IJ
celle des mois de septembre et d'octobre. Le courant moyen parcourt donc deux degrés en trois minutes, et met ainsi quatre heures pour arriver du pôle austral au pôle boréal.
La charge magnéto-électrique estivale grandissant du 3S dé^ cembre au 20 juin, la couche magnéto^Iectrique chargée doit s'épaissir constamment, le courant moyen doit s'enfoncer sous la surface, et la circulation doit aller en se ralentissant sans interruption du 22 décembre au 20 juin.
Les vitesses mensuelles ne disent pas cela. Elles disent qu'en effet la circulation est considérablement ralentie du mois de décembre au mois de janvier, mais que de ce mois à celui de février son activité reste à très peu près constante, et que, par conséquent, le courant moyen qui s'est beaucoup enfoncé en janvier, reste à très peu près à la même profondeur en février.
Le même fait se produisant d'une façon beaucoup plus prononcée pour les mois de mars-avril et mai-juin, il en résulte que le chargement estival se fait par double mois ; que ce chargement commence par les couches inférieures qui doivent recevoir les plus fortes charges, et sont, par conséquent, plus absorbantes, et finit par les couches les plus superficielles ; que durant le chargement des couches profondes, qui a lieu le premier mois, le courant moyen s'enfonce plus que proportionnellement à l'épaississement de la charge, tandis que durant le second mois, celui du chargement des couches superficielles, le courant moyen s'enfonce moins que proportionnellement, reste à la même profondeur comme en février, se relève même faiblement comme en avril, ou fortement comme en juin.
Des électromètres et des thermomètres mesurent à la surface du globe les tensions ou charges électriques du moment, et ces charges sont celles du courant moyen. Les indications électrométriques et thermométriques à la surface du glc^e augmentent donc proportionnellement à la charge du courant moyen; mais en sens inverse de son approfondissement.
Les variations des tensions électriques et des traipératures à la SQr&ce du globe accusent très bien le chai|;ement magnétoélectrique estival, tel qu'il est décrit plus haut, par fluetuatiens bi-mensuelles. Les tensions magnéto-électriques et ther* mométriques à la surface du globe augmentent peu, point, ou même diminuent, dans les mois de janvier, de mars et de mai, qui sont ceux des chargements profonds, et augmentent beaucoup, au contraire, dans les mois de février, d'avril et de uin.
C'est ainsi que le mois de janvier est de beaucoup le plus froid de l'année.
Le déchargement annuel se fait» comme le chargement, par double mois ou par fluctuations bi-mensuelles*
Commençant profond et ralenti en juillet, il continue superficiel et accéléré en août, et redevient profond et ralenti esL septembre, mais se maintient ainsi en octobre, pour devenir brusquement le plus superficiel et le plus faible, en même temps que le plus accéléré de l'année, en novembre. Il se ralentit et s'approfondit foiblement en décembre, pour des raisons longuement développées dans le Magnétwne^ raisons que je ne puis pas rappeler ici.
Les mois des circulations magnéto-électriques accélérées plus superficielles que profondes de février, d'avril, de juin, d'août, de novembre et de décembre, et ceux des circulations ralenties et plus profondes que superficielles de janvier, de mars, de mai, de juillet, de septembre et d'octobre, ont des caractères distinctifs et particuliers, que je ne puis pas non plus rappeler tous ici, et encore moins développer. Je ne puis que Bientionner ceux de ces caractères plus particulièrement en jeu dans les échanges constants et incessants de fluide entre les couches terrestres inférieures et superficielles, ou dans les déversements^ dans les échappements ou dégagements de fluide des courants terrestres dans l'atmosphère et récipi^uement.
Si la circulation magnéto-électrique accélérée et peu profonde donne lieu aux plus grandes tensions électriques et caloriques à la surface du globe» c'est dans la couche atmosphérique peu épaisse en contact avec cette surface et qui participe à la tension de cette surface par communication directe ou par écoulement; dans les couches plus éloignées ob la tension ne s'exerce plus que par influence^ ou à distance, ce sont, au contraire, les circulations ralenties, profondes, les plus chargées, de mai et de juillet qui produisent les actions dispersives et répulsives les plus fortes, tandis que les circulations accélérées, superficielles les moins chargées d'avril, d'août et de novembre produisent, au contraire, les moindres effets de répulsion sur l'atmosphère, si bien que c'est lors de ces dernières qu'ont lieu les rentrées des charges électriques des hautes régions atmosphériques vers les couches inférieures et vers la circulation terrestre sous forme de traînées électriques, dites étoiles filantes. Ces rentrées suivent immédiatement et particulièrement le lendemain ou le surlendemain des transformations mensuelles du 18 avril, des 8-9 août, des 9-10 octobre et 9-11 novembre, qui sont les jours des circulations relativement es plus accélérées, les moins tendues de l'année ; surtout celles des 10-12 août, les plus accélérées de l'été; et celles des 12-14 novembre, les plus accélérées et les moins tendues de l'hiver et de Tannée.
Les circulations les plus actives exercent naturellement, et toutes choses égales d'ailleurs, la moindre action répulsive au loin, aussi bien sur les courants terrestres inférieurs que sur les charges de hautes régions atmosphériques.
Si les mois d'avril, d'aoûtet de novembre, moisdes circulations les plus accélérées, les plus détendues et les plus superficielles, sont plus particulièrement ceux des rentrées du fluide des hautes régions atmosphériques vers les couches inférieures et vers la surface du globe, les mois des circulations profondes
et ralenties de mars, de mai, de juillet, de septembre et d'octobre sont plus particulièrement ceux des déversements, ou des reprises par la circulation aux plus grandes profondeurs des quantités de fluide qui y sont mises en liberté, ou qui y sont arrivées des couches inférieures à la suite des grands mouvements modificateurs quadriennaux, seizennaux et quinquaséculaire de déplacement et de révolution des systèmes magnétiques.
Ces dernières considérations sont essentielles au point de vue de ce travail, qui dessinera nettement et vigoureusement les déversements par leurs conséquences épidémiques, et accusera hautement comme les plus grands coupables, les mois de mai et de juillet des deux circulations les plus profondes et les plus ralenties.
. Ce n'est pas cependant que, dans certains mois durant lesquels kl circulation est profonde et ralentie, il ne puisse y avoir rentrée de fluide des hautes régions atmosphériques vers les couches inférieures, ou que dans des mois de circulation active et accélérée il ne puisse y avoir déversement des courants terrestres inférieurs dans les courants superficiels ; au contraire.
Ainsi, lorsqu'on janvier les courants inférieurs sont tellement absorbants que les affluents par la surface deviennent insuffisants et qu'il y a détension continue dans les courants superficiels, il est évident que ceux-ci appellent à eux le fluide extérieur atmosphérique jusqu'aux plus grandes hauteurs.
Il est non moins certain que, quand des charges libérées dans les couches terrestres inférieures montent vers la surface, poussées les unes par les autres, ce sont les circulations les plus superficielles , les plus actives et les moins tendues qui s'opposent avec le moins d'énergie à leur mouvement ascensionnel et à leur déversement.
Il est facile de distinguer les déversements par reprise et par approfondissement de la circulation active de ceux provoqués
par accélération, amincissement et afibiblissement de cette circulation active.
Les premiers, pins considérables et plas irréguliers, pro* duisent, surtout en temps de choléra, des effets plus calamiteux ; les seconds, peut-être moins considérables, dans tous les cas moins violents et moins calamiteux, sont plus réguliers.
Les effets cholériques provenant de concentrations et de charges anormales de fluide dans la circulation active , grandissent naturellement avec le ralentissement dans cette circulation.
Les circulations les plus actives sont donc naturellement, et toutes choses égales d'ailleurs, les moins dangereuses.
Avant d'arriver à la fin de ce travail, le lecteur qui aura bien voulu me suivre, sera pleinement édifié sur toutes ces considé* rations préliminaires nécessaires à l'intelligence de ce travail. Teusse voulu me dispenser de les rappeler et m'appuyer sur mes travaux antérieurs ; mais ceux-ci ne sont connus et ne peu- Yeat même être compris que par un petit nombre de lecteurs.
À ceux qui voudront s'éclairer sans de trop grands efforts, je recommanderai tout particulièrement le Manifeste du magné^ tisme, opuscule résumé où se trouvent concentrées et rendues aussi complètes et aussi faciles que possibles, les notions nécessaires à l'intelligence de ce travail , ainsi que celles qui condurâent au progrès immédiatement réalisables dans toutes les branches scientifiques. La lecture du Manifeste facilitera l'étude approfondie de mon travail actuel, comme celle de tous mes travaux antérieurs, à tous ceui: qui se sentiront le courage de s'y livrer.
On y trouvera les mouvements et les périodes magnétiques nettement définis.
Il me reste à relater une de ces périodes, la moindre d'entre elles, qui n'est qu'une longue fluctuation , mais qui n'en a pas moins une très grande inqK>rtanoe dans ce travail , c'est la
fluctuation hebdomadaire^ sous-division de la fluctuation men-ruelle; comme la période quadriennale est la sous-division de celle de seize ans , comme celle-ci est une sous-division de la période quinquaséculaire.
Les allures de la circulation magnéto-électrique terrestre active ne sont pas constantes durant tout un mois. Les vitesses mensuelles, établies plus haut, sont des moyennes autour desquelles les vitesses réelles oscillent. Tous les mouvements magnéto-électriques se font par oscillation et par fluctuation ; il n'est, pour ainsi dire, pas d'oscillation ou de fluctuation qui n'aient leurs sous-fluctuations et sous<oscillations.
Les vitesses réelles oscillent autour des vitesses mensuelles moyennes dans des fluctuations hebdomadaires.
La fluctuation hebdomadaire, commençant à un maximum d'accélération, d'amincissement et d'affaiblissement de la circulation active, fournit un ralentissement, avec épaississement et concentration ; ce ralentissement atteint son maximum au milieu de la semaine magnétique ; puis la circulation s'accélère de nouveau jusqu'au maximum d'accélération suivant.
