‹ Le choléraChapitre 11 sur 23 · D. do · texte numérisé non relu

D. do

N. do 8.

Dans le tableau de la

Page 94 do Manifeste, A.H.dol5sepréBaate, de 18K à 18B5, deux fois le 15 one fois le 14 ea arant et une fois le 16 en retard; c'était 1 des A.H. les plBsiodécises.

Pour apprécier toute la portée probante du tableau VI» il convient de Texaminer avec le tableau IV et ses conséquences.

ainsi qu'avec le tableau de la page 24 du Manifeste sous les yeux (page 17 de ce travail).

On remarquera tout d*abord que les premières et les dernières explosions épidémiques ont lieu, à très peu près, exclusivement dans le mouvement A. H. des accélérations magnétoélectriques hebdomadaires ordinaires.

Dans les cinq premières semaines de Fépidémie, du 1*' mai au 6 juin inclus, les quelques rares explosions précoces du mal dessinent le mouvement A. H. de mai et du commencement de juin : 1, 8-9, 15-16, 3â-23, 30-31 mai et 6-7 juin delà page 24 du Manifeste exactement.

Les débuts de l'influence épidémique obéissent donc pendant les cinq premières semaines exclusivement au mouvement magnétique A. H.

Les 11 et 12 juin, eurent lieu deux invasions aux deux extrémités du pays, à Arlon (1) et à Merxem, sous Tinfluence de la P. L. du 12 ; influence prédite et dont j'ai annoncé et constaté les effets le jour même dans mes lettres.

Au delà de la nouvelle lune du 12 juin qui incidente le mouvement A. H., celui-ci reprend la direction du développement épidémique le 14-15 juin.

Vient ensuite un mouvement d'extension considérable qui a pour centre le 17 juin, jour d'arrêt de la circulation avant la transformation de juin et avant le début du déchargement estival.

Il est produit, comme il a déjà été dit, par les fortes variations magnétiques accusées par une hausse de 4<' de température dans la nuit du 15 au 16, suivie de la chute énorme de 7^" dans la nuit du 16 au 17, qui amena le minimum extraordinaire absolu du mois de7<'4. Ce minimum accuse une stagnation rela-

(1) n D'y eat à Arlon qu'un cas isolé, très isolé, qui ne fut suivi du début réel que le 27 juin.

U ve dans la circulation ; et cette stagnation donna lieu k une pm» mière extension générale de l'épidémie qui ne te cède qu*à celW de TA, H. prédite du 27 juin.

Le début A. H. du déchargement estival, ou la transformatioa du 30-31 juin, continue le mouvement d'extension, mais faible* ment.

Il eat suiyi, à 8 jours de distance, du début le plus général du i^^il juin, déjà si fortement en relief dans les tableaux I, U, m et IV. Aucun de ces tableaux ne dessine cependant ce relief aiissi fortement que le tableau YI par les débuts réels du mal à Liège, Arlon, Mussy-la-Ville et Marchienne-au-Pont» et par ses débuts brusques dans la période intense à Gand et à Mons.

Je ne eontinuerai pas à suivre le tableau VI pas à pas. Je n'entrerai même pas à propos de ce tableau dans des détails au sujet des autres dates fondamentales déjà étabUes ; bien qu'elles en offrent de non^noins intéressants.

Sien certainement le rôle joué par les A. H. de juillet, allant eta grandissant à partir du 26-37 juin, et atteignant les pointa culminants dans la dernière quinzaine de juillet, eat plus consÂdérable que celui de l'A. H. du 26-27 juin. U en est ainsi sur^ tout de la date fondamentale du 17-19 juillet; mais cette der-» mère date occupe dès à présent la première place, et les «ombreuses extensions du mal la lui maintiennent à première vue.

Il n'est pas nécessaire de recourir à beaucoup de raisonne^ monta pour mettre en relief les dates réellement marquantes du tableau VI «

Ce dernier contient les débuts dans environ lûO localités depuis le i^ mai jusqu'au 13 septembre, ce qui ne ferait pas un. début moyennement par jour.

