‹ Le chrétien a l'ecole du tabernacleChapitre 1 sur 12 · Le chrétien a l'ecole du tabernacle · texte numérisé non relu

Le chrétien a l'ecole du tabernacle

« Ce matin vous verrez la gloire du Seigneur : car il a entendu les murmures que vous faites contre lui. »

Exod. 16. 17.

I™ CONSIDERATION

Moïse appelle la manne du désert, qu'il promet aux enfants d'Israël, pour apaiser leurs murmures, « la gloire du Seigneur (1), » parce que c'est un effet miraculeux de sa magnificence envers son peuple. Mais cet éloge convient d'autant mieux à la très-sainte

(1) Exod. 67. 7.

Eucharistie, que c'est le pain du ciel, dont ]a manne n'était que la figure. Saint Ignace, martyr, s'en sert comme d'un puissant motif pour exciter les fidèles des premiers siècles au fréquent usage de la communion, parce que c'est la gloire du Seigneur : Ayez soin de vous assembler plus souvent, pour l'Eucharistie et la gloire du Seigneur (1). « Seigneur, dit le Prophète- Roi, j'ai aimé la beauté de votre maison, et le lieu où réside votre gloire (2). » Quel est ce lieu où réside la gloire du Seigneur? Le maître des sentences dit que c'est le cœur des justes, parce que c'est le siège des bonnes pensées, où Dieu est glorifié, et « parce qu'ils ne cherchent point leur propre gloire, mais la gloire de Dieu. » Agellius dit que c'est le tabernacle de Moïse, ou résidait l'arche de l'ancien Testament, que l'Écriture appelle la gloire du Seigneur, parce que c'est de là qu'il rendait ses oracles et qu'il recevait les prières et les adorations du peuple. Didyme, joignant le tabernacle de Moïse, qu'il appelle « le symbole de>la félicité, » avec le temple de Salomon, qu'il prend pour la figure de la perfection, dit que l'un et l'autre étaient le siège de la gloire du Seigneur. Mais il me semble que David portait sa pensée plus loin, et que son cœur, brûlant d'amour et soupirant après le Messie, le regardait tantôt sur la terre, demeurant avec nous et résidant dans nos églises, tantôt dans le ciel, régnant avec les saints, et lui disait avec des paroles toutes de feu : « Seigneur, que j'aime labeauté de votre maison, et le lieu où réside votre

(l) S. Ignac. cp. 14. ad Ephesios.

'?) Psal. 25. 8.

a l'école du tabernacle. 7

gloire (1). » C'est ce qui me rend mon exil infiniment ennuyeux, parce que je ne puis y entrer et y converser avec les justes (2).

En effet, le Saini-Sacrement est, à proprement, parler, la gloire de Jésus-Christ. Ce nom convient trèsbien à l'Eucharistie ; car c'est la gloire du Seigneur par excellence, parce qu'elle manifeste aux hommes l'admirable puissance, l'amour, la bonté, la sainteté de Jésus-Christ, et nous fait l'obligation que nous avons de le louer et le glorifier pour un bienfait si signalé (3).

IIe CONSIDERATION.

Celui qui partage libéralement son pain avec ses amis, et principalement avec les pauvres, sera loué de plusieurs, dit le sage fils de Syrach (4). Salomon l'avait dit avant lui : « Celui qui est porté à la miséricorde, sera comblé de bénédictions, parce qu'il a donné du pain aux pauvres (5). Celui qui fait des présents remportera la victoire et V honneur ; mais surtout il enlèvera le cœur de ceux qui les reçoivent (6). » Or, quel plus riche présent, et quel pain plus excellent pouvait donner à ses amis notre libéral et magnifique bienfaiteur, que sa chair, son sang, son

(1) Ps. 25. 8.

2 Ità Jansenius, in Psal. 25.

(3) Quaresmius, de 5. Vulncribus Christi, tom. 4. 1. 1. c. 6. sect. 1.

