I — LA PERSONNE DU CHRIST
FL. nest Patrie PR REINE CURE RS A NAN 87-60
Le Christ a passé par divers états, toujours il demeure in sinu Patris ; sa divinité, premier objet de notre contemplation, 37-39.
L. — Dieu est fécond ; de toute éternité, il engendre son Verbe, 39 ; par l’unité de nature le Fils de Dieu est égal à son Père, il est un avec lui, 40 ; procession du Saint-Esprit, 41 ; le Christ Jésus nous a révélé la trinité des personnes dans l’unité de nature, 41-42. :
Il. — Le Fils se distingue du Père par sa propriété d’ « être Fils », il est Fils tout entier, c’est ce qui constitue sa personnalité, 42 ; la première « fonction » du Verbe est de reconnaître le Père pour son principe, 43 ; sans cesse, dans l'Évangile, Notre-Seigneur proclame qu’il tient tout de son Père, 43-44 ; seconde « fonction » du Verbe : il est l’image vivante, adéquate, du Père, Qui videt me videt et Patrem, 44-46 ; le Verbe se rapporte à son Père par amour, c’est là sa troisième « fonction », 46 ; amour ineffable du Verbe incarné pour son Père, 46-47.
I. — Nous devons imiter le Verbe dans ses « états », d’abord en reconnaissant, avec Jésus et comme lui, que tout lui vient du
Père, 47-48 ; en proclamant notre absolue dépendance de Dieu, comme créatures, 48-49 ; comme ses enfants, 49 : en un sens très réel, nous sommes engendrés divinement par la grâce, il s'ensuit que toute notre activité doit en quelque sorte venir de Dieu, 49-50 ; nous devons encore imiter le Verbe en étant, comme lui, l’image du Père, surtout par la grâce sanctifiante, élément fondamental de similitude divine, et par nos vertus, 51-52 ; enfin, comme le Verbe, nous devons nous rapporter tout entiers à notre Père céleste par amour, 52.
IV. — Du seul fait de notre création, nous sommes le fruit: d'une pensée éternelle contenue dans le Verbe, 52-53 ; combien notre adoption divine rend cette relation avec le Verbe plus profonde ; nous ne devenons enfants de Dieu qu’en Jésus-Christ, Elegit nos in ipso, 53-54 ; réalisation de ce décret divin par lincarnation du Verbe, 54-55.
V. — Conséquence pratique de cette doctrine : il nous faut demeurer unis au Fil, 55 ; moyens de demeurer uni au Verbe incarné : la foi ; croire au Fils de Dieu, c’est lui être uni et partager sa filiation divine ; cette foi doit être complète, 55-56 : Paccomplissement des préceptes du Christ, 56-57 ; la réception de l’Eucharistie, sacrement d'union, 57 ; Christ Jésus, appreneznous à être, comme vous et en vous, l’enfant de Dieu, 58.
VI. — Ces vérités constituent le fond même du Christianisme, 58-59 ; cet idéal, bien que sublime, n’est pas un rêve, 59-60.
Nécessité de contempler le mystère de l’Incarnation pour comprendre tous les mystères du Christ ; de cette union de l’humanité à la divinité résultent la valeur infinie des actes de Jésus, la splendeur et la vertu de ses mystères, 61-62.
L — Le Christ est Dieu parfait, possédant la vie, les perfections divines dans toute leur plénitude, 62-63 ; il est aussi homme parfait, semblable à nous en toutes choses, excepté le péché 63-64 ; cette union ineffable du divin et de l'humain en Jésus se manifeste à chaque page de l'Évangile, 64-66.
IL. — Mode de l’union des deux natures dans le Christ : elles sont unies dans une seule personne, celle du Verbe, 66 ; les deux natures gardent chacune leur activité propre, 66 ; l’activité humaine de Jésus a son principe ultime dans la divinité, 66-67 ; conséquence de cette doctrine : toutes les actions du Verbe incarné ont une valeur infinie, 67 ; raisons pour lesquelles la vie du Christ est si agréable à son Père : il est le propre Fils de Dieu, 68 ; son âme possède la plénitude de la grâce, grâce
d'union et grâce sanctifiante, 68-69 ; sa sainte humanité est ornée de toutes les vertus et de tous les dons du Saint-Esprit, 69.
III. — Attitudes d'âme que nous devons avoir envers le Verbe incarné : la foi, 69-70 ; cette foi, source de notre adoration, 71 ; dans cet acte d’adoration, l’âme doit, comme le faisait la sainte humanité de Jésus, se livrer tout entière au Verbe, 71-72.
IV. — Il ne suffit cependant pas de proclamer la divinité du Christ, notre piété et nos hommages doivent s'étendre à son humanité, 73 ; comment sainte Térèse parle du dommage qu’il y a pour une âme à vouloir se passer de la sainte humanité de Jésus, 73-74 ; Dieu a voulu réaliser notre salut et notre sainteté par l'humanité de son Fils, 74 ; cette humanité a droit à notre adoration et à une confiance sans limites, 74-75 ; durant sa vie terrestre, le Christ donnait la grâce et faisait des miracles par . le contact de son humanité, 75; maintenant encore, elle est l'instrument de la grâce pour nos âmes, 75 ; elle est la voie qui nous mène au Père, 76-77 ; Fortitudo Christi te creavit ; infirmitas Christi te recreavit, 77-78.