Le choléra
A la suite de la dernière épidémie cholérique de 1865-1866, qui n'est pas encore éteinte partout, la science a fait de nombreux et louables efforts, non seulement pour combattre le fléau, mais aussi pour en prévenir le retour.
La plupart des gouvernements européens, émus à l'aspect du danger que t^ouraient les populations, se rendirent à ses vœux, et firent faire sur les lieux d'où Ton supposait le mal originaire, une enquête par une Commission internationale, qui devait aviser aux moyens d'étouffer l'épidémie dans son germe.
Jusqu'ici les efforts de la science et ceux des gouvernements n'ont abouti à aucun résultat. La question de l'épidémie cholérique reste donc entière, au moins en ce qui concerne sa nature et son origine.
Le danger n'étant pas encore si loin que le zèle des investigateurs puisse être refroidi (si tant est qu'il doive se refroidir avant que la question ait reçu sa solution complète), j'ose espérer que Ton voudra bien examiner sérieusement et loyalement les preuves nombreuses et palpables que j'ai accumulées dans ce travail, pour établir définitivement, comme je l'ai annoncé dans mon ouvrage sur le magnétisme du globe, en 1851,
et comme je Tai répété depuis dans toutes mes publications, que le choléra, de même que toutes les épidémies et maladies générales, ainsi que tous les grands phénomènes de physique et de physiologie du globe, sont le résultat de grandes révolutions physiques qui ont leur origine dans les mouvements magnétiques provenant de déplacements des systèmes magnétiques du globe.
Tespère que le lecteur, après un examen sérieux et attentif de ce travail, sera pleinement édifié sur Torigine et sur le principe actif des épidémies cholériques. Afin qu*il ne se laisse pas détourner de l'examen des preuves que je lui soumets, par les préventions qu'on lui a inspirées contre les idées théoriques, alors même que ces idées conduisent aux résultats les plus positifs et les plus utiles, je le préviens que les preuves qui constatent que l'épidémie cholérique a son origine dans un grand phénomène de la physique du globe, sont indépendantes de toute espèce de théorie, et qu'elles reposent sur une simple analyse de faits officiellement recueillis. Ces preuves résultent de la constatation des mortalités, faite jour par jour (d'après les registres de l'état civil), dans les localités les plus éprouvées de la Belgique, en 1866.
Ces mortalités affirment positivement : 1^ que l'action cholérique est intermittente ; i"" que ses intermittences sont simultanées ; c'est à dire que si l'action a ses instants de vigueur et de recrudescence bien accentués, séparés par des intervalles de repos, ces instants de vigueur et de recrudescence sont les mêmes dans toute la contrée ou elle sévit^ qu'ils furent les mêmes dans toute l'étendue de la Belgique en 1866, au centre, à l'est et à l'ouest, au nord et au sud, à Bruxelles, à Liège, à Gand, à Anvers et à Arlon ; 3"^ que le mal frappe non seulement partout le même jour, mais encore avec la même énergie relative et absolument de la même manière; qu'ainsi l'influence cholérique générale, intermittente et simultanée doit être incessamment en
communication avec sa source vamble, pour subir instantané^ ment et incessamment les mém^s modifications qu'à sa sourcQ même.
I^e lecteur de bonne foi trouvera dans mon livre la preuve de ces faits. Dès lors, il abandonnera tout.e idée de cont^^ion, d'importation çt d'exportation de Tinfluepce cholérique. Il verra que les jours de recrudesceacejé|iidémiq^e9ont ceux des, ^rand3 changements brusques et anormaux dans la climature et dans les éléments météorologiques et, réciproquement, que tous les jours sa7is exception des grands changements brusques et ai^oripaux dans les éléments ipétéorologiques sont extraordiqaireqient funestes en temps d'épidémie cholérique. II en résulte évidemment que, si les phénçtmëpes épidémiques ne dépendent pas de ceux de la météorologie, les uns et les autres ont au moins une origine commune.
En poussant plus loin ses investigations, le lecteur recounattra^ à la façon dont se manifei^te l'épidémie et dont elle agit pendant toute sa durée, que Yinfluence cholérique doit tomber du ciel ou sortir de la terre, non seulement à ses débuts, mais encore à chacune de ses nombreuses recrudescences.
Son choix entre ces deux origines possibles sera bientôt fait.
Aucune considération, aucune appréciation adrnise aujourd'hui dans les sciences physiques et physiologiques, ne sauraient expliquer l'origine et l'action de l'épidémie cholérique tplle qu'elle se présente dans les faits, c'est à dire comme un accident climatérique momentaiié pu comme un pbénomèpe analogue de même provenance.
Les seuls agents naturels auxquels on pourrait attribuer une certaine influence, les vents ne servent pas même à propager l'influence cholérique. La raison en est toute simple. S'ils propageaient cette influence, où la prendraient-ils? — Comment soufileraient-ils du foyer vers tous les points de l'horizon? — Pourquoi ne laisseraient-:ils des traces de leur passage que
dans quelques localités? — Et comment choisiraient-ils ces localités de la façon en apparence la plus bizarre?