Dans la période intense du 26 juin au 13 septembre, on ne trouvera guère encore que 80 débuts ; donc encore un par jour.

Deux débuts signalent donc un jour d'extension du mal, (rois

débuts fournissent les dates marquantes et quatre désignent les dates marquantes extraordinaires. Nous laissons de côté le ha^dard et les probabilités avec lesquels je ne veux rien avoir à démêler.

Le vingt-six juin écarté, parce que plusieurs des débuts qui mettent cette date en relief sont des entrées dans la période intense ou de fortes recrudescences, il ne reste dans le tableau VI de jour d'extension épidémique extraordinairement marquant que le 17 juillet, principale date magnétique^ volcanique et météorologique de l'année, ouvrant l'A. H. culminante du 18-19 juillet.

Laissant au mouvement magnéto-électrique et épidémique de TA. H. du i8-19 juillet toutes ses extensions des 16, 17 et 19 au nombre de dix ou seulement celle des 17 et 19 au nombre de sept ; il se dessine avec un relief dont aucun autre n'approche.

Les dates épidémiques simplement marquantes dans le mouvement d'extension désignées dans le tableau VI par les débuts dans trois localités sont plus nombreuses, les voici : 8 juillet ipé.); 10 juillet (A. H.); 16 juillet ; 19 juillet (A. H.); 27 juillet (P.); 2 août (A. H. du 1% 8 août (A. H. du 8), 22 août (A. H. du 22) et 30 août (A. H. du 29-30).

Les 16 et 19 juillet, comme je l'ai dit, appartiennent à l'A. H. extraordinairement marquante et culminante du 18-19. Ces jours écartés, il en reste sept marquants, dont cinq A. H. rigoureux et d^ux des deux principales positions accélératrices lunaires de juillet, le périgé du 7-8 et la P. L. du 27 juillet. Toutes ces dates sont également signalées avec les mêmes importances relatives par les mortalités du tableau VI. Ce sont là des faits qui feront réfléchir, je pense, le pécheur le. plus endurci.

Le tableau VI donne son véritable relief à la date incidente du 7-8 juillet; car il est évident qu'il faut comprendre dans le mouvement du 7-8 juillet les extensions du 7, ce qui porte le nombre des extensiOHS du 7-8 à cinq, et en fait un mouvement

extraordinairement marquant qui, s*il n'atteint pas celui da 18-19 juillet, se place immédiatement après lui, et n'est égalé que par ceux des 26-28 juillet (P. du 27), 6-8 août et 21-22 août (les deux A. H avec transformation d'août).

Je rappellerai à ce propos que, le mouvement de détension de l'A. H. du 4 juillet continuant extraordinairement jusqu'au 7-8 juillet, amène dans la nuit du 7-8 une température extrêmement basse de 10^", la moindre de tout le mois de juillet; et que c'est cette moindre tension qui, soit par elle-même, soit par le déversement qu'elle provoque, fournit la deuxième date par ordre d'importance dans le mouvement d'extension de l'épi* demie. En face de ce fait et de ses semblables, des 16-17 juin, 21-22 juillet (ap.), 1-2 août (A. H.), 5-6 août, 30 août (A. H. eipé.)j dont l'importance ressort aussi rigoureusement du mouvement extensif du tableau YI que de celui de la mortalité du tableau IV, on ne récusera pas l'influence funeste des détensions accusées par des chutes brusques et des minima de la température.

Parmi les dates rivales de celle du 7-8 juillet par leur importance dans le mouvement extensif de l'épidémie d'après le tableau YI, celle tlu 27 juillet (P. L. et A. H.) qui fournit les extensions du 26 et du 28, a la même importance exactement, et est aussi extraordinairement marquante que celle du 7-8 juillet.

Ainsi les deux dates incidentelles lunaires : le périgée du 7-8 et la P. L. du 27 juillet suivent immédiatement par ordre d'importance dans les extensions de l'épidémie, celle de l'A. H. culminante du 17-19 juillet. Cette dernière date fournit dix débuts de l'épidémie, et les deux autres chacune cinq au moins.

