent les journées extraordinaires les plus funestes et h peu près les seules journées de cette espèce.
En résumé, le tableau II, renfermant la mortalité épidémique de toute la population montoise, confirme pleinement les déductions tirées du tableau I. Il confirme la coïncidence rigoureuse et vigoureusement dessinée du mouvement magnéto-électrique et du mouvement épidémique. Cette confirmation s’étend à une plus grande période ; celle-ci comprend toute la durée du règne intense du mal, depuis le 11 juin jusqu’au 13 septembre.
Le tableau II confirme aussi les indications du tableau I concernant les dates marquantes des 26-27 juin, 18-19 juillet, 31 juillet-1®'' août, 7-8 et 29 août et même des 12-14 juin et 10-12 juillet dans le sens des prévisions de mes lettres.
Il donne son véritable relief à la date culminante du 18-19 juillet; tout en dessinant celle du 29 août de la deuxième ou arri-èrepériode.
Tout en confirmant les actions extraordinaires des trois P.L. des 28 juin, 27 juillet et 26 août; il dessine et met en relief celles des périgées lunaires des 7-8 juillet et 31 août (1).
Il met en relief les effets funestes du maximum de charge estivale du 14 et des débuts de la détension du 13 juillet. Il accuse les maxima d’accélération et de détension des 17-18 juin et 6 août qui précèdent les transformations mensuelles des 20 juin et 8-9 août. Il ne laisse ainsi inconnue aucune date marquante ni ordinaire ni extraordinaire, au moins durant la double période intense, et je n’aurai plus guère qu’à montrer
(1) Maxima de détension extraordinaires.
les effets de ces dates dans toutes les localités fortement éprouvées par l’épidémie en Belgique; ce que je ferai par la simple exposition des documents statistiques.
Les très fortes accélérations hebdomadaires ou A. H. ordiyiaires avec détension et maximum de décharge magnéto-électrique dans les nuits des 15-16, 21-22 et 29-31 mai; 5-7, 13-15 et 19-20 juin; 2-3, 18-19, 25-26 juillet, 31 juillet-1" août; 7-8, 22-23 et 29-30 août, 7-8 et 14 septembre;
L’accélération ordinaire avec détension de la transformation mensuelle de juillet du 21-22 de ce mois;
Les accélérations ordinaires avec détension des 16-17 juin, 5-6 et 17-18 août;
Les très fortes accélérations extraordinaires avec détension provoquées par les positions lunaires des 24-25 mai (— E), 27-28 mai (a.), 28-29 juin (P), 7-8 juillet {pé.), 4-5 août (pé.), 2-3 septembre (-fD), 10-11 septembre (E) et 17-18 septembre (-D) (1);
Les fortes accélérations hebdomadaires ordinaires avec recrudescence, mais faible arrêt central dans la charge des 25-^7 juin et 11-12 juillet;
Les fortes charges ordinaires maxima absolues de l’été du 14 juillet;
Les fortes charges extraordinaires dues aux influences lunaires des 12 juin (N et -j-D) et du 25-26 août (P);
Tels furent les grands accidents de la circulation magnétoélectrique de l’été extraordinaire de 1866. Il n’y en eut pas d’autres. 11 serait difficile de les méconnaître, attendu qu’ils sautent aux yeux au premier coup d’œil jeté sur un tableau renfermant les maxima et les minima de la température observés tous les jours de midi û midi.
(1) L’accélération des 17-18 septembre appartient également à celles ordinaires du § plus haut quiprécèdent les transformations mensuelles.
Il est impossible d’y méconnaître le mouvement hebdomadaire fortement accentué dont j’ai indiqué la marche dans le Manifeste. Ce mouvement est extraordinairement accentué en 1866.
Du IS mai au 15 septembre, quinze des dix-sept accélérations hebdomadaires produisent de très fortes détensions ; deux seulement d’entre elles, celles des 26-27 juin et 11-12 juillet fournissent anormalement de fortes charges. Ce sont deux A. H. signalées dans mes lettres qui produisent anormalement les fortes circulations; la première, du 26-27 juin, début des fortes décharges estivales; et la deuxième, du 11-12 juillet, renforcée par l’action concentrante de la N. L.
Ce sont les A. H. avec fortes détensions qui dominent pleinement l’épidémie accidentée principalement par les mouvements lunaires.
Les positions lunaires qui accidentent le plus le mouvement épidémique sont celles des pé. et des P. L. ou des périgées et des pleines lunes.
En dehors des A. H. et des influences lunaires, la circulation magnéto-électrique terrestre subit peu d’incidents. Ceux qp/elle subit sont ordinaires et appartiennent aux transformations mensuelles. Ce sont les détensions qui précèdent les transformations.
Je le répète, il est impossible de méconnaître le mouvement magnéto-électrique terrestre de 1866 au premier coup d’œil jeté sur un tableau d’observations thermométriques; il est impossible de ne pas le reconnaître tel que je l’ai décrit plus haut.
Chaque jour qui incidente le mouvement magnéto-électrique terrestre en 1866 produit des incidents marquants simultanément en météorologie et en épidémie. En dehors des jours marquants magnéto-électriques il n'y a pas de jours marquants météorologiques ou épidémiques en 1866.
On voit qu’en 1866 au moins les phénomènes magnéto-électriques, météorologiques et épidémiques ont mis les points sur les i.
Avis à ceux qui nient l’influence lunaire !
Si dans tous les déplacements des systèmes magnétiques certaines régions méridiennes surtout doivent abandonner k la circulation active de grandes quantités de fluide destinées à aller charger d’autres régions ; ces abandons et charges nouvelles sont considérablement modifiés par le relief du globe, par la distribution des terres et des mers et des couches géologiques à toutes les profondeurs.
Les quantités de fluide abandonné dans les couches terrestres inférieures et qui affluent de l’intérieur vers la surface, y arriveront plus ou moins vite, selon que les couches terrestres à traverser sont plus ou moins capables de fluide ou plus ou moins conductrices, toutes choses égales d’ailleurs. C’est ce qui constitue l’influence géologo-magnétique dans les déversements.
L’jnfluence géologo-magnétique peut être étendue ou restreinte, régionale ou locale.
L’examen de l’influence épidémique dans différentes régions et localités me permettra de faire la part du géologo-magnétisme, en même temps qu’il vérifiera mes affirmations précédentes au sujet de la simultanéité de l’action épidémique dans toute une contrée.
Cette simultanéité ne saurait être mieux établie qu’en montrant l’influence épidémique à l’œuvre les mêmes jours dans des points éloignés et dans des stations dont les sites géographiques, topographiques et géologo-magnétiques sont très différents.
Cette simultanéité ne saurait être mieux établie qu’en montrant l’influence épidémique k l’œuvre k Anvers, par exemple,
dans un site très différent et assez éloigné de celui de Mons, comme je vais essayer de le faire.
Voici le tableau des données sur la mortalité épidémique d’Anvers en 1866 (1) :
Tableau III
Relevé des cholériques décédés pendant la période du 13 mai au
28 septembre 1866.
DATE
DES DÉCÈS