CORPS
sâsg ■fi"!:
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Oxigèoe.
Fluor . , Chlore. .
Brome. .
Iode. . .
More . .
Carbone.
Silicium.
* Les masses élémentaires sont comme les cubes des rayons natarels un, deux, trois, etc.; la masse da calorique élanl un et celle de l'oxigène 3s = 8.
rappellerai d'abord Tattention sur Ja marche des densités et sur le parallélisme des densités de composition et des densités réelles pour les atmosphères concentrées du chlore, du brome et de l'iode, et sur leur marche divergente pour les premiers et les derniers corps dont les atmosphères élémentaires sont relativement les moins étendues..
La 3^ et la 6^ colonne montrent comment les atmosphères de calorique, s'étendant d'abord régulièrement de 0.4S , restent ensuite constantes, ne font plus que se tendre et se concentrer à partir du chlore jusqu'à l'iode, et reprennent ensuite vivement leurs extensions par dilatation électrique, en gagnent alors brusquement 1.927, 1.725 et 2.800; c'est à dire 4, 8 et 6 fois les premières extensions régulières.
J'appellerai ensuite l'attention sur les deux dernières colonnes qui montrent, tout d'abord, que l'état électrique de la dernière colonne est parfaitement d'accord avec les extensions des atmosphères, que cet état augmertte faiblement, mais régulièrement jusqu'au chlore, puis resté à peii près constant; alors que l'atmosphère ne fait que se charger et se concentrer caloriquement et électriquement jusqu'à l'iode inclus, et puis grandit brusquement et considérablement en étendant et en dilatant les atmosphères.
On voit que si, jusqu'à l'iode inclus, les ^/a^^ électriques de la colonne 9 diffèrent peu, les densités électriques moyennes de la colonne 8 diffèrent davantage, et comme dans toutes les modifications ce sont ces densités moyennes qui doivent augmenter ou diminuer proportionnellement, ce sont elles qui donnent les mesures des capacités pour le fluide; capacités qui sont ainsi beaucoup plus considérables que ne les indiqueraient les états électriques. Pour fixer les idées à ce sujets j'ajouterai que les atmosphères des éléments atomiques, pour devenir moyennement électriques et directement composables, exigent les accroissements de tension suivants :
Oxigène 0.0$
Fluor 0.13
Chlore 0.08
Brome 0.50
Carbone 0.05
Ainsi l'oxigène et le carbone n'exigent que tés plus fftiblês accroissemenls. Ceux-ci ne sont que de 8 p. c. ; mais ôescinq pour cent deviennent des quantités cent quatorze fois plus grandes pour le carbonée que pour Toxigèi^e.
Les extensions des atmosphères principales par la composition pouvant donner une idée des étendues premières des atmosphères composantes, voici les extensions mdyôniïes qui résultent des combinaisons ou cotnposiiions par Foxigène, le fluor, etc. :
Oxigène 0.266
Fluor 0.369
Chlore 0.406
BrOme • < • ^-306
Iode 0.379
Voici comment l'atmosphère de l'hydrogène s'étend :
Oxi-hydrogèhe ^.000
Fluor 0.369
Chloro . 0.4«5
Brômo 0.414
lodo 0.407
Carbo 0.000
L'hydrogène étant le premier de tous les corps simplement moléculaires, sa molécule a pour élément central le 9^ atome, dont la masse serait 13g. La molécule n'a que deux atomes extérieurs, placés sur un même axe, qui est l'unique axe de cristallisation et de formation de toutes les combinaisons dans lesquelles
l'hydrogène entre comme principal. Ces detixaiomesextérieur^, étant ceux inimédi'ateihent inférieurs à la masse centrale» fourniront 182, qui, avec la masise centrale, donneront une masse totale de 307. Celle-ci fournira une étendue d'atmosphère 43 à 44 fois plus considérable que celle de Toxigène et huit fois plus étendue qtie celle du carbone, donc parraitement capable d'absorber une couche d'ox^ène ou une couche de carbone, sans s'étendre et en se concentrant plufscâlôriquement qu'électriquement. Les combinaisons de Thydrogène par Toxigène et par le carbone ne font que dessiner davantage Taxe unique de cristallisation de l'hydrogène et la faculté des composés de fournir des formations solides en aiguilles ou en fibres.
Un volume d'hydrogène pesant 6.068, absorbant un deiiaîvolume d'oxigène pesant 0.881, un élément d*hydrogène |en absorbe 2460 d'oxigène. L'élément d'eau a donc pour masâè 'S767 et conserve la même étendue d'atmosphère que celui de l'hydrogène.
L'élément d'hydrogène est plus de trois cent fois plus électrique que celui de l'oxîgètie. Après 'avoir absorbé huit fols son poids de ce dernier, il ne Test certainement-plus autant; et, je le répète, on comprend combieh la basse d'oxigène, '8 fois plus grande dans l'élément d'eau que celle de l'hydrogène, doit abandonner de calorique pour ne ipàs étendre l'atmosphère de l'élément d'hydrogène.
Des calculs analogues fourniront environ quinze éléments de carbone dans le prolo et trente à trente et un éléments dans le bi-carbure d'hydrogène.
La masse élémentaire de Ce dernier serait 2192, donc inférieur dej878 à celle de l'eau; mais les 30 masses élémentaires de carbone absorberont 3420 quantités d'électricité, tandis que les 2460 d'oxigène n'en absorberont que 2460. Donc, âaiis la bi-barburation , l'hydrogène abandonnera à peu près un tiers
d'électricité de moins que dans Foxigénation, et le calorique , abandonné par le carbone, le sera en moins dans la même proportion. L'élément de bi-carbure aura à peu près le même état électrique que celui del'eau; mais les tensions et les capacités, de beaucoup renforcées dans les deux corps, le seront le plus dans le premier, qui est donc le plus capable. L'élément d'eau avec sa plus grande masse sert d'élément principal ou central .dans tous les éléments ou agglomérats élémentaires végétaux.
Le plus simple des agglomérats élémentaires végétaux est celui de l'alcool; il sert de début à presque toutes les formations plus compliquées, aussi bien animales que végétales. L'agglomérat de l'alcool, formé de quatre éléments de bicarbure ou H* C^, et de deux éléments d'eau H* 0, ne saurait avoir d'autre forme que celle de l'octaèdre régulier, ou du polyèdre régulier à huit faces et à six sommets, placés deux à deux diamétralement opposés sur une même sphère. Prenez l'équateur de celle-ci, placez-y les quatre éléments de bi- carbure aux sommets du carré inscrit; élevez l'axe perpendiculaire à l'équateur, et faites occuper cet axe par les deux éléments d'eau ayant leurs centres aux deux pôles. Vous aurez ainsi un x axe d'oxi-hydrogène moins ca/wiW« de fluide électrique, maisp/iw conducteur, isolé par une enveloppe quadrangulaire de bi-carbure plus capable, mais moins conductrice. Il va de soi que les axes de cristallisation de l'élément d'eau coïncident avec l'axe de l'agglomérat, et que celui-ci est ainsi admirablement constitué pour former des fibres. Il va de soi également que les axes des éléments de l'enveloppe de bi-carbure sont parallèles à ceux des éléments d'eau. Ceux-ci forment le courant magnéto-électrique végétal et le continuent. C'est autour de ce courant que sont venus se joindre et se composer successivement des éléments d'acides carbonique et d'eau ; qui, perdant leurs oxi-
gènes sous l'influence du courant, se sont transformés en hydrogène carboné. Voilà la formation végétale première, origine de toutes les autres. Veuillez observer combien cet agglomérat végétal premier doit être capable de fluide électrique, et combien il doit en contenir. L'agglomérat élémentaire d*alcool comprenant les quatre éléments de bi-carbure et les deux éléments d'eau, n'a qu'une étendue d'atmosphère thermoélectrique accrue de 0.389 sur celle de l'élément d'hydrogène. Ainsi dans l'élément d'alcool :
6 élémenis d'hydrogène massant I84i
IftO — de carbone — 7680
4,9i0 — d'oxigèoe — 4920
Donnant un total de masse de < • • t444i
n'occupent qu'une sphère thermo-électrique d'un rayon de 1.389, celui de l'hydrogène étant un. Jugez des masses caloriques et électriques, de ces dernières surtout, concentrées dans cet agglomérat : celui-ci est neutre; il résulte du courant végétal moyen capable de lui fournir sa charge ; mais non de le surcharger. Le courant plus faible qui ne parvient pas à fournir la charge neutre, laisse la périphérie à l'état négatifs et cet état appelle un composant de plus, qui vient rendre l'agglomérat acide, en produisant l'acide acétique.
Celui-ci est l'élément d'alcool avec une enveloppe quadrangulaire d'oxide de carbone. L'acide acétique contient en effet ne C8 03 ou H2 + H^ C^ + G* 0^ = Aie. + 4 C 1/2 0.
Les quatre volumes d'oxide de carbone, comprenant 120 éléments, forment une enveloppe quadrangulaire doublant H^ C^ autour de l'agglomérat de l'alcool. Cette enveloppe très capable de fluide, constituée sous de faibles tensions, est fortement négative. L'agglomérat végétal alcoolique s'étend par le courant plus que moyen et fournit le sucre.
La lactine, par exemple, contenant H» C*o 0* + H* se
décompose en H« + H* C* + H« + C* Ô* ou en alcool + •<2 H 1/2 0+4 C 1/2 0) ; c'est l'agglomérat élémentaire d'alcool avec une enveloppe complète octaédrique d'oxi-hydrogène et d'oti-carbone. On comprendra aisément combien cette enveloppe augmentant la masse ètTétendue de l'agglomérat, rend celui-ti capable de fluide et de surcharge. Aussi le sucre est-il un des corps les plus capables et les plus Surchargés. Telles sont les trois formations typiques qui ont lieu ^ous l'influence des courants moyens, faibles et forts que fournissent les produits des régions terrestres moyennes (alcooliques), septentrionales (acides) et équatoriales (sucrées), et qui dans les régions terrestres moyennes dominent dans les produits au printemps, au milieu et à la fin de l'été. Ce sont les éléments que Ton retrouve simultanément dans tous les fruits, surtout dans les régions moyennes, où les fruits commencent par se développer acides, continuent alcooliques et finissent sucrés quand le courant estival devient assez puissant.
Le principal agglomérat élémentaire végétal, également fort étendu, est celui de la trame du tissu ligneux ou l'amidon, qui, contenant H«oc« 0«, se décompose en BPO+H* CS+H^Qî-f €* 02, c'est H2 + H* C8 + 4 (H 1/2 + C 1/2 0), c'est donc l'agglomérat précédent + H ^ 0, sauf que l'agglomérat premier d'alcool est carburé, c'est à direquelebicarbure, qui forme enveloppe autour de l'axe d'oxi-hydrogéne, est transformé en quadricarbure par la désoxigénation de la première enveloppe G^ (fi.
L'action qui forme le tissu ligneux est donc plus vigoureuse encore que celle qui forme le sucre. L'élément d'amidon est plus étendu et plus capable de fluide électrique que celui du sucre.
Les éléments et les agglomérats les plus étendus sont les plus capables et les plus chargés ; tte fouhiissent les corps les plus solides et les liquides leÈplûs épais, La capacit-é et la charge de raggloinérat, plus graùdëâ au centre, diminuent jusque la
périphérie. Les formations plus étendues par le quadri-carbure, plus capables et plus neutralisantes, fournissent des solides plus durs et plus tenaces et des liquides plus épais, gras ou huileux et plus alcalins.
Dans toutes ces formations il se constitue des globules ou des chapelets. Tous les globules des formations animales et végétâtes augmentent en volume avec l'énei^e de la formation des agglomérats. Un même agglomérat peut être plus ou moins chargé de fluide, sans que ses composants changent le moins 'du monde. Les agglomérats identiques par composition, mars formés sous des tensions électriques plus fortes, étant plus chargés, donnent lieu à des globules ou grains plus gros et plus durs, et qui, agencés, constituent des corps plus solides et des liquides plus épais.
II est possible, probable même, que Tagglomérat sî important du tissu fibreux végétal ait le thème agglomérat central d'alcool H^ + H* C* que tous ïes autres agglomérats végétaux plus étendus; mais alors il reste, outre les 4 (H 1/2 O+G 1/2 0), ou les quatre volumes d*eau et d'oxide de carbone, quatre volumes de carbone alternant avec les quatre volumes d*eau et d'oxide.— Comment les quatre volumes d*eau, d*oxide et peut-être de carbone enveloppent exactement Fa^lomérat central d^alcool, serait peut-être téméraire d'affirmer positivement.
Ce qui est certain, c'est que généralement les éléments d'eau allongent l'axe ou le canal d'eau de l'agglomérat premier, et que ceux d'oxide forment des enveloppes annulaires quadrangufaires autour des allonges d'eau. Ainsi, dans tous les cas, Tag- ' glomérat plus Composé a son axe de cristallisation plus prononcé et allongé dans le sens de l'axe de l'agglomérat premier par des éléments d'eau enveloppés d'oxide de carbone, tous capables et conducteurs, c'est à dire que le canal liquide conducteur élémentaire est perfectionné dans les agglomérats plus étendus. Ces agglomérats se joignant et se serrant bout à bout
dans le sens de Taxe pour former les fibres, celles-ci constituent une série de canaux liquides conducteurs élémentaires réunis en un faisceau très bon conducteur. Ainsi se trouve établi ce que j*ai posé plus haut.
Toutes les constructions animales et végétales se faisant lentement, ont lieu dans les conditions de cristallisation les plus favorables, et les axes sont en évidence et en coïncidence dans tous les éléments, agglomérats ou globules.
Il existe quelques autres éléments et agglomérats végétaux auxquels je crois devoir consacrer quelques lignes avant de passer outre, avant d*aborder les agglomérats animaux et leurs actions physiologiques dans la question du choléra.
Enlevez à Tagglomérat deTalcool un de ses éléments d'eau; rendez l'autre central et vous aurez l'un des agglomérats les plus remarquables qui existent. Plus simple que celui de l'aicool, également neutre, mais beaucoup plus capable et beaucoup plus étendu, l'élément de l'éther hydrique est formé d'un élément central d'oxi-hydrogène enveloppé de quatre éléments de bi-carbure occupant les quatre sommets de la pyramide régulière. Supprimez l'élément central d'eau dans l'éther, et vous aurez le^bi-carbure quadruple H^ C^ dans lequel donc les éléments ne sont pas isolés, mais bien réunis quatre à quatre, en formant agglomérat.
L'éther, par sa capacité neutre, est un des neutralisants les plus efficaces et c'est comme tel que je le cite (1).
Un neutralisant beaucoup plus étendu, beaucoup plus compliqué et par cela même beaucoup plus capable et plus puissant que l'éther, est le camphre. Il contient H52 c*o 0^ = H» (?
(1) L'élémeût central d'oxi-hydrogène peut, comme on sait, être remplacé par Thydrogène combiné à tous les atomiques, et fournir ainsi des élhers différents, dont les agglomérats élémentaires plus pesants, plus étendus, sont plus capables et plus neutraUsants.
+ H* 0« 4- H8 C8 + H12 (?A. Cesi un double agglomérat d'alcool 2 (H* C* -f- H* 0), plus deux enveloppes de bi-carbure alternant avec trois enveloppes de quadri-carbure. C*est donc le double élément d'alcool posé bout à bout enveloppé chacun d'une couche bi-carbure le tout enveloppé d'un triple anneau quadrangulaire de quadri-carbure.
L'élément de camphre est donc un des plus remarquables par sa construction simple, mais étendue, par sa composition Tortement carburé et par sa capacité considérable; c'est à cause de celle-ci que je l'ai reproduit ici. C'est l'un des agglomérats végétaux les plus capables, si pas le plus ; il sert dans la médecine, par sa capacité, pour attirerdes effluves magnéto-nerveuses à la peau, soit dans l'eau-de-vie camphrée, soit dans son mélange avec l'ammoniaque; ce dernier mélange est de beaucoup le plus efficace; car l'ammoniaque est lui-même un des corps les plus capables de fluide.