L'impossibilité de répondre à ces questions prouve suffisamment que l'hypothèse du transport des miasmes cholériques par le vent doit être écartée comme absurde.
Il n'est pas admissible non plus qu'il pleut du poison cholérique ou des animalcules vénéneux. En effet, où les pluies trouveraient-elles ces poisons et ces animalcules? Les pluies, il est vrai, sont parfois accompagnées de choses étranges, mais jusqu'ici personne n'a soutenu que ces choses avaient une origine atmosphérique. Tout le monde sait, au contraire, qu'elles proviennent uniquement du sol.
La vérité est que les miasmes, les poisons et les animalcules sont de pauvres inventions physiologiques auxquelles on a dû recourir, parce qu'on était dans l'impossibilité d'expliquer rationnellement l'origine et le mode d'action du choléra.
Les vents, les pluies et les orages sont si peu favorables à la propagation de l'influence cholérique, qu'il est parfaitement, constaté que cette influence s'exerce surtout à l'abri de toute agitation de l'atmosphère. Elle se complaît dans une atmosphère calme, immobile, incapable de rien transmettre ni transporter, mais très capable de s'échauflfer sur place, et de conserver la chaleur concentrée jusqu'à ce qu'elleproduisedes températures exceptionnellement fortes.
Écartons, comme je l'ai fait dans le Manifeste, le soleil comme producteur des grandes variations thermométriques extraordinaires, qui font souvent hausser la température quand le soleil s'éloigne et la font baisser quand il se rapproche.
Les fortes températures extraordinaires et anormales que l'observation constate en coïncidence avec les coups les plus funestes de Tépidémie, et qu'ainsi elle accuse comme complices, sinon comme génératrices du mal, ne pouvant pas être attribuées à la chaleur solaire, et ne pouvant pas non plus être
originaires des hautes régions atmosphériques où il fait froid, ne sauraient provenir que de l'intérieur de la terre, où réellement la température crott avec la profondeur sous le sol.
La confirmation de ce qui précède et la démonstration complète de ma théorie sur l'origine et la propagation des épidémies se trouvent dans l'ouvrage que je livre aujourd'hui à l'appréciation du public.
Après avoir pris connaissance des faits et s'être formé une conviction solide sur l'origine physique et climatérique et sur la source probable du mal cholérique, le lecteur voudra peutêtre examiner avec moi de plus près la cause réelle de ce mal, et fixer définitivement et irrévocablement ses idées sur ce point.
Cette cause est la magnéto-électricité terrestre!
Si vous connaissiez celle-ci, lecteur, nous serions d'accord d'emblée sur l'origine des épidémies.
Dans ce cas, j'aurais pu supprimer une partie des preuves qui surchargent mon travail et le réduire de moitié, tout en le rendant deux fois plus clair. J'aurais pu vous épargner la reproduction de principes scientifiques fondamentaux déjà exposés plusieurs fois, et m'abstenir de vous donner des détails trop nombreux et trop minutieux, mais indispensables vis-à-vis d'une malveillance persistante, en quête d'exceptions pour infirmer des règles évidentes, et d'objections futiles pour jeter du trouble et du doute dans votre esprit.
L'ignorance dans laquelle vos maîtres vous ont laissé au sujet de la magnéto-électricité terrestre et de ses conséquences ne nous empêchera pas, je l'espère, de nous entendre au sujet de l'origine réelle du choléra et de toutes les épidémies. Les faits parlent cette fois trop haut et trop clairement et la question vous touche de trop près.
Ces faits qui constatent l'intermittence et la simultanéité de l'action épidémique variable, continue, incessamment en communication avec sa source, accusent aussi la nature de celle-ci.
Voici comment : dès 18S8, j*ai signalé, dans le troisième volume du Magnétisme^ les fluctuations périodiques permanentes dans la circulation du fluide magnétique qui se fait à la surface du globe de pôle à pôle. Ces fluctuations commencent et finissent à des jours fixes, qui les encadrent, et qui sont espacés d'une semaine. Les jours d^encadrement des semaines magnétiques sont ceux des plus grandes activités et des moindres tensions des courants. Ils se trouvent déterminés dans le Manifeste du magnétismey publié avant l'apparition du choléra en Belgique. Or, les jours exceptionnellement funestes de ce fléau coïncident tous incontestablement avec les jours i encadrement des semaines magnétiques, sauf quelques jours supplémentaires signalés également dans le Manifeste, et qui, coïncidant avec les positions marquantes de la lune, confirment 'encore une fois l'inâuence de cet astre, influence que j'ai, du reste, constatée par des faits nombreux sur lesquels les savants ont gardé jusqu'ici un silence prudent.
