‹ Le choléraChapitre 21 sur 23 · HA · texte numérisé non relu

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que ce n'est qu'après y avoir régné longtemps et après y avoir l'ait de grands ravages qu'il s'est emparé de ses contrées favonies sur les flancs de THimalaya^ c'est à dire sur les flancs ie répine dorsale colombo-asiatique du globe, formée par les Cordillères prolongées par V Himalaya^ sous le méridien magnétique quinquaséculaire et dans la vallée europo-asiatique^ et qu'il a suivi ces lignes comme ses voies naturelles pour faire son tour du monde en 186S-1866, comme il l'avait fait en 1832 et en 1849.

En 1817, le méridien magnétique principal quinquaséculaire placé par 81*» de longitude orientale, longeait les flancs de l'Himalaya et occupait la vallée du Gange; en 1832, il se trouvait par 73°. en 1849 par 64« et, en 1860, il occupait l'axe de la vallée europo-asiatique par 57*^30' de longitude orientale; ces lignes furent celles du début, du développement, de l'action la plus intense et de la propagation du sud au nord des grandes épidémies cholériques successives, qui y frappèrent les coups les plus vigoureux et les plus répétés durant toute la durée, généralement quadriennale, de chaque grande épidémie.

Pour revenir aux poisons et aux miasmes et en finir avec eux, j'ajouterai que, s'il ne manque pas du poison dans la nature, il s'en produit cependant une plus grande variété et des plus violents dans les laboratoires. A l'état naturel les poisons naissent et meurent sur place, à l'état de division à peine perceptible dans les masses végétales et animales, et incapables de produire autre chose que des accidents. Ils ne sauraient pas devenir des miasmes empoisonnés parce qu'ils ne sont pas volatils. Ils ne sauraient d'ailleurs pas empoisonner des contrées.

Que dans certains cas l'animalisation puisse fournir des élaborations anormales et des produits vénéneux, cela est évident; mais alors l'effet vénéneux se communique par le contact, et les cas de communication sont apparents et bien connus. Que ranimalisatiou anormale vénéneuse puisse se présenter ou être le résultat d'une cause épidémique, cela est

encore très vrai , alors il y a contagion, mais dans ce cas même la contagion n'est qu*un puissant auxiliaire de la cause épidémique première qui a déterminé Tanimalisation vénéneuse.

Me voici dans la contagion, je ne pouvais pas m*occuper du miasme sans tomber dans la contagion.

L'épidémie cholérique n'est pas du genre de celles qui provoquent des animalisations vénéneuses, elle en est l'antipode.

Les produits vénéneux sont le résultat d'animalisation excessives qui détruisent l'enveloppe modératrice des effluves nerveuses, enveloppe sous laquelle se fait l'animalisation. Dans l'épidémie cholérique, cette enveloppe, la peau, loin d'être détruite par excès de vitalité, comme dans les pestes , meurt au contraire faute de vitalité. La plupart des virus vénéneux de l'animalisation proviennent d'excès de vitalité qui épanchent la vie, la dissipent et la dispersent au dehors; elles sont le résultat d'excès d'activités plutôt que d'excès d'intensités nerveuses.

Elles se présentent dans les pestes où l'excès d'intensité est unie à l'excès d'activité nerveuse. Les pestes sont conlagreuses par contact, au moins s'il faut en croire l'histoire. Dans tous les cas l'animalisation, détruisant l'enveloppe de l'organisme humain, établit le contact immédiat des nerfs découverts, et la contagion devait en résulter naturellement. Dans le choléra la vie se retirant au lieu de s'épancher, l'enveloppe faiblement perméable de l'organisme humain s'épaississant au point de n'être plus perméable du tout et d'arrêter toute effluve nerveuse, loin d'établir le contact immédiat ou la communication entre les courants nerveux animalisateurs et entre les circuits nourriciers, détruit, au contraire, complètement toute espèce de contact et toute espèce de contagiosité par contact.

Dans le choléra, la vie se retire de la surface au centre, l'action peut être dite concentrante, tandis que dans les pestes la vie-'s'épanche violemment et faction est e!Kpansive. Dans les pestes l'action excessive, expansive affectant les deux systèmes

nerveux à la fois, c!est celte exercée su^r le système de la mintiQa qui épanche la vie, rompt l'enveloppe et établit la contagion immédiate du contact; mai$ si Faction nerveuse n'est qu'excessivement active, elle n'affectera que le système nerveux cérébral, et alors nous aurons l'expansion excessive de ce sys* tème qui, étant celui des relations, établit une contagion de relation dans le milieu ou par Tintermédiaire des gaz atmos*^ pkériques ou des corps interposés quelconques qui transmettent les effluves nerveuses du système des relations.