On trouvera les jours de maximum d'accélération hebdomadaires ordinaires ou les fluctuations, page 24 du Manifeste^ établis pour Bruxelles à l'aide d'observations faites à l'électromètre de Peltier, de 1882 à 1855, comme suit :
185«janv.-3,— 10,— 19,-«4,-81
févr.
:- 7^-14^— Jl,-«8
1888 -5,— »,— 19,-23,— 1 fév.;
— 7,-15. -to!—g^
mars — 8, — 15^ — «3, — ^
avril
- îi-13^-«0^-«7
- 6, — «. — îl, — «7
Juiil. — J, -J«j — W, - «6 ; — 4, — 18, - 19, - 85
~4,-ll, + 18,-W
sept. — «^— îi» — «^» - H;
nov.-J^- 7, - «,— 83, -30
JaiQ -7,-14^-8^~.8jS; -7,-15,-80,-80; +J^- »,-80, — 87 + 6,-15,-80,-87;
aoÛt-l,-8^-15^-^-jO; -l,-8,-15, + 88,-80; -1,-82^-16, -88,+80; -31J.,-7.+14,-8l,-
Oct. -JL,— tJU — 18^— 85- + 4,- .,-18,-7
déo.
Ces jours moyennement constants depuis des siècles, mais plus ou moins mobiles autour des positions moyennes, c'est à dîfe pouvant être en avance ou en retard d'un et môme de deux joursi exercent des influences considérables sur les modifica^ tiens incessantes des systèmes et des courants magnéto-élee* triques terrestres et leurs conséquences, ce qui leur donne une très grande importance.
Le lecteur sera sans doute étonné que les savants n'aient jamais signalé cette période constante visible à Toeil nu dans tous les phénomènes de physique, de météorologie et de physiologie, auxquels elle commande et qu'elle force d'arriver à jour et à heure fixes.
Quand j'aurai montré comment les accélérations hebdoma* daires ordinaires des 22-23 mai, 26-27 juin, mais surtout celles des 18-19 juillet, 31 juillet-l« août, 8 et 29-30 août ont semé
Yépwv&xAe et la mort dans toute la Belgique en doublant et en titplafit brusquement la mortalité cholérique partout où le mal sdmsaîly il foudra bien que ces messieurs se rendent à Tévi*dence et cessent de me traiter de rêveur.
Les accélérations hebdomadaires du tableau précédent sont sous lignées par un ou par deux traits selon l'impcMlance du phénomène qui les accuse.
Celles qui sont soulignées, les quatre années 1882*1868, sont donc généralement les plus importantes ; après elles vien«* nmt celles trois fois soulignées.
Quatre fois soulignées en 1882^1888, s(mt les aecélération s hebdomadaires des T^et 21 février, 12 et 18 mars, 14 septembre et 18^octobre.Ge sont tes dates volcaniques par excellence.
Trois fois soulignées sont les accélérations des 11 janvier, 18 février, 20 et 27 mars, 10 et 24 avril, 8-9 mai, 26-27 jutUr 8 aaàt, 11 octobre, 18, 29 novembre, IS, 21 et 28 décembre.
Toutes ces dates furent extraordinaîrement en relief dans les phénomènes météorologiques et épidémiques de 1866. Ces derniers sont pittéralanent encadrés dans les dates du 27 mars, 28 avril, 2fr-27 juin, 8 août, 14 septembre et 11 et 18 octobre.
D'un autre côté, quand j'aurai montré le rôle qu*ont joué dans l'épidémie de 1866 la thermo-électricité ainsi que le mouvement et les positions marquantes de la lune, j'amènerai peut-être le public à demander compte aux « maîtres de la science » de leur mutisme au sujet de ces deux grandes' questions si nouvelles et si actuelles, si simplement et si complètement traitées et résolues dans le Munifeste du magnétisme.
Je renverrai ceux qui voudront approfondir ces matières k la Détension hebdomadaire de la page 21 du Manifeste pour les détails concernant la fluctuation hebdomadaire ^ comme à la Thermo'ilectricité de la page 17 et à l'Influence lunaire de la page 34, oh les troisS essentiels à mon travail actuel se suivent^ et forment comme des prologues de celui-ci.
On remarquera que le Manifeste .était publié avant l'apparition du choléra en Belgique en 1866. Si donc les fluctuations de celui-ci suivent exactement les mouvements hebdomadaires, leur liaison ou dépendance est incontestable.
Les jours des accélérations hebdomadaires, faiblement en avance ou en retard dans les parties du globe plus ou moins rapprochées des pôles magnétiques, y sont également en évidence dans les faits, et peuvent y être déterminés au moyen d'observations physiques, météorologiques et physiologiques de tout genre. Je les avais établis dès 1888, dans le troisième volume du Magnétisme^ page 238, chapitre XY, intitulé Allure générale de la circulation magnétique de V époque sur toute la sur^ face du globe^ établie pour Vannée 1841, et résultant de la cornparaison des moyennes des observations de Toronto et de Hobartoum.
Ce chapitre écrit au point de vue exclusif de la science du magnétisme terrestre, sans aucune préoccupation de physique du globe ou de physiologie d'aucune espèce, discute une série des plus belles expériences qui aient jamais été faites ; et je n'y ai pas changé un seul chiffre. Je les ai discutées telles qu'elles sont présentées dans les remarquables documents anglais dressés sous la haute direction du général Sabine.
La Thermo-électricité, page 17 du Manifeste commence ainsi : (( La fluctuation hebdomadaire a pour origine une détension <c polaire. » Il continue (page 22) comme suit : « Bref, les dé- <c tensions polaires se communiquant, provoquent les réactions « et appellent le fluide des courants magnétiques terrestres inté- <c rieurs à la surface du globe^ et de celle-ci vers les hautes régions « atmosphériques déchargées. »
« La réaction des courants intérieurs produit les phénomènes volcaniques et leurs dépendances (les principaux phénomènes généraux de physique, de physiologie et de météorologie). »
Voilà qui est bien clair et bien net. ^'ai étudié les observations météorologiques de beaucoup d'années; je n'ai pas encore celles de physique et de météorologie de Tannée 1866; et cependant, par ce qui m'en est connu, je puis la déclarer la plus orageuse, la plus volcanique et la plus épidémique de toutes celles que j'ai étudiées.
Non seulement elle fut extraordinairement orageuse, volcanique et épidémique, mais tous les' phénomènes obéirent si complètement aux fluctuations hebdomadaires, qu'il est rare que les phénomènes de genres différents, orageux, volcaniques et épidémiques ne se présentent pas simultanément et aux jours fixés à priori, si bien qu'il serait aussi difficile de nier la corrélation des phénomènes que leur dépendance du mouvement hebdomadaire.
Nous verrons, lecteurs, si en présence des journées des détensions hebdomadaires ordinaires établies à priori de dix façons différentes, et si orageuses en même temps que si épidémiques des vingt six-vingt sept juin, dix sept-dix huit-dix neufy vingt cinq juillet, 31 juilletA^ août, sept-huity quatorzequinze et vingt un-vingt deux^ vingt huU-^ngt neuf août 1866, vous vous contenterez encore, comme à propos des milliers de preuves accumulées par moi depuis des années dans le Magnétisme, YHumanité et le Manifeste, de ces acclamations banales qui trahissent l'ignorance ou l'embarras de la science actuelle ; c'est remarquable, ingénieux, extraordinaire! quelles coïncidences! le hasard joue vraiment un singulier rôle dans le monde ! etc., etc.
Je n'ai cité plus haut que les dates hebdomadaires ordinaires très marquantes en pleine saison orageuse et surtout épidémique ; mais la fin de l'année 1866 offre des phénomènes aussi multiples, aussi coïncidents, mais cette fois plus tempétueux, orageux et volcaniques qu'épidémiques. Parmi eux se trouvent surtout ceux des accélérations hebdomadaires qui ont précédé
et suivi les équinoxes d'automne les 14 et 2T septembre et le solstice d'hiver le 13 décembre, fia de Tannée magnétique 186i», le 28 décembre et les 2, 3, 4 janvier débuts de Tannée magnétique 1867* Toutes les détensions hebdomadaires ordinaires» renforcées ou modifiées par l'influence lunaire, tous les incidents dus à cette influence seule, depuis la date orageuse volcanique du 14 septembre du tremblement de terre de Paris et du centre de la France, jusqu'à celles des orages des 14 et 27 décembre at des tremblements de terre plus généraux et plus étendus des
2, 3 et 4 janvier en Algérie, les 2 et 4 à Spa et en Belgique le
3, furent extraordinairement marquantes sous Tun ou l'autre rapport, plus généralement sous plusieurs rapports. Depuis les 4 et 11 octobre qui ont débarrassé la circulation magnéto-électrique terrestre de ses surcharges épidémiques, la tempête régna eu permanence et reprit avec fureur à chaque détension hebdomadaire ordinaire et à chaque position lunaire influente jusqu'à la fin de Tannée 1866, et nous n'en sommes pas encore débarrassés à la fin de janvier 1867,
Les influences lunaires sont celles des pleines et des nou- velles lunes, que je désignerai par P et N; celles des passages équatoriaux ou équinoxiaux, que je désignerai par + £ Ascendant et — £ descendant; celles des plus grandes déclinaisons australes et boréales que je désignerai par — D et + I)> c^t celles des apogées et des périgées que je désignerai par n^p et pé.
J'appellerai dorénavant aussi A. H. les accélérations hebdomadaires ordinaires et je désignerai par T. M. les transformalions mensuelles.
Les influences lunaires sont de deux espèces : les unes accélératrices ont pour type les P. L., ce sont les — D, — E et p^, les autres retardatrices ont pour type les N.L., ce sont les-f-Dt -|- E et ap.
Les influences accélératrices lunaires renforcent et avancent
les effets des À. H.; les influences retardatrices diminuent et retardent ces effets.
