‹ Le christianisme et l'empire (200-700)Chapitre 110 sur 110 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

• l'Église impériale, la pensée chrétienne d ' 0 r i g è n e a .s . a u g u s t l n

Les deux lâches de la pensée chrétienne : christianiser la science, helléniser la foi 140

L Origène.— 1. L'œuvre d'Origène. Son caractère philosophique, p. 140, et chrétien, p. 141 ; l'homme, p. 141 ; première partie de sa vie, Alexandrie et voyages, p. 142 ; seconde période, p. 143: Césarée : sa science, sa sainteté, p. 144. Ses ouvrages' p. 144, n. Sa doctrine, p. 145. Sa méthode, p. 146, n. ; Ta rè^-Ie de foi, l'écriture, l'allégorisme, p. 147, n. — Théorie de°Dieu p. 147 : trinité consubstantielle et coéternelle, mais hiérarchisée ; le Verbe et la création, l'Esprit et la sanctification, le Père, source de la divinité. Les créatures : éternité et liberté, p. 151 et corporéitc, p. 152, n. — Théorie de la rédemption! p. 153 : les créatures, ayant désobéi, expient en ce monde : la rédemption par le Verbe incarné et crucifié, p. 154 ; le chrétien « gnostique ». p. 154 mature mécanique du monde animal, végétal et minéral, p. 154, n.; ; la personne de Jésus, p. 155, n. : l'Eglise, p. 156, n. ; universalité du salut final p. 157, n. Faiblesses et grandeur de cette synthèse, p. 155.

2. Influence d'Origène. Plotin tâche de risposter à la synthèse chrétienne qu'est l'Origénisme en organisant une synthèse analogue, mais non-chrétienne, le Néo-Platonisme, p. 158. Faiblesse du Néo-Gnosticisme, p. 138, n. Les disciples de Plutarque et d'Apulée, p. 159, n. : Numenius, p. 160, n. La vie de Plotin

p. 159, et n. Sa théorie de Dieu, p. 159 : émanations de i'unique substance : l'Un. l'Intelligence et l'Ame. Sa théorie de la purification, p. 162 : le retour à Dieu, l'extase. Que le Plotinisme est bien une réplique à l'Origénisme, p. 105, et note ; place qu'il fait aux mystères, p. 166, n. — Le Néo-1'latonisme après Plotin combat directement le Christianisme, p. 165. La critique delhistoire judéo-chrétienne par Porphyre, p. 166, par Hiéroklès, p. 168, et par Julien, p. 169. La religion néo-platonicienne préchée par Porphyre, p. 169 , qui prouve par l'histoire la vérité du polythéisme, p. 170 : par Jamblique, p. 171, qui recommande les prati<|ueslhéurgiques ; par Hiéroklès. p. 171, qui exalte Apollonius : par Julien, p. 172, qui prêche le Dieu-Soleil. —Grande influence dOrigène sur les chrétiens, p. 172 : ses disciples perfectionnent son système : son esprit anime Lactance et Ambroise, p. 173. Mais certains l'attaquent avec violence, p. 175 : la controverse origéniste à la fin du iv» siècle. (Que les Origénistes et les Platoniciens négligent les sciences, et pourquoi, p. 177, n.; le premier conflit de la Bible et de la science, p. 177, n.}

11. Saint Athanase. — 1. Le maintien de la foi traditionnelle. La croyance en l'Honmie-Dieu et les problèmes qu'elle pose, p. 178 : les conservateurs, Cyrille de Jérusalem, p. 179. Les théologiens d'Antioche ressuscitent le Théodotianisme, p. 180 : Paul, Lucien, p. 181 ; leurs tendances, p. 182, n. ; Arius et sa théorie, p. 182. Il est réfuté par Alexandre, p. 183. et surtout par Athanase. p. 184 : le dogme du consubstantiel ; caractère du rôle Ihéoîo^ique d'Athanase, p. 185, n.

2. La définition de la foi traditionnelle. Caractère des polémiques à partir de 360, p. 187 : deux conceptions de la Trinité. Tendances sabellianistes de certains consubstantialistes : Marcel, Photin, Grégoire, p. 188, n. Difficultés techniques soulevées par les docteurs ariens, p. 189. n. Lesconsubstantialistes rigoureux, et les consubstantialistes anti-sabelliens, p. 190 : Uasile de Césarée, p. 190; Grégoire de Nazianze, p. 191; Grégoire de Nysse, p. 192 ; Amphilochios et leurs amis. p. 194; llilaire de Poitiers, p. 195. Le de Synodls, p. 196 : Athanase et le concile d'Alexandrie, p. 197 ; la théorie des hypostases-personnes, p. 199.