Ce pourrait bien être là le genre de contagiosité propre du typhus, dont le choléra est encore l'antipode : comment l'expansion nervo-typbique affecte un milieu serait trop long à développer ici. Dans ce cas et dans quelques autres semblables, l'action transmise par le milieu atmosphérique a quelque ressemblance avec celle attribuée au miasme. L'action ne consiste qu'en un mouvement particulier d'expansion nervo-électrique, dans un ébranlement nerveux avec épanchement de fluide dans le milieu, dus à une action cérébrale surabondante et excessive.

L'aérage détruit suffisamment cette action. Tous les corps volatils capables de fluide électrique, et particulièrement le chlore, détruisent l'ébranlement comme l'épanchement nervoélectrique et sont désinfectants (i\ pour cette raison ; mais je préférerais dans tous les cas la ventilation active, qui suffit, je pense, et détruit mieux et plus inoffensivement que le désinfectant, les conséquences contagieuses de l'exubérance excessive de l'action cérébrale.

Le choléra est concentrant et non expansif ; loin de rompre l'enveloppe isolante de l'organisme humain, il l'épaissit; le retrait de la vie ne saurait communiquer aucun caractère vénéneux aux objets en contact avec le corps du cholérique, il ne

(t) Destructeurs de miasmea.

saurait y avoir de contagiosité d'aucune espèce par le contact; comment la contagion s'établirait-elle? Où agirait-elle? Le cholérique attire-t-il la surcharge nerveuse dans le sol? Peu ou point. Son expiration surcharge-t-elle le milieu gazeux ambiant d'électricité? Guère plus que l'homme non atteint.

Il n'y a donc pas de contagion cholérique.

Le mot miasme semble s'appliquer de préférence aux produits gazeux de la décomposition des végétaux et des animaux ; à ces produits qui affectent si désagréablement l'odorat. Leur puanteur semble être pour beaucoup dans leur mauvaise réputation. Le physiologiste est encore là à côté de la question, parce que les corps les plus puants ne produisent pas les gaz les plus funestes aux organismes végétaux et animaux.

L'odorat est bien le sens de la perception du mouvement excité dans le milieu électrique, comme la vue est celui de la perception du mouvement excité dans le calorique.

L'odeur excite la muqueuse du nez, soit en lui fournissant, soit en lui enlevant du fluide nerveux. Le mouvant excité dans le milieu électrique peut-il se transmettre et ^tre perçu autrement que par l'intermédiaire d'un corps gazeux, ou sans la transmission des éléments des corps en composition ou en décomposition au foyer d'excitation, sans le contact de ces éléments avec la muqueuse?

Dans tous les cas, il peut y avoir perte ou absorption par la muqueuse de l'odorat.

La perte excitante fournit les odeurs agréables, et l'absorption, au contraire, les odeurs désagréables.

C'est plus généralement par la perte de fluide ou par l'excitation dépassant certaines limites, que par l'absorption, que le poison détruit le nerf. Les odeurs agréables, excitantes, stimulantes et salutaires quand elles sont faibles et modérées, deviennent plus dangereuses, quand elles sont renforcées, que les mauvaises odeurs qui, si elles ne sont jamais salutaires, ne

= «absout pas généralement bien dangereuses, au noojnsr comme miasmes.

Une diminution générale de la teinsion électrique dans les couches atmosphériques de la surface du globe sent la (ourbe« La surcharge elle-même sent faiblement un mélange de putrér faction végétale et animale.

Ce sont les agglomérats élémentaires végétaux et animaux qui, par leur étendue» leur construction compliquée, souvent irrégulière et anormale, par leurs charges de âuide en excès^ présentent des caractères variés, salutaires ou pernicieux pour les organismes animaux ou végétaux; or la. décomposition qui devrait produire le miasme putride, détruit l'agglomérat pernicieux. Celui-ci, d'ailleurs, n'est pas généralement volatil, comme je l'ai déjà dit.

Jusqu'à quel point le mouvement expansif ou concentrant de fluide magnéto-nerveux d'un foyer d'élaboration ou de destruction peut affecter le milieu gazeux environnant, de quelle manière il l'affecte, serait, je le répète, difficile à établir en général, et doit l'être dans chaque cas particulier. Dans chaque cas,, les observations de la physique, les analyses de la chimie et les effets physiologiques produits, sainement appréciés, con* duiront rapidement à des vues saines et à la vérité. Là où le miasme a un représentant réel dans un corps gazeux, la chimie l'aura bientôt découvert*

L'odeur est donc, dans tous les cas, un indice de mouvements magnéto-nerveux excités dans le milieu, et le désinfectant fera disparaître l'ocdeur et détruira, ainsi les mouver ments.

