OO
Mercredi.
Jeudi . .
Vendredi.
Samedi .
Dimanche
Lundi . .
Le tableau IV ne commence qu’en juin, parce que dans ce qui précède, je me suis suffisamment étendu sur les quelques rares apparitions, avant-manifestations et explosions épidémiques précoces ou prématurées qui dessinent les A. H. du mois de mai.
Les documents officiels du ministère de l’intérieur ne commencent qu’en juin avec les débuts sérieux; débuts qu’ils fixent, pour Anvers le 7 juin, pour Bruxelles le 11, juin, pour Mons le 13 juin, Gand et Liège le 26 juin, toutes dates A. H. marquantes, dont deux, celles des 11 et 26 juin, sont prédites dans mes lettres.
Le tableau IV, non seulement vérifie la coïncidence des fluctuations magnétiques et épidémiques pour toute la Belgique, mais il l’étend, au delà des mois d’août et de septembre, jus-
qu’aux accélérations hebdomadaires ordinaires du 4 octobre, qui précède et celle du 11 octobre dans laquelle s’effectue la transformation du 10-11 octobre. Ces deux A, H., surtout la dernière, celle de la transformation mensuelle, mettent définitivement fin à tout le système épidémique dans toute la Belgique.
Les dix-sept accélérations hebdomadaires ordinaires de la circulation magnéto-électrique terrestre établies dans mes travaux antérieurs à différents points de vue et comprises dans l'intervalle du 'îlO juin au H octobre inclus, produisirent toutes, sans exceptions, incontestablement des mortalités épidémiques extraordinaires et exceptionnelles, brusquement et simultanément renforcées dans toute la Belgique.
Attribuer ces coincidences au hasard, ne serait plus simplement de la mauvaise foi, ce serait de la mauvaise foi renforcée d’impudence.
Reste à la malveillance et à la négation, par parti pris, le refuge de l’arrangement des chiffres. Je leur enlèverai ce dernier refuge, en tenant derechef à la disposition de tous les hommes de bonne foi tous les documents tels qu’ils me furent fournis, et tels que je les ai utilisés.
Le tableau IV établit incontestablement pour toute la Belgique, sinon la direction exclusive, au moins la domination des fluctuations épidémiques par celles de la circulation magnétoélectrique terrestre.
En tenant compte des incidences de celles-ci , incidences renseignées et étudiées antérieurement, la direction du mouvement épidémique par celui de la magnéto-électricité terrestre est exclusive et absolue.
Les incidences épidémiques, ou les mortalités cholériques exceptionnelles et extraordinaires, que renseigne le tableau IV en dehors du mouvement A. H. de la circulation magnétoélectrique terrestre, sont celles des tableaux II et III généralisées et étendues h toute la Belgique. Leurs effets ne peuvent
rivaliser ni par le nombre, ni par leur importance, avec ceux du mouvement magnétique ordinaire et régulier.
Les mortalités épidémiques exceptionnelles et extraordinaires que le tableau IV renseigne en dehors du mouvement A. H. sont celles :
Du minimum absolu de détension de la circulation magnétoélectrique de juillet, atteint dans la nuit du 7-8 juillet, sous l’influence de la lune à son périgée;
Du maximum absolu de la tension de la circulation magnétoélectrique de juillet et de l’année, survenu à l’une de ses époques ordinaires, celle des 14 et 15 juillet;
De la P. L. du 27 juillet continuant les effets de l’A. H. ordinaire du 25-26 juillet; commencée le 25 juillet 1866 sous l’influence — D ;
De la P. L. du 26 août ;
De la détension du 7-8 septembre provoquée par la N. L. du 9vseptembre (1);
Du maximum absolu de détension des mois de juin et de septembre qui, les 17 et 18 de ces mois, précédent les transformations mensuelles du solstice d’été et de l’équinoxe de l’hiver, le premier suivi de près de — E et le second se passant sous l’influence — D.
A ces quelques rares mortalités extraordinaires renseignées hors du mouvement A. H. par le tableau IV, joignez celles qui, les 30 juin et 29 juillet, résultèrent de la continuation des fortes perturbations imprimées aux circulations anormalement concentrées des A. H. des 26 juin et 25 juillet, qui ont débuté toutes les deux sous l’influence — D et ont fini toutes les deux
(1) La délension du 8 septembre est d’ailleurs ordinaire. L’A. H. du 6 occupe ordinairement les 6, 7 et 8, de même que celle du 29 août comprend ordinairement les 29, 30 et 31 août, parce que les fluctuations 29 août- 6 septembre et 6-14 septembre ont huit jours, au lieu de sept comme toutes les autres.
sous celle de la P. L., et vous obtiendrez toutes les mortalités épidémiques extraordinaires hors du mouvement A. H. survenues dans l’été calamiteux de 1866, depuis le 1®*' juin jusqu’au Ib octobre.
Dois-je faire observer encore que les P. L. des 28 juin et 27 juillet, terminant les A. H. des 26-27 juin et 2b-26 juillet, appartiennent à ces A. H.; que les vigoureuses oscillations bi-diurnes, qui accidentent les semaines 27 juin-4 juillet et 25 juillet-1" août, de prise et d’abandon de la circulation profonde et ralentie du mois de juillet sont, sinon ordinaires, au moins fréquentes, et qu’en présence du fluide en surcharge dans les couches terrestres inférieures, ces mouvements devaient être exceptionnellement perturbateurs en 1866?
La circulation énergique, intense, profonde et ralentie du mois de juillet est tout entière fortement perturbée. En présence de ces perturbations, il y a lieu d’être surpris de la régularité avec laquelle se produisent les faits.