(4) Eccli. 31. 28.

(5) Prov. 22. 9.

(6) Ibid.

âme. sa divinité et son humanité? Ne faut-il pas avouer qu'il donne tout, en se donnant lui-même, en qui, et de qui, et par qui sont toutes choses? Mais à qui se donne-t-il? A tous les pauvres, c'est-à-dire à tous les hommes qui lui demandent tous les jours leur pain supersubstantiel comme des pauvres : « Ces pauv7%es crient, et le Seigneur les écoute (1). » Ne doit-il donc pas ravir et enlever tous leurs cœurs, et n'est-il pas juste qu'ils le louent et le glorifient à jamais? Bonté incompréhensible ! ce charitable père de famille, qui est riche en miséricorde, épuise tous ses trésors et toute sa substance , pour les nourrir de son corps et de son sang. Il a voulu que son corps et son sang fussent la source de notre salut, dit saint Augustin (2). Pour cela, il emploie sa toute-puissance à préparer ce divin aliment, et pour nous en donner de l'estime et nous en recommander l'usage, il en fait un abrégé de tous les miracles. Un corps pour subsister a besoin de son étendue, et dans l'Eucharistie celui de Jésus-Christ n'en a point. ^Un corps doit être sensible et palpable, et celui de Jésus-Christ, dans cet état, est inaccessible à tous les sens. Un corps ne peut être régulièrement en deux lieux différents en même temps, et celui de Jésus- Christ est aujourd'hui présent dans tous les endroits de l'univers. Enfin, un corps ne peut être naturellement ni agir à la manière des esprits, et celui de Jésus- Christ dans le Saint-Sacrement n'est ni n'agit point autrement. Sa beauté y est sans figure ; sa force sans résistance ; ses puissances organiques sans action ; il ne

(1) Ps. 33.7.

(2) S. Aug. in Psal. 33. paulô post initium.

voit, il n'entend, il ne parle, il ne sent, il ne fait rien que par miracle.

Pour cela même , il emploie tous les ressorts de sa grâce et tous les attraits de ses vertus , pour nous transformer en lui. Il se fait voir par la lumière de la foi dans l'éclat de ses plus excellentes qualités, de son zèle, de sa patience , de son courage , de sa douceur, et nous imprime en même temps le désir de les imiter. Il nous découvre son humilité , se cachant sous un atome , pour s'ajustera notre petitesse ; car s'il n'était humble, il ne s'abaisserait pas jusqu'à nous servir de nourriture (1). Il nous fait connaître la tendresse de son cœur, qui semble fondre tout en douceur, en faisant que la même viande, qui est servie aux anges du ciel comme une solide nourriture , devient pour nous un lait délicieux , parce que nous ne sommes encore que des enfants. Considérez combien il est élevé au-dessus de nous : « Le Verbe était au commencement , et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. » Voilà un aliment éternel et immortel; mais c'est le pain des anges : ce sont ces vertus d'en haut , ces esprits célestes, qui s'en nourrissent et s'en engraissent, et néanmoins ce pain qui les rassasie et leur semble si délicieux , demeure toujours entier. Mais quel est l'homme qui en pût manger? quel cœur serait capable de prendre une telle nourriture ? Il fallait donc changer en lait ce pain divin qui est servi à la table des anges , pour le donner à de petits enfants.

Pour cela , le Fils de Dieu joint toutes les lumières de sa sagesse aux charmes de sa bonté , pour nous com-

(1) S. Aug. loco citato.

muniquer sa vie divine par le moyen de l'Eucharistie , et former en nous une excellente image de ses perfections, et de la gloire de sa naissance : « Comme mon Père qui est vivant, m'a envoyé , et que je vis par mon Père et pour mon Père , de même celui qui me mange, vivra par moi et pour moi (1). »

Que ce comme est admirable, et qu'il comprend de secrets et de mystères cachés dans la divine Eucharistie !

