III. POINT
Or, il y avait un de ses disciples couché sur le sein de Jésusrque Jésus aimait. Simon Pierre lui fît signe de demander qui était celui dont il parlait, etc. (2).
Voyez-vous comme saint Jean s'attache à son Maître, et se presse sur son sein, pendant que Judas s'en éloigne? Le cœur de Jésus est entre eux deux comme l'aimant, qui attire l'un et repousse l'autre. Que le sort de ces deux disciples est différent! L'un jouit de Dieu et se repose sur le cœur de Jésus, comme à la source des vraies déUces; l'autre est possédé du démon qui l'arrache du sein de son Maître, pour en faire le plus misérable de tous les esclaves. D'où \ient cela? de la disposition de leur âme. L'un apporte à la communion une pureté angélique; voilà pourquoi le Fils de Dieu le caresse, et lui fait trouver un paradis dans cet adorable mystère; l'autre y apporte un cœur plein de poison
(1) Ludolp. invita Ghristi, p. 2, c. 55. — (2) Joan., 13.
A l'école du calvaire. 9i65
et de venin, voilà pourquoi il y trouve sa réprobation et son enfer.
0 Dieu de toute pureté, détournez de moi le malheur de cet infidèle apostat. Je crains de m'approcher de vous comme lui. Quand je pense me présenter h ce céleste banquet, mon indignité me donne de la frayeur ; et quand je veux m'en éloigner, mon indigence me presse et ne me donne point de repos. — Dans ce moment, souffrez. Seigneur, que la nécessité l'emporte sur le respect. Je suis pauvre, et vous êtes mon besoin, mon nécessaire. Il faut bien que je vous recherche, puisque je ne subsiste que par vous, et que je ne puis vivre que de vous (1).
CINQUIEME COiNSIDÉRÂTION.
Jésus reprend ses Disciples, qui disputaient entre eux de la primauté.
« Ils entrèrent aussi en contpstation, qui d'eux tous semblait être le plus grand. » Luc. 22.