Les idées les moins exactes conduisent souvent à des résultats utiles. Ainsi, bien certainement personne ne se doutait, quand jsrdis, en temps de choléra, on respirait à travers des tubes remplis de camphre, qu'on désélectrisait l'oxigène, et qu'on produisait par là un résultat réellement salutaire. La respiration de l'oxigène, naturellement plus électrisé en temps de choléra qu'en temps ordinaire, contribue, comme je l'ai dit déjà, à répaississement du sang, épaississement qui constitue essentiellement le choléra.
Les agglomérats formés dans l'animalisation sont aussi variés que ceux formés dans la végétalisation ; mais les agglomérats qui constituent les masses organiques ou qui entrent pour la majeure partie dans ces masses produites par le règne animal et par le règne végétal , ne sont nombreuses ni dans l'un ni dans l'autre de ces règnes, et moins encore dans le premier
que (}ans le dernier. Les agglomérats, ptriocipaux qui entrent pour la miajeure partie dans les masses des deux règnes, n^ différent même guère que par le noyau de formation, qui est azoté dans les agglomérats animaux.
Dans ces derniers, l'élément ou l'agglomérat premier central est une combinaison d'azote et de carions, ou d'azote et d'hydrogène; c'est le carbure d'azote Az C^, appelé cyanogène; ou c'est l'azote hydrogéné Az H^ appelé ammoniaque.
Dans les bases saliâables, par exemple, qui ne contiennent qu'un volume ou un élémeat d'azote, celui-ci est le centre de formation de l'agglomérat; mais il y entre à l'état de carbure ou. de cyanogène.
Les bases salifiables soat toutes faciles à décomposer. VoîcÀ, par exemple, la composition de la cinchonine : elle contient Az2 H« c^o ou Az2 C*+H* C^+H^ O-j-iH^QB; c'est à dire un double volume ou double élément de cyanogène, un agglomérat d'alcool et quatre composants complets de quadri-carbure,
Cest donc l'agglopiérat d'alcool plus un double volume de cyanogène et une quadruple envelope quadrangulaire de quadri-carbure,
La composition azotée la moins étendue est celle de l'acide cyanhydrique Az^ H^ G^, qui semble être l'agglomérat octaédrique comprenant l'azote comme élément central et une enveloppe complète d'hydrogène et de carbone (1).
L'acidité de l'acide cyanhydrique provient de l'excès d'azote et du manque de carbone. Ses effets funestes sur l'économie animale, la destruction des courants nerveux sur lesquels.il agit, ont la même origine.
(1) Le cyanogène AzC pourrait cependant être Tazote bi ou quadri-carburé, et, dans ce cas, le corps qui contiendrait un volame d'azote et un volume de carbone, inconnu comme n'ayant pas été isolé et qui ne peut probablement pas être isolé, serait le bi ou le proto-carbure.
Le produit essentiel qui domine dans, toutes ies constructions animales, comme la fibre du tissu ligneux où Tamidon domine dans les constructions végétales, est l'albumine. Objet digne de; remarque, l'albumine n*est que de> l'amidon à base d'azote hydrogéné ou d'ammqniaque, La masse fibreuse animale d'albu* mine n'est que la masse fibreuse végétale de Fan^idon avec base d'ammoniaque.
L'albumine, en effet, contient ta^ H^o ç^ 0" ou 3 (2Az H^ + H* C8 + H* C^ + 3 H2 + 2C2 0), or l'amidon 5e compose de H* C8 + 3H2 Q + 2C2 p. L'aH)umipe est donc un agglomérat triple de deux volumes ou de de,ux élén\ents d'ao^moniaque Âz H3, de qifatre volumes ou de quatrciéléme^t? c|e bi-carbure H G et d'un agglomérat d'amidon. Maintenant les deux él^^lentS; d'an^moniajque et les quatre éléments de b^-carbure forment exactement le même agglomérat octaédfique que celui de l'alcool en remplaçant dans celui-ci les deux éléments d'eau. Â part donc cette différence, l'aggloméra^ premier et central, ou le noyau des forrp^tions animales, e3t identiquement le même que celui des formations végétales de l'alcool.
Permettez-moi maintenant de résufner les extensions successives du noyau des principales formations végétales qui sont :
L'alcool =H2 0-fH^C^
L'acide acétique = H^ + H* G* + G* OK
La lactine = H^ + H^ G* -f H^ Q-f G* 02.
L'amidon =H2 0+ H^ G* +H2 0+G^02+H20+G*.
L'acide acétique est donc le noyau de l'afcool plus une enveloppe de 4 G 1/2 ou de quatre volumes d'oxide de carbone. Le sucre est de l'acide acétique plus deux volumes d'eau. L'amidon est du sucre plus deux nouveaux volumes d'eau, plus quatre volumes de carbone, et le principal produit animal, l'albumine, n'est que de l'amidon plus deux volumes d'ammoniaque et quatre volumes de bi-carbure ; c'est de l'amidon plus l'agglo-
du noyau, et celte enveloppe perdant en se formant une moitié de son oxigëne, se groupe comme oxide. L'action continuant, le courant s'allonge lui-même et complète la deuxième formation. L'action continuant et s'étendant encore, une nouvelle enveloppe octaédrique complète se forme et constitue le principal agglomérat des formations ou constructions végétales.
Si les choses se passent ainsi dans la végétalisation et dans les extensions successives de ses agglomérats, il ne peut rester beaucoup de doute sur la formation du principal agglomérat animal, qui renferme exactement le principal agglomérat végétal, plus une formation octaédrique composée de deux éléments d'ammoniaque et de quatre éléments de bi-carbure. Cette dernière formation occupe-t-elle le noyau ou est-elle extérieure? Je pense bien qu'elle doit être intérieure et former noyau. Dans tous les cas l'albumine est un triple agglomérat octaédrique, composé chacun d'un axe comprenant deux éléments d'ammoniaque et six éléments d'eau, autour duquel se trouvent formées une enveloppe carburée double de quadri-carbure H* C% une simple enveloppe de bi -carbure H* G* et «ne enveloppe d'oxide de carbone. L'établissement de l'axe et la succession de ces couches, par analogie avec ce qui se passe dans les extensions des agglomérats végétaux, est très probablement et presque certainement celle-ci : noyau central d'ammoniaque et de bi-carbure rallongement de l'axe par un double élément d'eau et transformation du bi en quadri- carbure; deuxième allongement de l'axe par un double élément d'eau et accroissement perpendiculaire par une nouvelle enveloppe de bi-carbure ; troisième allongement de Taxe par un double élément d'eau et accroissement perpendiculaire par une enveloppe d'oxide de carbone.
Cette dernière est donc la môme dans le principal agglomérat élémentaire animal que dans le principal agglomérat végétal. Comme c'est l'enveloppe extérieure qui se modifie tout
d'abord et fournit les éléments de construction et d*extensioa dans les opérations végétales et animales» ces éléments sont les mêmes dans les deux espèces d'opérations ; mais ils sont employés par des courants magné to*électriques végétaux et magnéto*nerveux animaux très différents les uns des autres. Les premiers, beaucoup plus actifs et moins énergiques, fournissent des produits premiers moins étendus, moins chargés, mais plus surchargés, ou, si Ton aime mieux, avec de moindres trasions moyennes et capacités, mais avec des états électriques plus variables et plus différents. Les produits premiers ou agglomérats animaux plus étendus, formés par les courants magnéto -nerveux beaucoup moins actifs, mais plus énergiques, sont plus chargés, mais relativement moins sur et souscbargés.
La charge magnéto -électrique ou magnéto -nerveuse em-* ployée à créer l'agglomérat végétal ou animal, est nécessaire pour le maintenir. Détruisez la source qui maintient cette charge, et l'agglomérat perdant successivement son excédant de fluide, se décompose. Les plus chargés (animaux) se décomposent le plus promptement, ou senties moins stables. Cette décomposition est pure et simple; c'est la putréfaction. Les agglomérats végétaux plus stables se décomposent aussi volontiers successivement dans les agglomérats par lesquels ils ont passé par extension dans la composition. Cette décomposition, que l'on peut modifier, devient la fermentation.
Dans toute décomposition avec ou sans transformation, dans toute fermentation ou putréfaction végétale ou animale, de grandes quantités de fluide magnéto-électrique et magnétonerveux sont donc en jeu, et généralement accumulées ou cour centrées par abandon. Écartez donc, en temps d'épidémie cholérique, tout, indistinctement tout ce qui, ayant touché de près aux règnes organiques végétaux et animaux, est séparé du courant organisateur et doit forcément fermenter ou se putréfier ;
mais laissez debout, Tavorisez au contraire le développement de tout ce qui, dans le règne animal ou végétal, est en pleine vie et vigueur, en pleine composition et en pleine absorption et neutralisation des surcharges magnéto-électriques du réservoir terrestre.
Le triple agglomérat qui constitue l'albumine, tel qu'il a été indiqué et détaillé plus haut, est un des plus compliqués, des plus remarquables et des plus essentiels du règne animal, daas lequel il joue le rôle absolument dominant. Nature, tempérament, vitalité, circulation nerveuse et sanguine, santé ou maladie, Torce ou faiblesse, à peu près tout dans le règne animal en dépend immédiatement. Il est vrai de dire que l'action de l'agglomérat et ses conséquences dépendent elles-mêmes immédiatement du courant magnéto-nerveux générateur, constructeur et organisateur. Il est évident, je le répète, qiie cette action et ses conséquences peuvent varier beaucoup avec la charge moyenne magnéto -nerveuse, sans que la composition ou la construction de l'agglomérat diffèrent.
Dans chaque agglomérat les éléments composés ont des fonctions à remplir. Chaque agglomérat est une pile ou un élé* ment d'une pile. Les axes des agglomérats sont les conducteurs qui, pour cette raison, transmettent plus facilement le fluide dans les agglomérats végétaux, où ils sont exclusivement composés d'eau, que dans les agglomérats animaux, où ils sont composés d'eau et d'ammoniaque alternant, et où ce dernier arrête et modère l'activité du courant.
Les enveloppes successives, alternativement plus et moins conductrices et plus et moins capables, forment les éléments de la pile. Les carbures y fonctionnent comme cuivre et Toxide de carbone comme zinc.
Les agglomérats se posant bout à bout dans le sens des axes, et ceux-ci se prolongeant, forment des fibres et des canaux élémentaires, dont l'axe canal est un excellent conducteur isolé et
Tenveloppe fibreuse une suite d'éléments d'une pile plus ou moins énergique,' selon que le courant, première origine et propulseur magnéto -électrique végétal ou électro- magnétonerveux animal, est plus ou moins actif ou plus ou moins énergique.
Les agglomérats, se réunissant toujours bout à bout dans le sens de leurs axes, et se juxtaposant dans le sens perpendiculaire, forment aussi des corpuscules, globules, glandes, ganglions, etc.
Les courants initiaux magnéto-électriques et électro-magnéto^nerveux les plus énergiques fournissant les agglomérats les plus chargés» les plus étendus, donnent aussi lieu au for* mations corpusculaires les plus développées, les plus stables, les plus solides et les plus dures et aux liquides les plus épais.
Les charges et les surcharges magnéto-nerveuses des agglor mératsetdes corpuscules animaux constituent la chaleur vitale ou \e magnétisme animal. Elle est d'autant plus considérable que le courant organisateur animal est plus énergique et que les agglomérats et corpuscules sont plus étendus et plus développés. Réciproquement les plus fortes chaleurs vitales et les corpuscules ou globules les plus développés dans le sang le plus épais, accusent le courant animalisateur le plus énergique.
Physiologie
J'arriverai, pour terminer ce travail, & quelques mots d'explications sur la manière d'agir physiologique de la cause épidémique du choléra.
Ces quelques mots ne doivent que continuer les indicatioiis fournies dans mes écrits antérieurs sur le môme sujet ; notamment dans le premier volume du Magnétisme (pages 212-217 incluses).
Je devrais pouvoir m'appuyer sur ces indications ; j'essaierai • néanmoins de rendre sans elles l'action épidémique du choléra intelligible pour tous. Une connaissance suffisante de l'organisme humain, tel qu'il est apprécié aujourd'hui, sera peut-être plus nécessaire encore à mes lecteurs pour me permettre de leur épargner de longs développements. Je ferai également mon possible pour être intelligible avec le moins de connaissances préalables possible.
L'organisme animal, et surtout humain, est plus compliqué que l'organisme végétal; bien que l'on puisse jusqu'à un certain point passer de l'un à l'autre au point de vue des circulations.
Il existe dans le végétal des fibres et des canaux. Dans les fibres circule le fluide magnéto-électrique terrestre, avec une vitesse particulière, due à une conductibilité spéciale. Dans les canaux circule le liquide nourricier. Celui-ci, comme le fluide magnétO'Végétal, est puisé au sol. Ils circulent ensemble l'un
par l'autre; le fluide magnéto-végétal entraînant le liquide nourricier ou la sève. Ils pénètrent ensemble par les pointes inférieures et s'épanouissent ensemble aux pointes supérieures. Aux pointes de pénétration et d'épanouissement ont lieu des élaboralions de chimie végétale. L'élaboration porte sur le liquide nourricier; mais l'élaborateur est le courant végétal de la Qbre ou du conducteur du fluide magnéto-végétal.
L'élaboration consiste en expulsion de Toxigène des élé^ ments composés d'oxi-bydrogëne et d'aci-carbone, et en formation d'hydrogène carburé. L'oxigèue libéré l'est en général à l'état très peu électrique -ou fortement ozonisé. Le courant élaborateur est activé et l'élaboration elle-même est favorisée par l'agitation que le mouvement lumineux provoque dans l'air autour des centres d'élaboration dans le milieu ambiant thermoélectrique.
Tout le liquide nourricier n*est pas employé dans la végéta* lisatiou. Une partie de ce liquide modifié et surtout dépouillé de son excédant de magnéto-électricité, redescend par d'autres canaux particuliers, en prenant le nom générique de suc, et va rejoindre le réservoir commun, en formant ainsi un circuit nourricier. Le suc, ou la sève modifiée, peut descendre de haut en bas dans ses canaux particuliers, sous l'impulsion de son poids. Il peut cependant y être attiré aussi vers les affluents magnéto-végétaux qui montent par les parois fibreuses. Que celles-ci comprennent tous les conducteurs magnéto -électriques du végétal, ou seulement une partie de ces conducteurs* que les parois plus conductrices des vaisseaux séveux ascendants et descendants, allants et venants, dans lesquels la sève est comportée ou dans lesquels elle est modifiée et aspirée, soient exactement composées de fibres nerveuses végétales ou que leur composition et surtout leur construction en diffère; que ces parois fournissent les courants magnéto-végétaux élaborateurs ou que ces courants aient des conducteurs fibreux particuliers.
cela importe assez peu, en ce sens que cela ne change rien au double circuit ou courant complet et fermé, dont l'un est élaborateur et l'autre nourricier, dont l'un est magnéto-nerveux végétal et l'autre liquide séveux.
Les deux espèces de courants sont parallèles ou superposés et dépendent les uns des autres. Ceux des courants nourriciers dépendent de ceux de la circulation du fluide magnéto-nervovégétal. Vactivité de la circulation de la sève est proportionnelle à ractivité de la circulation magnéto-nervo-végétale. Uénergie de rélaboration végétale est proportionnelle à Vintensité du courant magnéto-végétal.
L'organisme animal est plus compliqué, ai-je dit, et cependant il est aisé à comprendre, en ayant égard à ce qui précède. - D'abord les conducteurs de la magnéto-électricité animale sont les nerfs ; ce sont des cordons blanchâtres, ou fils conducteurs d'une extrême ténuité. Ils sont composés d'une substance animale particulière appelé nerveuse; mais le nerf difière surtout des autres parties animales par sa structure. La conductibilité de la magnéto-électricité terrestre dans les nerfs est très différente de celle dans les fibres conductrices végétales. Elle est plus lente et, par cela même, fournit des courants plus énergiques.
Il existe deux systèmes complets de conducteurs nerveux avec points ou pôles de pénétration, centre de réunion , de condensation ou d'accumulation, ou réservoirs du fluide et points ou pôles d'effluve et d'émergence.
Des deux systèmes nerveux l'un est celui des relations ou des mouvements volofitaires. L'autre est celui de la nutrition, qui est tout entière involontaire, sauf l'incorporation.
