CLASSEMENT SELON LE NOMBRE ET LA CONTINUITÉ DES OBSERVATIONS
Avant de prendre parti, il convient de voir si d’autres facteurs n’entrent pas en ligne de compte.
$ II. — CLASSEMENT DES DOCUMENTS SELON LE NOMBRE ET LA CONTINUITÉ DES OBSERVATIONS.
Pour mesurer le chômage d'une façon exacte, il ne suffit pas d'une observation, même prolongée. Celle-ci, en effet, si elle s'étend trop, noie des différences d'intensité qu'il peut être intéressant de relever. Mieux valent donc plusieurs observations qu'une seule. D'autre part, pour que ces chiffres nombreux donnent une image tout à fail fidèle de la réalité, il est bon qu'ils se succèdent continûment, sans laisser aucun laps de temps inobservé. Considérés à ce point de vue, nos documents s’ordonnent d’une façon qui rappelle le classement précédent, sans pourtant se confondre avec lui.
C'est encore du côté des statistiques relatives aux faits symplomatiques ou directement connexes au chômage, qu'on trouve les séries d'observations les plus longues et les plus continues. Tel est le cas, par exempie, des statistiques relatives à la criminalité ou à assistance publique : elles donnent une courbe continue dans le temps. De même, en Massachusetts, la fluctuation des effectifs industriels, en Allemagne celles du placement, sont relevées d'année en année ou de mois en mois sans interruption. Et cette continuité compense dans une certaine mesure l'insuftisance de ces données à d’autres points de vue.
Parmi les statistiques des faits connexes au chômage, une distinction est à faire : les statistiques d'assistance, alors qu'elles comportent en général des observations prolongées, ont, par contre, le défaut d’être discontinues. L’assistance aux chômeurs ne fonclionne, en effet, que