Gomme Jésus , dit saint Hilaire , a sa vie divine par son Père , en vertu de sa génération éternelle , aussi en vertu de la sainte communion , nous avons la vie de l'esprit par la chair de Jésus (2).

Comme le Père , se connaissant parfaitement , produit une image vive et subsistante de lui-même , qui est son Fils, aussi son Fils, dit saint Cyrille (3) , s'unissant àl ame par la communion , en fait l'image vivante de sa sainte humanité et le portrait animé de ses vertus.

Comme le Père, en engendrant son Fils, lui communique son essence , sa puissance , sa sagesse , sa bonté , sa félicité et toutes les richesses de sa divinité; de même le Fils , en nous transformant en lui par la participation des mystères , se donne tout à nous , son corps, son âme, sa divinité , avec tous ses mérites et tous les trésors de sa sagesse , de sa science et de sa grâce.

Comme le Père et le Fils sont deux personnes distinctes, et ne sont néanmoins qu'un même Dieu, de même

(1) Joan. 6. 58.

(2) S. Hilarius, 1. 8. de Trinit.

(3) S. Cyrillus, 1. 3. in Joan. c. 3. paulo post initium

Jésus-Christ et tous ceux qui communient sont des personnes différentes, et néanmoins ils sont si étroitement unis qu'ils ne font, dit saint Augustin, qu'un Jésus-Christ , c'est-à-dire un corps mystique, dont ceux qui mangent ce pain de vie sont les membres, et Jésus-Christ en est le chef. « Père saint , dit-il luimême, gardez en votre nom ceux que cous m'avez donnés, afin qu'ils soient un comme nous (1). » Et son divin Apôtre : « Nous ne sommes qu'un pain, et nous ne faisons qu'un même corps , nous tous qui participons à un même pain (2). »

Comme le Fils de Dieu, en vertu de sa naissance, est fécond comme le Père, et produit avec lui en unité de principe le Saint-Esprit, qui est l'amour subsistant; ainsi celui qui communie reçoit la fécondité de l'amour, qui rend sa volonté capable de recevoir la flamme de la plus pure charité, et de l'inspirer aux autres.

Comme le Fils, par son éternelle naissance, reçoit toute la puissance du Père, en sorte que tout ce que fait le Père, le Fils le fait, et que le Fils ne peut rien faire que ce qu'il voit faire au Père (3) ; aussi relui qui communie dignement doit faire les œuvres de Jésus-Christ, agir de concert avec lui et entrer dans toutes ses dispositions; car il reçoit grâce pour cela par le moyen du sacrement, afin de suivre l'Agneau partout où il va. « Je veux, dit-il, que mon serviteur sp trouve partout où je suis (4). »

(l) Joan. 17. 11.

2 I. Cor. 10. 17.

(3) Joan. 5. 19.

(4) Joan. 17. 24.

Enfin, comme le Fils naît du sein de son Père, sans le quitter, comme il en sort et y demeure toujours, comme le Père est dans le Fils et le Fils dans le Père par une immanence mutuelle, qui est inséparable, de même celui qui communie saintement demeure en Jésus-Christ et Jésus-Christ demeure en lui. La résidence est mutuelle : le cœur de Jésus-Christ est la demeure de l'âme; lame est la demeure de Jésus- Christ. Oh! que l'une et l'autre est aimable et admirable tout ensemble! Saint Laurent-Justinien , s'adressant a la bienheureuse Vierge, disait : 0 merveille ! tout Jésus-Christ crucifié est dans le plus intime de votre cœur (1). On peut dire de même à celui qui participe au très-saint Sacrement de l'autel. L'Eucharistie qu'il reçoit au milieu de ses entrailles, n'est pas seulement une vive expression de la vie et de la mort de Jésus-Christ, c'est Jésus-Christ lui-même, celui qui a été neuf mois dans le sein virginal de sa mère, et qui est maintenant glorieux dans le ciel. Heureuse l'àme qui le possédé"! heureux le cœur qui est son temple, et le lieu où réside sa gloire. « Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre maison et le lieu où habite votre gloire (2).