3. Conséquences de ce travail tliéologique. La spéculation touchant les trois Personnes, (Grégoire de Nysse, p. 20l), et touchant la divinité du Saint-Esj)rit (les pneuinatomaques, p. 203), et touchant l'union des deux natures de Jésus (l'ApoUinarisme,

p. '20i, et ses deux phasesi. — Etude de la révélation biblique, p. 204 : la teneur du texte, fixée par les travaux dOrigène, p. 205 (les Hexaples, p. 206. n.) (les manuscrits de Pamphile, p. 207, et les travaux bibliques d'Eusèbei : la version latine établie par Jérôme, p. 208. Le canon biblique défini sous l'influence d\\thanase, p. 210 (deutérocanoniques accueillis) et de Jérôme (distinction de canonicité et d'authenticité, p. 214). L'action providentielle de Dieu dans l'histoire, p. 212 : Eusèbe, et ses travaux historiques.

III. Sai7it Augustin. — 1. Lhomme et l'œuvre. Leur caractère, p. 216. Les erreurs'd'Augustin, p. 216 : sa conversion au Manichéisme, p. 217; ses doutes, p. 217; Fauste. p. 218; l'action d'Ambroise et des Platoniciens, p. 218; la conversion, p. 219; ses polémiques, p. 221 ; ses luttes contre les Donatistes, p. 220, n., et contre les Pélagiens, p. 221 et n. : ses ouvrages, p. 222. Sa découverte de la gratuité de la grâce, p. 223 : esprit de son système, p. 224.

2. Sa philosophie. Critique de la valeur de la pensée, p. 225 : les mystères ; à quelle condition la connaissance est possible, p. 226 (la sainteté); et quelle connaissance (celle de Dieu), p. 227. — Ce que vaut notre connaissance de la nature, p. 228 : quelle représentation nous en avons, p. 229 ; anti-objectivisme d'Augustin, p. 230, et qu'il ne lui est pas propre, p. 230. n. ; la Bible et la science, p. 231. — Ce qu'est notre connaissance de Dieu, p. 232 : Dieu présent à l'àme (Augustin et

l'ontologisme, p. 233, n. ; Augustin et le néo-platonisme, p. 233, n., Marius Victorinus). Dieu et le monde : la création, p. 236, la providence, p. 236: l'homme, p. 237: sa liberté.

3. Sa théologie, p. 238. Le péché, p. 238 : le péché originel p. 239, n. et la grâce. La source de la grâce, p. 240 : la mort, la vie, l'exemple du Verbe incarné ; cette christologie est-elle nestorienne, p. 2*1, n. Le canal de la grâce : l'Eglise, p. 242 : le sacerdoce, la hiérarchie, p. 243 (Optât de Milève, p. 243, n.), les sacrements, p. 244. L'action providentielle de Dieu, p. 245 ; preuve de la divinité de l'Eglise par la conversion du monde, p. 247 ; les deux cités, p. 247. Conclusion, p. 248.

GHAPITRE m

LE DIVORCE DE l'ÉGLISE ET DE l'eMPIRE LE CHRISTIANISME ET LES BYZANTINS

Comment l'Ef^lise divorce avec l'Empire, du v» au viii« siècle, p. 250 ; les trois phases du drame.

1. Le malentendu de Chalcédoine. — 1. Cyrille. L'empire chrétien tend naturellement à 'modeler sur son organisation l'organisation de l'Kglise, p. 251 : les prétentions pontiticales de Constantinople. retour sur le passé, p. 252 et n. Jalousie et ambitions de l'église d'Alexandrie, p. 253 : Théophile, p. 253, et son neveu Cyrille, p. 254: comment Cyrille attaque certaines formules maladroites de Nestorius. p. 255 ; la personne de Nestorius, p. 255, n. : son maître Théodore de Mopsueste, p. 255. n. : sa doctrine, p. 256. n. (les documents nestoriens récemment découverts, p. 257. n.). Suite de la controverse, p 256: la théologie de Cyrille, p. 256: seslivres. p.258.n :sessources. p. 258. n. : ses tendances profondes, p. 259. n. Cyrille l'emporte au concile d'Ephèse, p. 260. Opiniâtreté de Constantinople et des Antiochiens. p. 161 : leur défaite finale: Proclus d'Alexandrie installé à C.P., p. 262.