La période épidémique estivale de 1866 s'étendant du 22- 23 mai au 11 octobre comprend vingt et un jours d'encadrement des semaines magnétiques; ces vingt et un jours, les deux pleines lunes, les deux nouvelles tunes et les deux périgées des mois de juillet et d'août, c'est à dire des deux mois du cœur de la période épidémique la plus intense, furent les vingt-sept jours des recrudescences violentes de l'épidémie, qui ne frappa que ces jours et de façon à ne pas permettre le moindre doute sur son action i'eôrudescente.
La réaction. scientifique ne poussera pas l'impudence jusqu'à prétendre que le hasard ait pu être seul en jeu cette fois, ou que l'auteur du Magnétisme ait pu deviner les vingt-sept jours de recrudescence du mal épidémique en 1866 ; mais elle ergotera sur l'importance, sur la simultanéité et la généralité de l'action, sur les quelques exceptions que les statistiques signalent, sur la valeur des documents, etc., etc.
Il me sera facile de répondre à ces objections sans portée et sans valeur. La seule satisfaction que ne me donneront pas les coteries scientifiques attaquées de front par mes théories, c'est de discuter ouvertement et franchement ces théories auxquelles les faits ont donné raison, en attendant que les académies daignent s'en occuper.
L'indifférence ou la malveillance systématique dont j'ai eu à me plaindre n'ont heureusement exercé aucune influence sur mon ardeur h compléter l'œuvre commencée il y a vingt-cinq ans et à laquelle j'ai consacré toutes mes ressources, toutes mes forces physiques et morales. C'est au milieu de difficultés matérielles très grandes, d'ennuis sans nombre et de vives soufflrances provoquées par ma santé ruinée, que j'ai pu terminer le nouveau travail dont je livre le sort à la juste appréciation du public.
Ce travail est divisé en plusieurs chapitres.
Les deux premiers chapitres sont une Introduction.
Dans le troisième, intitulé Preuves, le lecteur trouvera exposés et discutés avec le plus grand soin, tous les faits qui servent de justification à mes idées.
Le chapitre suivant, intitulé Développement, confirme celui des Preuves, en ce sens qu'il montre que les jours d'extension du mal sont les mêmes que ceux des recrudescences, ce qui était évident à priori , et que les uns comme les autres coïncident avec les jours d'encadrement des semaines magnétiques.
Je vous demanderai grâce pour la longueur du chapitre V, intitulé Propagation, qui constitue une étude complète et détaillée du genre géologo-magnétique et vital. Les phénomènes épidémiques m'ayant permis d'étudier en détail la volcanicité épidémique de la Belgique en 4866, vous comprendrez sans peine que je ne pouvais pas laisser échapper une pareille occasion d'établir cette volcanicité. La carte jointe à ce travail facilitera la lecture et Tintelligence du chapitre V.
La propagation du choléra défiait, disait-on, toute espèce d'investigation scientifique. J*ai tenu à honneur de démontrer qu'il n'en était rien. On verra que, loin d'être inextricable, la marche de l'épidémie n'est même pas difficile à suivre, et qu'elle apporte dans la solution de la question un contingent de preuves des plus remarquables.
Les phénomènes épidémiques renseignant pleinement tous les grands mouvements magnétiques si importants de l'année 1866, j'ai cru nécessaire, en développant ceux-ci, d'attirer l'attention sur leurs conséquences volcaniques, aurorales et surtout orageuses, sur leur origine commune avec les phénomènes épidémiques et sur leur action réciproque. Les détails dans lesquels je suis entré à ce sujet ont allongé beaucoup le chapitre V. J'espère que le lecteur trouvera l'abondance de ces détails suffisamment justifiée par l'intérêt qui s*y rattache.
J'eusse pu les étendre encore, sans que cet intérêt diminuât sensiblement. Je me proposais même de le faire dans une note; mais le développement qu'aurait pris ce travail m'y a fait renoncer. Je le regrette cependant, car les faits nouveaux arrivés à ma connaissance corroborent d'une manière remarquable ceux que j'ai exposés dans le chapitre V. J'ai mis en relief, dans ce chapitre, les mouvements orageux qui ouvrent, les 27 et 28 juin, toute la période volcano-épidémique intense, etqui clôturent, les 27-29-31 juillet et 27-28 août, les deux périodes intenses dans les accélérations magnétiques hebdomadaires ordinaires oix régulières des 26-27 juin, 31 juillel-1*' août, et 29 août renforcées par les pleines lunes des 28 juin, 27 juillet et 26 août, toutes époques magnéto-électriques ordinaires principales du déchargement estival, déterminées ^avance comme telles dans la Manifeste; toutes désignées, prévues et annoncées (f avance comme devant se signaler extraordinairement par leur volcanicité épidémique et orageuse. Les faits nouveaux venus à ma connaissance, après l'impression du chapitre V, corroborent non
seulement tout ce que j*ai dit sur les trois mouvements magnéto-électriques ordinaires renforcés de Tété 1866, simultanément si volcano-épidémiques et si orageux, mais ils complètent aussi toutes les autres coïncidences magnéto -électriques, volcano-épidémiques et orageuses de moindre importance, si bien que, depuis les 29-31 juillet jusqu'au mouvement d accélération ordinaire équinoxial du 21 septembre, toutes les accélérations hebdomadaires ordinaires des 7, 14, 21 et 28 août, 8, 15 et 21 septembre furent non seulement toutes exceptionnellement épidémiques, mais aussi toutes sans exception orageuses.