C'est le système nerveux de la nutrition qui est particulièrement en jeu dans l'épidémie cholérique. Il domine, détermine et entretient deux systèmes complets de circulation de liquides nourriciers. L'un de ces systèmes est sanguin ; l'autre est lym-
phatique. Le système nerveux de la nutrition prend le sang dans la poitrine, Tenlève et le conduit jusqu'aux extrémités des artères, oîi a lieu l'élaboration animale sous l'influence du courant nerveux qui s'y épanouit. L'élaboration finie, le liquide sanguin artériel modifié retourne par aspiration dans les vaisseaux veineux vers son point de départ dans la poitrine.
Le sang artériel rencontre au point d'élaboration un autre liquide, qui n'est autre que la substance nerveuse elle-même, ou la lymphe artérielle. Celle-ci est prise par les nerfs élaborateurs eux-mêmes, au centre de tout le système nutritif, et conduite à l'épanouissement des nerfs et des artères, où une de ses parties se combine avec le sang artériel. La lymphe artérielle non utilisée dans la combinaison animalisatrice retourne par ses vaisseaux lymphatiques veineux propres vers les centres de formation, vers les points de départ, vers le centre de tout le système nutritif.
Ce centre est la cornue stomachale avec ses dépendances intestinales, où s'élaborent, par fermentation animale, les substances nécessaires à la nutrition. Ces substances deviennent par des transformations successives les liquides nourriciers sanguins et lymphatiques.
Tout le système nutritif étant dominé par le système nerveux de la nutrition, dit ganglionnaire, ce dernier a le même centre que le système tout entier.
C'est la pt'/^nefTeu^^jfan^/ionnatre du grand sympathique, dont les conducteurs s'épanouissent immédiatement dans la membrane muqueuse quienveloppe l'estomac (1) et ses dépendances, qui préside à la fermentation stomacale, et détermine la qualité de ses produits. En deux mots, c'est dans l'estomac et dans ses dépendances que s'élaborent, sous l'influence des charges ma-
il) La muqueuse stomacale et inteslinale appelée épilhelinm.
gûéto-nerveuses qu'y amène le système nerveux ganglionnaire, les substances nourricières du système organique animal.
Je m'abstiendrai de tout détail concernant Tarrivée des aliments dans la cornue stomacale et dans ses dépendances, leur préparation antérieure, leur élaboration finale postérieure à la digestion et leur évacuation. Je n'entrerai pas davantage dans le détail concernant la prise dans la cornue stomacale et dans ses dépendances des liquides nourriciers après leur élaboration; leur transport dans le canal thoracique et leur entrée daife la circulation du sang qu'ils sont destinés à entretenir. Je n'entrerai pas davantage dans le détail des circulations nerveuses. Tous ces détails se trouvent résumés clairement et succinctement dans tous les ouvrages didactiques de chimie et de physiologie. Je m'occuperai de préférence de la corrélation des systèmes nourriciers sanguins, lymphatiques et nerveux, corrélation beaucoup moins explicitement fournie par la science actuelle.
Voici ce que je disais, dès 1851, dans le premier volume du Magnétisme, § 425 et 426.
. a Le fluide matériel nécessaire aux fonctions matérielles de « relation (travail ou jeu des muscles), comme celui nécessaire ce aux fonctions animales (nutrition, développement et entrece tien), est puisé comme fluide magnétique au globe. Ce fluide c< peut pénétrer dans le corps par tous les nerfs qui s'épanouis- <c sant à la surface extérieure, sont les organes de la sensation ; « mais il est puisé principalement et presqu'en totalité par le « système des nerfs qui s'épanouit à la plante des pieds. De la <( plante des pieds, le fluide passe à la colonne vertébrale d'où c( une partie se rend sans interruption aux organes de la diges- « tion; de ceux-ci, le fluide continue à se diriger vers le cœur, « soit en y charriant du sang, soit en passant par des cordons « nerveux ; arrivé au cœur, le fluide préside à ses foutions, le « contracte et le dilate, puis charrie le sang vers les poumons qui
« se dilatent et déterminent la respiration ; ensuite il conduit le <( sang revenu des poumons par les artères jusque dans les <( dernières ramifications de celles-ci. C'est en charriant le a sang que le fluide maintient les parties de ce liquide à Tétat « de mélange.
« Une autre partie du fluide arrivée dans la colonne verte- <c brale passe dans le cerveau, où elle a diflérents objets à « remplir ; comme il ne peut être question du fluide que sous le « point de vue purement matériel» nous ajouterons seulement <c que dans le cerveau le fluide est tenu en réserve pour les « mouvements volontaires, le jeu des muscles, etc. ; que dans « ces mouvements il passe jusqu'aux épanouissements des nerfs « à la peau qui recouvre les muscles, se perd ou s'échappe « lentement, et qu'ainsi se trouvent établis des courants per- « manents dans les nerfs du système de la nutrition aussi bien <c que dans celui des relations animales. »
Tel est le double appareil magnéto-nerveux humain, entretenu et alimenté sans cesse par la circulation magnéto-électrique terrestre» et toujours en rapport direct ou en équilibre dynamique avec elle. Tel j'ai établi ce double appareil en 4851. Tel il est ; mes études ultérieures n'ont fait que le vérifier. Je n'ai pas un mot à en retrancher et très peu de chose à y ajouter.
J'ajouterai immédiatement le fait capital, que voici : Dans les organismes des animaux, comme dans ceux des végétaux^ Vactir vite de la circulation des liquides nourriciers séveux, sanguins et lymphatiques, et V énergie desélaborations végétales et animales, sont directemetit proportionnelles à Vactivité et à lintensité magnétonetnfeuses, qui elles-mêmes sont proportionnelles à Factivité magnétoélectrique terrestre. Ce fait qui renferme en lui-même suflisamment la partie physiologique du phénomène cholérique, pour me dispenser de beaucoup de développements ultérieurs, au moins en ce qui concerne l'objet particulier de ce travail, est, je
pense, assez facile à vérifier par expérience. Tout physiologiste ou médecin de bonne foi, à ia tôte d'une nombreuse clientèle, le vérifiera, je pense, aisément s'il veut s'en donner la peine. Il lui suffira d'observer avec suite les battements du< pouls d'une partie de ses clients de tout tempérament sains et malades. Le pouls est un instrument physiologique naturel qui mesure aussi bien l'intensité que l'activité des, circulations sanguines et nerveuses. Un pouls accéléré accuse des circulations sanguines et nerveuses actives. Un pouls fort ou faible indiquera des circulations fortes ou faibles.
Le pouls bien et suffisamment observé fournira d'abord les différentes variétés de tempérament. Les mêmes pouls observés avec suite et pendant un temps suffisamment prolongé, fournissant les variations régulières que subissent l'activité et l'intensité des circulations nerveuses et sanguines, montreront ensuite l'accord parfait de ces variations avec celles annuelles, mensuelles, hebdomadaires, diurnes et horaires de la circulation magnéto-électrique terrestre, et prouveront jusqu'à l'évidence la corrélation et la dépendance de ces circulations et de leurs modifications.
Le pouls sera aussi le premier & vous crier : garde & vous! en temps de choléra. Il est impossible que le mal épidémique gagne un organisme sans ralentir sensiblement le pouls, bien avant peut-être qu'il y ait d'autres symptômes, dans tous les cas bien avant qu'il y ait danger.
Les deux systèmes nerveux, celui des relations et celui de la nutrition, bien que le premier obéisse à la volonié et que le second soit indépendant, ont des relations forcées. Ces relations forcées viennent de leur origine commune ; elles viennent de ce qu'ils puisent tous les deux, sinon parles mêmes pôles et les mêmes conducteurs, au moins au même réservoir, par des pôles
et des conducteurs qui s'épanouissent côte à côte dans les mêmes surfaces. Le fluide actif est puisé en plus grande quantité par les conducteurs cérébraux du système des relations ; le fluide intense est puisé plus abondamment par les conducteurs du système ganglionnaire ou de la nutrition. Réciproquement, Faction nerveuse cérébrale provoque l'activité et le travail stomacal augmente Tintensité des affluents vers les centres de la nutrition.
Le travail de Testomac et de la tête se font ainsi au détriment lun de l'autre.
Une forte surcharge neutralisée dans l'estomac réagit sur le système cérébral et le paralyse tout entier.
Lorsqu'on coupe un nerf en travers, on voit qu'il est composé d'un certain nombre de cordons plus petits dont les bouts divisés regardent la coupe, et qui ont chacun un névrilème (enveloppe); chaque nerf est donc réellement une suite de libres séparées par des canaux charriant de la lymphe artérielle.
Les conducteurs des deux systèmes nerveux qui puisent la magnéto-électricité terrestre au sol et la transforment en fluide nerveux, montent par la queue du cheval dans la colonne vertébrale.
De celle-ci douze paires de nerfs dorsaux se rendent aux parois du thorax et de l'abdomen.
Ces oerfs communiquent avec le centre ganglionnaire ou de la vie organique. Ce centre se compose d'un double cordon nerveux, appelé grand lymphatique, et représentant dans sa longueur une série de renflements ou ganglions, petites masses nerveuses que Ton trouve dans toute l'étendue parcourue par les nerfs de ce système. Ce sont des réservoirs ou des couples
—— OfiO —
où se concentre le fluide nerveux du système élaborateur animal de Torganisme humain.
Les nerfs du système ganglionnaire forment de nombreux plexus (réunions de nerfs) qui se distribuent aux organes contenus dans le thorax et l'abdomen et aux parois des vaisseaux sanguins. Ces derniers fournissent la circulation nerveuse des enveloppes des vaisseaux sanguins nécessaires au charriage du sang.
Les nerfs du système ganglionnaire qui se rendent aux organes sont animalisateurs ; ce sont les conducteurs de la pile dont les extrémités sont les pôles animalisateurs. Les nerfs animalisateurs s'épanouissent dans les muqueuses; celles-ci renferment es pôles d'élaboration et sont elles-mêmes élaboratrices ou sécrétrices.
Les nerfs animalisateurs ne s'épanouissent pas seulement dans les muqueuses; ils se concentrent dans les globules, ganglions, glandes, etc., qui tous deviennent animalisateurs» élaborateurs et sécréteurs. L'animalisation est nécessairement en rapport avec la quantité de fierfs qui s'épanouit ou concourt et avec l'activité et l'intensité de la circulation du fluide dans chaque nerf.
Le centre nerveux ganglionnaire principal du grand sympathique est immédiatement en communication avec la principale surface muqueuse animalisatrice qui tapisse l'estomac, à laquelle elle fournit le fluide nécessaire à la sécrétion du suc gastrique ou du ferment de l'élaboration stomacal.
c< // existe une cause secrète qui préside à toutes les transforma- « tions des aliments et de leurs dérivés dans la nutrition. Cette « cause réside dans les nerfs, » dit la science.
Celle-ci ne saurait contester sérieusement que le mal cholérique n'ait son origine dans une élaboration stomacale anormale et dans les produits viciés qui en résultent. Aucun homme de bonne foi ne contestera que l'origine du mal cholérique ne soit
dans les variations de la circulation magnétique terrestre, après les preuves que j'en ai administrées dans ce travail. Il est donc incontestable que la eanse qui réside dans les nerfs et qui préside à toutes les transformations des aliments est (e fluide magnétoélectrique terrestre transformé en fluidp nerveux par la conductibilité spéciale des nerfs. Au reste, je vous en administrerai autant de preuves que vous voudrez, lecteurs, car le fait est évident; il crève les yeux.
Les hommes intelligents et progressistes qui se sont occupés sérieusement du magnétisme animal ont accumulé tellement de preuves positives de Texistence du fluide magnétique animal, que Ton ne peut les récuser que par la négation sans examen.
Outre les nerfs qui concourent vers les ganglions, glandes, etc., et ceux qui s'épanouissent dans les muqueuses pour former des corps et des surfaces de sécrétions, d'autres s'épanouissent dans toutes les parties du corps et particulièrement vers la périphérie, où ils président à l'animalisation, au développement et à l'entretien.
Prenez des matières animales et végétales en formation ou toutes formées, mais avant qu'il y ait la moindre décomposition; broyez et mélangez ces matières; leurs agglomérats élémentaires différents et différemment chargés échangeront leurs excès du fluide ; il s'établira d'ailleurs dans le mélange une surcharge générale de fluide magnéto-électrique transformatrice, et il en résultera des compositions, décompositions et modifications de certains agglomérats, dont les uns seront simplifiés, d'autres plus compliqués et d'autres détruits.
Les mouvements de transformation ou de recomposition s'appellent, comme je l'ai dit, fermentation; tandis que la décomposition pure et simple, par perte ou abandon du fluide
magnéto-électrique pris dans l'élaboration végétale ou animale, s'appelle putréfaction.
Si Ton empêche la perte de la surcharge du fluide pris dans rélaboration, il y a toujours fermentation ; il y a fermentation à plus forte raison, lorsqu*au lieu de perte du fluide de la su^ charge végétale et animale, il y a adjonction de fluide, comme c*est le cas dans la fermentation stomacale et intestinale ou dans la digestion. L'adjonction du fluide ou Taugmentation de la surcharge se fait souvent par l'adjonction du ferment. Gela se fait ainsi dans la fermentation stomacale ou dans la digestion, où le ferment est, comme je l'ai dit, le suc gastrique.
La fermentation la plus simple est celle des matières végétales.
Prenez des fruits qui, formés pendant une saison, l'ont été sous l'influence de courants végétaux variables, faibles, moyens et forts, et qui renferment les agglomérats d'acide acétique, d'alcool, de sucre et de fibre ligneuse ; broyez ces frijtits, et mettez tous ces agglomérats en contact avec leurs surcharges relativement faibles, moyennes et fortes ; qu'arrivera-t-il?
Rappelez-vous ce que j'ai dit des agglomérats ci-dessus, de leurs compositions (1) et de leurs surcharges magnéto-électriques, et vous verrez à l'instant, qu'il s'établira une surcharge générale, qui sera neutre ou alcoolique, dans laquelle l'excédant de charge du sucre fournira le manque de charge de l'acide acétique. Celui-ci, en prenant la charge neutre, sera forcé d'abandonner ses quatre volumes d'oxidedecarbonne 4 G ^pO. L'agglomérat du sucre, en perdant sa charge, ne pourra maintenir son extension, et abandonnera son quadruple volume
(1) Acide acélique = H' + H« C* + C^ 0*.
Alcool = H« + H* C«.
Sucre = H" + H* C* + G* 0" + H» 0.
Fibre ligneux . = E« + H* C« + C* 0» + « E« 0.
d'oxide de carbone el son double volame d'eau 2 H. 4- 0; roxîde de carbone se dégagera comme acide carbonique au contact de Fair ou par la décomposition de Teau, et il ne restera que de Talcool ; si toutefois la quantité de sucre est suffisante pour fouiMiir la surcharge nécessaire à l'acide acétique et pour décomposer celui-ci tout entier. L'agglomérat plus stable du tissu ligneux, qui d'ailleurs renferme 4 H^ C^ et non 4 H* C* comme Talcool, et qui devrait non pas se modifier, comme l'acide acétique et le sucre, mais se décomposer pour fournir de l'alcool, reste généralement intact.
La fermentation vineuse dépend donc des proportions premières d'acide, d'alcool et de sucre en présence, et de la surcharge moyenne générale magnéto-électrique qui en résulte. Celte surcharge, augmentée ou diminuée, n'importe par quel moyen, modifierait nécessairement la fermentation. Je n'ai pas à m'appesantir davantage sur celle-ci. Quand elle est tenninée comme vineuse, si on laisse reposer à l'air le produit liquide résultant, il continue à perdre son excès de charge neutre, et au fur et à mesure qu'il le perdra, il absorbera de l'acide carbonique, qui abandonnera une partie de son oxigène et transformera Talcool de nouveau en acide acétique.
La fermentation animale stomacale et intestinale, ou la digestion, est plus compliquée de beaucoup que la précédente.
L'estomac est une grande poche qui reçoit des matières animales et végétales, broyées et mélangées, après avoir, à leur passage dans la bouche, été plus ou moins imbibées d'un liquide oufetment sécrété par les muqueuses et les glandes de la bouche.
Dans l'estomac, les matières alimentaires déjà prêtes à fermenter par elles-mêmes par leur simple mélange, déjà mélangées aux sécrétions de la bouche, reçoivent le ferment pria-
cipal, le suc gastrique, et là se fait Topération qui transforme les aliments en chyme (1). Là se prépare Tagglomérat élémentaire de l'albumine, qui, plus ou moins modifié, sert à toutes les constructions animales, comme celui de l'alcool sert à presque toutes les constructions végétales.