Le fait le plus perturbateur de la circulation de juillet 1866 est la principale détension de ce mois, provoquée dans la nuit du 7-8 juillet par la lune à son périgée. Il bouleverse la semaine 4-11; la renverse, comme il est dit dans le Manifeste; amoindrit les effets de l’A. H. du 4; efface davantage encore celle du
11, qui devient une des moins marquées de l’année. Les effets de la détension du 7-8 juillet continués par -{- D du 10 et N du
12, s’étendent jusqu’au milieu de la semaine 11-18.
Après la perturbation du 7-8 juillet, due au périgée de la lune, qui transforme le maximum ordinaire de la charge du milieu de la semaine 4-11 en minimum, viennent celles des A. H. des 26-27 juin, 11-12 et 25-26 juillet qui fournissent anormalement de fortes charges au lieu des décharges ordinaires; charges dans lesquelles la détension marque à peine dans les nuits des 25-26 juin, 11-12 et 25-26 juillet. Toutes faibles qu’elles furent, cesdétensions produisirent des ravages terribles-
La circulation magnéto-électrique terrestre du mois d’août est d’ordinaire beaucoup plus régulière que celle du mois de juillet, sauf peut-être autour de la transformation ou dans les semaines 1-8 et 8-15, dont la première appartient encore à la circulation de juillet.
La circulation d’août fut plus régulière que celle de juillet en 1866, il en fut de même de ses conséquences.
L’influence épidémique, se prolongeant au delà du mois d’août dans les localités où elle est en action, et continuant à s’étendre à d’autres localités pendant ce mois, il arrive qu’elle est beaucoup plus développée au mois d’août qu’au mois de juillet, bien que plus énergique et plus fatale durant ce dernier mois.
Le premier maximum absolu de la mortalité épidémique, celui du 19 juillet, résulte de l’action la plus énergique. Le 19 juillet est bien le jour le plus funeste, celui de la plus grande intensité du mal; mais le 29 août, jour du 2”® maximum absolu ^ de la mortalité, est celui du plus grand développement de l’épidémie.
Pour en finir avec les incidences ou perturbations dans la circulation magnéto-électrique terrestre de l’été de 1866, dessinées dans leurs conséquences épidémiques, aussi bien que dans celles de la météorologie, j’ajouterai qu’elles se réduisent à un très faible nombre, si on en écarte celles qui ne proviennent que du mouvement ordinaire renforcé, et celles qui, sans être ordinaires, sont cependant fréquentes (1).
Il ne restera guère dans ce cas, comme incidences, que celles des 7-8 juillet, dues au périgée lunaire et celles des P. L. du 26 août et du 24 septembre.
Les maxima de la mortalité épidémique dus aux perturba-
it) Les (létensions des 17 juin, 6 août, 18 septembre et 6 octobre qui précèdent les transformations mensuelles, le maximum de charge estivale annuelle du 14 juillet, etc.
lions aussi bien que ceux dus aux mouvements réguliers de la circulation magnétique, sont d’autant plus considérables qu’ils tombent plus près des points culminants ou des maxima absolus de la mortalité épidémique du 19 juillet et du 29 août.
L’importance des mouvements qui tombent loin des points culminants, aux débuts et vers la fin des périodes épidémiques, doit plutôt être appréciée par l’étendue que par l’énergie de l’action accusée par la mortalité épidémique.
Ainsi, les chiffres de la mortalité ne sont pas encore généralement considérables les 7-8 juillet, et cependant l’action incidente de cette date est générale.
L’action incidentelle la plus énergique en même temps que la plus générale, fut celle du 26 août. Elle ne ressort pas pleinement du tableau IV.
En suivant ce tableau, on trouvera tout le mouvement régulier et incidentel dessiné comme suit :
A. H. du 7 juin Entrée sérieuse en matière à An-
vers. — Cas isolé à Gand. — A. H.
bien accusée.
P. L. du 12 juin Signalée d’avance. — Entrée sé-
rieuse en matière à Bruxelles. — Cas isolé à Gand et à Arlon. — Recrudescence à Anvers. — Mouvement général bien accusé.
A. H. du 15 juin Début et fin de l’accélération gé-
néralement bien accusée les 14 et 16.
C’est la détension du 13-14 juin qui produit le premier effet général, et la tension du 15-16 juin te second.
Avant-début faible è Gand et à Mons.
A. H. du 20 juin Recrudescence générale le 21.
A. U. du 26-27 juin et — D. du 26. Recrudescence générale. — Entrée
sérieuse en matière à Gand, Liège, Mons et Arlon. — Date marquante.
— Effets prédits.
P. L. du 28 juin
A. H. du 4 juillet
Pé. du 7-8 juillet
A. H. du 11-12 juillet
Maximum de charge du 14 juillet.
A. H. du 18-19 juillet; commencée le 17 sous l’influence — E. . . .
Transform. mensuelle du 21 juillet avec apogée lunaire
Fait suite à TA. H. du 26-27 qu’elle prolonge. — Deuxième recrudescence générale plus forte que la première du 26.
Date marquante. — Recrudescence des plus générales et maxima vigoureusement accentués à Liège, Mons, Anvers et Arlon.
Recrudescence générale le 7 à Bruxelles, Gand, Liège et Anvers. — Terminée le 8 à Mons et à Arlon.
Hausses et mortalités maxima à Gand, Mons et Arlon ; mais baisses et minima à Bruxelles, Liège et Anvers.
C’est l’A. H. la moins bien dessinée par les phénomènes météorologiques aussi bien que par les phénomènes épidémiques. — C’est la première hausse de la mortalité du 9 qui, à Bruxelles, Liège et Anvers, tient lieu de celle du 11.
Maxima de la mortalité à Gand, Liège et Anvers le 14; à Mons et à Arlon le IS juillet.
Date principale météorologique et épidémique de l’été. — Maxima absolus généraux de la mortalité. — Hausses dès le 16; recrudescences énormes le 17 à Gand et à Anvers; le ISàMons et àBruges, et le 19, date culminante, à Bruxelles, Gand, Anvers, Mons, Arlon, Messancy, etc., partout en un mot où l’épidémie avait atteint un développement suffisant.
