‹ Le Christ rejetéChapitre 19 sur 20 · LA CULPABILITÉ DE M. HAVET · texte numérisé non relu

LA CULPABILITÉ DE M. HAVET

dansdegrands espritsetdegrandes âmes, dans Socrate, dans Jeanne tV Arc, dans Pascal; on les a convaincus (V hallucination.

(( Et nous, quelle sera notre pensée ? Dirons-nous que Jésus était un fou? Non, pas plus que Socrate ou Pascal n'étaient des fous, ou que Jeanne d'Arc n'était une folle. 11 paraît bien que les deux premiers ont eu des hallucinations; il est certain que Jeanne en avait, puisqu'elle entendait des voix et croyait voir saint Michel. Jésus en avait- il? Il le semble, s'il dialoguait avec les démons. Mais quoique l'hallucination soit un trouble cérébral, une affection maladive, elle n'est pas pour cela la folie. Jésus halluciné, aussi bien que Jeanne hallucinée, pourra rester entouré de, respect et d'amour ^ »

Si M. Havet avait besoin de modèles pour peindre Jésus sous les traits d'un « halluciné », le patriotisme et les convenances lui faisaient un devoir, le strict devoir.

De respecter la femme, héroïne la plus illustre des armées françaises ;

De respecter l'écrivain, l'une des premières gloires du génie français.

En outrageant Jeanne d'Arc et Biaise Pascal, il a donc, au péché de blasphème, ajouté un péché contre la patrie, un péché contre la science.

* Revue des Deux Mondes, l" avril 1881, p. 606'607.

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