‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 217 sur 229 · LES APÔTRES QUITTENT LEIR MAÎTRE · texte numérisé non relu

LES APÔTRES QUITTENT LEIR MAÎTRE

Tous ses disciples l'ayant abandonné, prirent la fuite.

Quand l'orage s'élève, et que la pluie ou la grêle tombe, chacun cherche le couvert et abandonne la campagne. Jésus est battu de la tempête, une nuée de soldats vient fondre sur lui, et l'accable d'une grêle de coups : tous ses disciples le quittent, et cherchent leur sûreté.

Voilà ce que vous devez attendre des amis du monde. Quand quelqu'un est malade à mort, chacun vient dire qu'il en est bien affligé. S'il meurt, on le met en terre, et puis, Dieu lui fasse paix. Voilà tout. Peu qui se mettent en bon état, afin de prier pour le pauvre trépassé ; peu qui fassent pénitence pour lui, peu qui communient, peu qui gagnent des indulgences, peu qui fassent dire des messes, peu qui donnent

(i) Ps. 77, 12.

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des aumôneà puiu" le ie|u>s d»^ sou ùmc, d pus iitt qui veuille le suivre.

Grande vanilé de mettre sa confiance dans ramilié dos hommes ; grande folie de se rendre esclave de sa faveur ; grand aveuglement d'offenser Dieu pour complaire à un ami : grande faiblesse di^ s'inquiéter de leur froideur , ou de se plaindre de leur infidélité ! Jésus, le plus aimable de tous les hommes, est délaissé de ceux qu'il avait le plus obligés : et vous trouvez étrange que vos amis vous quittent au besoin, vous qui méritez , à cause de vos péchés, d'être délaissé de toutes les créatures, et de Dieu même (1).

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