(1) S. Laur. Just. 1. de Incendio divini amoris. c. 4.

(2) Ps. 25. 8.

a l'école du tabernacle. 13

DEUXIÈME LEÇON

L'Eucharistie est esprit et vie à l'égard de l'Église.

« Les paroles que je vous ai dites, sont esprit et vie. »

Joan. 6. 64.

P* CONSIDERATION

Le corps de Jésus-Christ est dans l'Eucharistie à la manière des esprits. Les anges et les hommes, dit Paschase, ont maintenant le même aliment : car ce que les hommes reçoivent dans l'Eucharistie est tout spirituel et divin (1). Il ne faut pas s'imaginer, comme les Capharnaïtes, que le Fils de Dieu nous donne sa chair à manger d'une manière grossière et corporelle (2). Notre roi pacifique nous a apprêté un mets incorruptible, en donnant à son corps des qualités spirituelles et un état d'incorruptibilité, pour en faire un banquet de salut dans son Église. C'est ainsi qu'il faut entendre ce qu'il dit dans son Évangile, en parlant du sacrement de son corps, à savoir, que « c'est l'esprit qui vivifie, et que la chair ne sert de rien. » Quoi?

(1) Pasch. Ratbertus de Corp. et Sang. Domini.

(2) S. Bern. serm. 5. in vigilia Natalis Domini.

veut-il donc nous persuader que sa chair nous soit inutile? Cette chair qui est la victime du monde, cette chair qui est une source inépuisable de grâces, cette chair qui inspire de si saints mouvements de la virginité aux âmes pures et innocentes, serait-elle comptée pour rien, comme une chose inutile et sans vertu ? Dieu nous garde d'en former une idée si basse et si grossière. Les paroles que Jésus-Christ nous dit sont esprit et vie. Il faut élever nos pensées pour les comprendre. Quand il dit que « ses paroles sont esprit et vie (1), » que veut-il nous faire entendre par là? Il veut dire qu'en nous donnant son corps pour nourriture, il le met sous les espèces eucharistiques d'une manière toute spirituelle, et que sa chair en cet état est esprit et vie, parce qu'elle imite les esprits, et que sa vie est toute spirituelle, sans aucune fonction ou action des sens : de même que l'astre qui préside à la nuit reçoit la lumière du soleil, sans en recevoir la chaleur (2). Il veut dire que son âme, qui est unie substantiellement à son corps, y agit néanmoins sans aucune dépendance des organes du corps, à la manière des âmes séparées.

Il veut dire qu'il n'y exerce aucune action matérielle, et que sa vie y est toute spirituelle; que s'il connaît, c'est sans aucun rapport des sens: s'il aime et s'il affectionne quelque chose, l'appétit inférieur n'y a point de part; s'il parle, ce n'est que la langue des plus pures intelligences ; et enfin que toutes les lumières et les espèces sur lesquelles il travaille sont

(1) S. Aug. tract. 27. in Joan.

(2) Rupert. 1. 2. de divin. Offlciis, c. 9.

aussi détachées de la matière que celle des anges. Il veut dire que son corps glorieux, qui a toute son étendue dans le ciel, et qui, par conséquent, y exerce ses actions avec une pleine liberté de ses facultés organiques, n'en a point dans l'Eucharistie, qu'il y est comme l'esprit dans le corps qu'il anime, et comme l'ange dans le globe du soleil qu'il gouverne, tout en l'hostie, tout en chaque partie. Pourquoi cela? pour nous rendre tous spirituels comme lui, pour nous dégager de la servitude des sens, pour nous apprendre qu'un chrétien n'est point un homme de la terre, mais du ciel, rempli de l'esprit de Dieu, qui ne juge point sur le rapport des sens, qui ne défère point à leur flatterie ni à leur importunité, qui n'écoute ni la censure, ni l'applaudissement des hommes, et qui peut dire comme l'Apôtre : « Nous ne connaissons personne selon la chair (1). » Le pain du ciel ne nous est pas donné pour vivre d'une vie sensuelle, animale, terrestre, mais d'une vie toute céleste, spirituelle ei divine (2) .