Les influences lunaires accélératrices avancent les accélérations hebdomadaires ordinaires quand elles les précèdent à faible distance ; elles les retardent ou s'y substituent quand elles les suivent de près.
Tous ces objets détaillés dans le Manifeste ressortiront une fois de plus avec une grande netteté des phénomènes épidémiques, mieux encore que des phénomènes météorologiques et volcaniques de Tannée 1866.
Ce sont les accélérations hebdomadaires ordinaires renforcées, avancées ou retardées par les influences lunaires accélératrices des P — E, — D et pé, qui, en 1866, en Belgiquet ont amené tous les déversemmits et toutes les fortes et brusques recrudescences épidémiques générales préparées par les influences concentrantes des N, -{- D, 4- 13 ^t ap.
Ge sont les accélérations ordinaires des 26-27 juin renforcées par — D du 26 et P du 28, celles des l%A9juiUet renforcées par — £ du 17; celles des 25-26 juillet suivies de la P. L. du 27, jour principal; celles du 29 août, précédées de la P. L. du 26 et du pé du 31, qui ont dominé et dirigé le mou^ vament épidémique de l'année 1866 ; si bien que la plus insigne mauvaise foi négatrice ne saurait les contester; c'est ce dont chacun de mes lecteurs peut s'assurer à l'inspection de n'importe quel document statistique du choléra qu'il veut se procurer pour n'importe quelle localité de la Belgique, et c'est ce que je vais essayer de lui démontrer, jusqu*à l'évidence, par l'examen de tous les documents et chifllres que j'ai pu me procurer pour toute la Belgique et pour toute la durée de l'épidémie. J'en fournirai, je pense, assez pour édifier ceux de mes lecteurs qui ne se refuseront pas obstinément à l'être.
PréTlslon»
Afin de couper court aux exclamations banales et aux fins de non-recevoir, je me permettrai de citer quelques lettres écrites à un de mes amis, H. le lieutenant-colonel Brialmont, au sujet de différents sujets scientifiques, lettres dans lesquelles les principales étapes épidémiques de 1866 sont prédites. Ces prédictions ou prévisions ne permettront pas l'appel au hasard pour esquiver les coïncidences remarquables, extraordinaires, etc. !
Ces citations auront d'ailleurs, pour but utile, de tracer d'emblée une marche d'ensemble des mouvements magnétiques et épidémiques, tels que je les avais conçus et tels qu'ils se présentèrent et m'impressionnèrent au fur et à mesure de leur développement.
Mes lettres montreront mieux que je ne pourrais le faire la succession des principaux déversements ou l'établissement de la charge magnéto-électrique terrestre et de l'influence épidémique simultanément croissantes qui en sont résultées. Car, objet peut-être digne de remarque, aux époques des principaux déversements ma correspondance devenait tellement active, que j'écrivais presque tous les jours, comme ce fut le cas les 27 et 29 avril, J, 8, 9, 10 juin, 19, 21, 22 juin, 3^, 4, 5 6 juillet, 24, 27, 29 et 31 juillet.
Voici comment débutent mes lettres, le 27 avril :
(€ Depuis trois semaines que la circulation magnétique suce perficielle est dans sa principale phase d'activité, d'accélé- « ration de détension et de refroidissement, eUe ria encore <c provoqué que des décharges de rintérieur vers la surface. Bien
<( plus, ces décharges n'ont fait que croître et embellir. Celles (c des 4 et 11 (avril) de Luxembourg et de Diekirch, pour avoir « été les plus considérables et les plus désastreuses, ne sont « pas isolées. Tavais compté sur le 25 (1). Ah oui ! Ce jour « même il y a eu la plus rigoureuse décharge ici. Après une (c journée chaude possédant tous les caractères précurseurs du (c fait, le soir, entre huit et neuf heures, le mamelon montois c< s'est trouvé tout à coup couvert d'un épais brouillard, sec, « puant, venu d*on ne sait où ni comment.
(C C'est ce jour même, 25, que la température a repris défiui- « tivement ces allures anormales qui ne signifient rien de bon. « Il n'y a pas encore péril, je crois, parce que les semaines ce 18-25 avril et 25 avril-l«^ mai sont coutumières du fait. Elles (( sont volontiers anormalement chaudes par afQuence méri- <c dionale ; mais les anomalies de cette année ne sont pas de « ce genre; elles cmUnuent^ au contraire^ le déversement (de a 1865); pourvu que ce ne soit pas le commencement de celuùd^ « nous verrons (i). La pleine lune de dimanche nous montrera ce « qu'il faut en penser.
(C Le dégagement d'avant-hier ici nous a momentanément « débarrassés ; mais il avait de vilains caractères (3). »
Le début sérieux des déversements ici à Hons, est suffisamment caractérisé ainsi.
Voici la suite :
i9 avril.
(C Hier, 27» ici à ma fenêtre à l'ombre, à midi; aujourd'hui
(1) Une des dates trois fois soulignées dans le tableau des A. H.
(2) C'était le commencement I
(3) Le débarras n'avait été, en effet, que fort momentané et fort imparfait : une partie an moins de la charge resta. Celle-ci, à partir de ce moment, augmenta à chaque A. H. suivante : les % 9, 16, 23 et 30 mal, etc., qui toutes fournirent leurs contingents.
« à la mèsùe beure, celle où je trace ces lignes, douze degrés! « Et la rousse (lune) ne sera pleine qu*à 9 h. 33' du soir. Si « une pareille détension n'est pas définitive et ne ramène pas « un peu de régularité dans la situation climatérique , si <^ demain ou après demain les dégagements doivent recom- «c mencer ; c'est à décourager. »
. Ainsi, l'A. H. du 35 avril provoqua un premier déversement considérable qui éleva brusquement la température à une hauteur énorme pour l'époque. La pleine lune du 39 avril qui suivit, abaissant subitement la tempérsAure de quinze degrés (1), semblait avoir balayé tonte la charge déversée. Il n'en était rien, le balayage n'avait été que très sup^flciel» et le fluide enlevé n'a pas tardé à être restitué par les couches inférieures.
Pour comprendre toute la portée des lettres précédentes, des notions du chapitre vi du Manifeste intitulé Modifications géné^ rales^ universelles et périodiques de la circulation magnétique du globe, etc., page 95, sont nécessaires.
Et, pour ne pas y revenir, j'ajouterai que le Manifeste tout entier n'est en quelque sorte qu'un préambule ou avant-propos de mon travail actuel : ce préambule, bien que résumant les parties essentielles de mes travaux antérieurs, semble être fait avec préméditation à mon point de vue actuel. II est vrai de dire que la situation climatérique du moment me préoccupait surtout au point de vue épidémique lorsque je l'écrivais.
La connaissance du Manifeste tout entier facilitera l'étude de mon travail actuel, et je dois pouvoir m'y rapporter, au moins vis-à-vis de ceux de mes lecteurs qui voudront approfondir la question des épidémies et la voir avec moi sous toutes ses faces.
<1) Cest une des plus fortes chutes et déteosions que Je connaisse, et cependant il m'en a bien passé sons les yeux.
Pour bien comprendra mes lettres des 27 et 29 avril, il faut avoir quelques notions du système quadriennal, ou du rouage modificateur quadriennal, ou du méridien magnétique principal du système quadriennal , celui de la plus active et de la plus intense circulation superficielle du moment, et qui, contribuant le plus aux modifications magnéto-électriques terrestres du moment, précède ou suit le point équinoxial du printemps à une distance angulaire de 90®. Ce méridien passait parla vallée europo-colombienne (thalwegde l'Atlantique par 82*80' de longitude occidentale), dans les semaines magnétiques des 20-27 mars, 27 mars-4 avril, 4-11 et 11-18 avril.
La vallée europo-colombienne étant nne ligne géographique de plus active circulation, le passage quadriennal de la fin de oiars devait activer universellement la circulation magnétique à la surface du globe et hftter Tenlèvement des surcharges déversées en 1865. Il devait faire disparaître la cause de Tépidémie de 1865. Il la fit disparaître, mais fit naître celle de 1866.
Il enleva les déversements de 1865, pour faire place, au moins dans le nord, à ceux bien plus importants de 1866, quH provoqua, et qui commencèrent à s'effectuer dans le mouvement d'accélération superficielle et universelle même. Cette accélération universelle provoqua le début du déversement général à Diekircfa (i), mon endroit natal, de la même manière que toutes les accélérations hdMlomadaires ordinaires qui suivirent, pro* voquèrent des recrudescences dans les déversements généraux et locaux et dans leurs conséquences épidémiques, comme je le montrerai pleinement.
Dans ma première lettre du 27 avril, il est déjà question des décharges ou déversements recrudescents des A. H. des 4 et 11 avril.
(1) L^explosion volcano-épidémiqae violente de Diekirch dura exactement le passage quadriennal sur la vallée europo-colombienne, en marquant les dates A. H. généralement marquantes des i7 mars et 11 avril
L'influence épidémique des dates Â. H. ne faisait donc pas de doute pour moi avant môme qu*ii y eût eu aucun cas de choléra en Belgique.
ÂuxÂ. H. qui suivirent celle du 2S avril, les 2, 9, 16 mai, la surcharge magnéto-électrique générale se fortifia si bien que, dès le 16 mai, il parut déjà un cas de choléra çà et là (Anvers, Gand, Messancy, Marche-les-Dames).
Le 16 mai même des cas isolés à Anvers marquèrent cette date, à laquelle commence également une courte période épidémique explosive au vokanique de huit jours ou d'une fluctuation hebdomadaire exactement, celle du 15 au 22 mai, à Marche-les-Dames, près de Namur, dans l'un des sites les plus volcaniques des bords de la Meuse.
Mais le véritable commencement des hostilités est du 23 mat. Or ma première lettre sur ce sujet, après celle du 29 avril, est du vingt-trois mai.