Recrudescences à Bruxelles, Gand,
A. H. du 25-26 juillet, avec — D du 25, continuée par la P. L. du 27 . .
A. H. du !•' août avec E. . .
A. H. du 7-8 août avec -j- D. du 7.
N. L. du 10 août
A. H. du 15 août
A. H. du 22 août
P. L. du 26 août, suivie de l’A. H.
principale du 29
Liège et Bruges, et maxima absolus continuant ceux du 19 à Bruxelles et à Liège comme à Messancy.
Entrée — D du 25 et sortie — P.
du 27 fortement en relief. Les effets du 27 sont les plus considérables et les plus généraux.
L’une des plus nettement et des plus vigoureusement dessinées de toutes celles de l’été.
Fortement dessinée surtout les 7 et 8 mêmes.
Assez généralement influente. — Principal effet le 11 à Bruges.
Commence -f- E. dès le 14 à Liège.
— Marque le mieux à Bruxelles le 14 et produit ses effets généraux le 16, à la suite des orages du 14.
Commencée avec — D le 21. — Principal jour à Bruges le 22 (bien marqué) ; ailleurs le 23. — Mouvement assez général. — Son importance ne ressort pas assez du tableau IV.
Marque fortement à Bruxelles dès le 25, à Mons le 26, à Gand, Bruges et Namur le 27 ; à Bruxelles, Liège, Anvers, Bruges et Namur le 28 (-f E.); à Gand, Liège, Mons, Bruges et Namur le 29 août, jour A. U. principal, celui des 2”“ maxima absolus fortement en relief à Liège, Bruges, Namur et Bruxelles, c’est à dire partout où l’influence épidémique retardée est arrivée à son maximum de développement et d’énergie.
A. H. du 6 septembre, commence'e le 4 par + D., qui avance le mouvement central au 5
N. L. du 9 et -f-E. dulO septembre.
A. H. du 14-15 septembre . . .
A. H. du 20 septembre
P. L. du 24 septembre
A, H. du 27-28, avec périgée lunaire du 27
Fortement dessinée partout le 5.
Forte détension dans la nuit du 7 au 8. — Forte recrudescence épidémique ce dernier jour.
Recrudescences faibles , excepté dans les derniers foyers du mal. — Le mouvement d’extinction, commencé depuis assez longtemps et déjà plus ou moins général , s’étend aux localités où l’épidémie est le plus en retard. — Date prédite pour la chute du mal et qui a tenu ses promesses.
A partir de l’A. H. du 14-15 septembre, les chiffres de la mortalité épidémique, déjà considérablement amoindris en général, faiblissent plus rapidement et ne conservent plus quelque relief aux A. H. que dans les localités où l’influence est la plus retardée : à Bruxelles, Liège, Bruges et Namur.
Commencée sous l’influence lunaire
— D., le 18, par la plus forte détension du mois , elle se termine le 20 , jour A. H. de transformation mensuelle. Comme d’ordinaire, l’effet final du 20 même est le plus considérable. Ce jour du reste la détension est la plus forte.
Produit des maxima de mortalité dans les deux localités où le mal es en retard, à Bruges et à Namur.
Mortalité généralement recrudescente Glmaxima généraux le 27 et 28,
— Principal jour à Bruges le 29, en retard sous l’influence -j- D du 30.
Retour offensif final, le 4 même.
La forte délension qui, le 6 octobre, sous l’influence lunaire — E., précède la transformation d’octobre, fournit un deuxième retour offensif complet.
L’A. H. finale du 11 octobre produit encore des effets bien accusés.
Elle débarrasse vigoureusement le terrain. Elle ne se termine que le 13 sous l’influence — D. du 14.
Tel fut le mouvement épidémique de Belgique en 1866 tracé par les mortalités dans les chefs-lieux des provinces depuis TA. H. du 7-8 juin jusqu’à celle du 11 octobre.
Le début de la période intense prédit avec insistance dans mes lettres pour le 26-27 juin, et qui eut réellement lieu à cette date à Bruxelles, Gand, Liège, Mons, Arlon et même à Anvers, où la recrudescence fut énorme ce jour, mais, mieux encore, les trois dates incontestablement fondamentales et les plus importantes de l’été 1866 au point de vue épidémique des 4 et 19 juillet et !«'■ août, et celle non moins importante du 29 août, que l’on peut trouver toutes, page 210, du Manifeste, comme dates fondamentales ordinaires et régulières du déchargement magnéto-électrique estival, coupent court à toute espèce d’argutie au sujet de l’origine de l’épidémie cholérique; cette origine est climatérique générale et simultanée, et résulte de modifications dans la circulation magnéto-électrique terrestre.
En prenant la moyenne mortalité par semaine magnétique dans chaque localité, on obtient pour les régions et les localités où l’épidémie n’est ni trop en avance ni trop en retard, exactement la double fluctuation magnéto-électrique estivale du déchargement thermo-électrique des régions moyennes boréales, avec maximum principal central du 18-19 juillet et arrière maximum du 29 août.
A. II. du 4 octobre ....
Détension du 6-7 octobre. .
A. U. du 11 octobre
Dans les régions où le déversement et ses conséquences épidémiques sont avancées, le premier maximum a une tendance à se présenter le 4 juillet et le second maximum s'efface ; dans les régions et localités où le mouvement de déversement et ses conséquences épidémiques sont retardés, le premier maximum a une tendance à se présenter vers le 1®*' août, ou même, en cas de retard plus grand, à disparaître complètement; cas dans lequel le second maximum du 29 août devient unique et principal.
C’est ainsi qu’à Anvers la mortalité atteint son maximum absolu dès le 4 juillet ; qu’à Liège, il n’est atteint que le 31 juillet et qu’à Bruges et à Namur le maximum absolu unique ne se présente que le 29 août; celui de Namur même est retardé jusqu’au 5 septembre.