Le chyme passe de l'estomac dans les intestins grêles, où arrivent sans cesse de la bile (2) et du suc pancréatique (3), qui lui font subir de nouveaux changements et le transforment en chyle (4) et en substances excrémentielles.
Le chyle est absorbé par une multitude de vaisseaux chylifèies qui recouvrent les intestins grêles, et ces vaisseaux le le conduisent dans le canal thoracique, qui est le grand réservoir commun de toutes les circulations nourricières, animal)satrices, sanguines et lymphatiques. Là débute le sang comme chyle; de là il part pour aller se compléter dans la poitrine par la combustion pulmonaire (hématose); là il se mélange au sang veineux qui, après fait son tour complet, depuis l'hématose dans la poitrine jusqu'aux 'épanouissements des artères où a lieu ranimolisalion, depuis celle-ci jusqu'à son retour par les veines, depuis leurs extrémités jusqu'à leurs points de départ ou racines, et après avoir repris au chyle ce qu'il a perdu dans l'animalisation, retourne avec lui dans la poitrine pour y être de nouveau vivifié.
L'animalisation comprend donc trois opérations fondamentales : la digestion ou fermentation stomacale et ses dépendances; l'hématose ou \ivification (décarburation et oxigénation dn sang imparfait veineux mélangé aux matériaux nouveaux du chyle), et l'animalisation proprement dite ou la formation de la
(1) Matière moUe ou espèce de bouilHe.
(%) Troisième espèce de ferment sécrété par le foie. (8) Quatrième espèce de ferment sécrété par le pancréas. (4) Liquide préparatoire du sang qu'il doit entretenir et remplacer un fur et à mesure qu'U est employé dans ranimalisation.
chair et de la graisse. Dans ces trois opérations se forment donc les agglomérats du chyle, du sang et de la chair. Celui du chyle n*est que Tavant-agglomérat du sang ou de Talbumine. Celui de la chair ou le fibrine n'est qu'une faible modificatioa de celui du sang ou de Talbumine.
Toutes les formations animales ou végétales sont globulaires, . et constituent des chapelets ou grains, liés par une matière solide cellulaire ou nageant dans un liquide. C'est la construction globulaire, ce sont ces chapelets, qui fournissent les transmissions successives ou conductibilités variées du fluide magnéto-végétal et magnéto-animal ou nerveux. La forme, les dimensions et la construction du grain et de la substance qui les relie, et, par conséquent, l'activité et l'iniensité du courant animalisateur, dépendent de l'agglomérat ou de l'élément de construction, qui, lui-même, dépend immédiatement du courant. C'est à dire que celui-ci, dirigeant toute l'animalijsation, se crée les éléments de construction, les conducteurs et élaborateurs qui lui conviennent; il constitue et crée les tempéraments qui sont : l"" nerveux ou actifs, faibles ou négatifs ; 2® nervoso-sanguins, moyens ou neutres, généralement les plus énergiques ; 3<> sanguins, lents, forts et positifs.
Le courant nerveux actif, faible, relativement négatif, est faiblement animalisateur. Il donne le tempérament vif mesuré par le pouls le plus accéléré. Il fournit des sécrétions plus acides, emploie plus de matière nerveuse négative que de sang positif; il charrie du sang pauvre; il fait prédominer la circulation nervo-lymphatique sur celle du sang; ses produits fibreux sont peu solides ei ses résidus séreux ou lymphatiques sont abondants.
Le courant nerveux ralenti, fort, relativement positif, fortement assimilateur, fournit les sécrétions relativement alcalines, donne le tempérament lent, mesuré par le pouls le moins accéléré ; il emploie moins de matière nerveuse que de sang; char-
rie du sang trop riche et trop épais ; fait dominer la circulation sanguine sur la lymphatique, etc.
Dans le môme sujet, la circulation est une ; en ce sens que la même intensité magnéto-nerveuse domine dans toutes les parties du corps, dans tout l'organisme, et préside à tous les actes de cet organisme.
Le principal de ces actes est celui de la digestion préparant les éléments de la nutrition.
Ceux-ci di£fërent peut-être moins par leur composition et par leur genre de structure élémentaire que par l'énergie avec laquelle la composition se fait, et par la charge magnéto-nerveuse que les éléments agglomérés absorbent.
L'énergie de la composition est, comme je l'ai dit, en rapport avec la charge nerveuse qui y préside. Elle est la plus grande dans l'organisme sanguin et la moindre dans l'organisme nerveux. L'agglomérat plus énergiquement constitué, plus deiise et plus chargé de fluide, fournit des aggrégats, des globules» et des corpuscules plus denses et plus gros.
Cest dans la cornue stomacale et dans ses dépendances que se dessine et se manifeste d'abord l'énergie du courant animalisateur dans la sécrétion du suc gastrique ou du ferment digestif.
Le suc gastrique est acide, dit l'un; il est alcalin^ dit l'autre; il est l'un et l'autre, dit un troisième ; il est l'un et l'autre à des moments différents, dit le quatrième, et c'est ce dernier, je pense, qui est le plus près de la vérité, en y ajoutant toutefois que le suc gastrique peut non seulement être plus ou moins alcalin selon les temps et les lietix^ mais encore selon le sujet.
Le suc gastrique sécrété plus abondamment sous l'influence du courant nerveux énergique de l'homme au tempérament sanguin est en tout temps plus alcalin, donne meilleur appétit, et fournit une digestion plus énergique avec toutes ses con-
séquences, qui se résument en sang riche ou en sang pauvre. Le sang est en réalité riche lorsqu'il est fortement chargé de fluide nerveux, et il est réellement pauvre lorsqu'il n'est que faiblement chargé. Le sang riche fortement chargé est épais et rouge ; il est composé d'un liquide plus épais (sérum) et de globules plus gros et plus rouges (ce sont les globules qui contiennent la matière colorante qui n'est elle-même que de l'albumine et de la fibrine plus chargées de fluide ou plus vivifiées dans l'hématose).
Le suc gastrique plus alcalin sécrété plus abondamment sou3 l'influence des charges nerveuses plus intenses, qui affluent vers la muqueuse stomacale de l'homme au tempérament sanguin, prépare en tout temps du chyle très nourrissant pour un sang riche. Le suc gastrique plus acide, sécrété moins abondamment sous les faibles charges nerveuses qui affluent vers l'estomac de l'homme au tempérament nerveux actif, ne prépare en tout temps qu'une nourriture sanguine pauvre. Il va de soi que la nature et l'abondance du suc gastrique varient chez le même sujet avec les variations magnéto-électriques terrestres. Il va de soi à plus forte raison qu'elles varient avec rage du sujet, attendu que la circulation nerveuse elle-même se modifie considérablement avec l'âge. Ainsi la sécrétion du suc gastrique a été génér§ilement abondante et alcaline en 1866, et l'a été jusqu'à l'excès, et c'est cet excès, ce sont ses conséquences qui ont constitué l'influence épidémique cholérique. L'énergie de la sécrétion du suc gastrique dans le mal épidémique est telle que l'opération attaque, corrode ou détruit la muqueuse sécrétante en la parsemant de points noirs (1), que de savants physiologistes ont, faute de mieux, transformés en cause de l'épidémie, prenant ainsi un efi<et pour une cause^ ce
(1 MoUeuUê punctiformes.
qui est aujourd'hui assez habituel dans toutes les branche scientifiques.
Ici cependant Yempoisotmement supposé par les points noirs qui naissent sur la muqueuse stomacale, est peu réfléchi; attendu que les muqueuses se parsèment assez généralement toutes de points noirs en se décomposant, soit que la décomposition ait lieu par excès d'activité nerveuse ou par manque de vitalité , soit qu'elle ait lieu par excès d'intensité nerveuse ou excès de vitalité. Le manque comme l'excès de vitalité, la trop faible comme la trop grande intensité du courant nerveux, change les produits de l'animalisation, et le changement est une carburation ou une mise à nu du charbon en excès. Les effets de ce genre sont surtout remarquables dans la décomposition lente qui détruit l'appareil pulmonaire chez les individus excessivement nerveux, chez lesquels la circulation nerveuse s'accélère plus ou moins rapidement, jusqu'à ce qu'il y ait destruction complète.
Si la sécrétion du suc gastrique a été généralement abondante et alcaline en 1866, si elle l'a été jusqu'à corroder la surface sécrétante, elle ne Test plu« guère en 1867, au contraire. La circulation magnéto-électrique de cette dernière année s'est dessinée aussi active, faible et déchargée, et aussi congeslive et typhique que celle de 1866 était ralentie, intense, surchargée, digestive et cholérique.
L'année 1867 a été plus fatale aux tempéraments nerveux que l'année 1866, surtout dans les classes aisées, peu atteintes par le choléra ou par la digestion trop énergique, qui ne détruit guère que les estomacs vides.
L'année 1867 n'a guère fait grâce aux survivances de 1783, 1787 et 1791, elle en a à peu près fait table rase; c'était d'ailleurs sa mission. Elle n'a guère épargné de poitrine malade non plus; mais elle a surtout été fatale aux têtes malades.
Tous les produits de Tanimalisation en dehors du phosphate
de chaux qui sert à la construction de la charpente osseuse, sont alburainaires. Ils se composent tous de 6 à 9 dixièmes d'eau et de 1 à 4 dixièmes d'albumine ou de fibrine, ce qui est tout un ; car la fibrine est de l'albumine à peine modifiée. Tous les autres composants sont accessoires, et non seulement n'entrent que pour une très faible part dans les produits, mais n'y jouent que des rôles très secondaires. Ne cherchez pas l'acidité ou l'alcalinité, ni la coloration d'un produit végétal ou animal dans les quelques substances rares inorganiques qu'il peut renfermer à l'état d'acide , d'oxide ou de sel. L'acidité , l'alcalinité et la coloration végétales et animales n'ont que faire de celles des substances inorganiques. Je vous ai montré, lecteurs, combien peu différaient l'acide acétique très acide, l'alcool très neutre, le sucre très alcalin et la fibre ligneuse très inoffensive; je vous ai montré comment ces compositions, de caractères si différents, provenaient des plus simples extensions élémentaires, de la plus simple d'entre elles; comment elles ne différaient que par la charge ; je vous ai montré également comment les plus simples extensions conduisaient de l'agglomérat végétal le plus compliqué à l'agglomérat fondamental animal, en quelque sorte unique de l'albumine. Je vous ai montré comment, par les extensions successives du môme agglomérat central, un agglomérat quelconque renfermait tous ceux qui l'ont précédé. Ceci étant surtout le cas pour l'agglomérat d'albumine, qui renferme ainsi ceux de la fibre ligneuse, du sucre, de l'acide acétique et de l'alcool, la décomposition de l'albumine dans la fermentation animale stomacale doit mettre en liberté successivement les différents agglomérats acides, neutres ou alcalins qu'il renferme, et ce seront ceux de ces agglomérats qui s'accommoderont le mieux du courant animalisateur qui domineront. Il en sera ainsi non seulement de l'albumine des produits animaux qui se trouvent dans la poche stomacale, mais aussi des produits végétaux eux-
mêmes; il eu sera ainsi de tous les agglomérats animaux et végétaux qui entrent dans Talimentation. Je pense que dans la digestion tous les agglomérats étendus sont défaits et détaillés dans leurs moindres agglomérats et jusque dans leurs éléments. Cela est à peu près certain pour deux raisons. La première de ces raisons consiste en ce que les agglomérats albuminaires ont pour clément central celui de l'ammoniaque, et que pour utiliser les produits végétaux dans la formation de l'albumine, il faut les détruire; la deuxième consiste en ce que l'agglomérat animal est particulier pour chaque individu, qu'il doit prendre la charge nerveuse en rapport avec la circulation de l'individu et que, par conséquent, il doit se constituer tout entier sous l'influence de cette circulation.
Maintenant ne se constitue-t-il pas tout entier dans la sécrétion du suc gastrique lui-même? Cette sécrétion ou la transformation des aliments en liquide albuminaire au contact de la surface animalisatrice et du fluide nerveux qui y afflue, ne constitue-t-elle pas toute l'opération digestive? N'est-ce pas pour cette raison que l'estomac est constamment en mouvement, afin d'amener successivement tous les aliments ea contact avec la surface sécrétante pour y subir l'opération animalisatrise ? Le liquide albuminaire que les aliments peuvent fournir n'est-il pas successivement extrait et restitué à la masse pulpeuse ou bouillie, au fur et à mesure qu'il est fourni, pour en être séparé un peu plus loin tout en entier dans une autre opération animalisatrice?
Ou bien le liquide sécrété sans interruption, et constamment versé dans la masse pulpeuse, y continue-t-il à se compléter et à fermenter, ou n'y sert-t-il réellement que comme ferment?
Peu importe. La sécrétion gastrique est albuminaire; si elle ne forme pas le fond, elle préside au] début de l'agglomérat albuminaire qui sert h la construction du sujetetdonneses carac-
tères à cet agglomérat et ay sujet. Les caractères de l'agglonoé*ratalbuminaireet des constructions auxquelles il sert, différents d'un sujet à un autre, ne se retrouvent pas dans les composants de l'agglomérat. La manière d'obtenir l'agglomérat albu^ pfiinaire par les manipulations chimiques ou par la simple cuisson, détruit d'emblée tous ses caractères. La cuisson par l'eau chaude, l'élévation d'un produit végétal et animal queU conque à une température et à une tension électrique générale* supérieure à celles de l'animalisation et de la végétalisation» détruit d'emblée toutes les inégalités des charges et des surcharges qui différencient les agglomérats chez des sujets différents.
Pour montrer clairement les extensions successives des agglomérats végétaux et leur transformation en agglomérats albuminaires, je rappellerai leurs compositions et extensions qui sont :
Alcool (1). . . = 2 Ho + 4 Hc.
Acide acétique = S Ho -|- 4 Hc -f 4 Go.
Sucre = 2 Ho + 4 Hc + 4 Co + î Ho.
Fibre llgueux. = î Ho + 4 Hc + 4 Co + « Ho + 4 C -h « Ho. Albumine. . . = 3 (i Az H« + 4 Ho + ^ Ho + 4 Hc + 4 Co + ^ Ho -H 4 C + î Ho )
Ce tableau est extrêmement explicite, il ne donne pas seulement les compositions, mais les constructions des agglomérats par leurs extensions successives. L'on voit, clairement que les agglomérats sont octaédriques, qu'ils s'étendent dans le sens de l'un des axes, celui de la fibre, par 2 Ho ou dans le sens perpendiculaire par un anneau quadrangulaire de 4 Co ou de 4 H^; comme cela a lieu pour le sucre, qui est de l'acide acétique dont la deuxième enveloppe octaédrique est complétée par 2 Ho et
(1) Ho = H é 0; Hc = H C; Co = C i 0; Hac = H C«.
pour l'acide acétique, qui est de Talcool plus Tanheau quadrangulaire 4 Co. Les deux extensions qui constituent une enveloppe octaédrique complète ont souvent lieu à la fin, et comme cela se présente pour la fibre ligneuse qui n'est que du sucre plus 2 Ho + 4 C, et pour l'albumine qui, sauf réiément central d'ammoniaque, n'est que de la fibre ligneuse plus une enveloppe quadrangulaire 4 Hc, le tout triplé. On voit aussi que dans l'extension par enveloppe octaédrique complète 2 Ho + 4 G c'est le carbone lui-même qui remplace l'oxide ; c'est à dire que le sucre devenant fibre ligneuse, les 4 Co de sa deuxième enveloppe octaédrique se décomposent, et perdent leur oxigène, et les 4 C résultants transforment très probablement les 4 Hede la première enveloppe, ou de l'agglomérat central d'alcool, en 4 Hjc.
