II. POINT
CE n'est point par lâcheté ni par faiblesse de coeur
QUE JÉSUS succombe A LA DOULEUR.
Il commença à s'attrister et à sentir une extrême peine d'esprit.
Ce n'est pas aussi par lâcheté ni par faiblesse de cœur qu'il succombe à la violence de la douleur. Il s'attriste parce qu'il le veut, et il ne s'attriste qu'autant qu'il veut. 11 est le maître de toutes ses passions, au lieu que nous sommes esclaves des nôtres ; et jamais il ne les pousse si fort, qu'il ne puisse les arrêter quand il lui plaît (1).
0 Jésus! tirez-moi de la servitude où ma faiblesse m'a
(1) s. Damas, 1. 3, de Ortii. fide, c. 20.
A l'École du calvaire. 303
réduit. La colère me gourmande, rimpatience m'emporte, la tristesse m'accable malgré moi; et, lâche que je suis, je n'ai pas assez de cœur pour commander à mes passions, et j'ai assez de témérité pour résister à votre grâce. Ayez pitié de ma misère, fortifiez ma volonté, et rendez-lui par miséricorde l'empire qu'elle a perdu par sa malice.
m. POLNT,
CE n'est pas par une inclination vicieuse et déréglée de la