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Aucun homme de bonne foi ne contestera la netteté et la vigueur avec laquelle les décès du tableau I marquent les dates des 27 juin, 4, 11, 18, 25 juillet et 31 juillet-l«^ août, exactement celles du mouvement magnéto-électrique terrestre, comme ayant été funestes.
Supprimez les effets des A. H. dans le tableau I, qu’y restera-t-il ?
Il y restera la brusque entrée en matière de l’épidémie qui a fortement accidenté la semaine magnétique d’ouverture 27 juin- 4 juillet tout entière, surtout parle milieu, plus les 7 et 14 juillet.
Un coup d’œil sur les observations thermométriques ou sur les maxima et les minima de la température diurne, dans la semaine magnétique du 27 juin au 4 juillet, montrera la cause des fortes recrudescences épidémiques des 29 juin et 1®*' juillet dans des alternatives de hausses et de baisses thermométriques, qui accusent elles-mêmes de très fortes fluctuations magnéto-électriques U-diurnes alternantes, composées de fortes accélérations avec détensions, alternant de jour à autre avec de forts ralentissements et de fortes concentrations. Ces fluctuations bidiurnes alternantes, très fréquentes, sont très dangereuses en temps de choléra. Elles secouent en tout temps vigoureusement les organismes humains.
Elles sont généralement le résultat de grands efforts d’approfondissement et de ralentissement, comme ce fut le cas du 27 juin au 4 juillet, ou d’amincissement et d’accélération, comme ce fut le cas du 25 au 31 juillet-1®'' août, où nous trouvons la fluctuation bi-diurne bien plus vigoureusement dessinée encore que du 27 juin au 4 juillet.
La circulation magnéto-électrique terrestre continue à s’approfondir, à se ralentir et à se concentrer au delà du 27 juin, et même au delà du 4 juillet, elle continue à s’approfondir jusqu’au 14 juillet, jusqu’à son maximum d’approfondissement et de concentration de l’année (en 1866).
Les circulations changent d’allure à dates fixes, ou à très peu près, tous les mois ; mais ce changement n’est pas brusque ; il est, au contraire, continu tout le mois. Le mouvement magnéto-électrique annuel est composé de fluctuations bi-mensuelles en tout semblables aux fluctuations hebdomadaires, en ce sens qu’elles commencent et finissent à des accélérations maxima, en passant par un maximum de ralentissement.
Les jours indiqués comme étant ceux des transformations mensuelles, les allures accélérées devienneht modérées et ralenties ou inversement; mais c’est au milieu des mois magné-
tiques que se trouvent les maxima d’accélération et de ralentissement.
C’est ainsi que le ralentissement de mai, commençant le 17 avril et finissant le 30-31 mai, après avoir duré six semaines magnétiques, a pour milieu ou maximum d’approfondissement et de ralentissement les 8-9 mai, ou mieux les milieux 4-5 et 11-12 mai de la semaine qui précède et de celle qui suit l’accélération du 9.
Celle-ci est une date extrêmement remarquable au point de vue des déversements et des dégagements magnétiques (1).
La marche de l’épidémie à Gand accuse le maximum d’approfondissement des 11-12 mai et l’accélération suivante du 15 d’une façon remarquable. Il n’y eut à Gand que trois cas de choléra au mois de mai : un le onze, un le douze et un le quinze mai, et puis plus rien jusqu’au 8 juin.
Au reste, tous les cas isolés plus ou moins multipliés de toutes les avant-périodes de mai sont également concluantes et explicites ; mais n’anticipons pas davantage, et laissons la parole aux chiffres.
L’approfondissement de juillet commençant le 20 juin et finissant le 8 août, après une durée de sept semaines magnétiques, a pour centre le milieu de la semaine 11-18 juillet ou le 14-15 juillet ; c’est, en effet, le jour le plus fréquent des plus fortes charges estivales et annuelles après celui de l’A. H. suivante 18-19 juillet, qui s’y substitue très souvent.
Les 14-15 juillet furent ceux de la plus forte charge magnétoélectrique et du maximum absolu de la température en 1866.
J’ai prédit dans mes lettres que la circulation de juillet serait puissamment ralentie après la première semaine magnétique
(1) Elle est trois fois marquante de 1852 à 1855 dans le tableau des A. H. Les 8-9 mai et 26-27 juin sont les deux seules dates A. H. des mois de mai et de juin trois fois marquantes.
20-27 juin et dès le 27, pour produire les effets épidémiques funestes; qu’elle atteindrait son maximum de concentration et de ralentissement, et produirait ses maxima d’effets funestes, à la suite de la nouvelle lune du 12 juillet, et vers le 14, milieu de la semaine 11-18 ou à cette dernière date même; qu’elle resterait suffisamment ralentie, pour continuer à produire ses maxima d’effets jusqu’à la semaine l'^-S août qui précède la transformation d’août ; le tableau I vérifie ces affirmations ponctuellement.
Les semaines des 26-27 juin-4 juillet et 25-31 juillet, qui commencent et finissent la période épidémique intense de juillet, également accidentées, présentent de grandes analogies sous tous les rapports ; elles débutent l’une par — D et A. H., du 26, et P du 28 juin, et l’autre par — D et A. H. du 25, et P du 27 juillet.
Pour l’une comme pour l’autre c’est la P. L. qui produit les effets les plus funestes ; dans l’une comme d’ans l’autre, le mouvement alternatif bi-diurne est provoqué par la position lunaire — D, en coïncidence avec la date A. H., et suivie à un jour de distance par la principale influence lunaire P. L.