Les A. H. des 8 août et 22 août^, en y comprenant leurs dépendances des 6, 21 et 23 août, ont exactement la même importance que les incidences lunaires des 7-8 et 27 juillet.

L'A. H. du 8 août, en supposant le mouvement étendu jus-

qu'au 9, prend même la première place après l'A. H. culminante du 47-19 juillet.

Tel est le principal mouvement magnéto-électrique et épidémique coïncidant régulier et incidentel de l'année 1866, fourni à la fois par les mortalités du tableau lY et par le mouvement extensif du tableau YI. On voit que le périgée lunaire joue le rôle principal dans les incidences (1). Les détensiôns magnétoélectriques et les chutes de température qu'il provoque, sont en effet telles qu'elles peuvent servir à le déterminer.

L'importance de la plupart des dates régulières extraordinairement marquantes, ressort immédiatement du déchargement estival. Page 209 du Manifeste^ vous verrez comment la fréquence des maxima absolus de la température estivale s'est montrée à Bruxelles depuis 1763 jusqu'en 1852. Les chiffres de cette fréquence inscrits sous les dates donnent à celle-ci leur importance relative dans la circulation intense du déchargement estival, et les classe comme suit :

18 juillet 7

1" août 6

«juillet 5

8 août . \

1" juillet. \

15 août . I

(1) 11 a continué à jouer ce rOIe depuis et jusqu'à ce jour, en provoquant les principaux incidents climatériques, orageux et volcaniques.

(2) Ainsi ressort Timportance épidémique du 29 juillet, qui semblait n'avoir guère de raison d'être. On voit que c'est comme milieu de la semaine précédant le 1" août, que le 29 juillet est marquant, de même que le 15rest comme milieu de semaine précédant le 18 juillet. ,

Ce classement signale les ïnémes dates extraordinaires que le mouvement de la mortalité et des extensions de l'épidémie cholérique avec des importances relatives semblables.

Il donne sa véritable importance à la date du 18 juillet sur laquelle j'ai d'ailleurs eu déjà à appuyer. Elle autorise à considérer les extensions du 16 juillet comme des suites de celles dû 15, qui fournit ainsi cinq débuts, et se trouve placée sur ta môme ligne que les 7-8 et 27 juillet, 8 et 22*août,

Cette dernière date Â. H. a pris dans le mouvement extensif de l'épidémie la place du 19 du classement précédent ; de même que l'A. H. du 30 a pris la place du 26; de même que généralement l'A. H. du 18-19 juillet est absolument culminante, bien que le 18 soit par position le milieu, le centre ou le point culminant du déchargement estival.

Si les 19 et 26 août du classement précédent n'ont pas marqué dans le mouvement épidémique extensif, elles ont, au contraire, très nettement marqué dans celui des mortalités, surtout le 26, jour de P. L.

Parmi les dates extraordinairement marquantes dans le mouvement extensif de l'épidémie, il faut aussi comprendre les deux dates principales de juin du 17 et du 26-27 de ce mois.

L'on doit y comprendre aussi celle du !<"' août; parce que le mouvement A. H commençant le 31 juillet, l'extension de cette date y appartient.

Gomme dates simplement marquantes classées par le tableau YI des extensions de l'épidémie, nous trouverons toutes celles classées de la même manière à très peu près par le tableau IV des mortalités; ce sont aussi les dates classées de même par ordre d'importance dans le déchargement estival, ce sont les A. fi. de juillet et d'août non compris dans les dates extraordinaires, ce sont celles des 4 juillet et 15 août.

La transformation de juillet avec ap. lunaire du 21, est simplement marquante.

Les A. H. et les incidences lunaires du mois de juin, les A. H. des 7, IS et 20 juin, la N. L. du 12 et la P. L. du 29 juin soat simplement signalées par le mouvement d'extension de l'épidémie comme par celui des mortalités.

On voit que le mouvement des extensions a grandi graduellement comme celui des mortalités, et que, comme ce dernier, il prend brusquement des proportions considérables à la date A. H. signalée d'avance avec instance du 26-27 juin.