Les avances où les retards dans les déversements dépendent de conditions géographiques, régionales, locales, magnétiques et géologo-magnétiques, au sujet desquelles on trouvera quelques indications plus loin.
Le déversement et l’influence épidémique ayant été dominés en 1866 par le mouvement magnéto-électrique annuel, estival, le maximum de déchargement ayant fourni le maximum absolu de l’énergie épidémique, celui-ci a dû être atteint aux différentes latitudes boréales aux époques variables du maximum de chargement de ces latitudes.
Ainsi Arago ayant déterminé le 4 juillet pour l’époque de la plus forte température à Paris, c’est vers cette époque que l’influence épidémique a dû atteindre la plus grande énergie à la latitude de Paris; comme elle a dû se présenter le plus généralement vers le 19 juillet en Belgique et vers les 25 et 31 juillet plus au nord que la Belgique.
Les influences régionales et locales, magnétiques et géologomagnétiques diverses par nature, s’enchevêtrent et fournissent des résultats très complexes. Le premier volume du Magnétisme
— dio —
et le premier volume de VHumanüé, chap. vu, page 203, contiennent des notions générales assez développées à ce sujet. J’établirai plus loin le déversement et ses conséquences épidémiques, tels qu’ils se sont développés en Belgique en 1866, et les influences régionales se dessineront dans les mouvements magnétiques et épidémiques.
L’examen ultérieur de ces mouvements me dispensera de m’étendre davantage en ce moment sur les particularités du tableau IV.
Ce tableau montre, qu’en général, lorsque le déversement est avancé dans une localité, ou mieux lorsqu’il est rapproché de sa plus grande intensité, les effets épidémiques sont hâtifs, et qu’ils sont, au contraire, retardés dans les cas où le mouvement est en retard ou approche de sa fin.
C’est ainsi que les effets considérables du 18-19 juillet sont en retard à Bruxelles et à Liège où l’épidémie est peu développée.
Ce n’est pas cependant le degré de développement du mal qui exerce la plus grande influence dans les avances et dans les retards des effets hebdomadaires et mensuels de l’épidémie. Ainsi, à Arlon, la maladie n’entre dans sa période intense que le 3 juillet et cependant le maximum absolu de son énergie se présente le 19 même, dernier jour de l’accélération du 18-19; tandis qu’à Gand et à Anvers, ce maximum est, en quelque sorte, atteint dès le 17 ou d’emblée.
Les maxima des 18-19 juillet se présentent d’une façon remarquable. Ils n’offrent qu’un jour de mortalité â Bruges le 18 et à Arlon le 19 juillet comme pour bien désigner ces deux jours centraux des mouvements A. H. Afin que cette désignation ne fasse pas doute, la mortalité signale à peu près également mais avec une énergie extraordinaire les deux jours des 18 et 19 juillet à Mons.
Dans ce dernier endroit cependant le 19 reste jour principal ;
comme à Gand et à Anvers, où son importance ressort bien autrement encore des mortalités maxima absolus.
On remarquera cependant que, dans ces deux derniers endroits des régions basses, la plus grande énergie épidémique régna les trois jours 17, 18, 19; comme elle a régné les 18 et 19 dans les régions moyennement éleyées à Mons, et comme elle a duré le 19 à Arlon et les 19, 20 et 21 à Messancy dans la région arlonaise.
Le maximum d’énergie de l’épidémie du 18-19 juillet fut donc en avance dans la plaine et de plus en plus en retard vers les régions élevées. Il fut en retard à Bruges et à Liège, et se prolongea à Bruxelles à cause du peu de développement acquis par le mal dans ces localités.
La nouvelle lune du 12 juillet exerça également une action bien différente sur les localités de la plaine et sur celles des sites plus ou moins élevés.
Ces différences d’action proviennent de ce que la plaine est toujours plus chargée, et de ce que, dans les sites élevés, la circulation est toujours plus active.
Ainsi l’action concentrante de la N. L. a produit peu d’effet sur les concentrations préalables dans la plaine basse à Anvers ; elle n’en a pas produit beaucoup plus sur les circulations actives des régions élevées à Arlon ; c’est dans les régions moyennes, à Mons, qu’elle a trouvé son champ favorable.
L’action concentrante de la N. L. n’a également pas produit d’effet dans la grande agglomération bruxelloise, où les charges préétablies sont également les plus considérables.
L’action de la N. L. a été faible en général, parce qu’en concentrant la circulation superficielle, celle-ci s’opposait aux déversements. L’opposition a été plus forte là où les concentrations étaient préétablies.
Mais par cela même que le déversement est momentanément arrêté ou amoindri par la concentration dans la circulation
superficielle, il reprend avec une énergie fortement recrudescente après que l’effort de concentration cesse. La recrudescence dans le déversement est d’autant plus forte immédiatement après l’effort concentrant de la N. L. que cet effort s’exerce à toutes les profondeurs, et que les quantités à déverser se concentrent et deviennent plus considérables. C’est ainsi que furent produits les effets prédits des N. L. des 12 juin et 12 juillet 1866; ceux de cette dernière surtout, qui étant précédée de -{- D, ne fit que continuer et renforcer les effets analogues que produit ordinairement cette position lunaire.
La corrélation des phénomènes de magnétisme terrestre et des épidémies étant mise hors de contestation, il reste à vider la question très intéressante de savoir exactement comment agit le magnétisme terrestre sur les populations pour les décimer par l’épidémie dite cholérique.