La voici :
« J'ai expédié hier Y Humanité (les premiers exemplaires). Je « les ai expédiés hier de trois à quatre heures ; hier, jour de « détension iiebdomadaire et au milieu du plus beau dégagement ce complet et sur toute la ligne; c'est à dire ayant affecté, je (c pense, tout le pays ; mais particulièrement intense à Bruxelles^ « à partir de trois heures, heure à laquelle todeur de tourbe a <c commencé à devenir intense.
« Si tu avais été prévenu hier, tu aurais va clairement et <c nettement la manière dont se présentent les dégagements « magnétiques en plein jour, plein soleil ; lu aurais remarqué : (c Cette atmosphère lourde^ cette briume sèche^ épaisse^ chaude^ « brûlante et puante qui incommode, agite et fait transpirer (1).
(1) Ce sont les signes précurseurs des déversements ; ils précèdent immédiatement et accompagnent ceux-ci, mais disparaissent dès que les charges, atteignant la surface, entrent dans ia circulation active.
<c EUe a dû être épaisse à Anvers et tu Pas dû voir sur Bruxelles « à ton retour d'Anvers. »
Elle a dû être épaisse, en effet, à Anvers, puisqu'elle y produisit le premier double cas de choléra, pour mieux y marquer la date de la première recrudescence de l'influence épidémique. Celle-ci débuta à Bruxelles à la même heure (1).
Ces débuts furent, très peu de temps après, reconnus ofSciellement au conseil communal par le bourgmestre, y déclarant que la maladie qui avait éclaté le 23 mai n'avait pas le caractère de gravité qu'on lui attribuait.
Voici la suite à ma lettre du 23 mai :
Simai.
« Le dégagement (2) magnéto-électrique que je signalais « comme ayant commencé vigoureusement avant-hier (22 mai) (c après le passage supérieur (1 h.) à Bruxelles, a continué la « nuit de mardi à mercredi (22 au 23) et a atteint toute sa splencc deur hier mercredi (23 mai) au passage supérieur entre une et <c deux heures, au moins ici.
Il ■ ■ I !■ <■ I .
(1) EUe marqaa d'une façon plus éclatante à Hessancy. On trouvera dans ce travail des développements complets snr la première date magnétique et épidémique marquante, qui fut bien celle des 92-23 mai de ma lettre du 23 mai et des deux suivantes.
(2) Je me servais encore indifféremment du mot dégagement et déœrsement pour la décharge des courants terrestres inférieurs dans les courants superficiels ; tandis que ces décharges sont des déversements. Le dégagement a lieu des couches terrestres superficielles dans Tatmosphèresous forme de brouillards véritables, épais et humides ; tandis que le déversement est annoncé et accompagné, comme je Tal dit, par la brume sèche. Le dégagement précède ou suit souvent immédiatement le déversement ; il le précède surtout sous la forme des orages. Presque toutes les recrudescences du déversement delS66 furent, comme Je Tai dit, précédées immédiatement de dégagements orageux généraux considérables par tous les faites des montagnes et surtout par leurs points de croisement ou régions nodales.
« /e rCm ai jamais vu de si fort. Il a dA être général, puisqu'il (c a duré les 24 heures (du 22 à 1 h. jusqu'au 23 à 1 h.) de la a détension du 22-23 mai. C'est la purge définitive, j'espère (1). « Pounru qu'il n'en reste rien dans la circulation, ee qui n'est «c pas fort à craindre, le ciel couvert d'aujourd'hui signa- « lant l'accélération ordinaire avec détension et refiroidisse* « ment (2). »
Voici la fin de mes lettres des 23«2ti mai :
ismai.
(C La terre, après sa vigoureuse puiige de mardi-mercredi (( (22-23 mai) que lui a administrée la détension du 22-23, « rigoureusement en coineidenee avec le passage équatorial de la (€ lune du 23 à 6 h. du matin, s'était affaissée hier comme je ce ne l'ai jamais vue. Elle commence à revivre et à respirer ce aujourd'hui (à se réchauffe^. »
L'affaissement ou le refroidissement qui suivit le déversement du 22-23 mai fut brusque et considérable, comme celui signalé plus haut du 29 avril qui suivit le déversement de TA. H. du 2S avril.
Le premier afibissement suivît lé déversement de plus près. Tous les deux ne furent que très momentanés. Les refroidissements des 29 avril et 24 mai ne furent que très superficiels.
Après le déversement du 22-23 mai, l'influence épidânique existe généralement, et n'attend plus que ses renforts pour se manifester pleinement.
(1) C'était le commencement sérieax de llaffiBire. On voit que je conservais encore quel^ioes iUasions.
(S) J'avais encore confiance dans les décharges par accélération.
La détensioD du 29 mai, bien que commençant la transformation de mai, ne fit pas beaucoup de bruit (1). récrivis le 39 mai même ee qui suit :
ft Si TOUS êtes en route pour Termonde» vous êtes puni. Gela (c vous apprendra à braver un jour de pleine lune. JTespôre que (c le temps s'est simplement couvert et qu'il s'est mis à pleuvi- <c ner par habitude. Il ne faudrait pas s'y fier. La lune a choisi « un fiuneux moment pour être pleine : 1 h. 2T' du soir; la circc eulation est déjà dès à présent comme arrêtée et certes elle «c n'atteindra pas grande vigueur. »
Elle n'a pas atteint grande vigueur ce jour pour en déployer davantage les suivants ; comme il résulte de ma lettre du 8 juin, le lendemain de TA. H. du ^ juin.
8 Juin.
a II fiait une journée splendide, je me sens galvanisé, a L'effet désastreux des premières chaleurs qui sont arrivées (K brusquement avec la transformation du 31 mai est fini. (C Je commence à me sentir à l'aise dans la vigoureuse <x circulation régularisée de juin, dont le principal jour sera le « éouze. 3»
La lettre du lendemain 9 a une importance plus grande :
9 Juin.
« L'éclat et la splendeur du soleil ne font que croître et a embellir. Ils ne s'arrêteront d'ailleurs pas là; c'est seulement « mardi 12, nouvelle lune;[etle lendemain 13, plus grande dé*
(1) Début de répidémie à Holenbeek-Saint-Jean le 80 mai, exaelemenlaae semaine magnétique après son débal à Bfazelles.
<c ûlinaison boréale, les deux positions lunaires chauffantes (1) <c les plus importantes, Tune sur l'autre, en coïncidence ayec ce Faccélération hebdomadaire du 13 (2) qui précède le maximum <c de charge et le maximum d'énergie annuels dans la circula- « tion. Les douze et treize juin sont les deux jours de la plus <c grande énergie physique et morale (3). »
(c L'année non coïncidente 1866 est une année irrégulière de « désordre, elle ouvre une phase de ce genre. L'année 1866 (€ est d'autant plus désordonnée que la terre continue à purger.
<c Les charges enlevées (4) aux plus grandes profondeurs en « 1863, 1864 et 186g n'ont pas été entièrement déversées ces « années et surtout en 1865. Â la fin de cette année, il en res- <i tait autant en arrière qu'il en avait été déversées.
« La détension superficielle universelle du passage (quadrien- (c nal) europo-colombien du 4 avril au 31 mai (S)* a appelé suc- (c cessivement vers la surface les charges inférieures en excès. <c Elles ont produit des irruptions générales et locales remarce quables à commencer par l'irruption régionale du Luxemcc bourg.
ce Je t'ai signalé le dégagement général très complet du ce 22-23 mai. Le lendemain il y avait une réaction un peu ce froide ; mais le surlendemain le dégagement a recommencé ce considérable et a duré toute la semaine jusqu'à la détensi'on
(1) Ralentissantes et concentrantes avec appel du fluide de la surface du globe vers les hautes régions atmosphériques et par cela même avec provocation des déversements.
(2) Du 14-15.
(8) Il eût été plus exact de dire que les 12 et 18 Juin seront probablement ceux de la plus grande énergie physique et morale en 1866, à cause de la P. L. du li, comme cela eut lieu en effet d'une façon si remarquable.
La plus énergique circulation de Tannée se présente souvent vers les li-14 Juin, mais plus souvent vers le 18 Juin.
(4) Libérées ou abandonnées.
(6)Gedoit6trelel*'mai..
(a dù 30. La transformation du 31 a augmenté le mouvement de « dégagement, mais Ta rendu plus vif et plus brusque; l'activité « du mois de juin (43' au lieu de 38' du mois de mai) s*en est mêlé <c et la brume chaude, Tair épaissi s'est changé en nuages ora- « geux. La première semaine de juin (31 mai- 6 juin) a été a énergique, désordonnée et orageuse.
(c La régularité de juin domine en même temps que Vénergie <i depuis le six. Toute la semaine six-treize est d^une énergie <c extraordinaire^ croissante^ et à moins d^incident, de déversement « considérable peu probable^ elle conduira au maximum le 13 et « affectera toute la semaine 13-20 (1).
a La débâcle qui commencera le vingt pourrait bien être '« bruyante. La terre sera vivement sollicitée à se débarrasser le 12 « et le 13 (2) ; mais le milieu de juin n'est pas favorable à cela ; « d'ailleurs la purge ne serait pas dangereuse h cause de « l'activité de la circulation ; il n'en serait pas de même en <c juillet.
« Aussitôt que T énergique et régulière circulation de juin cesce sera de dominer^ le désordre recommencera et durera probable- « ment jusqu'à la fin de Vannée (3). Immédiatement après la « transforma:tion de juin, du 20, et après le 27, les effets de la ce purge deviendront à craindre également (4). »
(1) La semaine du 6>13 tint ses promesses, sauf l'accident du 12, jour de P. L., qui abaissa brusquement la température de 4*6. Celle-ci ne se releva que de 3* le lendemain. Les positions lunaires des 12 et 13 provoquèrent des réactions inférieures qui hâtèrent et prolongèrent les décharges superflt^eUes dans la semaine du 14-20 Juin.
(2) C'est cette sollicitation qui produisit les réactions inférieures des 14-20 juin.