Les dates signalées cessent en même temps que les dates marquantes à l'A. H. du 29-30 août, celle du deuxième maximum de la mortalité prédite dans mes lettres comme date finale de la deuxième période intense.

Après le 90 août il ne reste que quatre débuts du choléra, dont deux des 1^ et 2 septembre, proviennent encore d'un périgée lunaire, et complètent l'influence extraordinaire et dominante de cette position lunaire dans les mois de juillet et d'août.

Les deux autres extensions postérieures au 30 août continuent le mouvement A. H. de septembre, les 8 et 13 de ce mois.

Le huit septembre est signalé dans le tableau IV par des maxima de mortalité dus à la chute brusque et considérable de la température dans la nuit du 7-8.

Le treize septembre est également signalé dans le tableau IV par les mortalités du début du mouvement A. fl. du 14 septembre.

Ainsi, dans la phase de sortie de la période épidémique au mois de septembre, comme dans la phase d'entrée au mois de mai, les dernières comme les premières extensions 'peu nombreuseâ et réduites à des cas isolés, tracent le mouvement Qiagiiéto-électrique terrestre A. H. ou hebdomadaire ordinaire des 1, 15, 22-23, et 30 mai au début, 8 et 13 septembre à la fin des extensions.

Les extensions cessent dans TA. H. prédite dans mes lettres comme fin du système épidémique.

Dans la double phase centrale intense des mois de juillet et d'août, depuis le 26 juin jusqu'au 30 août, le mouvement d'extension de l'épidémie du tableau VI est extraordinaire et intense comme celui des mortalités du tableau IV.

J'aime à croire que les preuves surabondantes et nettes qui précèdent concernant la coïncidence des mouvements magnétoélectriques terrestres tels que je les ai établis antérieurement, et ceux de l'épidémie cholérique dessinés postérieurement par les extensions successives du mal, aussi bien que par les fortes mortalités, sont de nature à dissiper les derniers doutes chez les esprits les moins novateurs.

Des preuves analogues, bien que moins précises, ressortiraient également de l'analyse des extinctions successives du mal. Je me bornerai à faire quelques remarques à leur sujet.

Dans quarante et une des cent localités jdu tableau VI, l'épidémie s'éteint aux dates Â. H.

Les deux dates finales A. H. des 4 et li octobre, si bien accusées dans le table IV, ressortent avec non moins d'évidence du tableau VI. Ces deux dates dominent évidemment le mouvement d'extinction, surtout dans les régions où le fléau est en retard.

Ainsi, à partir du l*"' août et jusqu'au 13 septembre, dans l'espace de 44 jours, la maladie débute dans trente localités.

Elle s'éteint dans ces localités du 6 septembre au IS octobre, dans l'espace de 39 jours ; elle ne doit pas même s'éteindre moyennement dans une localité par jour, et le mal finit dans quatre localités le 11 et dans deux le jour suivant, 12 octobre.

Le 4 octobre éteint peu de mal développé dans la période finale du 1*' août au 13 septembre. Cette dernière date A. H. en éteint davantage. L'A. H. du 14 septembre le cède peu en importance à celle du 11 octobre dans le mouvement d'extinction. Nouvelle vérification de mes prévisions.

Les A. H. des 14 septembre et 11 octobre éteignent l'épidé-

mie dans onze localités, donc dans plus du tiers des localités infectées pendant les 44 derniers jours d*extension où le mal disparait en 39 jours.

L*influence salutaire de TA. H. du 4 octobre s'est signalée plus particulièrement dans les localités où le fléau a débuté du 1®' juillet au 1<" août. Il a, durant cet espace, débuté dans 39 localités, et s*est éteint dans quatre de ces localités le 4 octobre. Cette date A. H. a donc la même importance que TA. H. du 11 octobre qui la suit.

Une date plus remarquable, qui joue un rôle important dans les extensions, est celle A. H. si extraordinairement marquante au point de vue de la mortalité et des extensions du 30 août, du 2»« maximum ou de la deuxième date culminante magnétique et épidémique de l'année. Son rôle dans les extensions présente un cachet particulier.