Le premier volume du Magnétistne contient des indications générales au sujet de l’action du fluide magnéto-électrique terrestre dans les épidémies; ces indications (chap. xiv, pag. 212- 216, §§ 422-430) sont exactes. Émises en 18ol, elles ont été vérifiées depuis par tous les faits qui sont parvenus à ma connaissance dans mes études incessantes, et aujourd’hui que j’ai examiné de près tout le système épidémique belge de 1866, je puis en garantir l’exactitude. Je fournirai plus loin quelques développements à leur sujet. Ici, en présence du tableau IV, je me contenterai d’appeler succinctement et rapidement l’attention sur ses indications particulières concernant l’action épidémique.
Considérez que les hausses de la température indiquent des charges ou des tensions, et que les baisses, au contraire, renseignent des décharges ou des détentions magnétiques terrestres, et jetez encore avec moi un coup d’œil sur le tableau IV et nous y verrons bientôt d’une façon très positive qu’elle est l’action cholérique de la circulation magnéto-électrique ter-
restre. Celle-ci ne saurait agir que par excès ou manque de charge et de tension, ou par excès ou manque d’activité. Ces actions mêmes se réduisent à celles de l’excès de charge avec manque d’activité, ou de manque de charge avec excès d’activité, qui sont les cas ordinaires.
La circulation chargée peut cependant conserver une grande activité, comme au mois de juin, mais alors elle devient exceptionnellement énergique.
Le cas de l'action cholérique est celui de l'excès de charge avec manque d'activité.
A ne considérer que les effets puissants et évidents de toutes les accélérations hebdomadaires ordinaires, qui produisent généralement les circulations les moins chargées et les plus actives, on serait tenté d’attribuer les effets cholériques aux manques de charge avec excès d’activité. Il n’en est rien. Les accélérations hebdomadaires ordinaires ne furent si funestes que parce qu’elles provoquèrent les déversements, et parce qu’elles mirent en relief les surcharges existantes dans les populations. Celles-ci ayant subi les effets d’une charge magnétoélectrique, les corps ayant pris la surcharge, si celle-ci faiblit, la surcharge corporelle prise augmente de toute la valeur de rabaissement de la charge en excès dans le réservoir commun ; c’est là surtout ce qui rend si fatales les détensions, principalement dans les premiers moments qui suivent un maximum considérable de charge. Cela résulte clairement du moindre examen du tableau IV.
La charge magnéto-électrique terrestre en excès, accusée par les fortes températures, engendre la jnaladie cholérique et tue, la détension ou décharge qui suit la charge tue davantage, surtout dans les premiers moments après le maximum de la charge.
Que c’est la forte charge avec manque d’activité du magnétisme terrestre qui engendre et fait éclater la maladie épidémique, résulte immédiatement des débuts de l’épidémie en mai.
de son affaiblissement relatif en juin et de son maximum absolu d’énergie en juillet.
D’après le tableau IV, les effets de l’A. H. du 7 juin sont dus à une recrudescence brusque et considérable dans la charge. Les effets sont nécessairement d’autant plus violents que les accroissements de charge sont plus brusques et plus considérables. La brusquerie de la variation est pour autant dans la violence des effets que l’importance de la charge.
Les effets épidémiques funestes de la P. L. du 12 juin sont dus aux fortes charges de la première quinzaine de juin et à une vigoureuse et brusque détension dans la journée du il et dans la nuit du 11 au 12 juin, suivie d’une circulation extrêmement chargée, concentrée et ralentie dans la journée du 12, sous l’influence concentrante de la N. L. (1).
Les détensions dans la journée du 13, et dans la nuit du 13-14 juin, provoquèrent les effets A. H. du 14.
C’est la charge maximum considérable de l’A. H. du 20 qui doit être accusée du mal recrudescent de ce jour.
Les premiers effets marquants considérables et prédits de l’A. H. des débuts dans la période intense, le 26 juin, se présentent ce jour comme conséquences d’un maximum considérable et exceptionnel de charge du jour; les effets suivants du 28 résultent du maximum de charge de la nuit du 27-28 juin; celle charge accusait un déversement.
La mortalité du 30 juin provient d’un déversement dans la nuit du 29-30 juin.
Celle du 4 juillet a une origine semblable.
Les effets mortels du 7 juillet semblent devoir être attribués à une hausse assez brusque dans la charge du jour du 6 au 7 ; ceux du 8, à la détension maximum de la nuit du 7 au 8; et ceux
(1) Influence qui est concenlranle le jour el accélératrice ou détendante la nuit.
il5 —
du 9 à une nouvelle hausse par affluence méridionale ou par déversement provoqués dans la nuit du 8 au 9 par le maximum de détension de la nuit précédente.
Les mortalités de TA. H. du 11-12 juillet sont dues à de fortes charges.
Celles du 14 doivent, comme je l’ai dit, être attribuées au maximum de charge de l’année.
Dans les principales mortalités de l’année, celles de l’A. H. du 18-19 juillet, qui suit de près le maximum de charge, l’influence fatale des détensions n’est plus douteuse. C’est surtout aux détensions dans les nuits des 16-17 et 18-19 que doivent être attribuées ces énormes mortalités des 17 et 19 juillet.
C’est incontestablement le minimum absolu de tension atteint dans la nuit du 18 au 19.' juillet, qui produit, ce dernier jour, le maximum général absolu de la mortalité épidémique de l’année.
Puisque nous sommes au cœur de la question, arrêtonsnous-y un instant.
Le déchargement estival, commencé dans les régions tempérées méridionales, y atteint son maximum d’intensité le 4, et y finit le 19 juillet, jour où il atteint les régions de la Belgique. Le 19 juillet donc, les fortes charges méridionales cessent momentanément d’affluer en Belgique, où les charges propres se mettent en branle et s’écoulent.
En 1866, les fortes charges méridionales ont commencé à affluer à partir du minimum absolu de charge delà nuit du 7-8 juillet. Les premières affluences de la nuit du 8-9 furent considérables et provoquèrent les effets épidémiques du 9. Ces affluences grandirent rapidement dans la nuit du 9 au 10, mais surtout dans la journée du 10. Sauf un faible arrêt dans la nuit du 11-12, arrêt qui fut funeste, les affluences continuèrent à grossir régulièrement jusqu’au 14; puis elles diminuèrent, surtout dans les journées du 15 au 16 et du 17 au 18, dans les nuits
des 16-17 et 18-19; c’est à dire continuellement, mais alternativement de jour et de nuit, jusqu’au maximum de détension de la nuit du 18-19. Ce maximum de détension, provenant de l’arrêt dans les affluences méridionales, accusait en même temps la stagnation dans la circulation qui précède la transformation, et celte stagnation produisit les effets les plus funestes de toute l’année, continués jusqu’à la transformation de juillet, jusqu’aux 21 de ce mois.
A partir de ce jour, les affluences méridionales manquent,
la circulation est relativement faible, mais non moins dangereuse, au contraire.
Les affluences méridionales sont fortes et chargent considérablement la circulation, mais elles sont dans la circulation active, et par cela même ne produisent pas des effets funestes proportionnés à leur intensité.
La charge constante de jour, mais en apparence affaiblie, de la double fluctuation du 19 juillet au 1®'' août se présente autrement. Elle n’est pas si affaiblie quelle le paraît, attendu que ses circulations accélérées de nuit sont presque aussi tendues que celles de la double fluctuation du 4 au 18 juillet.
La constance de la charge du jour durant la double fluctuation hebdomadaire du 19 juillet au l®*" août, malgré le déchargement continu des régions mêmes où la charge reste constante, et malgré l’absence d’aflluences méridionales, prouve que le fluide enlevé aux couches superficielles est constamment remplacé par d’égales quantités qui affluent des courants inférieurs et qui se déversent. La double fluctuation, 19 juillet- 1®'' août, est celle des déversements continuels les plus considérables. Le fluide qui arrive des courants inférieurs est moins actif que celui des courants superficiels et son déversement diminue l’activité générale. Le fluide arrivant de courants de plus en plus profonds, ralentit de plus en plus la circulation générale et devient de plus en plus dangereux. Tel est le mou-
vement de la double fluctuation, 19 juillet-1®" août, du déchargement estival le plus profond par déversement continuel dans la circulation superficielle dans nos régions. Tel fut le mouvement qui produisit sans interruption les effets épidémiques les plus funestes de l’année 1866.
Les déversements, favorisés par les circulations détendues de la nuit, eurent généralement lieu dans la nuit. Ils eurent lieu dans les nuits des 24-26, sous l’influence — D du 26 ; 26-27, sous celle — P du 27, et 28-29 par continuation du mouvement bi-diurne, et produisirent les mortalités extraordinaires des 26, 27 et 29 juillet qui comptent parmi les plus fortes de l’année et furent comme telles citées par l'Organe de Mons, avec les deux maxima absolus des 18-19 juillet et 29 août.
C’est la détension qui suit ce mouvement bi-hebdomadaire qui produit la manifestation épidémique la plus régulière de l’année, la deuxième par importance, celle du l®*" août. Le mouvement de détension commence dans la nuit du 29 au 30, il continue du 30 au 31 et atteint son maximum dans la nuit du 31 juillet au 1®'' août. C’est ce maximum de détension qui produit les maxima généraux de la mortalité épidémique dans les chefs-lieux de toutes les provinces de la Belgique.
Le mouvement devient généralement très funeste dès lat veille, 31 juillet; il le devient tout particulièrement dès ce jour à Mons, à Gand et à Liège. Dans cette dernière localité, lemaximum du 31 juillet est le plus fort de l’année. A Bruxelles, les effets principaux sont encore en retard d’un jour.
Le mouvement magnétique et épidémique de la quinzaine 19 juillet-1®'' août continue dans la huitaine du 1®" au 8 août, en s’amoindrissant et en s’éteignant.
Pendant les trois semaines (du 19 juillet au 8 août), le déversement des charges inférieures dans les couches superficielles arrête les affluences des régions méridionales- intertropicales, celles-ci restent chargées. Le déchargement continue
des régions tempérées, réparant incessamment les pertes que font les régions polaires, celles-ci restent chargées également ; ainsi s’établit cet équilibre estival anormal des régions tempérées les plus déchargées et des régions polaires et intertropicales chargées du 6 août, qui précède la transformation du 8-9 août, et se manifeste pour clôturer la transformation dans le phénomène des traînées électriques connues sous le nom d’étoiles filantes, du 10-12 août. Les régions polaires et intertropicales terrestres chargées, réagissant sur les hautes couches atmosphériques, font refluer tout le fluide de ces couches vers les régions atmosphériques tempérées au dessus des régions terrestres déchargées, qui n’opposent plus qu’un minimum d’action au déchargement atmosphérique par traînées électriques. Lejourmêmede ce déchargement est généralement l’un de ceux de la moindre tension du mois. Cette année 1866, la moindre tension après la transformation d’août fut atteinte, comme d’ordinaire, dans la nuit du 11 au 12. La moindre tension qui avait précédé la transformation dans la nuit du 5 au 6 août avait été un peu plus forte sous l’influence du périgée lunaire du 4 août.
La détension du 5-6 continuée par l’A. H. du 7-8 août produisit les effets épidémiques maxima considérables le 7 à Bruxelles, Liège et Mons, et le 8 à Gand, Anvers, Bruges et Namur. Les effets du 7, dus h l’accroissement de charge ou au déversement dans la nuit du 6 au 7, qui suivit le maximum de détension, furent les moindres; la détension qui suivit dans la nuit du 7 au 8 produisit les effets plus considérables du 8. On voit d’ailleurs que les effets furent produits le 8 dans les localités oü l’épidémie était en retard et dans celles des plaines basses à Anvers et à Gand. Les effets maxima furent produits le 7 dans les régions moyennement élevées.
