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fortes dans les années des déversements 1864, 1865 et 1866, comme il est établi dans le 3® volume du Magnétisme, chapitre XXV, Des Étoiles filantes, pag. 524-527, et particulièrement dans les §§ 1754-1763. Ces charges doivent revenir vers la circulation terrestre immédiatement après que les déversements cessent et que la circulation superficielle du globe est débarrassée.
« Les dernières apparitions extraordinaires d’étoiles filantes « coïncident d’une manière remarquable avec les époques des « derniers mouvements du système magnétique mobile ; » dit le § 1755 du 3® volume du Magnétisme, publié en 1858.
« Les déplacements ont eu lieu à la surface du globe « en 1832 et en 1849. Le prochain déplacement se fera en « mil huit cent soixante-six. Ces dates sont significatives ; » dit le § 1757.
« Le déversement du fluide en 1832 fut suivi d’une appari- « tion extraordinaire et magnifique d’étoiles filantes qui eut « lieu dans la nuit du 11 au 12 novembre, après la transforma- « tion du mouvement de ce mois. »
« Le déplacement superficiel de 1849 fut suivi et signalé « extraordinairement par des apparitions d’étoiles filantes au cc mais de novembre 1849 et au mois d'août 1850; » ainsi s’expriment les §§ 1161 et 1762.
Était -il difficile de conclure de là que les plus prochaines apparitions extraordinaires d’étoiles filantes auraient lieu aux époques ordinaires de novembre 1866 et d'août 1867 ?
Serait-ce trop de présomption que de croire que le chapitre XXV du 3® volume du Magnétisme, intitulé Des Étoiles filantes, qui date de 1858, fort connu et, j’aime à le croire, assez apprécié, ne fut pas absolument étranger à la prédiction réalisée des pluies d'étoiles du mois de novembre 1866 et de celles du mois d’août 1867 en perspective?
Quoi qu’il en soit, si j’avais un nouveau larcin à signaler, je
ne me plaindrais pas; attendu que dans les régions les plus savantes de la terre une voix s’est élevée assez courageuse pour dire, awecle Manifeste, à propos d’étoiles filantes : « Vos pierres « cosmiques pour apparaître comme elles le font, devraient « avoir des mouvements rétrogrades et il ne saurait y avoir de « mouvement rétrograde planétaire dans le système solaire » (pag. 238 du Manifeste).
Pendant que dans certaines régions les piejres cosmiques perdaient beaucoup de terrain, dans d’autres régions, au contraire, il se fit des efforts convulsifs de réhabilitation de ces météores, qui semblent tenir au cœur de presque tous les savants de l’Europe, comme si la question d’être ou de ne pas être de tout le système scientifique actuel y était attachée.
Il est bien certain que si sir J, Herschell ou le général Sabine voulaient reconnaître publiquement les étoiles filantes du chapitre XXV, comme le père Secchi a reconnu les aurores boréales du chapitre xxiv du troisième volume du Magnétisme, celui-ci aurait bien lestement mis à leur place, c’est à dire à un demisiècle en arrière, les efforts convulsifs de M. Leverrier et autres en faveur des pierres cosmiques, efforts devant les produits desquels les épicycles pâliraient.
Qu’on me pardonne cette courte digression, toute d’actualité, et qui n’a que de faibles points de contact avec la question que je traite en ce moment ; si toutefois on peut ne pas assigner une grande importance au fait capital qui signale le plus positivement la fin du déversement et .l’enlèvement des surcharges magnéto-électriques terrestres qui en étaient résultées et qui avaient produit des effets si désastreux.
Les effets tempétueux produits tous les jours A. H. et à toutes les époques lunaires, à partir de la transformation du 11 octobre jusqu’à celle du 10-11 novembre, et la décharge des hautes régions atmosphériques qui suivit cette dernière transformation le lendemain ou le surlendemain, ces effets un instant calmés
après cette décharge, reprirent bientôt, mais avec une nouvelle modification d’allure.