Les dates des explosions sont aussi celles des extinctions, attendu que les explosions enlèvent les sous-charges et les surcharges.

Les déversements se font par les thalwegs des cours d'eau et par les faîtes qui séparent ces cours d'eau. Les rencontres de ces lignes forment aux embouchures et aux sources des cours d'eau des régions nodales, fluviales et fattales de plus facile et de plus abondant déversement. Les principaux faites belges séparent la Meuse et le Rhin (faite ardennais), et la Meuse et l'Escaut (faîte nervien).

L'une des principales régions nodales faltales des Ardennes est celle de Marche ; les principales régions nodales du faîte nervien sont celles de Gosselies et de Tongres; le mouvement épidémique s'éteint dans les trois localités dans l'A. H. principale, i"^"" date épidémique culminante du 29 ou 28-30 août : à Marche le 38, à Tongres le 29 et à Gosselies les 28-30 août.

Hasard voilà de tes coups!

— lu —

L'épidémie cholérique de 1866 en Belgique s'éteint dans trois des quatre régions nodales faltales principales de ce pays, daas le mouvement magnéto-électrique A. H. principale du déchargement estival final du 28-30 août, renseigné comme tel dans vingt endroits du Magnétisme du globe et du Manifeste, bien dies années avant l'apparition du choléra.

Le 28 août, le dernier déversement important dégage défioètivement le faite supérieur ardennais ; le lendemain et le sur^ lendemain, le mouvement de dégagement définitif suit dans )e 2"« faite, dans le faite nervien. Le déversement actif, intense et dangereux cesse dans tout le système faltal beige dans le mouvement A. H. fondamental du 29 août, qui suit la P. L. importante du 26 août. Il avait pris toute son extension dans le mouvement A. H. du 2S-26 juillet, suivie par la P. L. du 27, et continué par elle. Il avait commencé à prendre son extension principale dans le mouvement A. H. culminant précédent du 18-19 juillet, de la plus grande intensité épidémique» qui affecta plus particulièrement le système fattal nervien, et surtout la région nodale principale de Gosselies, Nivelles, Ugny, et Houdeng-Aimeries ou de Seneffe.

Le mouvement d'extension plus général du 27 juillet avait afibcté les deux autres centres fattaux ci-dessus de Toogres et de Marche et plus particulièrement le faite ardennais, ses prolongements et ses dépendances.

PropagatioB

Si le lecteur veut bien maintenant me suivre avec un peu d'attention, je lui exposerai la question passablement épineuse delà propagation de proche en proche, ou des explosions successives de la peste noire de 1866 dans toutes les parties de la Belgique; question dans laquelle les premiers pas sont faits» dans le chapitre précédent»

Dans mes différentes publications antérieures, et dès 1851 dans le premier volume du Magnétismey j*ai établi que les crêtes des montagnes et les thalwegs des cours d'eau étaient les lignes dd plus grande activité de la circulation magnéto^électrique lef nestre, de môme que les côtes étaient celles des échangea les plus actifs du fluide, et que pour cette raison toutes ces lignes servaient de préférence comme distributrices du flukie dans les couches superficielles; en môme temps que leurs seo» tions verticales amenaient le plus facilement les surcharges magnéto-électriques des couches terrestres inférieures, vers eelles de la surface.

On trouvera dans mon dernier travail intitulé YBumanité des détails concernant la distribution de la magnéto-électricité par les fleuves et les côtes (veines et artères), et par les faites (nerfs> de la surface du globe, soit que cette magnéto-électricité versée à la surface y circule, soit qu'elle afflue des couches inférieures par les sections verticales des faites ou des thalwegs.

C'est le géologo-magnétisme qui distribue la magnéto-électricité terrestre ; la vitalité propre géographique, continentale» régionale ou locale en est le résultat.

Les conséquences épidémiques des déversements magnétoélectriques généraux séculaires et seizennaux doivent donc se développer de préférence le long des lignes de déversement» le long des faites, des thalwegs et des côtes.

Ces conséquences sont les plus considérables dans les régions et dans des localités où les déversements sont en tout temps les plus abondants et les plus faciles, et où les surcharges préexistantes senties plus grandes ; là où régnent Factivité physique et morale la plus grande.

