GRAPHIQUE A
ES tds 10 5. 0 +5 -#10 #15:25+20- 525 +30
10 IN Un [ITIIN 10.
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mt -30 -25 -20 -15 -10 -5 0 +5 +10 +15 +20 +25 +30
Le point 0 sur l'axe des abscisses correspond à la valeur moyenne des taux de chômage, soit 29,9 °/,.. Les subdivisions de part et d'autre du O0 représentent des écarts de 1, 2, 8, 4 0/50, etc. en plus ou en moins de la moyenne.
Au point 0, nous groupons conventionnellement tous les taux dont la valeur est comprise entre (29,9 — 2,5) 0/,, et (29,9 + 2,5) /,, Au point —5 nous groupons de même les taux dont la valeur est comprise entre (29,9 — 2,5) °/,, et (29,9 — 7,5) °/. Pour toutes les valeurs inférieures ou supérieures nous formons des groupes analogues. L'importance numérique de chaque groupe de taux ainsi formé est mesuré le long de l’axe des ordonnées.
Quelles que soient les inexactitudes possibles des observations faites, il est donc certain que les taux de chômage différent entre eux, et de cette première proposition découle un corollaire également certain : la profession a une influence indirecte sur le chômage. Du moment que, toutes choses égales d’ailleurs, le taux de chômage est plus élevé dans l’industrie À que dans l’industrie B, il
faut bien admettre qu’il y a certains facteurs dont l’action varie selon l’industrie, et qui font que le risque de chômage des ouvriers de l’industrie, À est plus grand que celui des ouvriers de l’industrie B.
Cette première notion acquise, si sommaire soil-elle, a déjà de la valeur. Elle montre qu'il est nécessaire, pour découvrir les causes du chômage, de se placer dans un cadre professionnel. Mais ne peut-on, des chiffres réunis, tirer un enseignement moins négatif? Si nous faisions abstraction des défauts que nous avons signalés, nous serions, semble-t-il, justifié à considérer la diversité des taux de chômage comme un reflet de la diversité des causes du chômage, et à estimer l'intensité variable de celles-ci par le niveau plus ou moins élevé des taux constatés.
La façon la plus méthodique de procéder à cette eslimation serait de substituer aux taux eux-mêmes leurs rapports à un taux-étalon, fonction de la série entière. Nous éliminerions ainsi automatiquement l’action possible des causes non professionnelles, pour ne considérer que celle des causes professionnelles, ou, plus exactement, que la différence entre l’action de ces causes sur les divers taux et leur action sur le taux-étalon *.
Sachant que le taux de chômage de l’industrie A vaut, par exemple, 2 fois le taux-étalon, tandis que celui de l’industrie B vaut 3 fois, et celui de l'industrie C une demifois ce même taux, nous saurions que l'intensité des causes professionnelles de chômage varie dans ces industries de la même façon.
Ce renseignement numérique faciliterail grandement la recherche des causes professionnelles du chômage. Il permeltrait, en effet, de rapprocher les industries ayant
" Appelons Vi, V2, V:... les taux de chômage dus aux causes professionnelles seules; supposons qu'une cause non professionnelle intervienne : elle
des taux situés semblablement par rapport au taux-étalon. On chercherait alors par où ces industries se ressemblent, par où, d'autre part, elles diffèrent des industries autrement affectées par le chômage. De ces rapprochements, de ces oppositions, des inductions quant aux causes professionnelles du chômage naïtraient sûrement.
Il faudrait pour cela, avons-nous dit, que nos taux fussent tout à fait exacts. Cette condition, à voir les choses de plus près, n’est ni absolument nécessaire, ni d'autre part suffisante. Elle est insuffisante, parce que toutes les données déjà recueillies au sujet du chômage donnent à penser qu'il n’a pas une valeur constante. On peut craindre, par conséquent, que la diversité des taux constatés dans le Recensement français de 1901 soit due à un concours éphémère de circonstances, et que telles. industries, semblablement affectées par le chômage à cette date-là, soient le lendemain, ou le mois d'après, aux aniipodes l’une de l’autre.
fait nécessairement varier tous les taux dans la même proportion el ceux-ci deviennent CVi, OV:, CVs...
La moyenne arithmétique de ces valeurs est:
CVi + CVs + CVs + ... + CV,
qui peut s’écrire :
G Ë rave SV | n Si nous rapportons chacun des taux à cette moyenne, la valeur relative du premier taux sera: