CLASSEMENT SELON L'EXTENSION AUX TRAVAILLEURS OCCUPÉS D
industriels, celles du placement public ne permettent au contraire aucun rapprochement satisfaisant. Quant aux chiffres de « trimardeurs », ils ne peuvent être comparés à ceux des travailleurs sédentaires que s’il s'agit d'ouvriers syndiqués.
Parmi les chiffres relatifs aux phénomènes directement connexes au chômage, de nouvelles distinctions doivent être faites. Le rapprochement d’un chiffre de chômeurs assistés avec un chiffre total de travailleurs est en général impossible, puisque le nombre des travailleurs occupés dans le milieu considéré et celui des chômeurs ne demandant pas de secours restent inconnus.
En matière d'assurance, au contraire, on peut toujours opposer le chiffre des assurés à celui des individus atteints par le chômage, mais ce rapprochement est plus ou moins significatif. Il est à peu près sans valeur lorsqu'on considère les caisses d'assurance municipale facultative dans lesquelles la prédominance des mauvais risques donne lieu à des proportions tout à fait anormales. Dans l’assurance obligatoire, telle qu’elle fut pratiquée à Saint-Gall, on obtient, au contraire, des taux de chômage absolument corrects. Il en va de même pour les assurances syndicales dans lesquelles les chiffres de chômeurs s'opposent tout naturellement à ceux des membres des syndicats.
Considère-t-on enfin les statistiques relatives au chômage lui-même, on constate que ies enquêtes urbaines ne comportent généralement pas de recherches sur les travailleurs occupés et, par suite, ne peuvent fournir de faux de chômage. Il en va autrement des enquêtes concernant les syndiqués, de celles sur le chômage partiel, et surtout des recensements professionnels, soit urbains, soit nationaux. Ces derniers documents sont, de toutes les sources disponibles, ceiles qui fournissent les taux de chômage les plus correctement constitués, puisqu'ils