Il est constaté en outre que les positions lunaires les plus marquantes des 7 juillet {pé), 4 août (pé) et 10 août (N. L.) qui fournirent des mortalités recrudescentes et qu'il faut joindre à celles des P. L. des 28 juin, 27 juillet et 26 août, furent également orageuses. Ce qui fait, je le répète, que la coïncidence des huit mouvements magnéto-électriques ordinaires des 31 juillet, 7, 14, 21-22, 27-28 août, 8, 18 et 21 septembre et des trois mouvements extraordinaires lunaires des 4 et 10-11 août et 8 septembre avec les phénomènes volcano-épidémiques et orageux fut complète depuis le 31 juillet jusqu'au 21 septembre, ou pendant toute la seconde moitié de la période épidémique intense, celle du dégagement dans l'atmosphère de la surcharge magnéto-électrique et de la destruction de l'influence épidémique.
Tout récemment, pendant que je terminais ce travail, une des dates qui y jouent un rôle important se distingua extraordinairement. Elle avait été principale en 1868, elle le fut encore en 1867. C'est celle de l'accélération hebdomadaire du 18 août. Renforcée cette année par la P. L. du 18 même, ses efi'ets furent culminants et généraux, et se signalèrent volcano-épidémiquement et orageusement dans toute l'Europe, plus particulièrement dans les régions les plus vol-
caniques de l'Italie, mais également dans celles où il y avait une surcharge souterraine en arrière. Ces surcharges, se faisant jour dès le 14, se manifestèrent par des chaleurs extraordinaires maxima absolues de Tannée, qui atteignirent leur point culminant lelS et se dégagèrent avec éclat dans toute TEurope le 16. II y eut ce jour des orages à Naples, Salzbourg et Londres, etc. Les 14, IS et 16 août furent ainsi les jours les plus généralement et les plus violemment volcano-épidémiques et orageux de Tannée 1867.
Le lecteur le moins bienveillant se rendra à l'évidence de ces faits, et suivra avec intérêt les ondes ou les expansions souterraines, les éclairs et les orages volcano-épidémiques, qui, courant défaite en faite et de vallée en vallée, faisant explosion dans les régions nodales, y décimant les populations avant de se dégager et d'éclater bruyamment dans des orages atmosphériques et de fondre sur les campagnes, ont exercé tant de ravages en Belgique dans les grands mouvements prévus des 27-28 juin, 17-19, 27-29-31 juillet et 26-29 août 1866. Après cela il me pardonnera sans doute la longueur du chapitre V, et me saura gré d'avoir fait de ce chapitre une avantthéorie suffisamment complète de la simultanéité des phénomènes magnéto-électriques et de leurs dépendances immédiates principales volcano - épidémigues et orageuses, de leur corrélation et coexistence et des conditionsde cette coexistence.
Je comptais également, dans une note, revenir avec quelques développements sur la magnifique apparition de traînées électriques ou d'étoiles filantes de la nuit du 13 novembre, dans laquelle les hautes régions atmosphériques se sont débarrassées de la surcharge qu'elles avaient reçue durant les années volcano-épidémiques 1863-1866, phénomène qui vérifie d'une façon si remarquable les prévisions du chapitre XXV du 3« volume du Magnétisme^ pages 526 et 527. Mais la crainte d'augmenter le volume de mon travail et de trop en diversifier la
matière, m*oat fait renoncer à ce projet. Les pierres cosmiques m perdront rien pour attendre un peu.
^importance du chapitre V a beaucoup diminué oeUe du chapitre VI, intitulé Localisation.
Jusqu'ici, lecteur, nous avons marché ensemble sur le terrain connu, oii j*ai essayé de vous conduire plus d'une fois déjà. Dans le chapitre VII, intitulé Chimie, vous trouveree quelques considérations nouvelles. Ce "Sont les prémisses de la chimie rationnelle ou de la physique des éléments.
Le chapitre VIII et dernier, intitulé Physiologie, aux développements duquel vous auriez peut-être attaché le plus d'importance, parce qu'il traite de l'action épidémique et des moyens préservatifs et curatifs, est très restreint et même tronqué. J'avais, pour en agir ainsi, de nombreuses raisons, qu'il est inutile d'exposer. Il m'était permis d'indiquer la cause de l'épidémie et d'analyser son action générale; je pense l'avoir fait consciencieusement et avec des développements suffisants ; quant aux moyens préservatifs et curatifs, comme ils sont du domaine du médecin et du physiologiste, je me suis borné à signaler ceux de ces moyens qui me paraissent le mieux appropriés à l'origine et à l'action du mal.