On remarque aussi que l'ammoniaque entre dans l'agglomérat albuminaire par 2 Âz H^ ou par double volume. Tai dit que l'azote devenant ammoniaque doublait de volume, et que pour devenir cyanogène, il ne changeait pas; aussi les compositions azotées qui ont toute l'azote pour élément central, soit à l'état d'ammoniaque, soit à l'état de cyanogène, ne contiennent qu'un volume d'azote; car, dans Az G*, comme dans 2 Az H^, il n'y a qu'un volume d'azote. Toutes les compositions azotées ne contiennent qu'un ou deux atomes d'azote; quand il n'y en a qu'un, comme c'est le cas dans toutes les bases salifiables, c'est le cyanogène Az G^ qui sert d'élément central ; quand vous trouverez 2 Az dans une composition, c'est l'élément d'ammoniaque Az H3 qui occupe le centre de formation ; cette considération facilite beaucoup la disseccation des agglomérats azotés animaux si compliqués sans cela.
Tous les ligneux contiennent donc du sucre, du vinaigre et de l'alcool. Tous les albuminaires disséqués, en décomposition ou en formation, contiennent donc du ligneux et par conséquent du sucre alcalin, de l'alcool neutre et de l'acide acétique
acide et» selon que la charge nerveuse qui préside à la dislocation des agglomérats végétaux et animaux et à leur reconstitution albuminaire est faible, moyenne ou forte, l'agglomérat acétique acide, alcoolique neutre ou sucrée alcalin domineront dans ropération, dans laquelle ils se trouveront généralement tous, au moins durant tout le temps de Topération. Voilà la vérité au sujet du suc gastrique et de la digestion.
'Voyons maintenant les modifications de l'agglomérat albu* minaire, que l'on trouve complet et dans des proportions chimiques exactes dans le blanc d'œuf.
Nous le trouvons complet dans le liquide nourricier du sang, dans le chyle; nous le trouvons ensuite modifié par l'hématose dans le sang, surtout en dissolution dans sa partie liquide appelée sérum; nous le retrouvons dans les globules du sang, toujours modifié dans le sens de la fibrine par l'hématose, dont cette modification est un objet principal.
La vivification du sang porte, en effet, plus sur la surface du globule, où l'albumine est changée en fibrine et en matière colorante, que sur la masse liquide. La vivification a pour objet de décarburer le chyle et le sang veineux, et de fournir des excédants de charges nerveuses à la circulation sanguine pour l'activer. Cette activation se fait par le globule, dont le mouvement règle celui du sang. Le globule peu dense, de faible dimension, fortement vivifié par une hématose vive et active, puis enlevé par une grande activité nerveuse, donne lieu à une circulation tVès active; le globule dense, gros, relativement peu décarburé et peu vivifié, enlevé par une circulation nerveuse, énergique mais lente, donne un sang épais et une circulation ralentie.
Le globule peu dense et faible est préparé dans la digestion sous l'influence d'afiluents nerveux, stomacaux faibles mais
actirs, cbez les tempéraments nerveux et chez tous en temps typhiques ou congestifs ; le globule dense et fort, au contraire, est préparé dans la digestion sous Tinfluence d'afiEluents nerveux stomacaux forts ou intenses, mais peu actifs, chez les tempéraments sanguins et chez tous en temps cholérique.
En ces derniers temps le globule ainsi préparé, ou au moins la nourriture, l'agglomérat réparateur du sang que contient lechyle, subit une hématose ou une vivification faible dans la poitrine de la part de l'oxigène, trop électrique et trop peu ozonisé, et par conséquent trop peu comburant et vivifiant. Le sang ainsi plus épaissi et ralenti arrive aux extrémités artérielles et nerveuses, aux foyers de l'animalisation , où il subit un nouvel épaississement et ralentissement plus considérables que les deux premiers. Les extrémités artérielles et nerveuses s'épanouissent sous la peau ; il y a effluve nerveuse par celle-ci durant l'animatisation, et cette effluve sécrète la transpiration. Celle-ci est nécessaire non seulement pour débarrasser les liquides nourriciers de certaines parties défectueuses acides, mais encore et surtout pour entretenir Tactivité de la circulation nerveuse. L'effluve diminuant avec l'épaississement et le ralentissement, sa diminution réagit et renforce ces premiei's effets. L'effluve et l'épaississement réagissant alternativement l'un sur l'autre, la destruction totale delà première amène rapidement le moment critique de l'arrêt du sang et de l'étouffement qui en est le résultat. Il va de soi, qu'au fur et à mesure que le sang s'épaissit, qu'il arrive avec moins d'activité et moins vivifié» l'élaboration qui lui prend les parties les plus vives, Tabandonne plus épaissi et plus carburé encore, et plus prêt àse figer dans les veines et à arrêter la circulation.
Telles sont les différentes conditions du développement du mal cholérique, qui ne saurait donc dans aucun cas être absolument foudroyant. Que ses prodromes puissent être assez anodins pour ne pas incommoder le sujet chez lequel ils se
développent, cela se conçoit ; mais ils ne peuvent guère échapper à une observation intelligenteet incessante, faite surtout aux jours et aux heures dangereux à priori et renseignés en temps utile parles instruments de physique et de chimie, aussi bien que par des manifestations atmosphériques impossibles à méconnaître.
Des conditions mêmes de développement ou d'éclosion du mal épidémique cholérique, résultent immédiatement les traitements rationnels préventifs et curatifs. Ces traitements doivent varier selon le tempérament et les circonstances dans lesquelles se trouvent placés les sujets, qui, comme le montrent également les conditions du développement du mal, ne sont pas tous également exposés. Le sujet sanguin le plus fort, en effet, peut être plus exposé que le sujet nerveux le plus faible, et c*est ainsi que le mal semble choisir ses victimes en dépit des forces naturelles.
Le spécialiste chimiste , physicien ou médecin nous saura peut-être gré d*essayer de fixer les idées au sujet des modifications que subit Fagglomérat albuminaire dans la circulation nutritive. Voici quelques indications à ce sujet.
Toutes les substances animales autres que celles de la charpente osseuse sont albuminaires, c*est à dire, sont formées principalement d'albumine plus ou moins modifiée.
La modification peut être un changement^ c*est à dire qu'elle peut être assez importante pour que la substance nouvelle prenne, à juste titre, un nom nouveau ; ou bien, elle peut n'être réellement qu une simple modification qui ne nécessite aucun changement de nom.
Parmi les changements ou modifications importantes se trouvent en première ligue, l'extension qui change l'albumine en fibrine, et qui transforme l'agglomérat principal du sang en
agglomérat de la chair dans l'acte principal de ranimalisation aux pôles nerveux et sanguins positifs ou animalisateurs, aux extrémités communes des artères et des nerfs.
Le deuxième changement par ordre d'importance, premier dans l'ordre de Tanimalisation et dans la circulation nourricière, est celui qui transforme l'agglomérat albuminaire préparé dans le chyle, en agglomérat albuminaire et en fibrine du sang artériel.
Un troisième changement ou modification se trouve après la transformation du sang artériel en chair dans le sang dépouillé devenu veineux. D'autres changements analogues ont lieu dans la circulation nerveuse et lymphatique. Je me contenterai de m'occuper de celle du sang.
L'albumine régulière, complète, dans laquelle l'agglomérat est formé de volumes et de poids composants atomiques complets, est celle du blanc d'œuf, telle que je l'ai donnée.
On la trouve simplement modifiée dans le sérum, dans le sang artériel et dans le sang veineux où l'analyse chimique y a découvert les quantités suivantes :
Blanc d'œuf. Az«H«»C"0" Sérum . . . Aî« H" C« 0'^ Sang artériel A2« H»« C« 0" Sang veineux A2« H" C" 0'«
L'albumine normale est la première ; c'est la seule pour laquelle les chiffres précédents soient rigoureux, ces chiffres sont rigoureux cependant dans toutes pour l'azote, qui fournit comme centres de formation le triple élément d'ammoniaque Az6 H*8. L'on voit aussi que les chiffres normaux G^ et 0** se présentant presque partout, sont également rigoureux.
L'hydrogène seul entre dans des proportions très variables dans les albumines ci-dessus.
Le sérum ou la masse animale la plus liquide du circuit
nourricier contient le plus d'hydrogène, le moins de carbone et le plus d'oxygène. Il est le plus oxi-hydrogéné et le moins carburé. Ces conditions sont» en général, celles de la liquéfaction dansTanimalisation.
Les albumines* précédentes se décomposent comme suit :
Blanc d'œuf . = Az« H'* + H'» 0« + C'> 0« + 3 H* C» + 3 H« C* Sérum. . . . =Az«H«» + H»»0» + C»0« + îH«C« + 4H« C* -h H»0+CO Sang artériel =Az«H"»+H'»0«+C"0« + 2H«C» + 4H«C* + H» 0+C«0« Sangveineux = Az«H»» + H»0« + C"0«+îH«C» + 4H«C*+C«0«+0
Ce sont les deux albumines du sérum et du sang artériel qui entrent dans la partie essentielle du circuit nourricier et contribuent principalement à la formation de la fibrine. Ces deux albumines n'en diffèrent qu'en ce que l'agglomérat de celle du liquide contient un sextuple volume d'eau en plus et un quadruple volume d'oxi-carboneC*02 en majeure partie décomposé et réduit à l'état de C 1/2 + 1/2 0.
Le sang veineux ne contenant qu'un H* en moins que le sang artériel, ce H^ nécessaire pour absorber le qui reste, est pris dans l'un des carbures qui contient C^ en trop ou libre, et ce C* carbure le sang veineux. Par l'enlèvement de H^ de l'un des' H* C*, celui-ci devient H^ C* et l'albumine du sang veineux se transforme en :
Az« H» + H'» 0« + c»' 0« + 2 H« c» + H« C« + 3 H* c* + H« + C« 0»
La composition et la décomposition de la fibrine nous montreront comment les albumines précédentes sont modifiées pour être transformées en fibrine. Celle-ci comprend :
Az« H" G" 0'«
c'est à dire deux volumes d'ammoniaque en plus et trois volumes d'oxygène en moins que l'albumine du sang artériel.
La fibrine se décompose comme suit :
Az» H" + H» 0« + €'• 0« + 2 H* C» + 4 H* C* + H «
Elle a donc deux volumes d*bydrogëne libre en irop ou un volume d'oxygène trop peu. A part celte circonstance, Fagglomérat de la fibrine est exactement celui de Talbumine du sang artériel avec un double volume d'ammoniaque en plus et l'enveloppe générale extérieure H^ + G* 0^ en moins.
Dans les formations animales qui ont l'ammoniaque pour centre, chaque double volume Az^ H^ donne lieu à un agglomérat simple, de façon que les albumines du sérum et du sang artériel sont des agglomérats triples. La fibrine, au contraire, est un agglomérat quadruple qui utilise les mêmes matériaux de construction que l'alhumine artérielle débarrassée de sa der-. nière enveloppe aqueuse et oxi-carbonée H^ + G* 0*.
La fibrine n'est qu'un arrangement différent des éléments et des agglomérats élémentaires simples des albumines du sérum et du sang artériel.
La composition et la décomposition du chyle nous montreront les matériaux de construction que ce liquide nourricier apporte à la circulation et les modifications que ces matériaux doivent subir pour entrer dans le sang artériel.
Le chyle contient : Az* H^* C*o 0*^. A part le double volume d'ammoniaque Az2 H« qu'il contient en moins que l'albumine artérielle, comme la chair le contient en plus, le restant des composants du chyle ne diffère pas notablement de ceux des albumines précédentes et de la fibrine.
Le chyle peut se décomposer comme suit :
Az« H'» + H» 0» + C* 0« + 3 H* C» + 3 H« C* + C»
C'est donc identiquement la même composition que l'albumine ordinaire régulière du blanc d'œuf moins un double
volume d'ammoniaque Az^ H6, et plus, deux volumes d'oxide de carbone C* 0.
L'agglomérat fondamental albuminaire des liquides nourriciers de rorganisme humain se modifie donc plutôt, et plus, par arrangement dans les agglomérats intégrants, que par composition, pour passer de Tétat de sang préparatoire ou de chyle à celui de fibre musculaire.
L'hématose, donc, modifie simplement Talbumine ordinaire du chyle et la transforme en celle du sérum du sang artériel et de la fibrine. Elle transforme 3 H* C» 4- 3 H* C^ en 2 H* 0» + 4 H* C* + H« + C dans le sérum, + H2 + C* 0^ dans le sang artériel et + Basculement dans la fibrine. Bref, l'un des H* C^ de l'albumine ordinaire du chyle se décarbure, devient H*C^ en perdant C* qui reste comme C^O^ dans le sang artériel et comme C (1) seulement dans le sérum. Celui-ci abandonne doncC^ à l'état d'acide carbonique C^O^ expiré.
Ainsi la quantité d'oxigène nécessaire pour décarburer l'albumine ordinaire du chyle reste par moitié dans le sang artériel et le sérum, et l'autre moitié expirée décarbure le sérum, en le liquifiant et en le vivifiant.
Il est présumable que l'oxigénation dans l'hématose ne porte que sur le carbone; que les volumes d'eau H* 0, H^O^ou H^O^ en plus ou en moins, sont pris ou rendus à la masse liquide toujours pour 60 à 80 et à 90 p. c. composée d'eau. Il est possible aussi que l'azote et l'hydrogène soient absorbés, mais les volumes d'ammoniaque, comme ceux d'eau, peuvent être pris sur la masse, par des arrangements des éléments et des agglomérats.
C'est dont l'agglomérat animal dominant albuminaire qui se modifie dans la circulation nourricière, et voici résumées ses modifications successives, depuis le départ du chyle jusqu'au retour du sang veineux.
(1) cio + o.
Albumine ordinaire Az« U»» -h H'« 0» -f C» 0« + 3 H« C» + 3 H« C«
— du chyle Az« H'» + H'» 0» + C'« 0« + 3 H« C» + 3 H< C*
— du sang artériel . Az« H'« + H'» 0« + C" 0« + ÎH* C« + 4 H« C»
— du sérum . . . . Az*» H«« + H" 0^ + C'« 0« + 2 H* C« + 4 H» C«
— du sang veineux Az« H'» + H" 0« -h C'« 0' + « H» C» + 4 H* O
Fibrine Az» H'« + H'* 0« + C* 0" + 2 H« C» + 4 H* C»
Ce tableau est très clair et très explicite. A part les deux volumes d'ammoniaque, en plus, dans le sang que dans le chyle, et dans la fibrine que dans le sang; à part le sextuple volume d'eau H^Os, en plus, dans le chyle, toutes les modifications dans le circuit nourricier portent sur le S^^H* C^ du chyle qui, devenant le 4"«H* C* de tous les produits suivants, abandonne, comme je Tai dit, son quadruple volume C^ comme c'est le cas dans le sérum, ou le conserve, mais transformé en oxide de carbone, comme c'est le cas dans le sang artériel et veineux.
Dans le sang artériel, l'enveloppe octaédriqueH^O^ que perd le chyle, est remplacée par celle H^O+C* 0^;{îî* 02 du chyle sont abandonnés; et C^ sont enlevés; le C^ est fourni par le quadri -carbure transformé en bi -carbure et l'oxigène est fourni par l'inspiration : ou bien, le C^ est conservé, le C* provenant du quadri-carbure fournit C^ 0, et le C^ restant, enlevé par l'inspiration, est rendu comme acide carbonique.
La même opération a lieu pour le sérum, sauf que des C* 02 il ne reste que C^, et que C^ disparaissent par l'expiration comme C^ 0^.
L'agglomérat albuminaire du sang artériel qui sert à la cons* truction de la fibrine, à part l'élément d'ammoniaque qu'il prend en plus, ne perd absolument que l'enveloppe octaédriqueH2 + C* 0^, dont il ne conserve que H2, qui décarbure
à moitié l'un des quadruples quadri-carbures, et au lieu de 2H* C8 + 4H-* C* + H2, fournit H* C8 + 8H* C^ + 2H2 C^.
L'agglomérat albuminaire du sang veineux conserve» au contraire, les parties et C^ 0^ qu'il a en moins dans la fibrine sur celui du sang artériel, et perd le H^ que celui de la fibrine a conservé du sang artériel. L« H^ perdu l'est également par le carbure, car Tenvetoppe octaédrîqueH^ O+C* 0^ reste complète dans la fibrine comme dans le sang veineux.
L'agglomérat albuminaire du sang veineux a donc pour carbures, 2H* C8 -f 3H* C^ + H2 C*.
Telles sont les modifications simples que subit l'agglomérat albuminaire dans la circulation nourricière, dans l'hématose et dans Tanimalisation.