(8) 11 a continué et continue encore.
(4) Première annonce ou pressentiment du début brusque de la période épidémique intense à la date du 27 juin, date d*établissement déOnitif delà circulation approfondie et ralentie de juUlet, et date marquante trois fois soulignée du tableau des A. H.
Après le 9 juin, ma correspondance ne signale plus aucune modification importante jusqu'au 19. Voici quelques mots écrits ce jour, veille du début de la décharge estivale :
19 Juin.
(X Nous voici à, peut-être, un mois du centre de Tépoque « calamiteuse de la jonction des épidémies et des guerres (1).
a La queue épidémique de 1866 est plus dangereuse pour a nous que ne le fut 1865.
(c Le fnaaimum de danger commencera le H juillet (2) ou se <x trouvera autour de cette date ; il s'étendra probablement à « tout le mois de juillet^ du 27 juin au 1013 août (3).
<( Le déversement de 186S non seulement a été très incom-* (c plet, mais il ne s'est effectué que du SS"* au 42« degré de « latitude, qui devait être sa région principale. Il devait cepen- <x dant s'effectuer du SB"* au SH^ degré de latitude, en moindre (C intensité par le 45*' degré, et avec plus d'intensité par le SI* <c degré, aujourd'hui celui de la plus grande énergie magné- « tique, physique et morale.
« Tout le déversement par le 80«-52« degré est en arrière (4). « Il a débuté par Diekirch au moment même oh le méridi3a <K quadriennal franchissait l'axe de la vallée europo-colom- « bienne dans les fluctuations 28 mars-4 avril et 4-11 avril et « commençait la détension par accélération superficielle unice verselle qui est le résultat de ce passage. Depuis lors chaque
(1) Le maximum d'énergie derépldémie oa son centre se présenta exacte*mentjour pour jour un mois plus tard, le 19 Juillet. (f) Il a commencé réellement à cette dale.
(3) Ce fut exactement la durée de la première période intense de Tépidémie, qui débuta avec TA. H. du VJ juin, et finit avec celle du 8 août, suivie de la transformation prolongée, sous Tinfluence de la N. L. du 10.
(4) Ainsi plus d'illusion la veille du débat du déchargement estival, huit Jours avant le début de la période épidémique intense.
c< détenmn par accélération ordinaire ou extraordinaire a été « suivie de certaines portions de fluide arriérées (1). CeUes-ci « approchent de la surface par couches minces qui s*élèvent suc- « cessivement et se remplacent les unes les autres avec des modia fications dues aux aspérités du sol^ aux faîtes et à leurs points « culminants.
« Chaque détension fait déverser la couche mince immédia- « iement en contact avec la circulation superficielle. Pendant a que le fluide inférieur afOue vers cette couche mince décbar- « gée, il agit vigoureusement sur la circulation superficielle, a h&te l'écoulement du fluide déversé et pousse Taccélération « jusqu'à l'excès de détension et produit des alternatives ra- « pides, brusques et désordonnées dans la circulation et dans « la température (2).
a Au moment des déversements se manifeste Vinfluence épidé- « mique. Celle-ci se prolonge et se fortifie par les excès d^accé- <c lération mêmes, au moins au premier moment; mais bientôt la « détension et la décharge atténuent le mal, si elles ne le détruia sent. De façon que, jusqu'à présent, la succession des déver- (c sements et l'enlèvement rapide des charges déversées n'a a pas permis aux influences épidémiques de prendre de fortes
(1) Les déversements hebdomadaires successifs sont donc depuis longtemps dessinés tels qu'ils devaient se manifester dans les recrudescences épidémiques.
(i) Voir celles des 15-16 mai (N. L. du 14), «2 et U mai (— E. du U), SSmai (P. du 29), 6 juin (+E. du 6), 12-i4]uin(N. du li + D. du 13 et A. H. du 14), «0 Juin (— E.), 7-8 juillet [pé,), 17, 19 et il juillet (- du 17, E. et T. M. du il), du 26 juillet (—D. du 25 et P. dui7), 81 ]uillet-r' août (+E.), des 6 et 8 août (+ D. du i), etc. Les températures observées dans tonte la Belgique accusent ces jours A. H. et lunaires des détensions et des chutes brusques de la température. Ce furent les jours particulièrement marquants durant Tépidémie. On les déterminera en suivant les observations quelconques et en marquant les minima brusques et considérables de la température.
« proportions ; mais c^était grâce à ractivité et à Ténergie de la a circulation dejuin^ qui est de 43'; il n'en sera plus de mime « en juillet y alors que la circulation ne sera plus que de 37' et la « moindre de l'année.
« Je t*ai signalé les principaux mouvements de déversement ce qui ont eu lieu cette année. Je te les ai signalés le jour même « ou le lendemain, en t'indiquant leurs caractères, auxquels tu ce pouvais les reconnaître toi-même» sans autre instrument « que tes cinq sens. Je ne suis entré dans aucun détail, de «c crainte de t'ennuyer par des objets qui n'ont d'intérêt que « quand ils sont importants et extraordinaires.
ce Aussi n'ai-je appelé ton attention que sur des déverse- (c ments provoqués par la détension ordinaire du 4 avril, la « nouvelle lune du 15 avril; la pleine lune du 29-30 (dégage- <c ment considérable observé ici et que je t'ai signalé dans une ce lettre) ; sur la détension du 22-23 mai (au sujet de laquelle je c< t'ai écrit le 23 au matin) et sur la nouvelle lune du 12 juin « (des effets de laquelle je t'ai prévenu» de même que je ce puis te prémunir aujourd'hui contre les effets de celle du « 12 juillet) (1).
(c Si tu avais conservé mes lettres, surtout celle du 23 mai, a où je te disais : « rai expédié hier dans l'après-midi les pre- <K miers exemplaires de VBumanUé (ils sont signés du 22) au « milieu d'un des plus beaux déversements magnétiques que ce j'aie jamais vus, etc.; » il ne te resterait pas le moindre doute « au sujet de la véracité de mes idées scientifiques, s'il en avait ce pu rester un ; car c'est le déversement du vingt-deux mai qui (c a développé l'influence épidémique à Bruxelles.
ce Le bourgmestre de la capitale disait en effet au conseil <K communal, il y a quelques jours, que la maladie (choléra)
(1) Toates lettres reproduites plus haut.
<c qui s'était déclarée à Bruxelles le vingt^trois tnai n'avait aucun ce caractère de gravité.
a Le déversement que j'ai vu commencer à Bruxelles le 22, et <c dont je t'ai donné les caractères visibles dans ma lettre du 23, <c a atteint son maximum ici, le 23, au passage supérieur (1 h.); (c je crois te l'avoir dit dans ma lettre suivante, qui doit égalece ment en donner les caractères.
« Le déversement du 22-23 mai a continué, mais amoindri, ce durant la fluctuation 23-30 mai; mais la détension vigoureuse «c avec transformation des 30 mai-1^ juin en avait fait table ce rase. C'est la nouvelle lune du 12 juin, dont je t'avais signalé ce d'avance les effets, qui a ramené l'influence épidémique en a l'étendant, en la généralisant et en la renforçant (1). C'est elle « qui nous l'a amené jusqu'ici; mais, je le répète, tout cela ce n'est encore qu'un jeu. Si ce jeu continue, comme c'est proa bablej la décharge annuelle commençant demain et affectant ce tatU d^abord les régions moyennes^ les déversements moins con- « tenus se multiplieront^ deviendront y-ès dangereux^ surtout à <K partir de la nouvelle lune du 12 juillet, jusqu'à la fin de ce (C mois et jusqu'au 10-12 août qui est V époque du déchargement de (( nos régions. Le mouvement se dessinera dès le 27 juin. j>
On ne reprendra rien à ces dernières lignes qui tracent le cadre ou les points importants de la période épidémique intense telle qu'elle s'est présentée, buit jours après, à ses débuts, et telle qu'elle s'est déroulée point par point depuis.
(1) La N. L. du li ]uiD, suivie de la plus grande déclinaison lanaire boréale du 18, et ces deox positions lanalres étant continuées par la détension ordinaire du 14]uin affectèrent les trois jours, les i% 13 et 14. Le choléra débuta àMonsleli; il frappa à Bruxelles les ISet 14etproduisitce]ourla plus grande mortalité Jusqu*alors fournie; à Anvers où le choléra avait déjà des allures décidées, la mortalité dottMa le 13. Ce sont encore des jours de détension, IS et 14, qui produisirent les effets. Tignorais tout ce qui concerne ces effets quand j'écrivais cette lettre du 19 juin.
La lettre qui précède n'a pas besoin de long commentaire. Elle est assez explicite et laisse peu de points saillants de la marche épidémique antérieure et postérieure dans l'ombre et l'inconnu.
Il n*y a plus d'illusions. La circulation s'approfondissant et se ralentissant, le 27 juin^ c'est à dire dans huit jours, l'épidémie prendra ses allures décidées partout. Fortement recrudescente sous les effets de la plus grande déclinaison boréale lunaire du 10, et surtout de l'accélération hebdomadaire ordinaire du lendemain 11 juillet, encadrée entre la plus grande déclinaison lunaire boréale du 10 et la nouvelle lune du 13 juillet, l'influence épidémique atteindra bientôt son maximum et durera ainsi jusqu'à la fin du mois magnétique de juillet, jusqu'au 10-12 août. Gela s'est accompli point par point.
L'influence du mouvement hebdomadaire ordinaire renforcée par les positions marquantes de la lune prévue, déjà observée, est appréciée plus nettement et plus complètement.
L'influence du mouvement magnétique hebdomadaire ordinaire sur le mouvement épidémique m'était connue d'avance.
Elle se trouve dans une lettre du 17 avril, que voici :
17 avril.