Après le maximum de détension du 11-12 août, après l’A. H. du 15-16 ou même après le maximum absolu de détension du
18 août, le déchargement estival continue simultanément dans les régions polaires et dans les régions méridionales et intertropicales; les affluences méridionales recommencent recrudescentes et forment la deuxième période du maximum de déchargement et delà plus grande énergie épidémique.
Du 11 au 18 août, il y a plus ou moins équilibre ou stagnation relative dans la circulation. C’est surtout durant cet équilibre que TA. H. du 15 produit ses effets principaux le 16 à Gand, Liège, Anvers et Namur, les 15 et 16 à Bruges, et dès le 14, sous l’influence E., à Bruxelles, à Liège et à Namur.
Le mouvement A. H. du 15 août commence le 14 par des phénomènes orageux considérables, comme la plupart des A. H. de juillet et d’août , en plein chargement et déchargement estival. C’est le début orageux du 14 de l’A. H. du 15 août, qui fut si funeste à Bruxelles et probablement aussi à Liège et à Namur.
Dans la journée du 19 et la nuit du 19 au 20 août arrivent les premières fortes charges méridionales et intertropicales sous l’influence — D. Elles sont arrêtées dans la nuit du 20-21, et reprennent plus vivement dans la journée du 21 signalée par des affluences méridionales des plus fortes. Ce sont celles-ci qui s’accumulent et fournissent le mouvement orageux du 21.
Les fortes charges de la nuit du 19-20 août ne provenaient pas exclusivement d’affluences méridionales, mais bien et en majeure partie de déversements. Il en fut de même des dégagements orageux du 21 août. Quoi qu’il en soit, ce sont les fortes charges des 21, 22 et 23 août de l’A. H. du 22 et la détension dans la nuit du 22-23 qui produisirent les effets épidémiques maxima très marquants du 22 août à Liège, Anvers et Bruges, et du 23 à Bruxelles et Gand. Le jour principal fut le 22 de l’A. H. même.
Les fortes charges des 21, 22 et 23 août et leurs conséquences épidémiques, commencent réellement la deuxième période estivale, qui ne s’étend ainsi qu’une semaine en avant et une en
arrière dn maximum du 29 août, et ne dure guère que la quinzaine 22 août 5-6 septembre.
A partir du 22 août les afïluences méridionales croissent rapidement de jour, La charge croît brusquement et considérablement dans la nuit du 24-25, probablement par déversement, sous l’influence de la P, L. du 26; ainsi est atteint le maximum de charge par affluence dans la journée du 26, et par un nouveau déversement dans la nuit du 26 au 27. Ces maxima de charge produisent des effets épidémiques considérables et assez généraux; mais c’est encore cette fois, comme au 18-19 juillet, la détension assez brusque qui suit le deuxième maximum de charge estival, qui produit le deuxième maximum absolu, général et vigoureusement accentué de l’influence épidémique dans son maximum absolu de développement. Les deux maxima de l’influence épidémique, celui du 18-19 juillet de la plus grande intensité et celui du 29 août du plus grand développement de l’épidémie, sont produits identiquement de la même manière. Ils suivent les deux maxima du déchargement magnéto-électrique estival des 15 juillet et 26 août, renseignés page 210 du Manifeste, qui les engendrent. Ils se prononcent durant la première accélération hedomadaire ordinaire avec détension brusque et considérable qui suit les plus fortes charges.
Ce sont de très fortes hausses brusques dans les intensités magnétiques dans la journée du 3 au 4 (affluences), dans la nuit du 4 au 5 (déversement) et dans la journée du 5 qui provoquèrent les effets généraux considérables très nets du 5 septembre.
La hausse brusque de la température dans la nuit du 4 au 5 sepiemhre , positivement due au renfort apporté par la plus grande déclinaison lunaire boréale -f- D à l’A. H. du 6, avancée au 5, et qui a produit la recrudescence de la mortalité épidémique de ce jour, qu’elle accuse des affluences méridionales ou un déversement, n’en est pas moins une des plus remarquables de l’année. (Voir page 210 du Manifeste.)
Les effets du 8 sont dus à la détension forte et brusque survenue dans la nuit du 7 au 8 septembre.
A partir de TA, H. du 6 septembre, les A. H. des 14-15, 20 et27- 28 septembre sont mieux accentuées par les diminutions brusques dans les mortalités des jours suivants, c’est h dire dans le mouvement visible d’extinction, que dans l’élévation du chiffre de la mortalité du jour A. H. même. C’est là le caractère de la période épidémique de l’extinction ou du déchargement continu des surcharges déversées et de la reprise de l’état normal-, comme les hausses brusques des chiffres de la mortalité croissante dessinent la période du développement du mal ou de l’établissement de la surcharge.
Les positions lunaires concentrantes -{- D des 4 et 30 septembre, la N. L. du 9 et -j- E. du 10 produisent les dernières fortes circulations : de jour, les 4, 5, 6 et 7 septembre (A. H. du 6), le 9, les 28, 29 et 30 septembre (A, H. du 27-28 septembre, qui commence le 27 avec le périgée lunaire); de nuit, les 4-5, 5-6, 6-7, 8-9, 9-10, 27-28, 28-29, 29-30 septembre et 30 septembre-1" octobre.
J’ai déjà dit que je pensais que la hausse brusque dans la charge de nuit du 4-5 septembre me semblait devoir être attribuée à un déversement, j’en f)ense autant de celles des nuits des 8-9 et 27-28. Tout ce que j’ai dit plus haut de la hausse si remarquable de la charge dans la nuit du 4-5 s’applique à celle du 27-28. Également remarquables, également brusques et considérables, également dues aux influences lunaires concentrantes, elles produisirent les principaux effets réguliers des 5 et 27-28.
On remarquera en effet que les A. H. de se{)tembre, renforcées par les positions lunaires concentrantes qui fournissent des hausses et des baisses brusques et) considérables dans les charges magnéto-électriques, mieux dessinées, le sont surtout mieux en septembre 1866.
