CLASSEMENT SELON LA CLASSIFICATION PROFESSIONNELLE ADOPTÉE
observent au même instant, dans le même milieu et par les mêmes procédés, les travailleurs et les chômeurs.
$ VI. -— CLASSEMENT DES DOCUMENTS SELON LA CLASSIFICATION PROFESSIONNELLE QU'ILS ADOPTENT.
Les caractères que nous avons énumérés jusqu'à présent sont importants à considérer, quel que soit le problème particulier qu'on se propose de résoudre. Il nous faut maintenant serrer notre sujet de plus près et rechercher quelles sont, entre les diverses sources, celles qui peuvent le mieux nous renseigner quant à l'influence de la profession sur le chômage. Un premier tri écartera naturellement les documents dans lesquels la profession des individus observés n’est pas nolée : certaines statistiques symptomatiques, telles que celles de lassistance publique ou de la criminalité, sont généralement muettes sur ce point; de même, certaines statistiques de travaux de secours ou certains décomptes sommaires des villes allemandes ou suisses.
Dans d’autres cas, les chômeurs sont répartis selon leur statut économique; on oppose alors les employeurs aux employés, et l’on distingue, entre eux, les travailleurs indépendants. Des nuances secondaires de cette même classification séparent les employés siricto sensu des ouvriers el, parmi ceux-ci, les travailleurs qualifiés des simples manœuvres. Pas plus que les documents précédemment indiqués, ces statistiques ne nous offrent un classement véritablement « professionnel ». Elles doivent donc être a priori rejetées par nous.
Parmi celles qui notent la profession des chômeurs, un nouveau choix, d’après la qualité du classement qu'elles comportent, est alors nécessaire, et ce choix est d'autant plus délicat à faire qu'aucun document n’est tout à fait