Les hautes régions atmosphériques étant plus ou moins débarrassées appelèrent à la surface du globe, mais avec une vivacité croissante et dans des mouvements de plus en plus brusques et volcaniques, les quantités encore çîi et là en arrière, mais rapprochées de la surface, et, comme de coutume, ces mouvements brusques furent précédés, accompagnés et suivis d’orages et de tempêtes.
Les plus remarquables de ces mouvements furent ceux des A. H. de clôture de l’année magnétique 1866 du 13-14 décembre et d’ouverture de l’année 1867 du 28 décembre et du 3-4 janvier.
Les orages des 13 et 28 décembre , à Mons et à Bruxelles et dans beaucoup d’autres endroits, furent de véritables décharges électriques du sol dans l’atmosphère. Ils étaient de ces orages qui, quand ils sont un peu forts et étendus, produisent des tremblements de terre.
Je crains que les tremblements de terre des 2, 3 et 4 janvier de l’A. H. du 3-4 n’aient une tout autre signification que les orages généraux volcaniques des A. H. des 13 et 28 décembre et le tremblement de terre parisien de l’A. H. du 14 septembre, tous indices de clôture du déversement des années 1864, 1865 et 1866.
Ces indices sont-ils concluants? Pas d’une façon absolue. Il est d’autres indices qui prouvent que le mastodonte, comme je disais familièrement dans mes lettres au colonel Brialmont, n’est pas guéri; car même, après les détensions si vigoureuses de l’A. H. du 3-4 janvier, de celle, bien autrement vigoureuse, du 19 janvier renforcée par la P. L. du 20, il y eut des retours de chaleurs anormales qui ne peuvent encore provenir que de circulations anormalement renforcées. Elles le sont probablement par les affluences des régions intertropicales et australes.
régions où les déversements ont dû se compléter jusqu’à la fin de l’année magnétique 1866 jusqu’au 13-14 décembre de cette année et où, en effet, eurent lieu les principales irruptions volcaniques et tremblements de terre des 2, 3 et 4 janvier.
Nous verrons ce que le point de concours quadriennal qui passera la vallée europo-asiatique par 57° 30 de longitude orientale de Paris vers le 13 avril, dégagera dans nos régions, dans l’A. H. du 11, et ce qu’il nous amènera à son propre passage sur l’arête méridienne europo - africaine par 16° 30 de longitude orientale de Paris.
Je viens de détailler les fluctuations magnéto-électriques de l’année 1866 avec leurs conséquences immédiates météorologiques et épidémiques, comme j’ai détaillé celles de 1865 dans le Manifeste.
Bien que l’année 1865, comme année de passage quadriennal, soit bien différente de celle de 1866, année de non-passage, le détail de la première, fait avant que la seconde fût commencée, fournit la plupart des mouvements marquants que je viens de signaler, comme le lecteur peut s’en assurer en consultant les pages 126, 127 et 128 du Manifeste.
« La circulation du mois de juillet est la plus chargée; il y a « évidemment du fluide déversé dans cette circulation. L’accé- « léralion hebdomadaire du 4 juillet est accusée par un mini- « mum de nuit ; celle du 11 par des minima de nuit et de jour; « celle du 17 (en avance d’un jour), ordinairement remarquable, « mais exceptionnellement remarquable, en 1865 (1), fournit les « plus fortes charges dans la circulation magnéto-électrique « et les plus fortes températures de nuit et de jour de l’année : « 31“ 8 et 25“ 9; aussi ces charges firent-elles assez de bruit « dans tout le nord de l’Europe. De mémoire d’homme et
(L Comme en 1863, 1864 et en 1866.
<c peut-être depuis un siècle, il n’y avait pas tonné aussi « fortement. »
Voilà ce que je disais dans le Manifeste six mois au moins avant que les 17, 18 et 19 juillet 1866 acquissent l’importance épidémique fatale qui résulte des chiffres du tableau IV.