On remarquera aussi que la plus grande déclinaison lunaire australe du 18 septembre produit les moindres charges, tensions magnétiques et températures du mois de septembre, dans la journée du 17 et dans la nuit du 17-18, comme la position opposée, la plus grande déclinaison lunaire boréale, produit les plus fortes charges ou tensions magnétiques et températures du même mois de septembre.
Les détensions des 7-8 et 17-18 septembre produisent les effets épidémiques irréguliers, mais bien dessinés, comme les charges et tensions des 4-b et 27-28 fournissent les effets réguliers et non moins bien dessinés des A. H.
Voilà des objets positifs dont tout homme de bonne foi pourra vérifier\)ar lui-même la rigoureuse exactitude. Les princes et sénateurs de la science pourront les offrir en holocauste à leur fétiche, à leur dieu hasard, comme ils l’ont fait des nombreux phénomènes de météorologie et de physique du globe que j’ai tirés de leur propres observations et que je leur mis sous les yeux dans le Manifeste pour leur prouver qu’ils niaient des choses évidentes.
C’est à vous, lecteur, à savoir si votre santé ne vous est pas assez chère pour vous engager à examiner de plus près le grand féticlîe devant lequel vos princes et sénateurs vous obligent à vous courber.
Le déchargement de la dernière circulation, fortement renforcée par 4- D du 30 septembre, amena la remarquable détension A. H. du 4 octobre, qui débarrassa généralement le pays de ses surcharges dangereuses; mais en produisant un retour offensif épidémique général très bien marqué.
Les positions lunaires concentrantes E et N des 7 et 8, qui suivent de près l’A II. du 4 octobre, et tombent au milieu de la semaine 4-11 , et par conséquent dans les jours des plus grandes concentrations, renforcèrent celles-ci et arrêtèrent ainsi le débarras définitif de la circulation de ses surcharges »
mais la circulation ne fut concentrée et le déchargement ne fut arrêté que du jour. Ce fait, accusé par les maxima de température du jour et les minima de la nuit les 6, 7, 8 et 9 octobre 1866, est extrêmement remarquable et d’ailleurs caractéristique.
Ainsi, tandis que dans la nuit du 6 au 7 octobre sous l’influence — E., la température tombe brusquement de 13° 8 à 6° 6, en diminuant de 7° 2, elle augmente au contraire de 1° dans la journée suivante du 7 octobre. Tandis que la circulation se détend brusquement et énormément dans la nuit du 6 au 7 octobre, elle reprend toute son intensité dans la journée suivante du 7, et dépasse de 1° la température de la veille 6 octobre. Le même fait de la détension nocturne et de la charge du jour se soutient le 8, c’est à dire le jour de la N. L. et le lendemain ou surlendemain (les données thermométriques du 9 me manquent), la circulation du jour se détend brusquement et plus encore que celle de nuit du 6 au 7.
La N. L. équatoriale vers son apogée, le 8 octobre, renforça donc extraordinairement la circulation du jour par arrêt et concentration, etla détendit brusquement la nuit. Ce sont là en effet les actions que la N. L. doit exercer ordinairement, bien que ces actions ne soient pas toujours aussi fortement en relief dans les faits que pour la P. L. du 8 octobre 1866. La N. L. doit produire la concentration de la circulation magnéto-électrique terrestre en effectuant avec le soleil son passage supérieur au méridien; l’effet contraire sera produit à son passage inférieur, et ces effets du jour et de nuit constitueront une double oscillation souvent très bien dessinée par la différence entre les températures maxima du jour et celle minima de la nuit. Ainsi les 5 et 6 octobre 1866, cette différence était de 4°; les jours suivants 7 et 8 (N. L.) elle est de 12°, et les 10 et 11 elle
reprend sa valeur ordinaire de 6° à 7°.
LA. H. du 11 octobre, qui est celle de la transformation
d’octobre, continuant la détension qui suivit la N. L. du 8, lui fit atteindre son maximum.
La détension dans la nuit du 11-12 octobre fut considérable. Celle du 3 au 4 n’avait amené la température qu’à 11° 9; dans la nuit du 11 au 12 octobre elle descendit à 3° 7 ; différence 8° 2. Au début de l’A. H. suivante du 18, dans la nuit du 16 au 17, la température s’abaissant encore une fois brusquement, descendit de un degré plus bas encore que le 11-12 et atteignit 2° 8.
Les détensions des A. H. des 4, 11 et 18 octobre débarrassèrent la circulation, sinon de toutes ses surcharges, au moins de celles épidémiquement dangereuses. Les A. H. des 4, 11 et 18 octobre sont celles de l’extinction définitive de l’influence épidémique. On peut considérer celle-ci éteinte par l’A. H. avec transformation mensuelle du 11 octobre, qui commence sous l’influence de la N. L. du 8, et se prononce pour son propre compte les 9 et 10 octobre.
Si les détensions des 4, 11 et 18 octobre ont enlevé à la fin de l’année 1866 son caractère épidémique, elles lui en ont donné d’autres météorologiques et physiques des plus remarquables; mais ces nouveaux caractères n’appartiennent que subsidiairement à ce travail. Ils y appartiennent en ce sens qu’il témoignent tous de violents efforts de rétablissement de l’équilibre magnéto-électrique terrestre troublé par les déversements de 1866; mais cette fois c’est l’atmosphère qui entre en jeu.
Tout n’est pas dit, même pour les déversements, après le 18 octobre; mais les derniers déversements deviennent des irruptions brusques de plus en plus volcaniques; ils sont disséminés ou locaux et provoquent à la surface du globe des échanges brusques de fluide dans des mouvements atmosphériques tempétueux.
Ces mouvements sont renforcés et dominés par les charges des hautes régions atmosphériques ; charges exceptionnellement
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