J'espère que le lecteur voudra bien être indulgent pour la Physiologie, qui lui en apprendra peut-être plus qu'il ne le pensera après une première lecture. Les innovations de ce chapitre pourraient bien porter dans leurs flancs de gros orages.
Le physiologiste de bonne foi y verra la nécessité absolue de prendre en sérieuse considération et de faire entrer dans la science positive la circulation nerveuse ouïe magtiétisme animal.
Aucun progrès n'est possible en médecine et en physiologie sans la circulation neigeuse, pas plus que dans les sciences naturelles, sans la magnéto-électricité terrestre.
Lorsque l'action magnéto-électrique sera bien constatée dans l'influence épidémique, on admettra sans doute qu'elle peut aifec-
ter l'organisme humain et, par conséquent, modifier le tempérament et le caractère des nations, vérité toute nouvelle sur laquelle est fondée l'étude politico -philosophique que j'ai publiée Tannée dernière sous le titre Humanité.
Je remercie vivement et sincèrement les personnes qui m'ont fourni des renseignements statistiques, et particulièrement M. le ministre de l'intérieur, Alph. Vandenpeerenboom, à la bienveillance duquel je dois la presque totalité des documents sur lesquels repose ce travail.
Bruck.
Mous, leS9 août 1867.
Introdnctloii
Dans mes travaux antérieurs : Le Magnétisme du globe; VHu^ maniti et le Manifeste du magnétisme et de Vhumamté^ j'ai établi la circulation magnéto-électrique terrestre, et développé ses conséquences physiologiques, physiques, météorologiques, etc. J*ai montré que tous les phénomènes généraux de météorologie, de physiologie et de physique terrestre, que tous les phénomènes qui embrassaient simultanément une grande étendue de la surface du globe, proviennent directement de grands mouvements magnétiques.
Ces derniers se trouvent décrits dans le Magnétisme du globe. Leur description résulte d'analyses exclusivement scientifiques de phénomènes magnétiques observés avec les plus grands soins dans toutes les parties de la surface du globe. Ces analyses ne fournissent pas seulement les grands mouvements magnétiques généraux; ils exposent encore ces mouvements dans leurs détails les plus minutieux.
Parmi les phénomènes généraux de la physiologie du globe» dépendances ou conséquences immédiates des grands mouve*
ments magnétiques, se trouvent en première ligne les épidémies, dont le choléra est un cas particulier.
Celui de 1865 et 1866, prédit avec insistance dans toutes mes publications antérieures en 18S1, 18SS, 1858 et 1865, m'ayant fourni des preuves nombreuses de nature à convaincre pleinement tout homme de bonne foi de la coïncidence rigoureusement exacte de tous les mouvements magnétiques établis par moi antérieurement, avec tous les mouvements et fluctua-iions épidémiques surveniLS postérieurement. J'ai cru ne pouvoir ni hésiter, ni tarder à publier ces preuves.
Dans mon premier volume du Magnétisme, publié en 1851, j'ai établi théoriquement, et vérifié expérimentalement, une période de 516 ans, qui ramène les mêmes états ou les mêmes mouvements magnéto-électriques, les mêmes modifications de ces mouvements et les mêmes conséquences de ces modifications dans les mêmes lieux de la surface du globe.
Les grands phénomènes de la physiologie du globe : les épidémies, doivent donc se reproduire périodiquement tous les S16 ans.
Il en fut ainsi au moins du choléra, qu'on appelait pe^^e noire en 1316 (1832) et 1349-1350 (1865-1866).
J'étais si convaincu qu'il en serait ainsi, que, je le répète, j'ai insisté dans toutes mes publications sur la réapparition certaine en 1865-1866 de la peste noire de 1349 et 1350. . Cette réapparition prédite est la vérification la plus éclatante de l'exactitude et de la fixité de la période magnétique quinquasiéculaire.
. Cette grande période est subdivisée en périodes de seize ans (que j'ai appelées seizennales).
La période magnétique quinquaséculaire est celle de la révolution d'un système magnétique autour de l'axe géographique ^\x monde.
. Ce système subit un déplacement tous les seize ans, et ce dé-
placement modifie les états magnéto-électriques sur toute la surface du globe, en donnant lieu à des mouvements considérables.
Les mouvements seizennaux^ également établis théoriquement et pratiquement dans mes publications de 188S, 1858 et 1868, m'ont fourni une nouvelle occasion d'insister sur la reproduction, en 1868 el 1866, des pestes noires de 1316 et del389« 1360, également espacées de seize en seize ans, comme les choléras de 1832, 1849 et 1868-1866.
