II. Etre d’une précision suffisamment grande
III, Etre réalisable dans un délai assez bref pour renseigner le clinicien le plus rapidement possible. Aujourd’hui, tous les ‘laboratoires de chimie clinique sont d’accords pour reconnaître que les méthodes colorimétriques remplissent ces conditions.
Parmi ces méthodes, signalons surtout celle de GrRi- GAUT (19), qui utilise le solvant dit E.A.C. de Cami- NADE (20). Ù
Acetoner ss tree 73 cm?
FA eee PRE 18 cm° AICDOl ADSOM EE ES 9 cm°
et une solution de 0g.50 de digitonoside pour 100cm° de solvant E.A.C.
On dose ainsi le Cholestérol total et le Cholestérol estérifié sur 2cm° de sérum en se débarrassant par précipitation du Cholestérol libre avec le digitonoside dans le solvant E,A.C.
Divers auteurs ont critiqué cette méthode. CHARONNAT {21), en particulier, lui reproche son extraction incomplète, et PAGET souligne ce fait très important pour l’utilisation des résultats que l’emploi du solvant de Cami- NADE donne des chiffres d’esters trop faibles.
Nous savons, en effet, que dans cette technique il y adsorption d’esters, lors de la précipitation des complexes, adsorption qui augmente rapidement avec le temps de contact. Elle est d’autant plus prononcée que la proportion des esters par rapport au Cholestérol est plus faible.
PAGET et PIERRART (22) utilisant leurs recherches antérieures sur la précipitation du complexe de WiNpaus en milieu hydroacetonotrichloroethylénique ont mis au point une méthode complète d’extraction du Cholestérol total permettant la détermination rapide du rapport
Cholestérol estérifié À Cholestérol total
(Cette technique est exposée dans plusieurs travaux, notamment dans la thèse de Mme JUAN (23), où l’on trouve également une justification expérimentale.
Sont par ailleurs indiquées les conditions nécessaires pour obtenir une bonne approximation :
1° le prélèvement devra être effectué sur. un sujet à jeun. : :
2° l’analyse devra être effectuée
a) soit sur le sérum séparé dès que possible du caillot et porté immédiatement au frigidaire à 4°.
b) soit sur le plasma d’un sang recueilli en présence de liquoide Roche ou sur oxalate de potassium employé à la dose de 2pour1000 et porté immédiatement au
frigidaire,
ME deu
3° L’analyse devra être effectuée aussi rapidement quepossible après le prélèvement.
Ces conditions ont été scrupuleusement respectées dans nos expériences.
Nous avons donc définitivement adopté la technique de PAGET et PIERRART qui nous a donné constamment des résultats satisfaisants ; au surplus nous avons plus d’une fois répété le dosage portant sur un même sérum et avons toujours obtenu des résultats ne différant pas entre eux de plus de 3p.100.
Nos analyses ont toujours été effectuées sur le sérum, séparé dès que possible du caillot; nous avons enfin systématiquement éliminé tous les échantillons partiellement hémolysés, puisque SPErRY (24) a montré que l’estérification du Cholestérol est minime dans le cas de sang hémolysé, par présence probable dans les globules d’un facteur inhibant l’action diastatique permettant la combinaison aux acides gras.
Quant au Cholestérol plasmatique, nous ne l'avons pas envisagé, Quoique le plasma paraisse être au premier abord un témoin plus fidèle des phénomènes qui se passent in vivo et soit le support des échanges vitaux, nous ne saurions oublier les résultats obtenus par divers auteurs, SPERRY et SCHOENHEIMER (25), PAGET et Pier- RAT (26), GARDNER, (AINSBOROUGH et MURRAY (27), Mme JuAN (23), résultats déjà signalés et qui montrent que les plasmas oxalatés, fluorés ou liquoïdés contiennent ‘toujours moins de Cholestérol que les sérums correspondants. \
Enfin, dans la mesure du possible, les prélèvements ont été faits chez les malades à jeun, environ à la même Keure.
Nous aurons l’occasion de revenir sur ce point dans ies prochains chapitres.