‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 95 sur 229 · II. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

II. CONSIDÉRATION

S'il permet que l'ennemi commun nous attaque , c'est un bon signe, dit saint Chrysostôme, les voleurs ne s'attachent pas à la paille ni au foin, mais à l'or et à l'argent, et les démons ne persécutent que ceux qui s'adonnent aux choses spirituelles. Il tend ses pièges plus fréquents où il y a de la vertu; son envie s'attache aux œuvres de miséricorde (3). Cet esprit malin , dit saint Augustin , ne persécute que les gens de bien ; car pour les méchants, pour les voluptueux et les orgueilleux, il ne les inquiète point, car ce sont ses amis, dit ce père; ils font tout ce qu'il veut, ils ne lui résistent jamais. Bien loin de les persécuter, c'est par eux qu'il persécute les autres (4). Il faut donc se résoudre à soutenir courageusement ses assauts, si nous voulons suivre le parti de la vertu, et nous animer au combat par l'espérance de la victoire qui ne peut nous manquer, si nous ne manquons à la grâce, et si nous ne voulons être vaincus.

(1) 1 Petr., 4 in fine. — (2) Tert., 1. de pat.— (3) S. Ghrys., hom. i. ad Antioch. — (4) S. Aug., serm. 25 de temp.

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