La période seizennale se compose de quatre périodes quadriennales ou bissextiles, indiquant les retours du soleil aux mômes équinoxes à peu près. Au bout de quatre ans, en effet, le soleil revient aux mêmes équinoxes, en retard seulement de Hol2\
La période quinquaséculaire est, comme la périodeseizennale, un multiple de la période quadriennale; c'est celle du retour du soleil au même équinoxe.
Toutes les périodes magnétiques sont solaires, parce que les systèmes magnétiques du globe résultent de Télectrisation de celui-ci par les rayons solaires, comme son système de la chaleur ou calorique résulte de réchauffement par ces mômes rayons.
Les points équinoxiaux ou les équinoxes sont, comme on sait, ceux où le soleil traverse Téquateur dans son mouvement annuel de passage d'un hémisphère sur l'autre, le 20 mars et le 23 septembre.
Ck>mme le mouvement annuel du soleil ne s'accomplit qu'en 368 jours plus un quart environ, il se présente chaque année à l'équinoxe du printemps, vers le 20 mars, en retard d'un quart de jour, alors que la terre a accompli 87<'12' de sa rotation diurne, et c'est, par conséquent; de cette quantité angulaire que l'équinoxe se déplace en sens contraire du mouvement de sa rotation, c'est à dire de l'est à l'ouestw
Au bout de quatre aus, l'équinoxe s*est dono ainsi déplacé de 348^48'» et n'est en retard que de HHi' sur son point de départ. Il faut 129 périodes quadriennales ou 516 ans pour ramener le soleil exactement au môme équinoxe; ces 516 ans constituent la période quinquaséculaire.
L'électrisation de la terre par le soleil fournit des courants magnéto-électriques; tous les courants magnéto-électriques forment des systèmes et tous ces systèmes quadriennaux, quinquaséculaires ou autres, ont des mouvements de révolution autour de Taxe astronomique de la terre.
Tous les mouvements de révolution des systèmes magnétiques ont lieu dans le sens de l'électrisation ou du mouvement diurne du soleil, de Test à l'ouest.
Les courants magnéto-électriques émergent d'un point (1) situé sur l'hémisphère austral, et convergent vers un point diamétralement opposé, situé sur l'hémisphère boréal; ces points sont les pôles magnétiques. Le diamètre de la terre qui les joint est l'axe magnétique.
Cet axe fait avec celui de rotation du globe un angle variable de IBo à 23*.
Le grand cercle de la terre perpendiculaire à l'axe est l'équateur magnétique.
Les grands cercles qui passent par l'axe magnétique peuvent être considérés comme les méridiens magnétiques.
Celui d'entre eux qui passe à la fois par l'axe magnétique et par celui de rotation de la terre, est le méridien principal. C'est celui de la circulation à la fois la plus active, la plus énergique, ou la plus intense et la plus chargée et la plus profonde.
En s'éloignant du méridien principal à Test et à l'ouest, les circulations magnétiques méridiennes sont de moins en moins actives et de moins en moins chargées.
(1) Je donne la description succincte la plus simple.
Le fluide magnéto-électrique terrestre circule dans des couches concentriques à la surface, depuis celle-ci jusqu'à de grandes profondeurs.
Les circulations magnéto-électriques terrestres sont d'autant moins profondes que la période de révolution du système est moindre ; ou autrement dit, les modifications que subit le magnétisme du globe sont d'autant moins profondes que la période électrisaute qui les produit à moins de durée.
Ainsi les modifications diurnes de la circulation sont moins profondes que les modifications hebdomadaires; celles-ci le sont moins que celles qui s'effectuent tous les mois, et ces dernières elles-mêmes n'atteignent pas toutes aux profondeurs des couches qui participent aux modifications annuelles et quadriennales.
Les modifications annuelles consistent dans le chargement estival, qui commence le 22 décembre et finit le 20 juin, et dans le déchargement hivernal, qui dure du 20 juin au 22 décembre.
Ge chargement et ce déchargement changent d'allure tous les mois. Les changements d'allure mensuels consistent en accélérations et en ralentissements, suites d'augmentations et de diminutions dans les profondeurs de la chaîne, en môme temps que du plus ou du moins de liberté que le fluide gagne dans les modifications de la charge.
Les changements d'allure ou les transformations mensuelles de la circulation magnéto-électrique terrestre se font les :
lanvièr M — «8
Février Î4 - «5
Mars M — M
Avril 16 — 17
Mai Î8-89
Juin 81 — W
JuUlet M — M
Août 8— f
Septembre ^ — ■
Octobre 10 — ■
Novembre 9— »
Décembre 16 — »
Ces dates établies, page 401 du 2« vol. du Magnétisme^ résultent de l'analyse d'observations faites à Greenwich ; elles sont moyennes.
Les transformations durent souvent plusieurs jours. Lorsque cela arrive, leurs dates moyennes ne sont plus sufiBsamment explicites, et il convient de consulter le chapitre du i^ vol. du Magnétisme où elles sont établies (page 397).
