‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 175 sur 229 · JÉSUS VA A LA PRIÈRE AVEC TOUTES LES DISPOSITIONS CONVENABLES · texte numérisé non relu

JÉSUS VA A LA PRIÈRE AVEC TOUTES LES DISPOSITIONS CONVENABLES

Il se sépara d'eux Vespace d'iinjet de pierre; et s'étant mis à genoux, il priait.

Jésus étant pénétré de douleur a recours à la prière. C'est l'élément des saints ; leur cœur y va comme à son cenfre, el

s'ils n'y trouvent pas toujours du repos, au moins ils y trouvent de la force et de la vigueur.

Il choisit le temps de la nuit, lorsque toutes choses se taisent; parce que c'est dans le silence des créatures que l'ân^'^oute mieux la voix de Dieu.

Il se sépare, non sans douleur, de ses plus chers disciples, et se retire à récart(l), parce que l'oraison est un entreiîèà;:secret entre Dieu et Tâme, sans témoin, sans bruit, dans lirie profonde solitude de cœur. Qui aime les compagai^v^onlre qu'il n'aime guère la prière. nogEnôn,'il sait bien que sa tristesse s'augmentera dans ce Mûlétnploi, et qu'il y doit recevoir son jugement. Néanïnoins?il/ne laisse pas d'y aller, parce qu'il n'y va pas pour çherclieri'de la consolation, mais pour rendre honneur à son PcpEe etcse soumettre à sa volonté.

> - Est^ce^hinsi que vous allez à l'oraison? y allez-vous tout seul? le monde n'y va-t-il point avec vous? y allez-vous {iour apprendre la volonté de Dieu, et anéantir la vôtre ? y jcMrdîesf-vous la gloire de Dieu, et la mort de votre amouripropre ?

^'^PO'ffiôn' Seigneur, que je suis éloigné de ces dispositions! 'que"vt)'tre;^^ est opposé à ma dissipation, votre

lyigij^ûceii.ma paresse, votre zèle aux recherches de mon ^môur-propre, qui se trouve partout, et souille la pureté de Tues intentions ! Eh ! mon Sauveur, mettez en moi ce qui manque potir m' unir à votre esprit, et si je n'ai pas les qualités nécessaires à la prière, inspirez-moi la prière, qui est nécessaire pour vous les demander.

(1) Ludolphus, in Vitâ Christi, p. 2, c. 59. — Pasfhas lib. 28, in Matth.;^ Siftfoh de Gass. in Matth. 39.

A l'École du calvaire. 325

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