(c Le fait calamiteux dont mon pauvre Diekirch est en ce « moment la victime, est un de ces phénomènes volcaniques « locaux qui déjouent et déjoueront toujours toutes les prévi- (c sions, bien qu'ils se présentent dans les règles. Ainsi, aucun ce fait local et de peu de durée n'a jamais mieux dessiné la fluc- (c tuation hebdomadaire qui sétfit dans ma ville natale. Espérons <c que ce fait restera isolé, et que la lune rousse, qui, le 18, a a rallumé un moment le foyer incendiaire à Diekirch, finira « tout autrement qu'elle n'a débuté. Dans ce cas-ci, la nouvelle €< lune était la plus à craindre. Je n'ose plus rien prédire ; mais « j'espère que la pleine lune rousse sera froide. »
Ainsi j'avais remarqué l'influence de la fluctuation hebdomadaire dès le 17 avril, parce que je la connaissais d'avance (1). Loin de croire encore que cette influence ressortirait avec précision et netteté de toutes les mortalités dans toutes les localités du pays pendant toute la durée de l'été, j'essayais de me persuader que la détension universelle allait continuer à balayer tous les déversements ultérieurs assez importants pour n'être pas enlevés au fur et à mesure par la circulation ordinaire.
Ayant vu depuis la détension hebdomadaire à l'œuvre les 2B avril, 22-23 mai, etc., j'avais pu me convaincre que le mouvement de déversement continuerait sous sa direction et produirait toutes ses conséquences épidémiques; dont j'avais pu fixer le début sérieux au 27 juin.
Ma première lettre qui suivit ce début fut celle du trois juillet, que voici :
« Le gros mastodonte terrestre, après avoir sué sang et eau <c depuis le vingt-sept (juin) nous donnera donc un répit forcé « de quelques jours (2). Quand cela finira-t-il complètement? « Il était temps quant à présent! L'accélération hebdomadaire « du 27 (juin), renforcée par la pleine lune du 28, qui nous a <c donné le spectacle de la trombe du Parc et qui a fait tant de u bruit dans tout le pays, cette accélération continuée par la a pleine lune du 28, provoquèrent des dégagements dont l'une «c des premières conséquences fut de remplir nos hôpitaux ce aussi bien que ceux du théâtre de la guerre (3).
« Je t'avais signalé le 12 juin comme jour d'action et d'exci-
(1) Elle se troave, comme Je Tai déjà dit, dans le Manifeste.
(2) Je n'avais Jamais prédit plus Juste. La douche da 1" JuiUet ent pour premier effet une recrudescence, mais dissipa l'influence, et nous donna le répit forcé désuet Z juillet,
(8) Je n'avais encore alors aucun document concernant la mortalité épidémîque:
« tation physique et morale et jour de recrudescence épidé- (c inique (1); je t'avais signalé postérieurement dans le mé^ie ce genre, mais toujours de plus fort en plus fort, le 37 Juin ^t le « a juillet. '
(c Le 27 juin a tenu ses promesses mieux encQre que ne 9 l'avait fait le 12 juin (3).
« Voici ce qui s'est passé ici :
(C Pans la soirée du 26, un épais rideau orageux couvrant a tout l'horizon sud indiquait les premiers résultats de l'accé- « lération, les engorgements de la circulation surabondante et « les premiers dégagements dans l'atmosphère. Ces dégagQ* <ç ments sont devenus considérables et se sont mis en mouvç- « ment après le passage simultané au méridien du soleil et 46 (C la lune à minuit; ils ont passé ici à Mons le 27, entre trois et <c quatre heures du matin, en faisant assez de bruit. Ce bruit « cependant n'était que faible, comparé au tapage qui eut lieu <c de midi à une heure, au moment du passage supérieur du « soleil, dont nous avons vu ensemble les effets de la fepétre « du ministère. C'était là le moment principal de tout le mou- « vement, 27-28.
(C II paraît que l'on ne voyait plus clair ici dans les rues et «( que la crainte d'une nouvelle grêle, comme celle du 17 juillet <c de l'année dernière, faisait mettre les volets à toutes les « vitrines. Le soir, vers 6 heures seulemept, passa la queue oraa geuse (3).
(1) Celte recrudescence fut vive à Anvers où Tépidémie se développait pleinement, ce que j'ignorais.
(i) Le 27 Juin, trois ou quatre fois signalé, a tenu pleinement ses promesses et au delà de ce que j'avais pu prévoir.
(3) Le mouvement orageux ainsi signalé par lequel débuta Taccélération hebdomadaire ordinaire si remarquable et si variée dans ses effets du i7 juin, fut générai et s'étendit sur tout le pay^ et sur tout le nord de la France d'où il partait. l\ précéda immédiatement et accompagna la première manifesta-
« Nous sommes ici ^ premier plan» entourés de crêtes peu « él^Yées, mm tràs importantes, dont la principale, occup;ant ^ tout l'horizon sud, e^t le «euil celto-teutonique avec ses pre- « ^)i^rs contre-Cprts, dont le fumage et les dégagements fource nis^ent les plus gros orages de passage en Belgique, Ces « arêtes fumaient énormément à mon départ d'ici le mercredi <c (27 juin), à 10 heures du matin. Le fumage était d'ailleurs «( général ; la terre transpirait par tous ses pores dans tous le « pays ; si bien que, prévoyant ce qui allait en résulter, je « regrettais de m'être mis en route* Je me consolais en que « persuadant que les pbénoo^nes ti^rderaient à se développer; « piais ils n'ont pas tardé» puisque arrivé à Bruxelles, ils y « étaient en pleine activité. Ils se sont développés rapidement « parce que le dégagement était général et parce qu'il éta^it « krusqué par les charges inférùures qui se déversaient.
« Ce déversement a commencé avec l'accélération daps a Vaprès midi du 26; il devait être très actif dans la journée « upiversellement orageuse du ^7 et a continué durant celle « du 28 (1). »
ce Dans l'après-midi du 28 juin, une brise assez vive, soufa fiant du nord nord-ouest dans la direction du méridien mag- « nétique, annonçait une accélération très vive dans la circu- « lation superficielle, qui devait se détendre promptement, et « perdre ses qualités surexcitantes et épidémiques.
Ikm vlgoorenae et évidente de ilnfloence épfdémique à Mods et déveiopiM lione vive reerodescence épidémique partout. Un mouvement orageux 9^^lagpe, plus ou moins fort et pins ou moins étendu» précéda et accompagp^ |oq(«s. les accélérations hebdomadaires ordinaires qui suivirent, c*est à dlri^ QflUesdes I, il, 1S, 26 et ai Juillet, qui forment la période cholérique inteo^ei et 9e représentèrent encore les 11, 91 et 9B août, dans la deuxième reprisi? ijg4eii8e de Tinfluence cholérique.
(1) Voir la mortalité épidémique dans le tableau des décès à Mons, poAr apprécier combien cette mortalité suivit exactement le mouvement indiqué.
<c La détension vivement continuée dans la nuit du 28, celle « de la pleine lune, amena un abaissement extraordinaire; de <c température de 5^", provoqué par le fait capital qui eut lieu le « lendemain matin entre 7 h. 28'; ce fut le dégagement comc( plet. En un instant le mastodonte terrestre suant sang et « eau, était enveloppé d'un épais brouillard qui a duré plu- « sieurs heures ; il étaii débarrassé et à peu près calmé et guéri.
« Dans ce brouillard, la majeure partie, sinon la totalité du « déversement des courants inférieurs dans la circulation super- « flcielle était passé dans l'atmosphère.
a Le déversement continua les 29 et 30, mais le dégagement <c continua également, c'est à dire que le fluide passait dans « l'atmosphère au fur et à mesure qu'il se déversait (1).
a La terre n'a pas cessé de fumer et de transpirer d'une « tàçon assez remarquable les 29 et 30 (juin), surtout le matin, « le soir et dans la nuit.
a Les vapeurs fortement électriques, dégagées du 27 au 30, <c élevées dans l'atmosphère et concentrées, retombent à flots <c depuis avant-hier matin (1^ juillet) et ont guéri la terre com- « plétement pour le moment (2) en rétablissant pleinement la « circulation régulière et en amoindrissant celle-ci au point « qu'il commence à faire frais.
« Si nous échappons au ii juillet comme nous avons échappé « au 27 juin^ les aSkires ne seront pas définitivement très « graves.
(1) rignorais, an moment d*écrire cette lettre, c'est à dire le 3 Juillet, que le déversement, continué les 29 et 80, avait provoqué la vigoureuse recrudescence épidémiqùe des 80 Juin et l*'JuiUet, supérieure à celle du 28. Ainsi le déversement, au fur et à mesure de son avancement, rejetait au dehors les premières quantités de fluide versées, tout en renforçant la charge restante et rinfluence épidémiqùe. Voir les chiffres des décès du tableau de Mons pour apprécier la Justesse des observations et des prévisions.
(t) Elles Font guéri pour deux Jours, les 2 et 8 Juillet, ici au moins.
« Les déversements de 1866 sont bien certainement très abon- « dants; mais, comme je te l'ai déjà dit, ils sont fort heureuse- « ments successifs; la fluctuation hebdomadaire emporte les ce déversements effectués à ses débuts (1). La semaine du « 27 juin -4 juillet fut extrêmement remarquable sous ce « rapport.
a I) n'y a pas de déversement continu cette année; il n*y « a pas de méridien quadriennal poussant les déversements « devant lui; il n*y a donc pas de grandes accumulations; mais ce en revanche la circulation est peu active, et là où le dévera sèment est favorisé par les influences locales, il peut devenir <c stagnant et foudroyant comme à Diekirch. Les caractères gé- « néraux de la circulation sont des alternatives de hausses et de a baisses^ ou des fluctuations énormes, qui nous font passer de la « pluk grande surexcitation au dessous du calme plat et du plus « grand danger épidémique à V absence totale du danger comme en « ce moment (2).
« Les pluies abondantes qui viennent de nous débarrasser « momentanément de l'épidémie, ne présagent plus même beau- « coup de danger pour l'avenir, bien que les 11-12 juillet» il y <( ait un concours de circonstances extrêmement favorables « aux déversements. Il ne faudrait pas s*y fier (3).