On arrive à des résultats analogues , plus simples, peut-être, mais moins clairs et moins explicites, en prenant les quantités des corps composants que fournit l'analyse chimique du sang artériel et du sang veineux dans lesquels on a conservé indistinctement toutes les parties solides que l'on a eues par la dissécation.
On obtient alors :
Chyle Az«H» + H"0» + C"0«+3H<C» + aH«C« + C«0
Sang artériel. Az« H>» + H'« 0« + C" 0« + 6 H* C* + C» 0< + C«
Sang veineux Az« H>» + H" 0« + C" 0« + 3 H« C« + 3 H* C* + C« -+-
Les choses se présentent évidemment avec plus de simplicité dans ces analyses.
Le C2 en excès dans le <5hyle est invariable, et à part toujours Tabsorption du double volume d'ammoniaque par le chyle pour devenir sang artériel ; il n'y a pas d'autre modification que l'enlèvement d'un tiers ou G^ et la transformation en oxide des deux autres tiers & du carbone en excès du quadri-carbure et sa transformation en bi-carbure. C'est là la viviScation du sang artériel dans l'hématose, qui consisterait ainsi dans l'absorp-
tion du 0* pour transformer en C^ 0*, les C^ qui restent dans le sang, en même temps que les G^ enlevés le sont à Tétat d'acide carbonique C^ 0^. Cette vivification, dans laquelle les G^ (H, beaucoup plus capables que les C^ qu'ils remplacent, ont reço l'excédant de fluide provenant de la combustion des G^ 0^ expirés, serait bien autrement considérable, et se dessine bien mieux que dans le cas précédent de la vivification de Tagglomérat albuminaire seulement.
La décarburation de celui-ci par oxidation dans Tliématose est donc beaucoup moindre que celle de Tensemble des produits solides du sang. L'excédant de décarburation porte donc sur d'autres produits et tout spécialement sur la matière colorante. Il est probable aussi que le genre d'extraction de l'albumine ou d'analyse des liquides nourriciers est pour beaucoup dans les résultats différents, dont les meilleurs sont ceux qui portent sur l'ensemble des corps modifiés.
La modification qui précède de l'ensemble du cbyle pour sa transformation en sang artériel est donc non seulement très simple, mais elle est aussi nettement et vigoureusement dessinée.
La modification du sang artériel qui le change en sang veineux, est non moins simple, non moins nettement dessinée, et plus concluante encore ; c'est un simple retour au chyle par la dévivification et la récarburation exactement en sens contraire de la vivification et de la décarburation du chyle dans l'hématose ; c'est le simple retour au chyle, mais avec Az^ H^ en plus, c'est à dire avec la construction albuminaire triple du sang au lieu de la construction double du chyle.
Le sang artériel abandonnerait donc G^ 0^ dans l'animalisation et ramènerait comme sang veineux G^^ à la place, c'est à dire que le sang artériel abandonnerait 0^ et reprendrait à la place G^; c'est à dire que dans l'animalisation, comme dans la végétalisation, il y aurait simplement décomposition d'oxide de
carbone et d'eau et formations de carbures, ou augmentation et diminution et modification des carbures. On peut se faire une excellente idëe de ces formations, en examinant des corps gras fortement carbures, dont je donnerai le principal ou le spécimeQ plus loin.
L'eau nécessaire à Tanimalisation et décomposée dans celle-ci, peut être fournie par la masse des liquides nourriciers, et peut-être bien , de préférence , par la matière nerveuse , plus aqueuse que celle du sang. Quant à Fammoniaque, quant aux éléments et aux radicaux élémentaires centraux, ils sont fournis d'une pièce par les liquides nourriciers. L'animalisation comme l'hématose ne portent que sur les enveloppes extérieures. Le fond ou les éléments et les agglomérats radicaux centraux sont formés dans la digestion, qui seule démolit, je pense, complètement tous les agglomérats animaux et végétaux, ou au moins ceux-ci. Elle les démolit au moins assez pour leur donner leur surcharge nerveuse propre, qui différencie beaucoup plus les agglomérats provenant de ranimai isation que ne le font les modifications de leurs compositions, telles que les fournissent les analyses chimiques.
Néanmoins, la carburation épaissit, et la décarburation liquéfie promptement et considérablement les liquides provenant de la végétalisation et de l'animalisation. D'un autre côté l'activité de la circulation du sang dépend bien plus de l'activité et de l'énergie de la circulation nerveuse que de Tépaississement ou de la liquéfaction du sang, ce qu'il ne faut pas perdre de vue, bien que l'activité ou l'intensité nerveuse soient toujours d'accord avec l'épaississement du sang et agissent dans le même sens.
La vivification en plus ou en moins dans la décarburatioa est également plus influente peut-être que l'épaississement, parce qu'elle augmente directement l'activité et l'intensité nerveuse et sanguine ; il faudra également ne pas l'oublier, bien qu'elle
agisse toujours aussi dans le même sens que la liquéfaction par la décarburation.
Il ne faudrait pas croire que la combustion dans les poumons soit ordinaire, ou qu'elle s*y fasse comme à Tair, h la température et dans les conditions ordinaires. Elle est beaucoup moindre dans la poitrine, et Thématose ne fournit pas autant de chaleur vitale que la science en a calculée d'après l'absorption de l'oxigène et la formation de l'acide carbonique ou même qu'elle en a observé directement.
Voyons maintenant comment la carburation épaissit les produits animaux et végétaux^
La décomposition du représentant par excellence des corps gras, de la stéarine, le montre clairement.
La stéarine est formée d'acide stéarique et de glycérine. Le premier comprend : H^ + H* C* -|- C* 0; c'est l'acide acétique moins C^ 0; c'est l'agglomérat de l'alcool H^ +H*C* allongé dans le sens de l'axe H* par C^ 0, au lieu d'être épaissi dans le plan perpendiculaire par l'anneau quadrangalaire G^ 0^ comme il l'est dans l'acide acétique.
La glycérine comprend H*3* c^m qs; c'est bien là un agglomérat étendu , si pas compliqué.
Cet agglomérat si étendu se décompose de la manière la plus simple et la plus concluante, et sa construction est d'une extrême facilité; la voici :
La glycérine comprend SH^ + 4H* G» + 27 H^ G* ; elle se construit comme suit :
!'• formation H« + H* G»
S* — fl»0 + 9H*C<
C'est raggloméral de l'alcool carburé ou celui central de la la fibre ligneuse successivement allongé dans le sens de Taxe par des éléments d'eau et dans le sens perpendiculaire par des enveloppes annulaires quadrangulaires de quadrî et de bicarbures.
A chaque allonge aqueuse de Taxe il s'est formé une nouvelle enveloppe, chaque fois augmentée de deux anneaux. Tout l'agglomérat a une enveloppe de six anneaux quadrangulaires de bi-carbure. Tel est l'agglomérat gras par excellence.
Les liquides du circuit nourricier de l'organisme humaii;i les plus carbures sont donc les plus épais. Bien que la carburation du chyle et du sang veineux soit loin d'approcher de celle de la stéarine, ces liquides, plus épais que le sang artériel, sont relativement gras. Ils le sont d'autant plus qu'ils ont été élaborés par une digestion plus énergique. L'hématose en décarburant le chyle, en le liquéfiant, le dégraisse en quelque sorte. Plus il sera épais et gras, moins il serai dégraissé dans l'hématose. Il en sera non seulement ainsi, mais le chyle carburé, plus gras, plus chargé de fluide nerveux, offre moins de prise à l'oxygène décarburant, quand même celui-ci serait fortement négatif, ou ozoniflé, au lieu d'être, comme en temps de choiera, fortement chargé, et parfaitement en rapport avec la charge du chyle gras qu'il doit décarburer.
En temps de surcharge magnéto-électrique terrestre, de surcharge générale magnéto-nerveuse stomacale, alors qu'il y a sécrétion abondante de suc gastrique alcalin, formation de chyle carburé gras, l'ozone manquant dans l'air, l'hématose dégraisse peu le chyle mélangé au sang veineux aussi épais, sinon aussi gras que lui, et fournit à la circulation artérielle et nourricière un sang carburé, épais, gras, à gros globules forte-ment chargés de fluide nerveux, le tout emporté par une circulation nerveuse ralentie en raison de son accroissement en intensité. La circulation sanguine ralentie qui en résulte, amène
lentement d'abondantes matières à Télaboration à la périphérie du corps, oii Tanimalisation faible n*est pas de nature à activer la circulation. Loin de là, la sécrétion acide et Teffluve à la peau diminuant au contraire à mesure que le sang s'épaissit, qu'il devient plus gras etplus alcalin, l'activité delà circulation diminue encore, et elle continue à diminuer par suite de la circulation veineuse également d'autant plus épaissie, plus grasse et plus alcaline que la circulation artérielle l'est davantage, et que l'animalisation est la plus faible relativement. L'on comprend qu'ainsi les différentes causes d'épaississement et de ralentissement du sang réunies se fortifiant les unes les autres, amènent, dans des conditions données, rapidement la stagnation ou l'arrêt dans la circulation et la mort par étouffement dans le sang épaissi; mais on admettra aussi que dans la plupart des cas, les effets, quelque rapidement qu'ils puissent se fortifier, restent cependant successifs. Je ne comprends qu'un seul cas d'effet foudroyant ou de stagnation et d'arrêt en quelque sorte instantané ; c'est celui où l'énergie de l'élaboration stomacale, dépassant ses limites, changerait les proportions elles-mêmes de la composition des liquides nourriciers, en étendant, en carburant Tagglomérat albuminaire du chyle, et en le transformant en un agglomérat graisseux quelconque, ce qui pourrait bien être le cas dans quelques circonstances exceptionnelles, telles que celles qui occasionnent la destruction même de la surface élaboratrice du suc gastrique et du chyme.
J'ai dit, qu'à mon avis, l'arrêt de la circulation est provoqué par la cessation de Tefilleuve à la peau qui est, en même temps, la cessation de l'animalisation à la périphérie. Je pense que c'est, dans tous les cas, celle-ci qui est le point de départ de l'étouffement cholérique, et que, quand le mal en est arrivé 1^, il est fort difficile de rétablir la circulation. Que la cessation de l'animalisation à la périphérie soit donc amenée par la cessation de l'effluve à la peau, ou par l'arrêt du sang épaissi dans
les veines, ou par Tépaississement et le ralentissement général delà circulation nourricière; cet épaississement, pendant et avant la cessation, a amené aux points d'élaboration des liquides épais et noirs qui, au moment de Tarrét, s'accumulent et se figent sous la peau, et y forment des tâches noires auxquelles le choléra a jadis emprunté son nom de peste noire, bien que cependant ce nom ait pu être donné plus particulièrement à un mélange de choléra et de typhus, dont jusqu'à présent nous n'avons encore vu que de faibles apparences.
L'arrêt de la circulation ayant lieu à la circonférence, il se communique de la circonférence au centre. L'effluve cessant à la peau, toute la surcharge vitale doit se perdre à rebours et par reflux par Tintérieur du corps. Eu égard à cette circonstance et considérant l'intensité de la surcharge vitale à perdre, on comprendra les spasmes, les crampes et les convulsions qui accompagnent l'étouffement cholérique.
La perte rapide des surcharges vitales intenses donne lieu à une décomposition putride rapide. Telles sont les circonstances essentielles qui accompagnent l'étouffement cholérique.
Je pourrais et je devrais peut-être borner là mes indications physiologiques. Le physiologiste et le médecin, appréciant ce qui précède, en tireront eux-mêmes les meilleures inductions dans la pratique, o\x d'ailleurs des vues physiologiques moins complètes, mais au fond peu différentes, ont également conduit à d'heureux résultats.
rajouterai quelques mots encore pour attirer l'attention sur quelques-uns de ces résultats et pour en réduire d'autres à une plus juste valeur.
La connaissance et l'appréciation à leur juste valeur des différentes conditions de production du mal cholérique indiquent clairement les moyens préventifs et curatifs judicieux à employer pour le combattre.
Ces moyens s'appliquent : 4*» aux pôles nerveux de pénétration, à la plante des pieds et aux extrémités inférieures du corps pour modérer l'absorption nerveuse; 2o aux pôles nerveux d'émergence, aux extrémités supérieures, au haut du corps au dessus de la ceinture et surtout aux bras et aux mains, pour y activer l'effluve nerveuse ; 3« au centre nerveux stomacal intérieurement pour neutraliser, la surcharge nerveuse affluente, modifier la digestion, diminuer l'épaississement et augmenter la fluidité et l'activité du sang; ¥ au même centre nerveux stomacal extérieurement, autour de la ceinture, pour modérer la charge affluente vers l'estomac ou l'enlever en Tatiirant au dehors, lorsqu'elle existe déjà. A ces moyens il faut joindre la modification de l'hématose par la désélectrisation (ou Tozonisation) de l'air respirable.
De tous ces moyens, de beaucoup les plus efficaces sont ceux qui agisssent sur le centre principal du mal, sur l'appareil digestif, sur l'estomac et ses dépendances.
Le plus efficace est celui qui agit sur la digestion elle-même intérieurement, pour y neutraliser la surcharge et la rendre en même temps plus active. On a obtenu dans la pratique d'excellents résultats par des mélanges de corps neutralisants et de corps excitants.
La potion anticholérique usuelle très connue composée dans ce sens, de laudanum, d'éther et de menthe (1) a rendu de grands services. Prise à petites doses et en cas de nécessité, elle constituait un excellent moyen préventif ; comme prise à plus fortes doses, elle a servi comme moyen curatif. Là où elle na pas suffi, là où il a fallu avoir recours k d'autres moyens curalifs, le premier à employer simultanément par ordre d'efficacité était l'enlèvement ou l'expulsion de la surcharge stoma-
(1) Menthe = H»» C" = 5 H« C« +
Morphine = 2 (Az C« + H* + 4 H* C« + 0)
cale par Texlérieur. L*enlèveinent, je pense, se faisait par des frictions et par d'autres moyens révulsifs ; l'expulsion par activation avait lieu par l'application de cataplasmes. S'il en était réellement ainsi, je donnerais la préférence au cataplasme expulsant, activant la circulation et supposant aux affluents nouveaux, ce qui est essentiel ; tandis que les frictions et les révulsifs, au fur et à mesure qu'ils appellent la surcharge au dehors, favorisent l'affluence intérieure. C'est là une circonstance à ne jamais perdre de vue dans l'application d'un moyen quelconque pour modérer ou activer un courant nerveux, enlever ou favoriser l'établissement d'une surcharge.
Les frictions à l'extérieur des voies dige^tives (1) constituent peut-être un excellent moyen préventif pour l'enlèvement des surcharges nerveuses stomacales ; mais elles doivent être faites judicieusement et surtout en temps opportun. Ainsi, n'enlevez jamais une surcharge stomacale, ni par les frictions ni par aucun autre moyen au moment où la surcharge magnéto-électrique terrestre se fortifie et où le mal cholérique s'engendre par l'augmentation de la surcharge stomacale ; comme c'est le cas tous les jours de 11 heures du matin à 3 heures de l'aprèsmidi; comme c'est le cas encore les jours ou les moments où la température hausse brusquement et considérablement et devient exceptionnellement forte ; mais l'enlèvement préventif des surcharges stomacales par les frictions sèches autour des reins seront d'un excellent emploi de 6 à 10 heures du soir et les jours et heures où se manifestent des détensions brusques et considérables.
On doit compter parmi les meilleurs moyens préventifs, non seulement anticholériques mais antifiévreux, s'opposant aussi bien aux affluents stomacaux les plus actifs qu'aux plus in-
(1) A la flanelle rouge, à la brosse ou à la peau de chat avec ou sans corps capable de renforcer les effluves nerveuses.
tenses le cataplasme sec consistant en une bande de flanelle rouge de huit à dix centimètres de largeur enroulée quatre oa cinq fois à plat et Taiblement serrée autour des reins. C'est le modérateur par excellence des surcharges nerveuses stomacales. La flanelle rouge est très absorbante et très capable. Lorsque la surcharge stomacale devient forte, elle est prise par la ceinture de flanelle rouge, et celle-ci réagit sur la surcharge pour l'activer. Lorsque la surcharge faiblit, la ceinture supplée.