Les pestes noires et les épidémies, en général, frappent plus fort les populations naturellement les plus favorisées. Gela est d'autant plus vrai que les régions où règne la plus grande activité physique et morale, appellent les populations, qui y établissent leurs centres principaux d'action, dans les endroits les plus favorisés, où elles prospèrent et se développent rapidement.

Que les localités choisies comme victimes préférées par la peste noire et les épidémies ne se plaignent donc pas trop de la contribution forcée qu'elles leur paient.

La propagation des conséquences épidémiques des déversements magnéto-électriques terrestres suivant les lignes du plus facile déversement n'a pas échappé à l'observation. Celleci au moins a pu facilement constater une tendance dans ce sens en ce qui concerne les voies fluviales des thalwegs. Leur tendance à se propager par les voies fattales étant moins apparente pourrait bien n'avoir été mise en avant qu'à la suite des révélations du Magnétisme.

Quoi qu*il en soit, et bien que dans certains cas la propagation fluviale soit évidente, cette propagation est en général si accidentée et si bouleversée, que la science la plus saine et la

plus intelligente a été obligée de renoncer à la croyance dans cette propagation, et de déclarer que le choléra, dans sa marche, plus encore que dans son action, déroutait toutes les idées scientifiques, et détruisait toutes les hypothèses, quelque apparence de probabilité qu'elles pussent présenter tout d'abord.

Et cependant le choléra se propage suivant les voies fluviales et fattales; il suit [les veines^ les artères et les nerfs de la surface du globe. Si sa propagation présente des accidents, il ne manque pas de raisons pour cela, qu'il sufSra de connaître pour se rendre compte des accidents.

Ces raisons se présenteront au fur et à mesure que nous entrerons plus avant dans ce chapitre, qui n'en est en quelque sorte que le développement. Nous les trouverons principalement dans les situations géographiques, topographiques et géologo-magnétiques des contrées et surtout dans celles de leurs régions nodales.

En Belgique les plaines de l'Escaut et du Rupel sont exclusivement fluviales, ou peuvent être considérées comme telles ; car elles se sont comportées comme telles durant la dernière épidémie.

Les Ardennes sont des régions faltales. Tout le restant du pays : les bords de la Meuse, de la Sambre, de la Haine, de la Dendre, de la Senne, de la Dyle, des Geetes, du Demer, des Netbes, du Geer, de la Méhaigne, de l'Orneau, etc. sont mixtes.

La Belgique se partage ainsi naturellement en :

1^ Région basse fluviale et maritime comprise entre la côte de la mer du Nord et l'Escaut, et qui a pour axe le faite marin.

Cette région, en 1866, a participé tout entière au mouvement fluvial; aussi la propagation y fut-elle nette et simple.

2^" Région mixte, moyennement élevée, entre l'Escaut et la Meuse ; ayant pour axe le faite nervien.

Participant, en 1866, aux mouvements fluviaux de l'Escaut

— tm —

çl au mouvement fettal uervîen, la propagation y fut plus corn* pliquée et la marche de répidémie en apparence plus boule* versée.

3<» Région élevée fatiale ardennaise entre la Meuse et le Rhin ; ayant pour axe le fktte qui sépare ces deux fleuves.

Le mouvement de propagation de Tépidémie y fut, en 1866» exclusivement fattal, sauf aux bords de la Meuse, etse présenta, comme dans le système nervien, très simplement.

Aux limites des régions ci-dessus, aux limites des régions fluviales et fattales surtout^ les surcharges magnéto-électriques et leurs conséquences épidémiques ne sont pas seulement les plus variées ; mais'^, k cause des influences de diverses espèees qui s'y rencontrent, elles y sont aussi les plus fortes et les plus funestes.

Les points de rencontre, de croisement et de concours des faites et des thalwegs des cours d'eau, c'est à dire les emboucbures de ceux-ci et leurs sources sont les régions nodales , comme il a été dit.