La transformation du mois de mars, par exemple, commence assez généralement dès le 18 et ne finit guère que le 25. Celle du mois d'avril commence le 14 ou le 16 et finit le 18; celle du mois de mai s'étend le plus souvent du 29 mai au l^"' juin et celle du mois de juillet du 21 au 25 de ce mois. Les transformations mensuelles ont déjà une certaine importance, et donnent lieu à des mouvements magnétiques généraux ou univerversels assez considérables. Elles fournissent les principales perturbations périodiques ou variations extraordinaires. Elles amènent un changement de régime souvent très notable dans la circulation. Celle-ci s'amincit ou s'approfondit, s'accélère ou se ralentit, se décharge ou se charge.
Il en résulte des abandons, des absorptions et des échanges de fluide qui changent les états magnétiques et par suite les conditions générales physiques, climatériques ou météorologiques et physiologiques sur de grandes étendues territoriales, ou même plus généralement sur toute la surface de la terre. Les quantités de fluide en mouvement dans ces changements sont en rapport avec l'importance des transformations.
Les échanges de fluide ont surtout lieu des couches magnétiques inférieures vers celles de la surface; ce mouvement d'échange constitue le déversement.
Le déversement est fréquent, parce que les changements dans les états magnétiques des couches terrestres inférieures se font par l'intermédiaire des courants superficiels. Geux-ci étant ea effet plus actifs, amènent plus facilement le fluide là où il manque, et Tenlëvent plus facilement là où il est en excès.
Tous les chargements et déchargements magnéto-électriques terrestres jusqu'aux plus grandes profondeurs se font par les couches ou par les courants les plus superficiels où règne la plus grande activité. C'est enfin par ces courants que se ré* tablit généralement l'équilibre universellement rompu dans les grandes modifications du magnétisme du globe.
Ces modifications résultent des déplacements des systèmes magnétiques et sont périodiques : l'inégal chargement des différents méridiens du système mobile donne lieu à de grandes absorptions d'un côté, et à de grands abandotÀ d'autre part. La position géographique que le méridien principal le plus chargé abandonne, reste surchargée, et sa surcharge, à toutes les profondeurs, doit rentrer dans la circulation active superficielle ; la position géographique, au contraire, que le méridien magnétique principal aborde, manque de charge à toutes les profondeurs, et doit se charger à toutes les profondeurs par la circulation active superficielle.
Ce sont les décharges, je le répète, qui fournissent les déversements, et c'est le fluide déversé rentré dans la circulation active, qui charge les nouvelles régions méridiennes des plus fortes charges.
Le fluide n'est pas seulement abandonné dans Fancienne position méridienne principale, mais aussi dans tous les méridiens abandonnés à l'est du méridien principal, tandis que tous les méridiens abordés à l'ouest, dans la direction du mouvement, doivent recevoir des charges.
n existe une circulation magnétique à l'intérieur comme il en- ^iste une à la surface du globe.
La circulation de riotérieur continuant celle de la surface, du pôle boréal au pôle austral, mais concentriquement, établit le circuit ou la circulation continue.
Les lignes principales qui existent dans la circulation super^ ficielle, existent aussi dans celle des courants intérieurs, où les déplacements produisent des efièts analogues à ceux produits à la surface; avec cette différence, que les grandes charges abandonnées à Fintérieur, au lieu de rentrer simplement dans la circulation, s'élèvent graduellement et successivement vers la circulation de la surface, à travers toute la profondeur des couches qui les séparent, et viennent se déverser par nappes et par étages, plus particulièrement dans certaines régions et principalement suivant lés lignes de plus facile déversement, qui sont les thalwegs des cours d*eau et les faites des mon-
Ces lignes ou le relief de la surface du globe, qui jouent les rôles principaux dans les déversements, sont pour beaucoup aussi dans l'importance et dans la fréquence de ceux-ci.
Le relief de la surface du globe comprend deux méridiens de plus grand soulèvement, ou deux faites méridiens, séparés par deux méridiens de moindre soulèvement, ou par deux vallées méridiennes.
Des deux faites méridiens, le premier et principal est celui du centre de l'Asie, prolongé sur l'hémisphère opposé par la Cordillère, c'est le méridien colombo-asiatique par QS^'SO' à Test de Paris. Le second, ou le méridien europo-polynésien, passe à réquateur par IG^SO' à l'est de Paris, traverse l'Europe centrale par 6''30' environ, continue dans le nord par le £itte Scandinave et puis se prolonge à travers la Polynésie.
Les deux vallées ont leurs thalwegs au milieu de l'intarvaUe des faites méridiens par 57<>30' à l'est et par 32<»30' à l'ouest de Paris.
Toutes choses égales, d'ailleurs, la circulation plus facile»
plus profonde et plus cliargée dans les méridiens des faites est absorbante et exige de fortes charges ; c'est le contraire qui arrive dans les Tallées méridiennes.