<c II y a dix jours, je faisais du feu après le déversement « du 12 (juin) et avant celui du 27, ce qui n'a pas empêché « celui-ci d'être fort méchant (4) ; et le 12 juillet, bien certai-
(1) J'avais déjà remarqué rinfluence de la fluctuation hebdomadaire à cette époque (8 juillet), avant de connaître un seul des nombreux chiflires qui accusent si vigoureusement cette influence.
()) Jamais des prévisions n*ont été plus pleinement vériflées par les faits postérieurs.
(3) Si je comptais encore trop sur les détensions et surtout sur Teffèt salutaire des pluies, Je ne m*y fiais plus guère.
(I) Je n*avals encore aucun chilTre constatant les effets funestes du VI.
« Hement, se présentera dans des conditions plus méchantes, ce maigre le froid humide d'aujourd'hui. »
Cette longue lettre, une des principales, que j'ai écrites au colonel Brialmont, est très explicite sur la phase d'entrée en pleine épidémie.
Les caractères qui s'y trouvent dessinés furent ceux de l'épidémie pendant toute sa durée.
Si le 3 juillet je saluais encore avec empressement les bonnes grosses pluies froides comme productrices d'effets salutaires, je ne m'exagérais déjà plus leur importance; je me défiais déjà des détensions et des refroidissements, jméme les plus vifs et les plus prolongés, me doutant bien qu'ils ne feraient qu'appeler de nouvelles charges de plus en plus fortes.
Je ne me faisais plus guère illusion sur l'importance et la durée de la période épidémique, à laquelle je ne me suis résigné à croire que quand elle était bien dessinée.
Voici encore quelques lignes du dix-neuf juillet^ jour culminant de l'épidémie :
a L'accélération hebdomadaire d'hier (18 juillet), une des (c principales de Tannée^ vient encore une fois de produire une i< de ces chutes de température devant lesquelles l'opposition et (( les bornes scientifiques devraient rougir de honte, si elles (c avaient de la pudeur. »
Je ne connaissais encore aucun des effets violents des 17, 18 et 19 juillet qui fournirent généralement les maxima absolus de mortalité dans toute la Belgique, par des recrudescences brusques, effrayantes.
Je citerai une dernière lettre aussi importante et aussi coacluante que les précédentes et qui concerne la phase finale de
répidémîe» dont eUe signale d'avance TA. H. prîncipatet celle du 29 août.
La lettre est du vingt-^nq août, la voici (1) :
« Vous avez été assez ctianceux pour éviter les derniers tt effets épileptiques du monstre dévorant épidémique, qui, « après avoir épargné Bruxelles la populeuse, comme une prî- « vilégiée, vient de lui donner une couple de coups de dents « assez vigoureux. Elle a eu son premier, principal et à peu « près unique coup de dent au début de Faccélération ordi- « naire qui suit la transformation d'août, le 14, dans une réac- « tion violente contre la double fluctuation 1-18 excessivement « détendue et refroidie.
a Cette réaction a eu lien sous rinfluencé*8« passage lunaire « équatorial du 14 qui a suivi la N. L. du 10. Ici, le 14, dans la « soirée, les gros nuages orageux sortaient tout formés des <( faites environnants et occupaient Thorizon. L'accélération (2) « suivante du 21, sous Tinfluence du plus grand éloignement tt de la lune (— D.) a été tout aussi complet et plus bruyant. 4c Le 21, au soir, j'ai vu ici dans le nord-ouest sortir du nœud « de Seneffe (Gosselies, Nivelles, Ligny, Houdeng-Aimeries), a l'orage qui a si bien arrangé Bruxelles en le débarrassant au « moins de la méchanceté épidémique.
(c Le mastodonte doit être bien près de sa guérison après ses « transpirations des 14 etH. Celle-ci a continué le 22 et le 23, « et continuera probablement sans interruption toute la sea maine, car c'est demain pleine lune et deux jours après, « le 28 (3), accélération. Il ne vaut pas la peine d'interrompre « le mouvement. C'est le 28 que commence le coup de poing final
(1) Bile est adressée à Blankenberg.
(t) lemowiement de l'accélération est sous-entendu. (8) C'est le 99 ordinairement, mais fêtais conyaincu que la correspondance, 31 Juillet, 1, Il et 21 ao&t, serait continuée Jusqu'au S8.
ne et que donneront les réserves; gare! Tout sera fini pour le « 10 septembre. »
Cest le 28 que non seulement a commencé h être donnée mais qu'a été donné le coup de poing final! Il fut donné à Bruxelles et à Anvers, le 28; à Liège, Gand, Bruges» Namur et Mons, le 29, c'est à dire, le jour même le plus ordinaire de la principale A. H. de la fin de Tété; la deuxième A. H. par importance de tout Tété. Il produisit des mortalités brusques et extraordinaires qui forment les maxima absolus de la phase épidémique finale ou les deuxièmes maxima de toute la période. Ces deuxièmes maxima furent considérables à Mons et à Liège, et plus encore à Bruxelles.
Non seulement c'est le 28 août qu*a été donné le coup de poing final, mais tout fut fini le 10 septembre, au moins généralement. A Bruxelles, le mouvement continua par sa force vive acquîsef.
A Mons et à Anvers, tout était fini avant le 10 septembre. A Gand, il y eut chute considérable de la mortalité après le 12, mais surtout après TA. H. du 14 septembre. A cette date, la disparition de la cause et Textinction rapide de la force vive acquise fut évidente. Les mêmes effets sont produits à la même date A. H. à Liège.
C'est naturellement dans les grands centres populeux où les surcharges magnéto-électriques avaient été les plus fortes, qu'elles se maintinrent le plus longtemps et que leur enlèvement fut le plus lent.
On pardonnera aux lettres précédentes leur style familier en faveur des éclaircissements et des convictions qu'elles apportent dans la question. La partie scientifique n'était qu'accessoire dans ces lettres, une partie politique sur les questions du jour, plus développée, leur donne date certaine. Elles avaient pour objet d'attirer l'attention de mon ami Brialmont sur la
réalisation si prompte et si nette des prévisions de VHumanité en Allemagne, aussi bien que sur l'accomplissement de mes prédictions concernant le choléra.
Ces dernières et les prévisions des lettres précédentes sur la marche de l'épidémie ont dépassé toutes mes appréciations, comme on le verra dans le chapitre suivant.
PreaTes
On a vu par les lettres précédentes que je suivais avec un redoublement d'intérêt et d'attention les variations et les perturbations climatériques et leurs conséquences épidémiques de Tété de 1866; dès que ces conséquences se manifestèrent. Lorsqu'elles prirent leur caractère de gravité, l'envie me vint natuf^lement de suivre de plus près, à l'aide de données d'observations certaines, les marches parallèles coïncidentes des phénomènes climatériques et épidémiques , tous immédiatement et également dépendants de la circulation magnétique terrestre.
Les données d'observation climatériques, thermométriques, barométriques, etc., que je trouvais en tête de tous les journaux, me suffisaient pour suivre les modifications climatériques. Les maxima et minima de température de midi à midi me fournissaient les tensions et les détensions ou les fluctuations magnétiques, qui, d'ailleurs comme je l'ai établi, ont leurs jours fixes.
Je devais donc me procurer les fluctuations épidémiques^ c'est à dire le nombre des cholériques déclarés ou au moins celui de la mortalité jour par jour et même, autant que possible, heure par heure, pour m'assurer jusqu'à quel point elles coïncidaient avec les modifications climatériques et à quelles modifications ou à quels mouvements ordinaires elles correspondaient.
Dès le milieu du mois de juillet, je m'adressai à M. Demar-* baix, secrétaire de la ville de Moqs pour obtenir les mortalités jour par jour de la ville ; il eut la bonté de me les communiquer, en y ajoutant les rapports journaliers officiels de l'hôpital civil» que j'eus, dès ce moment et jusqu'à la fin de l'épidémie, au fur et à mesure qu'ils parvenaient à l'administration communale.. Ces documents me procurèrent d'emblée des vérifications remarquables.
Ils sont précieux, d'abord parce qu'ils sont très exacts et très complets, ensuite parce que, fournissant les entrées en même temps que les décès, ils renseignenlf bien sur Yinfluence épidémique, qui ne va pas toujours jusqu'à frapper mortellement. En général, les documents les plus complets et les plus précis sont les plus concluants, et fournissent les preuves les plus évidentes de l'origine magnéto-électrique de l'épidémie cholérique.
J'eus une première surprise et une première satisfaction, en voyant que les rapports officiels de l'hôpital civil de Mons commençaient à la date prédite du vingt-sept juin. La mortalité cholérique jour par jour dans toute l'agglomération montoise» que j'eus plus tard, confirma en effet rentrée sérieuse en matière de l'épidémie dans la localité à cette date.
Je vis ensuite au premier coup d'œil que les documents officiels de l'hôpital accusaient l'influence des À. H. magnétoélectriques terrestres, d'une façon rigoureuse et incontestable» par des hausses brusques et considérables, aussi bien dans les entrées à l'hôpital que dans les mortalités cholériques, hausses qui ne duraient qu'exactement le temps de TA. H. eh dessinaient eelles-ci, mieux que ne le feraient la plupart des phénomènes eiimatériques.
Le tableau suivant, dressé d'après les rapports journaliers officiels de l'hôpital civil de Mons, affirmera les assertions précédentes mieux que je ne pourrai le faire.
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Tablbào I
DATES
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1" Juillet.
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21 juillet,
1" août.
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Aucun homme de bonne foi ne contestera la netteté et la vigueur avec laquelle les décès du tableau I marquent les dates des 27 juin, 4, 11, 18, 25 juillet et 31 juillet-l«' août, exactement celles du mouvement magnéto-électrique terrestre, comme ayant élé funestes.
Supprimez les efiTets des À. H. dans le tableau I, qu'y restera-t-il?