Toute désinfection a pour objet le rétablissement de l'équilibre ou la destruction d'une distribution inégale et anormale d'une surcharge ou d'une sous-charge magnéto-électrique ou magnéto-nerveuse. Je me dispenserai» pour ne pas étendre davantage ce travail, de m'en préoccuper, la question étant dèa

aujourd'hui assez bien éclaircie; les désinfectants étant suffis'ammerit connus et appréciés.

C'est ridéè fausse de l'existence des miasmes et de la nécessité dé leur destruction, qui a rendu le service de faire étudier et employer judiÉieusemeiit leâ moyens de désinfection; mais SI elle a rendu ce service, elle est aussi mère génératrice de ridée de Yempoisonnement cholérique qui a conduit des prati* ciens à faire purger des cholériques pour les guérir. C'était là un moyen curSitit radical, trop radical!

Tant qu'il i^estef quelque part dans des débris provenant de Tanimalisâtidn et de la végétalisatiod un agglomérat non décomposé, la putréfaction continue.

Écartes: des centres populeux jusqu'au dernier agglomérat animal ou végétal en décomposition; non seulement en temps épidémique, mais eh tous les temps ; non à cause des miasmes putrides qui en échaYient, mais à cause du foyer de concentration et d'émission, du foyer perturbateur de la circulation magnéto-électrique et de la vitalité du lieu.

Si les amas de détritus ou de déjections ne sont pas également perturbateurs, ils le sont tous et par tous lés temps. Il va de soi que les déjections plus chargées en temps de choléra sont plus perturbatrices que celles des temps ordinaires, sans renfermer pour cela ni poison ni miasme pestilentiel. Et ce ne sera pas en enlevant à ces déjections leur odeur que vous détruirez le foyer perturbateur;

En résumé, le corps vénéneux découvert par la chimie n'est pas un miasme; là où la chimie ne découvre pas de corps gazeux vénéneux, 11 n'en existe pas. Il eti est ainsi, à plus forte raison, dés corps ou virus vénéneux sécrétés dans l'animalisation^ et qui doivent communiquer par contact une corruption ou une animalisation viciée. II reste à assimiler au miasme l'ébranlenrent nerveux du milieu très restreint enfermé entre les quatre murs d'une salle où se trouvent des malades, dontle sys-

tètne nerveux des relations vivement affecté est devenu excessivement expansif, et dont la vie de relation s'épanche vivement au dehors. Ce ne sont pas encore là des miasmes, et ce ne sont dans tous les cas pas des miasmes ou des poisons endémiques ou épidémiques. Ceux-ci nV.xistent absolument pas et, par conséquent, ne sauraient pas absolument être transportés.

L'effet d'une endémie ou d'une épidémie ne saurait absolument voyager qu'à l'état latent dans un organisme humain, et ne saurait se communiquer que par le contact, après avoir fait explosion dans cet organisme, après l'avoir détruit. Ce n'est pas là le cas ni du choléra, ni des fièvres paludéennes, ni de la plupart des maladies endémiques et épidémiques. Toutes ces maladies, sans aucune distinction, ont pour première et unique cause, des variations et des modifications extraordinaires de la circulation magnétique du globe. Dans les cas rares d'un mal vif et expanslf, la contagion par contact ou par excitation nerveuse dans le milieu n'est qu'un auxiliaire de la cause première.

Les embouchures des fleuves endigués à marées sont des régions paludéennes à fièvres intermittentes, parce que, à chaque marée haute et à chaque marée basse, la situation magnéto-électrique et nerveuse se modifie brusquement et considérablement jusqu'à de grandes distances dans l'intérieur des terres et loin des rives. La marée haute répand les excès océaniques au loin à la surface et dans le sous-sol, tandis que la marée basse les enlève. Ces variations constituent un état magnéto -nerveux intermittent, généralement en désaccord avec les modifications régulières diurnes et perturbatrices de celles-ci . Ces i ntermi ttences, au bout de très peu de temps, ébranlent et dérangent les circulations nerveuses les plus régulières.

La fièvre jaune résulte, comme je l'ai établi dans YHumanité. de surcharges magnéto-électriques océaniques exceptionnelle^

versées dans les côtes les plus favorisées de quelques golfes interiropicaux.

