‹ Le Christ dans ses mystèresChapitre 38 sur 134 · TITI · texte numérisé non relu

TITI

Nous avons, nous, le bonheur de croire à cette lumière qui doit désormais « illuminer tout homme venant en ce monde »°; nous vivons encore dans la bienheureuse « plénitude des temps »; nous ne sommes pas privés, comme les Patriarches, de voir le règne du Messie. Si nous ne sommes pas de ceux qui ont contemplé le Christ en personne, entendu ses paroles, qui l’ont vu passer partout en faisant le bien, nous avons le bonheur insigne d’appartenir à « ces nations dont David a chanté qu’elles seraient l’héritage du Christ ».

Et cependant, l’'Esprit-Saint qui dirige l’Église et est l’auteur premier de notre sanctification, veut que chaque année l’Église consacre une période de quatre semaines à rappeler le souvenir de l’étonnante durée des préparations divines, et mette tout en œuvre pour reconstituer nos âmes dans les dispositions intérieures où vivaient les Juifs fidèles attendant la venue du Messie.

Vous me direz peut-être tout de suite : « Cette préparation à la venue du Christ, ces désirs, cette attente, tout cela est excellent pour les âmes des justes vivant sous l'Ancien Testament ; mais maintenant que le Christ est venu, pourquoi encore cette attitude qui semble ne pas correspondre à la vérité » ?

La raison en est multiple.

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