Il y restera la brusque entrée en matière de l'épidémie qui a fortement accidenté la semaine magnétique d'ouverture 27 juin- 4 juillet tout entière, durtout par le milieu, plus les 7 et 14 juillet.
Un coup d*œil sur les observations thermométriques ou sur les maxima et les minîma de la température diurne» dans la semaine magnétique du 27 juin au 4 juillet, montrera la cause des fortes recrudescences épidémiques des 29 juin et 1^' juillet dans des alternatives de hausses et de baisses thermométriques, qui accusent elles-mêmes de très fortes fluctuations magnéto-électriques bi'diumes alternantes, composées de fortes accélérations avec détensions, alternant de jour à autre avec de forts ralentissements et de fortes concentrations. Ces fluctuations bidiurnes alternantes, très fréquentes, sont très dangereuses en temps de choléra. Elles secouent en tout temps vigoureusement les organismes humains.
Elles sont généralement le résultat de grands effbrts d'approfondissement et de ralentissement, comme ce fut le cas du 27 juin au 4 juillet, ou d'amincissement et d'accélération, comme ce fut le cas du 25 au 31 juillet-1^ août, où nous trouvons la fluctuation bi-diurne bien plus vigoureusement dessinée encore que du 27 juin au 4 juillet.
La circulation magnéto-électrique terrestre continue à s'approfondir,, à se ralentir et à se concentrer au delà du 27 juin, et même au delà du 4 juillet, elle continue à s'approfondir jusqu'au 14 juillet, jusqu'à son maximum d'approfondissement et de concentration de l'année (en 1866).
Les circulations changent d'allure à dates fixes, ou à très peu près, tous les mois ; mais ce changement n'est pas brusque; il est, au contraire, continu tout le mois. Le mouvement magnéto-électrique annuel est composé de fluctuations bi-mensuelles en tout semblables aux fluctuations hebdomadaires» en ce sens qu'elles commencent et finissent à des accélérations maxima, en passant par un maximum de ralentissement.
Les jours indiqués comme étant ceux des transformations mensuelles, les allures accélérées deviennent modérées et ralenties ou inversement; mais c'est au milieu des mois magné-
tiques que se trouveut les maxima d'accélération et de ralen* tisaeioent.
C'est aiasi que le ralentissement de mai, commençant le 17 avril et finissant le 30*31 mai, après avoir duré six semaines magnétiques, a pour milieu ou maximum d'approfondissement et de ralentissement les 8-9 mai, ou mieux les milieux 4-5 et 11-12 mai de la semaine qui précède et de celle qui suit Faccé* lération du 9.
Celle-ci est une date extrêmement remarquable au point de vue des déversements et des dégagements magnétiques (1).
La marche de l'épidémie à Gand accuse le maximum d'approfondissement des 11-12 mai et l'accélération suivante du 15 d'une façon remarquable. Il n'y eut à Gand que trois cas de choléra au mois de mai : un le onze^ un le douze et un le^quirizc mai, et puis plus rien jusqu'au 8 juin.
Au reste, tous les cas isolés plus ou moins multipliés de toutes les avant-périodes de mai sont également concluantes et explicites ; mais n'anticipons pas davantage, et laissons la parole aux chiffres.
L'approfondissement de juillet commençant le SO juin et finissant le 8 août, après une durée de sept semaines magnétiques, a pour centre le milieu de la semaine 11-18 juillet ou le 14-15 juillet ; c'est, en effet, le jour le plus fréquent des plus fortes charges estivales et annuelles après celui de l'A. H. suivante 18-19 juillet, qui s'y substitue très souvent.
Les 14-i5 juillet furent ceux de la plus forte charge magnétoélectrique et du maximum gbsolu de la température en 1866.
rai prédit dans mes lettres que la circulation de juillet serait puissamment ralentie après la première semaine magnétique
(1) EUe est trois fois marquante de lS8t à 1865 dans le tableau des A. H. Les S-9 mai et M-a7 Juin sont les deux seales dates A. H. des mois de mai et de ftàn trois fois marquantes.
20*27 juin et dès le 27, pour produire tes effets ëpidémiques funestes ; qu'elle atteindrait son maximum de concentration et de ralentissement, et produirait ses maxima d'effets funestes, à la suite de la nouvelle lune du 12 juillet, et vers le 14, milieu de la semaine 11-18 ou à cette dernière date même; qu'elle resterait suffisamment ralentie, pour continuer à produire ses maxima d'effets jusqu'à la semaine l«'-8 août qui précède la transformation d'août ; le tableau I vérifie ces affirmations ponctuellement.
Les semaines des 26-27 juin-4 juillet et 25-31 juillet, qui commencent et finissent la période épidémique intense de juillet, également accidentées, présentent de grandes analogies sous tous les rapports ; elles débutent l'une par — D et A. H., du 26, et P du 28 juin, et l'autre par — D et A. H. du 28, et P du 27 juillet.
Pour l'une comme pour l'autre c'est la P. L. qui produit les effets les plus funestes ; dans Tune comme d'ans l'autre, le mouvement alternatif bi-diurne est provoqué par la position lunaire — D, en coïncidence avec la date A. H., et suivie à un jour de distance par la principale influence lunaire P. L.
Tout ce qui précède fut générai, et se produisit simultanément dans tous les faits et dans toute la Belgique, au moins dans les localités où l'influence épidémique était à peu près aussi avancée qu'à Mons ; car le déversement et ses conséquences épidémiques étant en avance ou en retard, pour des raisons que j'examinerai, quand je dirai qu'une influence a été générale, cela s'appliquera plus particulièrement aux localités où le mouvement est à peu près également développé.
Le mouvement de fluctuation climatérique et épidémique bi-diurne de la semaine 25-31 juillet continue exactement les effets des influences lunaires des 25 et 27 juillet, il en est de même dans la semaine 26-27 juin-3-4 juillet où, les influences des 26 et 28 sont généralement reproduites les 30 juin et
S juillet. D*aprës le tableau I, elles seraient reproduites les 27 et 29 juin ; il y a là une erreur d*un jour de retard dans les inscriptions, qui est rectifiée par les décès inscrits à Tétat civil» décès que je vais examiner et qui sont plus explicites encore que ceux du tableau I.
Les entrées à Thôpital de Mons nous montrent les Â. H. se dessinant vigoureusement : celles du 3-4 juillet dès le 3; celle du 4 juillet dès le 9; celle du 18 juillet dès le 17^ et ^eprolon^ géant jusqu'au vingt inclus; celle du 25 juillet doublée le 27» comme l'avait été celle du 26 juin par le 28 ; celle du l*' août dès le 31 juillet. Les 3-4, 18-19 juillet et 31 juillet-l«' août se trouvent d'ailleurs dans le tableau des Â. H.. Les effets de celles-ci ne se montrent donc en avance que les 9 et 17 juillet» et ne sont prolongées qu'au delà du 18-19 jusqu'au 20 juillet inclus. Ces faits sont également généraux.
L'importance de l'A. H. du 18-19 juillet lie ressort dans le tableau I, que des entrants à l'hôpital ; c'est encore un point dans lequel ce tableau diffère beaucoup de celui qui comprend les décès dans toute la population montoise.
En résumé, le tableau I accuse rigoureusement comme journées épidémiquement funestes à Mons, toutesles dates A. H. établies par moi ici à Mons même, dans le Manifeste^ un an avant le début de l'épidémie, plus les deux pleines lunes des 28 juin et 27 juillet, renforçant et continuant les A. H. des 26 juin et 25 juillet, elles-même^ en coïncidence avec les plus grandes déclinaisons lunaires; plus le périgée renforçant le 7 le milieu de la semaine 4-11 juillet; plus la date centrale du 14 juillet.de la circulation la plus profonde, la plus ralentie et généralement la plus chargée, et en 1866 réellement la plus chargée de Tannée. Ce sont là des résultats nets et concluants.
Le tableau I montre, en outre, la première semaine magnétique de juillet du 26-27 juin au 3-4 juillet fortement accidentée; il montre aussi l'influence de l'A. H. du 11*12 juillet com-
mençant dès le 9, et celle du 18-19 juillet commençant dès le 17 et se prolo0geaut jusqu'au 30 inclus ; que Ton yeuille bien se pénétrer de ces dates et des effets produits par elles. Noue les retrouverons tous et partout, et non moins rigoureusement accusés.
Abordons maintenant Texamen de la mortalité épidémique totale; celle qui eut lieu dans toute la population montoise durant à peu près tout le règne de Tépidémie.
Le tableau II ci-après est tiré du journal YOrgane de Mans, du 29 septembre. Il est conforme à celui que j'avais formé d'après les données officielles.
Je me servirai de préférence du tableau de VOrgane de MmSf parce que je ne veux pas fournir un seul chiffre que Ton puisse supposer changé ou modifié, ou n'avoir pas une origine suffisamment officielle et authentique, aflQ d'acculer l'immobilisme et la malveillance retranchés derrière leurs fins de non-recevoir, me lançant à la tête leurs vaines dénégations, quand je les aborde franchement, tenant en mains leurs propres chiffres.
Les arrangeurs de chiffres sont dans les retranchements que je bats en brèche. Ce sont les inventeurs et les fabricants de moyennes. Je me sers du chiffre brut tel que l'instrument le surprend dans le phénomène. Tanalyse le fait naturel avec tous ses accidents, et je défie l'immobilisme et la malveillance de m'imiter ou de se servir de mes armes.
Je me sers du tableau des mortalités jour par jour durant l'épidémie cholérique de 1866, fourni par l'Organe de Mans^ parée que le journal cite à sa fhçon les jours marqués par les plus fortes mortalités épidémiques, ou les jours les plus funestes^ et qu'il cite ainsi, sans s'en douter^ ceux des accélérations hebdomadaires ordinaires du Manifeste du MagniiiénU^ repnn daites dans les premières pages de ce travail.
Tableau II (1)
MOIS
BT
JOURS
06 QO