Tout ce qui précède fut général, et se produisit simultanément dans tous les faits et dans toute la Belgique, au moins dans les localités où l’influence épidémique était à peu près aussi avancée qu’à Mons ; car le déversement et ses conséquences épidémiques étant en avance ou en retard, pour des raisons que j’examinerai, quand je dirai qu’une influence a été générale, cela s’appliquera plus particulièrement aux localités où le mouvement est à peu près également développé.
Le mouvement de fluctuation climatérique et épidémique bi-diurne de la semaine 25-31 juillet continue exactement les effets des influences lunaires des 25 et 27 juillet, il en est de même dans la semaine 26-27 juin-3-4 juillet où, les influences des 26 et 28 sont généralement reproduites les 30 juin et
2 juillet. D’après le tableau I, elles seraient reproduites les 27 et 29 juin ; il y a là une erreur d’un jour de retard dans les inscriptions, qui est rectifiée par les décès inscrits à l’état civil, décès que je vais examiner et qui sont plus explicites encore que ceux du tableau I.
Les entrées à l’hôpital de Mons nous montrent les A. H. se dessinant vigoureusement : celles du 3-4 juillet dès le 3; celle du 4 juillet dès le 9; celle du 48 juillet dès le ^ et se prolon» géant jusqu’au vingt inclus; celle du 25 juillet doublée le 27, comme l’avait été celle du 26 juin par le 28 ; celle du 1®' août dès le 31 juillet. Les 3-4, 18-19 juillet et 31 juillet-l®*' août se trouvent d’ailleurs dans le tableau des A. H.. Les effets de celles-ci ne se montrent donc en avance que les 9 et 17 juillet, et ne sont prolongées qu’au delà du 48-19 jusqu’au 20 juillet inclus. Ces faits sont également généraux.
L’importance de l’A. H. du 18-19 juillet ne ressort dans le tableau I, que des entrants à l’hôpital ; c’est encore un point dans lequel ce tableau diffère beaucoup de celui qui comprend les décès dans toute la population montoise.
En résumé, le tableau I accuse rigoureusement comme journées épidémiquement funestes à Mons, toutesles dates A. H. établies par moi ici à Mons même, dans le Manifeste, un an avant le début de l’épidémie, plus les deux pleines lunes des 28 juin \. et 27 juillet, renforçant et continuant les A. H. des 26 juin et 25 juillet, elles-mêmes en coïncidence avec les plus grandes déclinaisons lunaires; plus le périgée renforçant le 7 le milieu de la semaine 4-11 juillet; plus la date centrale du 14 juillet de la circulation la plus profonde, la plus ralentie et généralement la plus chargée, et en 1866 réellement la plus chargée de l’année. Ce sont là des résultats nets et concluants.
Le tableau I montre, en outre, la première semaine magnétique de juillet du 26-27 juin au 3-4 juillet fortement accidentée; il montre aussi l’influence de l’A. H. du 11-42 juillet com-
niençant dès le 9, et celle du 18-19 juillet commençant dès le 17 et se prolongeant jusqu’au 20 inclus; que l’on veuille bien se pénétrer de ces dates et des effets produits par elles. Nous les retrouverons tous et partout, et non moins rigoureusement accusés.
Abordons maintenant l’examen de la mortalité épidémique totale; celle qui eut lieu dans toute la population montoise durant à peu près tout le règne de l’épidémie.
Le tableau II ci-après est tiré du journal YOrgane de Mons, du 29 septembre. Il est conforme à celui que j’avais formé d’après les données officielles.
Je me servirai de préférence du tableau de YOrgane de Mons, parce que je ne veux pas fournir un seul chiffre que l’on puisse supposer changé ou modifié, ou n’avoir pas une origine suffisamment officielle et authentique, afin d’acculer l’immobilisme et la malveillance retranchés derrière leurs fins de non-recevoir, me lançant à la tête leurs vaines dénégations, quand je les aborde franchement, tenant en mains leurs propres chiffres.
Les arrangeurs de chiffres sont dans les retranchements que je bats en brèche. Ce sont les inventeurs et les fabricants de moyennes. Je me sers du chiffre brut tel que l’instrument le surprend dans le phénomène. J’analyse le fait naturel avec tous ses accidents, et je défie l’immobilisme et la malveillance de m’imiter ou de se servir de mes armes.
Je me sers du tableau des mortalités jour par jour durant l’épidémie cholérique de 1866, fourni par YOrgane de Mo7is, parce que le journal cite à sa façon les jours marqués par les plus fortes mortalités épidémiques, ou les jours les plus funestes, et qu’il cite ainsi, sans s’en douter, ceux des accélérations hebdomadaires ordinaires du Manifeste du Magnétisme, reproduites dans les premières pages de ce travail.
Tableau II (1)
MOIS
ET
en
W ^ es Z t» O H
CO
Bd
<Cd 2 CS
CO CO ^ (d
2 es
TEMPÉRATURES
JOURS
vrj CS
CO
/Cd
'fd VM « J O
MINIMUM
MAXIMUM
Juin.
Lundi. . .
Mardi. . .
Mercredi .
Jeudi . . .
Vendredi .
Samedi . .
Dimanche
Lundi. . .
Mardi. . .
Mercredi .
Jeudi . . .
Vendredi .
Samedi . .
(1) Observations. — Les données des colonnes 3, 4 et S sont extraites de VOrgane de Mons du 29 septembre 1866.
Les températures des colonnes 8 et 9 sont les maxima et minima de l’Observatoire de Bruxelles, de midi à midi. Les températures maxima appartenant à l’après-midi de la veille, ont été placées en regard de leur date propre.
Les croix de la colonne 6 sont placées d’après le tableau des accélérations hebdomadaires ordinaires de la page 24 du Manifeste, reproduites en tête de ce travail.
Les signes -t- et — devant les températures signifient maximum et minimum.
MOIS
ET
JOURS
DATES