La phase actuelle des choléras est finie. La plus prochaine épidémie du même genre ne se présentera probablement pas avant un demi-siècle, et se présentant alors considérablement modifiée dans le sens typhique et congestif, se rapprochera de la peste et deviendra plus particulièrement la peste noire d'il y a cinq siècles (1).

Le dernier choléra de la phase actuelle, commencé dans le nord de TAsie, à la fin de 1862 et au commencement de 1863, a duré la période quadriennale 1863-1866, et s*est terminé à la fin de cette période daus l'Europe occidentale sur les rives de TAtlantique, en Amérique, aussi bien qu'en Europe. Commencé sur les flancs et aux pieds de l'Himalaya et dans la vallée europo-asiatique, il finit sur les flancs des Cordillères. Il jette encore aujourd'hui çà et là une lueur. Dans quelques régions méridionales surtout, et plus particulièrement sur les flancs du méridien fondamental de l'Europe, où se trouvent les communications les plus faciles avec les conduits magnéto-électriques terrestres les plus profonds (2), quelques charges arriérées continuent à se faire jour.

Généralement dans nos contrées de l'Europe occidentale, sauf l'Angleterre qui me paraît n'avoir payé qu'un très-faible tribut à l'épidémie cholérique de 1868-1866, cette épidémie a, je pense, complètement terminé.

La manière dont la circulation dégagée s'est dessinée de plus

(1) Le choléra de 1348 (1864) s'appelait la peste noire de Florence.

(i) Les Apennins et lears prolongements et surtout la Sicile où les déversements commencèrent en 1863. Ces déversements, relativement trop Taibles en 1865, ont repris à la fin de l'été 1866, et se terminent aujourd hui pour des raisons déjà fournies.

en plus nettement dans les phénomènes généraux de la météorologie et de la physique du globe, depuis les A. H. des 4 et H octobre 1866 qui ont clôturé la période funeste des déversements en Belgique, jusqu*à ce jour, est extrêmement remarquable, et je n'ai qu'un regret, c'est de ne pouvoir exposer ces phénomènes sans étendre démesurément ce travail.

J'en ai déjà exposé la marche générale; j'ai déjà dit quelques mots du rétablissement de l'équilibre superficiel par les iemr pètes violentes reproduites à chaque Â. H. et à chaque posiUoa marquante lunaire sous l'influence des charges des hautes régions atmosphériques, depuis le 11 octobre jusqu'au 11 novembre ; jusqu'au dégagemeqt des hautes régions a*tmospbér riques dans la pluie d'étoiles filantes qui a suivi immédiatem^eot I^ transformation mensuelle du 9-11 novembre. J*ai déjà meur tionné âMSsi la continuation des tempêtes et du rétablis^iem^t laborieux de l'équilibre dans les hautes régions atmosphériques après leur dégagement du 13 novembre, ainsi que la suit^ du dégagement des hautes riégioQS par l'appel et le déversement brusque dans des tremblements de terre et des éraptiiOAS volcaniques, des charges çà et là arriérées; déversement com? mencé vers la fin de décembre et surtout durant l'A. H. des trois et qtiatre janvier; diversement favorisé par le passage da méridien quadriennal sur les monts Ourals, le 3 mars, suivi des tremblements de terre des A. H. des 8 et IS mars (1).

Ces mouvements de déversement ont continué durant le pa$r sage de la vallée europo-asiatique par le méridien quadriennal (2), passage commencé le 3 mars et terminé vers le 9 mai.

(1) Celui du 8 mars ruina Tlle de Meteiin (ancieune Lesbos) et s'élenclit à Smyrne, aux Dardanelles, à GaUipoli et aux contrées voisines.

Le 16 mars, le village de Feriolo, aux bords du lac Majeur, s'est affaissé et a disparu dans le lac.

(î) Voir le Manifeste.

Son oenitPe, 7 avril, fut extrêmement tempétueux. C'est vers le milieu de ce passage, et déjà dans TA. H. du 20 mars, que lin* fluence typhique et congestive, due à une activation considérable delà circulation dégagée, s'esst prononcée. Cette activation n*a fait que se prononcer de plus en plus dans les approfonâissements de la circulation de mai. Cette dernière, la principale de la demi-année ascendante du chargement estival, ftit la plus remarquable. Elle se distingua par des approfondissements considérables et des reprises de charges énormes au milieu des semaines magnétiques, les 12, 19, 26 mai et 2 juin, et par deb aocélérations et des détensions non moins considérables les jours A. fi. des 9, 16, 23 et 30 mai. Les charges actives des dioianches 12, 19, 26 mai et 2 juin se dégagèrent dans des mouvements orageux généraux d*une régularité parfaite, aux mêmes Iieures et avec des caractères énergiques semblables et croissants. Pendant celui du 12, le tonnerre n'a pas cesàé on seu mstant de rouler. Il a duré une heure ici. Les décharges incessantes étaient de nature à ébranler le sol.