Pour les personnes nerveuses la ceinture modératrice des afHuences nerveuses stomacales et de toute la circulation nerveuse est nécessaire en tout temps. Dans les lieux et dans les temps ou régnent soit de grandes activités nerveuses typhiques, congestives, fiévreuses ou de grandes intensités cholériques, le modérateur est nécessaire. C'est le plus inoffensif et le plus efiicace des préservatifs dans la plupart des conditions hygiéniques anormales.
Les modérateurs des affluents nerveux par la plante des pieds et par les extrémités inférieures n'ontguère été employés.
J'ai vu que dans certaines contrées on avait fait usage de chaussures souffrées comme préservatif. De quelque façon que l'instinct de la préservation ou l'observation aient révélé ce moyen de modérer les affluents magnéto-nerveux par les pôles inférieurs de l'organisation humaine, il n'aurait pu être découvert d'emblée plus judicieux. Je le crois excellent, non seulement en temps de choléra, mais encore en temps de peste contre les affluents à la fois trop actifs et trop intenses. C'est à ce dernier point de vue qu'il mérite surtout d'attirer l'attention, parce que, la phase des choléras étant terminée, celle des choléras typhiques et des pestes commence; et parce que les moyens efficaces contre les maladies célébrales typhiques ou pestes sont beaucoup moins nombreux et moins connus que ceux contre les maladies stomacales ou cholériques.
On applique au pôle affluent non seulement les modérateurs mais les accélérateurs de la circulation nerveuse. Les uns et les autres consistent principalement en corps chauffés et en bains dont le médecin connaît le mieux les effets.
Les moyens d'activer la circulation en augmentant Teffluve nerveuse émergente parla peau, par tout le haut du corps et plus particulièrement par les extrémités supérieures, bien qu'employés plus souvent que les modérateurs des affluents, ne Font pas été suffisamment peut-être, ils ne l'ont, dans tous les cas, pas été judicieusement. Ils consistent autant en frictions qu'en corps absorbants capables appliqués à la peau et aux extrémités comme bains secs et humides. Les frictions me paraissent plus particulièrement recommandables comme moyens préventifs, utiles et fortifiants en tout temps.
Le choléra menace peu ou point du tout l'homme sain placé dans de bonnes conditions hygiéniques.
Le premier et principal facteur hygiénique, celui qui domine et amoindrit l'influence de tous les autres, est celui de la nutrition.
Une nourriture saine, suffisante et judicieuse, utile, nécessaire, indispensable en tout temps à l'homme sain, le met à l'abri de toute espèce de danger dans les temps de choléra, tel ' que je les ai vus. Il n'est pas, dans ces temps, plus exposé par l'influence cholérique que par une tuile qui peut lui tomber sur la tête.
La nourriture doit toujours être judicieuse, elle doit toujours être légèrement excitante pour le tempérament sanguin, fortifltnie pour le tempérament nerveux, lympathique, anémique, etc., et ordinaire pour le tempérament moyen. Celui-ci, je le répèle, à le moins à craindre en tout temps aussi bien qu'en temps de choléra.
La nourriture saine, suffisante et judicieuse est le principal facteur, préservatif et curatif en tout temps et par toutes les
épidémies; elle est plus nécessaire en temps typhique et en temps de peste qu'en temps de choléra ; parce que, je le répète» la médecine actuelle a et aura toujours moins de prise sur les perturbations nerveuses et cérébrales que sur celles du système ganglionnaire et de ses dépendances.
La nourriture saine, suffisante et judicieuse exige la connaissance du tempérament.
A ces deux conditions essentielles qui doivent dominer les les idées préventives et curatives dans toutes les maladies et dans toutes les épidémies, il faut joindre celle de l'énergie de l'agent typhique et cholérique ou de l'activité et de l'intensité magnéto-nerveuse enjeu. Cette énergie sortira rapidement des faits. Les instruments de physique et de chimie la constateront ou donneront des indications et des mesures suffisantes à son sujet. Le meilleur instrument à consulter en temps de surcharge magnéto-nerveuse est, comme je l'ai montré, un des plus anciens, un des plus simples et des plus connus, c'est un bon thermomètre, bien sensible, placé à l'ombre et suivi de très près. Ce thermomètre, par la comparaison de ses indications avec celles d'une année ordinaire ou moyenne, montrera l'importance des surcharges de l'année, du mois, du jour et de l'heure ; il fera connaître le jour et l'heure du danger auxquels il convient de veiller et d'employer les moyens préventifs.
Ceux-ci ne doivent être employés qu'avec modération et en cas de danger plus ou moins constaté. Ils doivent consister en activation par des moyens appliqués extérieurement plutôt qu'en médication intérieure.
J'ai signalé, dans tous mes travaux, les mois et les jours ordinairement dangereux. On y trouvera également les heures dangereuses de jour et le genre de danger. Ainsi j'ai montré qu'au moment oii se constituait la surcharge, le danger grandissait. C'est en effet en ce moment que commence l'épaississement et le ralentissement de la circulation sanguine; il faut
contrarier cet épaississement par la neutralisation des surcharges, par la nutrition ou par un neutralisant pris intérieurement. Le danger journalier commence moyennement entre dix et onze heures du matin, et finit entre deux et trois heures de Faprès-midi. J'ai montré ensuite que la surcharge ayant épaissi et ralenti le sang, la détension diminuant l'énergie de la circulation sanguine et devenant insuffisante pour maintenir le sang épaissi en circulation, créait les moments les plus dangereux; ceux de Tarrét, de la stagnation et du foudroiement.
Si vous ayez neutralisé la surcharge diurne au moment de sa formation, vous n*avez pas à vous inquiéter beaucoup des détensions diurnes qui, elles, doivent être, en cas de nécessité, enlevées de préférence par les moyens extérieurs. Restez tranquille, neutralisez par la nutrition judicieuse ou recherchez les lieux où règne une grande activité magnéto-électrique, lorsque de dix heures du matin à deux heures, la surcharge magnéto* électrique se constitue. Promenez-vous et recherchez les lieux où la circulation est moins vive et, par conséquent, la détension moindre, et faites-vous frictionner le haut du corps, les extrémités supérieures et Tenveloppe du système digestif, lorsque la circulation se détend de six à dix heures du soir. — Veillez entre deux et huit heures du matin (moyennejnent entre quatre et cinq heures) ; car c'est entre ces heures que la détension diurne atteint son maximum.
Veillez les jours des températures exceptionnelles fortes ou faibles, surtout ceux des changements brusques ; appliquez les moyens préventifs et curatifs intérieurs et extérieurs selon les hausses et les baisses.
Telles sont quelques considérations de physiologie rationnelle qui ne seront peut-être pas inutiles au praticien, bien que dès à présent il soit suffisamment mattredu mal cholérique, quand celui-ci n'a pas dépassé ses limites.
Ne demandez pas au médecin ce qu'il ne peut fournir. On ne
demande plus au mathémalicien la quadrature du cercle, ni au chimiste la pierre philosophale ; pourquoi demander au médecin la résurrection d'un mort.
Le cholérique qui, soit par insouciance, soit par surprise à cause de prodromes anodins, ou à cause d'une marche trop rapide du mal, est arrivé à un état de maladie qui défie les moyens curatifs delà physiologie actuelle, est en quelque sorte mort. Ce cas est extrêmement rare, et ne se présente guère que chez les sujets dont l'organisme, en partie détruit déjà, n'offre plus qu'une faible résistance au mal.
L'organisme de l'homme peut être altéré de bien des manières. Les plus dangereuses altérations et celles qui exposent le plus en temps de choléra, proviennent d'une alimentation insuffisante et malsaine. A part quelques coups vifs et brusques frappés par explosion dans des sites exceptionnels, la nutrition malsaine et insuffisante fut pour les neuf dixièmes dans les ravages du mal cholérique.
Combattre la misère, l'extirper, est le meilleur moyen de prémunir les populations contre les effets funestes de toutes les épidémies et de toutes les maladies.
Fournir à tous des aliments en quantités suffisantes est un lourd problème, que le développement lent et graduel, moral et physique des sociétés résoudra seul, mais à la solution duquel chaque société, chaque peuple, chaque région, chaque époque, chaque groupe social et chaque individu sont tenus de travailler sans relâche. — Veillera ce que l'alimentation soit saine, n'est peut-être pas aussi difficile dès à présent que de fournir à tous une alimentation suffisante. La falsification des denrées alimentaires est un empoisonnement, c'est un vol avec abus' de confiance; c'est un des plus grands crimes de lèse-société ; et ce crime doit être puni sévèrement et exemplairement.
On a fait aux boissons alcooliques une grande réputation comme destructeurs de Torganisme humain. Sans vouloir les
défendre ou prétendre, que leur réputation soit précisément usurpée, je pense qu'elle est considérablement exagérée. L'excès ou Tabus de ces boissons est dangereux sans doute^ Thabituda de cet abus est incontestablement pernicieux et destructeur.
L'alcool est le premier et le plus simple des produits végéiaux neutralisants; il appelle, concentre et même garde les surcharges magnéto-nerveuses libres. Pris constamment en grandes quantités, il crée une tendance aux surcharges sto^ macales libres permanentes. Ces surcharges sont, en effets plus ou moins libres en général. Elles sont nécessairement plus libres dans un estomac vide où elles ne trouvent pas d'emploi^
Les surcharges libre3 sont les plus dangereuses. Ce sont elles qui détruisent le plus promptement les surfaces mu* queuses sécrétantes. Ce sont elles surtout qui sèment de points noirs les tissus sécrétants. .
LeJ surcharges libres se reconnaissent aisément dans les désordres les plus violents de l'organisme, et tout d'abord dans les vomissements; tandis que les surcharges employées par les aliments donnent plutôt la diarrhée (1).
L'abus ou l'excès habituel des boissons alcooliques est doQQ très pernicieux; pour un estomac mal alimenté, et le détruit» ou le prépare à une destruction prompte et facile par la moindre recrudescence anormale épidémique dans les surcharges ner-^ veuses stomacales ou cérébrales.
J'ai examiné la question de savoir jusqu'à quel point les liba* tions des dimanches et des lundis avaient exercé d'influence dans les mortalités cholériques de 1866, et je n'ai nulle part trouvé cette influence pernicieuse dans les faits* Je me dispen^ serai de citer ceux-ci et l'analyse très détaillée que j'en ai faite»
(1) Le mal de mer est le type des effets des surcharges nerveuses lUwes*
9tf
Uinfluence des grands rassemblements populeux réputés également comme ayant élé si pernicieux, m'a nécessairement préoccupé, et j'ai trouvé que celte influence, comme celle des dimanches et des lundis, sont des banalités du même genre, aussi inexactes les unes que les autres.
Vers le milieu de la période épidémique intense de 1866, le Roi a visité plusieurs grands centres populeux. Les jours de visite à Gand et à Liège ouvrirent précisément, les 9-10 et 16-17, juillet deux accélérations hebdomadaires dés plus llmestes, celles des 11 et 18 juillet, de cette dernière surtout qui fut la date fatale culminante.
Sa Majesté visitait Liège les 16 et 17 juillet, jours même ou commençaient dans cette localité les effets de l'accélération du 18, qui y firent prendre à l'épidémie ses allures décidées; mais, vue de près, sa marche recrudescente y était très anodine comparée à celle qui avait lieu les mêmes jours partout ailleurs. Si bien que, en réalité, si la visite du Roi à Liège les 16 et 17 juillet 1866 a exercé une influence quelconque sur l'épidémie, c'est une influence salutaire. En réalité les foules animéeSy excitées, dissipent les concentrations magnéto-électriques et leurs influences cholériques. Il n'en est pas de même des foules inertes et en repos encombrées dans les places publiques, spectacles, écoles, églises, etc.
Les foules distraites, enthousiastes, en joie et en liesse, se souciant peu de l'épidémie, lui paient de faibles tributs.
On a pu constater aussi durant la dernière épidémie que même la réunion d'un grand nombre d'individus dans un même établissement ne constituait pas toujours un danger. On a cité comme digne de remarque la rareté des victimes faites par répidémie dans les prisons. Le contraire eût été beaucoup plus* remarquable.
Les recrues naturelles des prisons n*ont pas ordinairement ie tempérament débile ou délicat, au contraire. Comment l'épidémie aurait-elle décimé des hommes aux muscles d'acier, dont Tcstomac broierait des pierres, dont la tète, vide de pensées et de soucis, rit du ciel comme de la terre et de Tenfer, qui sont mieux logés et peut-être mieux nourris que le soldat et surtout que l'ouvrier ?
Les soldats bien que agglomérés dans les casernes, n'ont été nulle part bien vivement éprouvés par la dernière épidémie. Les soldats sont jeunes, forts et bien constitués; si dans ces conditions ils étaient rudement éprouvés par un mal épidémique,cene pourrait être que dans des conditions particulières et exceptionnelles d'insalubrité du lieu occupé.
Bien que le soldat n'ait jamais manqué de soins hygiéniques, il se trouve cependant afijourd'hui dans de meilleures conditions que jadis. La nutrition, l'espace occupé et la ventilation, ces trois points capitaux, n'ont cessé de préoccuper les médecins et les chefs militaires, et leurs efforts pour les améliorer ont été couronnés de succès.
Bien que son logement laisse à désirer, bien que sa nourriture soit à peine suffisante et que sa paie soit absolument trop faible, le soldat se trouve cependant relativement dans de bonnes conditions hygiéniques, grâce, ye le répète, h la sollicitude de ses chefs et de ses médecins.
L'agglomération et l'encombrement des populations ou d'un grand nombre d'individus dans un même établissement ou dans un même local, ne peut être dangereuse, qu'en renforçant la surcharge magnéto-électrique dans le sol par appel, ou en surchargeant davantage l'air d'électricité ou en le désozonisant, comme on dit d'après les idées reçues. Le danger du renfort de la surcharge me paraît généralement minime ; celui de l'électrisation viciant l'air me paraît plus considérable. La ventilation active est le remède efficace dans ce dernier cas, comme dans
beauecup d'autres. Une ventilation énergique, extérieure etiqtérieure, ramenant vers le sol les couches atmo8phérique3 élevée3 peu électrisées» et chassant les couches fortement chargées en contact avec le sol, est un des meilleurs disperseur^ de toutes le^ influences épidémiques el l'un des assainisseurs las plus effi'r caces en tout temps et en tout lieu.
La dissipation, la distraction, l'insouciance étant des enne^ mis des épidémies et surtout du choléra, la préoccupation et la peur doivent en être des auxiliaires. Il en QSt ainsi par suite d'un effet physique et physiologique fort simple. La préoccur pation, et plus encore la peur, produisent des réactions sur le «entre nerveux cérébral, qui se répercutent dans tout le système, et font refluer le fluide vers ses sources afiluentes d'un côté, en le chassant vivement vers ses pôles émergents. Le reflux vers les sources fortifie les afllaents vers le système stomacal. C'est ainsi que celui-ci ressent instantanément tout^ les secousses cérébrales. Les secousses réactives cérébrales peuvent être très vives, très brusques et très violentes. Elles peuvent arrêter momentanément la circulation nerveuse et par suite celle du sang; elles peuvent môme occasionner des désordres permanents en détruisant la conductibilité lente et successive ou vitale des cordons nerveux.
La plupart de ces effets sont si fréquents, qu'on dit com^ munément, que la peur donne mal au ventre, qu'elle fige le sang dans les veines, etc, toute^s expressions littéralement e^^actes.
3ans aller jusquà provoquer des désordres dans les systèmes nerveux, la secousse réactive cérébrale provQquée parla peur ou par une vive émotion ou préoccupation, peut, par son action prolongée, produire des résultats marquants ; mais il ne faudrait pas encore lui faire la part trop large comme auxi*liaire des influences épidémiques. J'aime à croire que la connaissance de la cause réelle de l'épidémie cholérique diaii-
nuera considérablemeot encore cette part dans ce genre de maladies.
L'activité et l'intensité nerveuse dépassant certaines limites» les prodoits de l'animallëation changent de nature , se carburent , et les surfoces atiimalisatrices ou sécrétantes des itiuqueuses» etc., se carburant également, se parsèment de points noirs. La physiologie, ayant pu observer et constater cet objet depuis longtemps dans plusieurs maladies, entre autres dans celles qui détruisent les tissus pulmonaires, n'eût pas dû considérer les point noirs indicateurs de la destruction de la muqueuse de l'estomac comme une cause, mais bien comme un effet de la cause de l'épidémie cholérique.