Les extrêmes ramifications faitales s'arrêtent et s'épanouissent aux embouchures, dans les angles qu'y ferment les cours d'eau, non loin du point de rencontre des thalwegs de ces derniers, point qui est le centre de la région nodale fluviale et mixte.

Ces extrémités Vitales, très remarquables et très importantes, pénètrent dans les régions nodales fluviales, en font partie et les rendent mixtes.

Les extrêmes ramifications fluviales, les ruisseaux ou les cours d'eau à leurs sources, s'arrêtent et s'épanouissent dans les régions nodales fattales, dans les angles non loin du centre (m du point de rencontre des faites.

Le centre de la région nodale fluviale est toujours bien dé*terminé par la rencontre des thalwegs; celui de la région fattale

généralement assez bien déterminé par la rencontre des fitttes;, r^st souvent mieux peur les nombreuses sources des coovs d'eau différents dont il est également étoigné.

L'étendue de la région nodale fattale , k part une certaine Ifllitttde qui dépend du point de vue Mq/ml un se place, est géBeralement assez focile à déterminer.

En remontant les coufs d*eau vers leurs sonrces, on anive successivement à des emboudinres oti les affluents se mnltih plient et prennent de plus en plus la direction perpendiculsnr^ aa ceurs princîpaL Dès que les affluents prennent cette direo^ tien, on arrive sur le plateau et dans la région nodale. On y esV déjà dès que les affluents se rapprocbent de la perpendiculaire au coers principal. On y est à plus forte raison, quand raffinent, se repliant sur luirméme, ses épanouissements reviens* nemt en arrière en sens apposé de la direction première et prin* 6q)aie.

Dès qu'en i^emontant un cours d'ean on a dépassé un pre*" mier embranchement d'épanouissement, les embouchures et les embranchements se multiplient, et les points de ramifications prennent de plus en plus les caractères du point d'épa-* nouissement et de point limite de la région nodale. C'est dans le cboîx de ce point d'épanouissement que se trouve la latitude de la fixation de retendue de la région nodale fettale.

Plus on restreint l'étendue de la région nodale, plus cetle^ ci devient remarquable au point de vue gécriogo-magnétique et volcanique, ^e.

Dans sa moindre étendue* la région nodale fiittale ne dépasse guère les derniers vestiges des ramifications fluviales, ou les sources. Dans cette étendue elle est extrêmement remarquable ; elle est généralement couverte de mamelons irrupteurs, isolés, multiples, qui la dessinent assez bien. Cest ordinairement le mamelon principal qui est le centre môme de la région.

Ces mamelons, eônes ou cratères gagnent nécessairement en

importance avec l'altitude du plateau nodal, mais n'en manquent pas même sur les plateaux les moins élevés.

Le mamelonnage fattal central le plus remarquable de la Belgique est naturellement et nécessairement celui de la région nodale ardennaise supérieure d*Arlon, du Hirschberg, du mont Athus, etc. C'est autour des pieds de ces mamelons qu'a débuté le système épidémique belge, c'est là que s'est développé le groupe épidémique principal , le groupe volcano-épidémique d'Ârlon, Messançy, Aubange, Athus, Selange, Wolkrange, Buvange, Halanzy, Musson, Racbecourt, Habergy, Gouvreux, etc., sans compter les villages français et luxembourgeois grand-ducaux de Gorcy, de Hobscheid, etc., du même mamelonnage faltal central. C'est celui-ci qui a fourni les plus puissants déversements magnéto-électriques et les plus funestes et les plus violentes conséquences épidémiques en 1866 dans toute la Belgique. Pas un hameau situé dans l'intérieur de ce mamelonnage, qui n'a guère plus de cinq à six kilomètres de rayon, n'a échappé à l'action épidémique violente.

L'étendue de la région nodale fluviale se limite de la même manière aux points d'épanouissement des dernières ramifications fattales.

Assez généralement les phénomènes épidémiques limitent beaucoup mieux les régions nodales fluviales et faitales que ne pourraient le faire les conditions géologo-magnétiques ; mais si ces dernières fournissent des régions plus ou moins étendues, il en est de même des phénomènes épidémiques, qui s'étendront naturellement d'autant plus que le mouvement de déversement sera plus considérable.

