I. POINT
LES APÔTRF.S OUBLIENT LEURS BONiVES RÉSOLUTIONS A LA PREMIÈRE VUE DU PÉRIL.
Tous les disciples, Vayant abandonné, prirent la fuite.
Étrange fragilité ! Tous les Apôtres voyant leur Maître entre les mains des soldats , perdent cœur et oublient leurs bonnes résolutions, s'imaginant qu'il ne les pouvait plus secourir en cet état, l^e souvenir de tant de miracles qu'ils avaient vus, de tant de lumières qu'ils avaient reçues, de tant de prédications qu'ils avaient ouïes , de tant de grâces qu'il leur avait conférées, jusqu'à leur donner son propre corps après leur avoir lavé les pieds, s'efface en un instant, et ne leur sert qu'à rendre leur fuite plus honteuse (1).
Est-ce là où aboutissent toutes ces protestations si souvent réitérées, de donner leur vie pour lui? Allons et mourons
(1) Ps, 77, 14.
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avec lui. 0 Thomas, où est TetTet de ces promesses : Seigneur, je suis prêt à aller avec vous en prison et à la mort ? 0 Simon, où est ce grand courage que vous faisiez paraître lorsque vous étiez loin du péril ? Enfants d'Éphraïm, que vous êtes braves en apprêtant vos armes ! mais vous tournez le dos au jour du combat (1).
Qui osera se fier à ses résolulions , aux lumières de son esprit, et à la force de son bras , si les premières colonnes de rÉglise sont ébranlées au moindre effort de la tentation ? Nous promettons tant à Dieu en confession, dans l'affliction, dans le danger, et un instant après nous nous oublions. Ah ! qu'il faut peu de chose pour romiu'e nos bons propos ! Ah ! que l'homme est faible et misérable , mon Sauveur, si vous ne lui prêtez la main !