IIe CONSIDÉRATION.

Le corps de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie est à l'Eglise ce que l'esprit est au regard du corps. Il y fait les mêmes opérations, mais d'une manière plus noble et plus excellente. Les rapports en sont considérables.

L'esprit donne aux corps qu'il anime une vie raison- Ci) 2. Cor. 5. 16.

(2) Rom. 8. 12.

nable, qui rend l'homme semblable aux anges et à Dieu même. Le corps de Jésus-Christ produit le même effet dans son Église ; il lui donne une vie sainte, une vie d'ange, une vie divine. Comme notre âme est la vie du corps, dit un célèbre défenseur de l'Eucharistie, de même la chair du Sauveur devient la vie de l'Église, et beaucoup mieux encore par le moyen de la grâce divine. Car l'âme ne fait vivre le corps que d'une vie temporelle ; mais la chair du Sauveur fait vivre l'Église d'une vie, non telle quelle, mais bienheureuse et éternelle (1). « Celui qui mange ma chair et boit mo)i sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Ce n'est pas comme la manne que vos pères ont mangée, et qui ne les a pas empêchés de mourir : celui qui mangera de ce pain vivra éternellement (2). »

IIIe CONSIDERATION.

L'esprit fait croître le corps, et le fortifie par le moyen des aliments qu'il change par une merveilleues alchimie et qu'il distribue à tous les membres. De même, le corps de Jésus-Christ dans le très-saint Sacrement fait croître l'Église en toutes sortes de vertus, et donne de la force et de la vigueur à tous les fidèles, qui sont ses membres, pour vaincre le monde et l'enfer même. Il est tout ensemble le lait des enfants et le pain des forts. Le prêtre, dit saint Denys, donne

(1) Guitmundus, Episc. Avcrsanus, 1. 1. de verit. Euch.

(2) Joan. 6. 55. 56. 57.

a l'école du tabernacle. 17

le sacrement à l'enfant, afin qu'il s'en nourrisse et qu'il croisse en sainteté et en vertu (1). C'est le lait que le prince des apôtres recommande aux fidèles qui en ont goûté la douceur, afin qu'ils croissent dans l'amour de leur salut et de leur perfection. « Prêtres» comme des enfants nouvellement nés, désirez le lait spirituel et tout pur, afin de croître en tout ce qui regarde votre salut, si toutefois vous avez goûté combien le Seigneur est doux (2). » C'est aussi le pain des forts, qui leur donne, dit Albert-le- Grand, une vive espérance d'obtenir de Dieu tout ce qui leur est nécessaire, et de vaincre tout ce qui leur est contraire (3) . Le sang de Jésus-Christ anime les saints au combat. C'est ce qui fait tous les grands courages et les généreux athlètes du christianisme. D'où vient que le Disciple bien-aimé assista au pied de la croix avec tant de fermeté et de constance, pendant que les autres apôtres se cachaient par lâcheté et faiblesse de cœur? D'où lui venait cette force? Du cœur de Jésus-Christ sur lequel il avait reposé. Les autres disciples s'appuyaient sur la table; mais saint Jean s'appuyait sur la poitrine de Jésus , qui lui servait de table, d'où il tira une force incroyable contre les ennemis de la croix de Jésus-Christ, en sorte qu'il demeura incorruptible et invincible, pouvant dire avec le Psalmiste : « Le Seigneur est ma force et ma gloire, il est l'auteur de mon salut (4). »

(1) De Eccles. Hierarchia.

(2) 1. Pétri. 2. 2.

(3) Albert Magn. dist. 3. tract, t i •. t.

(4) Ps. 117. 14.

Page 1