Les extrémités faitales dans les régions nodales fluviales et mixtes, ou les arrêts des sous-ramifications Cattales dans les angles des cours d'eau à leurs embouchures sont, ai-je dit, très remarquables, et jouent des rôles importants dans la distribution de la magnéto-électricité terrestre à la surface du globe.

Texpansion magnéto-électrique souterraine productrice du fatte étant arrêtée pour une cause quelconque, se concentre et fait brusquement irruption. Ce sont des irruptions brusques de ce genre qui ont produit le mamelonnage central dans les régions nodales faltales, où les expansions faltales devaient se croiser ou changer de direction, en arrêtant les expansions fluviales. Des irruptions brusques de ce genre ont produit des extrémités faltales mamelonnées dans les régions nodales fluviales. Aux extrémités des ramifications faltales, celles-ci se renforcent généralement et se redressent souvent verticalement, comme c'est le cas à Namur, à l'extrémité du rameau d'entre Sambre et Meuse ; comme c'est le cas pour les rochers surmontés des châteaux de Huy et de Dinant, et de la plupart des châteaux des bords de tous les fleuves et de toutes les rivières dont les rives sont rocheuses.

Souvent les efiÎBts de ces arrêts brusques sont complètement isolés et séparés des derniers vertiges faitaux, et forment des mamelons isolés; quelques-uns même forment des masses rocheuses isolées sous forme de monolithes.

LHtrupiian ^ermtnate produit généralementle mamelon terminal relevé et exhaussé. Celui-ci est plus ou moins détaché ou isolé.

Parmi les mamelons irrupteurs terminaux isolés de la Belgique comptent incontestablement celui exactement occupé par la ville de Mons, autrefois couronné par le château, au pied duquel se joignent la Haine et la Trouille et celui de Saint-Pierre à Gand, couronné par la citadelle, au pied duquel se joignent la Lys et l'Escaut.

C'est autour du pied du mamelon terminal dans la région nodale fluviale ou mixte, comme autour du pied du mamelon central dans la région nodale fattale, que se déversent le plus facilement les plus grandes quantités du fluide, et que s'établissent le plus promptement les plus fortes surcharges magnéto-électriques dangereuses et funestes.

C'est autour du pied du mamdon irrupteur terminai ou central que se manifesteront tx)ut d'abord épidémiquement les déversements.

C'est à Ârlon même, c'est à Messancy, à Athus» c^est au pied du château à Namur, c'est au pied de Saint-Giileis à Liège, c'est au pied du mamelon montois, que débutera l'épidémie d'abord ; c'est là qu'elle sévira et produira ses ravages.

C'est autour du mamelon terminal, au pied de ce mamelon, entre ce pied et les rives des cours d'eau que se trouvent sortout les lieux de prédilection de l'épidémie. Elle s'y montrera avant qu'elle ait pu y arriver régulièrement et successivement par les voies fluviales et faitales des sommets, plateaux oit sources ; c'est là la cause principale du bouleversement ap^ parent ou des anomalies dans la propagation régulière suo* cessive du mouvement épidémique des sommets des faites vers les extrémités abaissées.

Le choléra fera invasion par le pied du mâmdon dans la pa« pulation montoise, fera le tour du mamelon par ce pied, aflèc* tionnera particulièrement les bords de la Haine et de la^ Trouille; mais respectera le plateau et plus encore la mi^cdte généralement moins exposée que le plateau même.

Un déversement et une invasion épidémique^ prématurée dans une région mixte par le pied du mamelon terminal, du chef de ce mameloa comme irrupteur, se propagera dans le système fattal pa? les arêtes en sens inverse du mouvement fattal ordinaire.

Le déversement dans les régions nodales fattales se fera de préférence aux sources, qui sont dans ces régions les points d'arrêt des voies d'expansion fluviales. Des sources le àér&t* semient et ses conséquences épidémiques se propageront sue* ceseivement vers les embouchures*

La propagation descendante des sources vers les embouchures et celle ascendante des extrémités vers les sommei»

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