Je disais encore page 127 du Manifeste :
« L’accélération hebdomadaire du 25 juillet produisit une <c détension. La fluctuation du 25 juillet au 1®'' août aboutit à la « triple fluctuation d’étendue du l®''au 22 août. »
C’est bien là la triple fluctuation plus faiblement épidémique qui sépare les 18 juillet et 29 août, et qui résultera mieux d’un résumé du tableau IV (plus loin) que de ce tableau lui-même.
« Le maximum du 29 août, celui du 6 septembre, les minima « du 13 et du 20, et le maximum du 27 septembre, encadrent « les fluctuations et sont assez explicites, » ces paroles du Manifeste (page 127), écrites en 1865 à la vue des observations thermométriques de cette année, ne s’appliquent-elles pas mot pour mot à celles de l’année 1866? C’est que ce sont là les grands traits peu variables de la circulation annuelle.
Vous trouverez encore page 127 du Manifeste :
« Quel doute, en effet, pourrait se maintenir devant les mi- « nima et les maxima de tension produits par accélération les « 3, 30 janvier, 8, 15, 22 février, 14, 21, 28 mars, 4, 11, 18, « 24 avril, 9, 17, 24, 31 mai, 22, 29 jum, 4, i8 juillet, 1, « ^ ^et ^août, ^ 8, 15 et ^.septembre? »
Pages 129 à propos des influences lunaires, on trouvera :
« Pour fortifier sa conviction au sujet de celles-ci, il (le lec- « teur) consultera encore avec fruit les observations météoro- « logiques des 1, 16 janvier, 8, 14 février, 31 mars, 14 avril, « 12 juin, ^juillet, 16, ^ août (brusque et considérable), « 9 septembre, 22 novembre et 21 décembre 1847. »
Les dates sous-barrées le sont dans le texte du Manifeste pour renseigner les N. et les P. L. qui ont produit les effets météo-
rologiqiies les plus considérables. On comprendra aisément mes lettres h Brialmont, où je signalais d’avance les effets épidémiques que devaient provoquer les N. L. des ^juin, juillet et 9 septembre, prévisions qui furent si exactement réalisées. On admettra bien aussi que les effets météorologiques de 1847, reproduits météorologiquement et épidémiquement en 1866 au bout du cycle lunaire de 19 ans, les 27 juillet et 26 août, jours des principales P. L. de l’été, ont quelque valeur probante.
Le tableau IV est trop compliqué pour bien montrer le mouvement épidémique dans son ensemble et pour tout l’été 1866. Un résumé du tableau IV dessinera mieux ce mouvement d’ensemble.
On peut résumer le tableau IV en n’y conservant que les maxima hebdomadaires de la mortalité; mais le mouvement épidémique général se dessinera mieux, si aux maxima hebdomadaires on substitue les moyennes mortalités des semaines magnétiques dont les maxima hebdomadaires occupent les centres. Ces semaines sont celles des ; 17-23 (20), 24-30 (26) juin, l'='--7 (4), 8-14 (11), 13-21 (18-19), 22-28 (2o-26) juillet, 29 juillet- 4 août (1«^ août), 5-11 (8), 12-18 (15), 19-25 (22) août, 26 août- 1" septembre (29 août), 2-9 (6), 10-17 (14), 18-24 (20) septembre, 25 septembre-l®" octobre (27-28 septembre), 2-8 (4) et 9-15 (11) octobre.
Le tableau V suivant renferme les moyennes mortalités pour ces semaines dans les chefs-lieux des provinces de la Belgique; il résulte du tableau IV réduit h ses maxima hebdomadaires, auxquels j’ai substitué les moyennes mortalités des semaines ci-dessus.
Tableau V
Résumé du tableau IV, ou mortalités moyennes dans les semaines magnétiques dont les dates des accélérations hebdomadaires ordinaires occupent les centres.