Les points noirs de la muqueuse stomacale chez les cholériques sont du même genre que les botrytis, champignon^ oïdium, trychine, miasmes et poisons subtils de toute espèce; ce sont des effets donnés comme des causes, ce sont les forces occultes actuelles de la physiologie ; comme les tourbières de la Hollande, les pierres cosmiques, les banquises de glaces po* laires refroidissantes, les corpuscules planétaires qui interoeptent la chaleur solaire ; les taches du soleil qui diminuent cette chaleur, les pluies chaudes qui refroidissent et les vents froids qui chauffent, l'ozone, l'air désélectrisé en plein midi et eh plein été et électrisé la nuit et en plein hiver; la fournaise terrestre intérieure, la croûte terrestre concassée par cette fournaise et qui nage sur elle; les tremblements de terre résultant du choc de la fournaise contre les débris de la croûte èonoassée, les éruptions volcaniques signalant l'activité et la violence de la fournaise imérienre du globe^ les pufs amériebîns Sur l'ërigitie fabuleusement reculée de la surface teri^stre organisée : les forêts superposées, les couches annuelles tle pétrifications en nombre infini ; les ealcuis fabuleux sur
cette .origine reculée reposant sur les alluvions dans la vallée du Nil, etc., etc., sont les forces occultes des sciences physiques et surtout de la physique du globe.
C'est là un bien lourd bagage pour des sciences qui prétendent au monopole du positivisme , et rejettent aussi loin que possible comme utopie, théorie, fantaisie ou produit de Timagination, tout effort de pensée ayant pour objet la mise en évidence d'une cause réelle. Une bonne cause cependant vaudrait mieux que le bagage précédent, qui sera relégué à Tarriëreplan historique, bien au delà des forces occultes, avant cinquante ans.
Au premier rang des forces occultes actuelles brillent les miasmes. Aucune autre ne saurait leur être comparée pour Timportance et les services rendus. Il n'est pas plus permis au médecin et au physiologiste qu'au physicien d'être ignorant. Dès qu'on leur demande une cause, ils doivent la fournir. Et le miasme, l'impayable miasme, répond à tout. Miasme cholérique, miasme fiévreux, miasme paludéen, miasme pestilentiel, miasme putride, eU)., etc.!
Mais le miasme n'est pas plus sacré pour moi qu'une pierre' cosmique ou une fournaise souterraine; j'aime à savoir à qui j'ai à faire, et je désire que vous le sachiez comme moi, lecteur; c'est en partie pour cette raison que je me suis permis de vous mettre sous les yeux quelques prémisses d'études sur les corps et leurs éléments.
Il existe certainement des corps gazeux ou volatils. Il est non moins certain que ces corps se manifestent souvent à nos organes d'une façon, sinon dangereuse, au moins désagréable. Jusqu'à quel point le simple contact de certains corps volatils avec une partie animale plus ou moins sensible, intérieurement ou extérieurement, peut-il produire des effets funestes à l'orga-
nisme? Existe-t-il des corps volatils vénéneux ou des subs^ tances subliles, délétères et funestes inconnues? Voilà, me serable-t-il , la question. Il serait peut-être difficile de la réâoudre directement. Mais les Taits y répondront indirectement d*unc façon très catégorique.
Partout où Ton a été obligé de recourir au miasme et au poison subtil pour expliquer des effets pernicieux, ces effets sont intermittents, périodiques, et se présentent à des époques, à des jours et à des heures déterminés et espacés régulièrement. Ce Tait seul détruit le miasme de fond en comble. Attendu que, s'il peut lui être permis d'avoir une existence plus ou moins fabu*leuse, et dans tous les cas contestable, il ne lui est pas permis d'avoir des caprices réguliers; il ne peut nullement agir tel jour, telle heure, ni se présenter tous les deux ou tous les trois jours à la même heure. La nature permet la reproduction pério« dique de mouvements analogues avec leurs conséquences sem« blables, mais elle n'admet pas de substance capricieuse, fùt-elle miasmique.
Vous me pardonnerez, lecteur, de chercher par tous les moyens à vous montrer la vérité ; parce que mon but est de vous affranchir de la crainte d'un de vos plus grands ennemis supposés, que l'on prétend toujours à l'afrùt dans l'ombre pour vous frapper à l'improviste. C'est un véritable service que je cherche à vous rendre, en vous montrant que ce monstre à cent têtes appelé miasme, est aussi imaginaire que le dragon le plus ailé et le plus difTorme.
Il ne saurait guère exister de corps plus subtil que Télectri*cité. Aucun corps n'a été plus étudié par la science dans ces derniers temps. Plusieurs de ses modes d'action sont très bien déterminés : ses deux modes principaux, ses mouvements €omme magnéto-électricité et nervo-électricité, étudiés imparifaitement et incomplètement, le seront bientôt pleinement, dès que l'on voudra se rendre à l'évidence et les reconnaître.
L*on me saura gré un jour, et l%omme de bonne foi qui voqdm s'en convraincre me [saura gré dès aujourd*hui, d'avoir combattu toute ma vie avec énergie pour obtenir ce résultat, qui reléguera parmi le vieux bagage suranné les aberrations humaines, les forces occultes d'aujourd'hui, les effets pris pour des causes, etc.
Qu'un homme de science, de bonne foi et d'une valeur réelle reconnaisse le magnétisme du globe, qu'il le proclame publi-> quement comme ayant suffisamment fait ses preuves pour être reçu comme corps de doctrine, et dans dix ans il n'existera plus aucune force occulte.
C'est réleclricité comme magnéto-électricité et comme nervoélectriôité qui est en jeu partout où l'on suppose l'existence de miasmes ; le moyen que j'ai employé pour vous montrer l'origine magnéto-électrique de l'épidémie cholérique peut servir à vous convaincre que toutes les épidémies et toutes les endémies ont la même origine.
Notez les saisons, les mois, les jours et les heures de l'action de tous les miasmes, de tous les excès ou manque de vitalité, du début ou de la recrudescence de toutes les compositions oa décompositions végétales et animales ordinaires ou extraordinaires, et vous trouverez toutes époques, mois, jours et heures déterminés d'avance dans le magnétisme du globe, comme mois, jours et heures de circulations exceptionnelles, et le genre même de ces circulations vous dira quel genre d'action a été exercé.
Vous pouvez, lecteur, faire ces recherches en toute confiance, je vous garantis un succès complet; aussi bien en ce qui concerne les maladies de la vigne et des pommes de terre, c'est & dire de l'arrêt relatif avec décomposion dans la végétalisation de ces plantes, par suite de détensions trop brusques et pfé^ maturées de la circulation estivale, qu'en ce qui conceme fà peste bovine ou autre affection épidémique animale. Vous trou*
vetet dans les deux cas les mêmes coupiablés, c^ui sôïit les détensions magnétiques des fhictuations mensuelles et hebdt)madaires. Vous trouverez, par exemple , que les arrêts dans la végétalisation et les décompositions prématurées qui fournissent les botrytis, oïdium, champignon, etc., ont eu lieu les jours cholériquement si néfastes des 48-49 , 25-26 juillet 31 juiU let-l^ août, 8 et 48 août.
Le corps le plus subtil, après Téleclricité, est le calorique. Il n*est guèfre dangereux par lui-même, et se trouve généralement l'humble subordonné de l'électricité. Il n'existe pas d'intermédiaire entre le calorique et l'oxigène. Or ce dernier est un gaz, et aveu lui nous entrons en pays connus, soumis à Tétude et à l'examen, et nous n'avons plus rien de commun arvec les miasmes.
C!omment l'électricité dans ses dififlérents modes alTecte-t-elle les milieux par elle-même ou paï* l'intermédiaire des corps solides, liquides ou gazeux qui se trouvent dans ces milieux? Voilà la question. Elle est vaste, et les quelques lignes que j'ai pu lui consacrer ici ne dont que d'inHmes prémisses qui la posent plutôt qu'elles ne la résolvent.
L'inspiration du plus simple et du moins vénéneux des gaz produit des effets considérables sur l'organisme animal, pour deux raisons : parce que la combustion par l'oxigène est nécessaire à l'entretien de la circulation sanguine, et que, si l'on faisait respirer de l'azote ou de Thydrogène seulement, cette circulation ne tarderait pas à s'arrêter, et, d'un autre côté, aussi parce que le contact des gaz, cités plus haut, trop capables de fluide nerveux, appellerait promptement le fluide vers la poitrine, arrêterait également les circulations nerveuses et sanguines, en produisant des effets qui ont quelque analogie avec ceux produits par le choléra.
Tous les gaz capables de fluide électrique agissent ainëi ; inaiâ iU ne deviennent généralement dangereux que quand ils
sont ou trop capables ou trop abondants, et les cas d*empoisonnement produits par eux sont très connus; il n*y a pas ià de miasme.
Les règnes végétal et animal produisent des corps vénéneux ou des poisons violents par la composition et par la décomposition; mais plus par la première que par la seconde^ bien que ce soit à la seconde, — à la décomposition putride à cause des odeurs qu'elle répand, — que Ton attribue de préférence les effets miasmiques. C'est la composition végétale et animale qui fabrique plus généralement les poisons; la décomposition putride, au contraire, les détruit. Bien plus, la composition fabrique plus généralement des poisons liquides et solides que gazeux; par la raison très simple que la composition forme des agglomérats plus étendus qui, réunis en corps, rendent ceux-ci plus épais ou plus solides.
Les corps vénéneux du règne inorganique sont trop connus et personne n*en fera des miasmes. Il en est de même de la plupart des poisons végétaux et animaux dont les spécimens sont, par exemple, l'acide cyanhydrique A z^ C* H^ et la strichnineAz2C60H32 03.
Comment l'agglomérat si simple d'acide cyanhydrique produit un empoisonnement si violent au simple contact d'un nerf, serait peut-être plus difficile à établir que de déterminer la construction de l'agglomérat, bien que cette construction soit incomplète et anormale, et que là soit probablement l'origine des effets funestes de l'acide cyanhydrique sur les organismes animaux.
L'action produite consiste en absorption assez vive et assez violente du fluide nerveux pour détruire la conductibilité successive ou animale du fluide, et établir une fuite ou conductibilité ordinaire qui décharge momentanément les centres nerveux.
L'action d'un poison sur l'estomac est plus facile à concevoir.
Tous les corps plus ou moins capables de fluide, introduits dans Testomac, y appellent les surcharges nerveuses, et rendent la digestion plus énergique. Ceux qui augmentent Tintensité des affluents nerveux sont laxatifs, et ceux qui augmentent Taclivité, et par suite la surcharge libre, sont vomitifs. Tous pris à forte dose, ou tous ceux dont l'action même à petites doses produisent des âfnuences qui dépassent les limites, détruisent et corrodent la surface sécrétante, exactement comme le font les surcharges naturellement et forcément aflluentes en temps de choléra. II n'est point nécessaire. qu'il y ait d'autres actions chimiques, bien que cependant il puisse y en avoir, et qu'il y en ait généralement.
Si Ton ne comprend pas bien l'action si vive et si délétère du simple acide cyanhydrique, on la comprend mieux des corps plus composés tels que les bases végétales salifiables, et entre autres la strichnine, déjà citée, qui n'est que de l'acide cyanhydrique étendu par d'autres formations successives. La strichnine se décompose comme suit :
Az«H"CwO»=Az«C*H»+ H*0+H*C< 4-C*0« + 6H«C»
c'est à dire en un agglomérat central d'acide cyanhydrique, étendu par un sextuple quadri-carbure quadruple, et terminé par une enveloppe d'acide acétique; c'est à dire que le noyau de l'agglomérat de la strichnine est celui de l'acide cyanhydrique, que l'enveloppe est l'agglomérat d'acide acétique et que les deux sont séparés par une enveloppe sextuple de quadri-carbure quadruple ou par six anneaux quadrangulaires de quadri- carbure.
D'autres bases salifiables végétales, et la plupart d'entre elles prises à des doses un peu fortes, produisent des effets analogues à ceux de la strichnine. Je le répète, cela se conçoit, elles sont toutes, par composition et par formation et construction, très capables de fluide; mais il est évident que les actions spéciales
déterminées exercées sur ceftaineà pânies du corps par les poisons animaux et végétaux ti'bnt rien de comthtin, tfont aucune analogie avec deà influences générales endétHiques ou épidémiques, qui règtient tant&t fen ptetthatienbe, tantôt à certaines époques dans certaines répons ou. localités; qui font à des époques périodiqueis leur tbur du monde, qui, quand elles paraissent, affectent immédiatement tmtk monde, et agissent sur l'organisme en général, et nullement sur un organe et encore moins sur un nerf en particulier.
Quel poison ou miasme Vbulez-vous chercher datisi'iHtoxication paludéenne dont je me garantis ou me guéris en portant une ceinture de flanelle rouge?
Quel poison pourrait donner le choléra dont ITioimmc cornnublement nourri n'a rien ou très peu de chose à craindre!
Essayez d'une dose de strichnine sur l*homme convenablement nourri !
Les poisons organiques et inorganiques ne courent pas de localité en localité, de pays en pays et de continent en conti^^ nent. Le choléra asiatique germé à la Mecque et importé par les pèlerins musulmans est une des plus faibles et des plus fausses inventions de ces temps^i. C'est probablement poar cette raison qu*il s'élève à chaque instant un nouveau Champion de cette aberration, un nouveau défenseur qui distancé tous ses prédécesseurs. Il est asâez k'emarquable que le méfflc phénomène se produise assez généralement pour la plupart des aberrations actuelles dans toutes les branches des Bcienises. Non seulement les champions de ces aberrations s« succède rapidement ; mais ils s'animent au fur et à mesure que l'heure fatale de leurs dogmes favoris approche. Bien plais» tous les échos de la publicité répercutent ces dogmes ; tandis que la contre-partie, là réfutation rationnelle la plus victorieuse et même la plus rassurante pour les populîïtions, n'est mentioniié^ nulle part. Tai vu maintes reproductions de dissertations co&^
oernant le choléra a$iQtiqw importé par les les pèlerins de la Mecque, j0 n'ai vu nulle part repïK)âuit i^ travaux rationnels de^oeax qui d^irxiisent t'bypatltèsa 4^. ^importation du choléra.
Pqrnoi œs travau^c ra^onnet^ je citerai au preipier rang ceux <j|u diocteur Cazalas» médecin en chef ^ea ai^mées françaises en Orient en 1884, qui a vu.de près les. apparitions, le développe* ment et les ^ets du mal cholérique. Ses vues sont saines, ses déductions rationnelles et ses conclusions exactes, autant qu'elles pouvaient l'être. Il ne manque à ses travaux que la cause réelle du mal pour être complétés. Je le répète, je n'ai vu ses conclusions (1) exactes nulle part, en dehors des journaux de médecine, et je déplore de ne pas les avoir vu substituer aux aberrations de la science officiel>lei
Des apparences séduisantes faciles à saisir, mises habilement en relief, gagnent facilement croyance, alors même que les conséqences qu'on en tire ne résistent pas au moindre examen sérieux. L'erreur accréditée et répandue devient fort difficile à expulser de ses positions prises, et se rit des efforts les plus énergiques de la raison et de la vérité. Ceux qui soutiennent que le choléra vient des bords du Gange et qu'il est amené en Europe par les pèlerins dei la Mecque, ne vous diront pas que tout le dernier système cholérique a débuté à la fiq de 1862 et au commencement de 1863 au Japon et dans le nord de la Chine;
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(1) 1* < Le choléra n*6st pas seulement erlginaire de l'Inde; W peut c |u*endre naissance spontanément parlent, ei la théorie de Timporta^ion «. d9 rinde en Europe, à chaque, nouvelle épidémie, est une hypothèse que 0, rien ne ]ustiâe et contraire à tous Us faits hien observés ou bien interprétés, »
%' t Le choléra n*est contagieux ni directement par le contact des per- « sonnes et des choses, ni indirectement par rinlermédiaire de l*air; il se « contracte par infection dans les foyers cholériques, comme la fièvre inter- « mittentc se contracte par infection dans les foyers paludéens. »
Gela est évMent pom qui aexankîiké tes faits sans idée préconçue el sans paru pris,