Lors donc que le méridien principal quinquaséculaire passe sur les régions des faites, les mouvements sont faciles et la circulation est généralement absorbante. Lorsqu'au contraire le méridien principal quinquaséculaire traverse une vallée méridienne, la circulation est généralement surchargée, et l'abandon de grandes quantités de fluide à de grandes profondeurs devient universel et fréquent.
La période magnétique quinquaséculaire se divise donc en phases de chargement, ou d'absorption universelle, lors des passages du méridien principal sur les régions des foites méridiens, et de déchargement, ou d'abandon universel de fluide, lors des passages du méridien principal quinquaséculaire sur les régions des vallées méridiennes.
Cest i'une de ces dernières phases que nous venons de traverser ; c'est la phase la plus importante au point de vue des dé* versements universels et surtout de ceux à effectuer en Europe et en Asie, dans le voisinage de la vallée europo-asiatique ; c'est celle du passage de cette vallée par le point de concours magnétique quinquaséculaire, ou le passage du pôle sur la vallée méridienne colombo-polynésienne, prolongement de la vallée ^ europo-asiatique, que nous venons de traverser.
Le méridien principal quinquaséculaire a franchi les vallées 8ttnH>o -asiatique et cdombo-polynésienne en trois mouvements ou déplacements seizennaux, en 1831, 1847 et 1863. de sont ces mouvements qui ont libéré le fluide et fourni les déver<> sements oniverseto de 1832, 1849 et 18654866, avec toutes leurs conséquences, dont les plus apparentes sont celles q«i m'ocoiipent en ce. moment, ou les eonséquettces épidémiques.
Le triple mouvement de d^lacement seizenoal du système magnétique qoînquasécttlaire à travars la vallée europo-^sia-
tique, la triple période seizennale 1831, 1847, 1863, 1879 de franchissement de cette vallée, constitue, en histoire, en politique et en philosophie, l'époque de dislocation et de reconstitutUm universelles^ et en physiologie la phase des pestes noires ou choléras.
Le lecteur trouvera, au sujet de ce qui précède, des indications plus développées, bien que très succinctes encore, dans le Manifeste^ page 98, chap. vi, intitulé Modifications générales universelles et périodiques de la circulation magnétique du globe avec toutes ses conséquences et dépendances remarquables; je ne saurais trop l'engager à en prendre connaissauce.
Augmentation ou diminution des quantités de fluide en circulation, tension ou détension, charge ou décharge des courants sont des synonymes.
L'accélération de la circulation hâte la décharge et amène la détension; le contraire arrive dans le ralentissement.
La circulation est d'autant plus accélérée qu'elle est plus superficielle ; elle est d'autant plus ralentie qu'elle est plus profonde.
L'activité de la circulation magnéto-électrique dans les couches sphériques terrrestres concentriques diminue, et son inten* site augmente avec la profondeur des couches.
La circulation plus active des courants superficiels effectue, pour cette raison, tous les chargements et déchargements aux plus grandes profondeurs dans les moindres changements d'allure journaliers, hebdomadaires, mensuels et annuels, aussi bien que dans ceux plus importants des mouvements quadriennaux et seizennaux du système quinquaséculaire.
Il en résulte, entre les couches; magnétiques inférieures et celles de la surface, des échanges et des déversements de fluide ordinaires, réguliers, normaux et périodiques, à peu près à jour fixe et plus ou moins importants*
L'importance de ces échanges et déversements grandissant
dans les mouvements magnétiques plus considérables et plus profonds des déplacements seizennaux, les changements d'allure, les sous-périodes ou les fluctuations journalières, hebdomadaires, mensuelles et annuelles se dessinent beaucoup plus vigoureusement dans les années extraordinaires des déversements seizennaux. Ce cas s'est présenté en 1865, comme je l'ai montré dans le Manifeste, et tel il s'est présenté mieux encore en 1866, comme je l'établirai plus loin.
Quand je parlerai de la vitesse et de la charge ou de Factivité et de l'intensité d'une circulation, il est bien entendu que ce sont la vitesse ou l'activité, la charge ou l'intensité moyennes; que ce sont les vitesses et les charges du courant moyen qui se trouvent à mi-profondeur de la circulation dont il est question.
Voici les vitesses moyennes de la circulation annuelle pour tous les mois de l'année :
Janvier 41'60
Février 41'40
Mars 38'75
Avril 40'00
Mai 87'85
Juin . 45'IÛ
Juillet 36'55
Août 41'75
Septembre 39'S5
Octobre 8S'55
Novembre 48'40
Décembre 4i'70
Ces vitesses établies dans le 2* vol. du Magnétisme, page 63, dès 1855, résultent d'observations magnétiques faites à Bruxelles de 1840 à 1845; elles sont exprimées en minutes de parcours d'arc de grand cercle de la surface de la terre pour une minute en temps.
La moyenne vitesse est d'environ 40'. C'est à très peu près