Les a^^oéléraiions des A. H. des 16 et 23 mai furent tellement fortes qu'elles provoquèrent des chutes de neige dans plusieurs pégions et localités : celle du 16 provoqua un tremblement de terre à Bordeaux. Les orages généraux du 12 avaient eu des avant-coureurs dans les Ardennes. Dans les nuits du 8-9 et du 10-11 mai, la température avait atteint 16<>; dans la nuit du 11*12 elle descendit à 12«, et le dégagement orageux du 12 f abaissa de 7 à 8o; elle atteignit son minimum 4"* dans les nuits des 14-lS et 15-16. La détension du 22-23 mai fut la plus forte; elle abaissa la température la nuit à 2^ 7.

Lefeit le plus marquant depuis, fut le déversement commencé dans TA. H. du 20 juin, qui a du^é la semaine tout entière, 20-27 juin, et fut particulièrement intense les 21 et 22 (jours où régnaient l'odeur de tourbe, comme elle avait régné l'année dernière, le 22 mai.)

— iU —.

Un fait des plus concluants et qui accuse le mieux l'activation générale de la circulation, fut celui de la direction générale constante du vent dans le méridien magnétique et soufflant N. N. 0. les jours des accélérations , et S.S.E. ceux des circulations énergiques, profondes en même temps qu*actives et abondantes, surtout en avril, mai et juin» Ce sont les vents S. S. E. qui amenèrent les orages des 12, 19, 26 mai et 2 juin, cela va de soi. Ceux des 19 et 26 continuèrent les lendemains 20 et 27 mai. Les Â. H. des 30 mai et 7 juin furent également orageuses.

Durant les fortes circulations orageuses de mai, Tinfluence typhique, congestive, apoplectique et perturbatrice des facultés mentales régnait très fort. Cette influence n'a fait que se renforcer dui^ant les mois de juin et de juillet.

Le déversement quadriennal 1863-1867 ne sera entièrement terminé pour TEurope qu'après le passage du méridien quadriennal du point de concours, qui avance par 30'' (1) de longitude orientale, en passant à travers la vallée europo-afri-^ caine, passage sous lequel débuta le choléra en Egypte et en Europe en 186S. Le méridien quadriennal traversera l'Europe occidentale en octobre et quittera le continent à la tin de l'année» en décembre. Que trouvera-t-il encore devant lui, et que forcera- t-il à paraître jour?

Le déversement do 1863-1867 est encore aujourd'hui pour les effets de beaucoup inférieur à son prédécesseur de 1347- 1381. Plusieurs contrées de l'Europe, celles que dans l'^umanité j'ai appelées plateaux ibéro-breton (Angleterre et Espagne) et slavon (Hongrie, Bulgarie et Pologne), n'ont pas payé leur tribut en rapport avec leurs situations géologo-magnétiques.

Le passage d'aujourd'hui (27 juillet) du méridien quadriennal, en tout temps un des plus dangereux pour l'Europe orien-

(1) Aujourd'hui fln de juiUet.

taie, pour les plateaux méridiens slavon et du centre (1), y produit encore quelques explosions volcano-épidémiques qui, je pense, ne dureront pas plus que ne durent ordinairement les explosions de ce genre, et qui ne se prolongeront pas après le passage (2).

Dans son travail sur la question de contagion ou de non-contagion, le docteur Gazalas cite les jours des débuts de l'épidémie dans un nombre considérable de localités en France, en 1865. Les jours des débuts ou de Textension du mal étant ceux de sa plus grande action, comme je l'ai établi ; il me suffira de citer ceux du travail du docteur Gazalas pour montrer que les jours de plus grande action du mal cholérique étaient, eu 1865 comme en 1866, dans toute retendue de la France comme en Belgique, ceux des mouvements ordinaires et extraordinaires de la magnéto-électricité terrestre, tels qu'ils sont déterminés en général dans le magnétisme du globe, et en particulier pour 1865, dans le Manifeste^ qui avait paru avant le travail du docteur Gazalas.

Voici les jours des débuts de l'épidémie dans les dififérentes parties de la France, en 1865 :

LOCALITES.

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