2. Chalcédoine. L'orgueil alexandrin, p. 262 et la personnalité équivoque de Dioscore, p. 262 et 263. n. : comment il recommence la bataille, p. 263. n: les Antiochiens rispotent en attaquant Eutychés, p. 263: polémiques à C.P.. p. 264 et n.: Eutychés condamné par le concile permanent, p. 264: sa nullité théologique. Dioscore arrive au secours, p. 265: intimide l'empereur, réhabilite Eutychés au « brigandage » d'Ephése, p. 265. — Mais Marcien entre en scène, p. 267 : il réunit le concile de Chalcédoine. p. 267. où les Egyptiens capitulent : indécision de l'œuvre doctrinale, p. 267 et n. : netteté du triomphe de Constantinople, p. 268 (le canon 28).— Alarmesde Rome, p. 269. et révolte de l'Orient monophysite, p. 270 : le remaniement du Trisagion. l'usurpation de Hasiliskos. j). 272 Acaceet sa politique, p. 272 : il atta(|ue Basiliskosot Timothée le Chat, p. 273 (et p. 271) : victoire d'Acace. p. 274: chute définitive d'Alexandrie et maîtrise deC.P. sur l'Orient (l'ilénotique) p. 275; négociations et rupture avec Rome, p. 275. Organisa' tion de l'I'.glise byzantine, p. 276,

3. La vie chrétienne. Elle est très intense durant ces orages, p. 277. Le culte de la Vierge Marie, p. 277 : nouvelles fêtes. Essor persistant du Monachisme : les Acémètes et lesStylites, p. 278 et n. : Nil, Marc et Isidore, p. 279, n : les moines subordonn-^s aux évêques, p. 280, n. Les missions à l'intérieur de l'empire, p. 279 : Théodoret de Cyr. Un mot sur les Eglises extérieures à l'empire : l'Arménie, p. 280, n., la Perse, p. 281, n. — La pensée chrétienne, p. 281 : Théodoret et la fin de l'école d'Antioche, p. 282 ; l'aristotélisme ressuscité et les Monophysites, p. 283 ; le néoplatonisme et les orthodoxes, Proclus, p. 283. et pseudo-Denys l'Aréopagite. p. 284.

II. La tentative de Justinien. — 1. L'assaut byzantin. Juslinien

tend à restaurer l'ancien empire, p. 286 et à exalter Constantinople. mais il doit ménager l'Occident chalcédonien, p. 287 : ses idées religieuses, p. 287 : son orgueil, sa science théologique, p. 288. La réconciliation avec Bome, p. 288 : un parti byzantin à Rome. p. 289: les avances aux Monophysites. p. 289; le rôle de Léonce, p. 290, n. : l'alliance avec Rome, p. 291 (et le remaniement du Trisagion). — La revanche monophysite. p. 292: Théodora, Vigile et Silvère : l'œuvre de Jacques Zanzalus, p. 293. n. La question des trois chapitres et du désaveu de Chalcédoine. p. 294 : les capitulations de Vigile et ses remords, p. 295 : violences de l'empereur contre lui, p. 296 ; le concile de 553, p. 297. et la capitulation finale du pape, p. 298. Comment l'empereur n'ose pas tirer parti de sa victoire, p. 298 : l'intrigue hésitante du « patriarcat œcuménique », p. 299: la rupture entre Rome et l'empereur, p. 301 : finalement, Gonstantinople échoue, p. 302. 2. La vie chrétienne dans l'empire au vi* siècle, p. 302. Le sentiment de l'unité de l'Eglise, p. 302. et la tradition de la primauté romaine, p. 303. Caractère chrétien du droit public : rôle civil des évêques dans les provinces et les cités, p. 304 : facilités données à la propriété ecclésiastique, p. 305, n. Christianisation croissante du droit privé, p. 306 : le nouveau droit successoral et ses caractères, p. 307. — Le clergé : l'organisation traditionnelle se modifie, p. 309 : prépotence croissante de l'empereur dans l'Eglise, le Nomocanon, p. 310 : l'Eglise se nationalise, p. 312, n. : les Eglises étrangères, p. 313. note. — Prestige persistant du monachisme, p. 312 : les couvents de ce temps, p. 314. La vie chrétienne, p. 316 : les sacrements, la messe, le culte, p. 317, n.: les œuvres de bienfaisance, p. 317: les fêtes, p. 318; les saints, p. 319; les théologiens, p. 320. L'art byzantin, p. 321 : Sainte-Sophie, p. 322.

Il [ . Décadence et Schisme de V Eglise byzantine.— 1 . L'Eglise byzantine autonome. N'ayant pu asservir Rome et l'i^Jglise entière ,Vempereur exige au moins l'autonomie, p. 32o : Tinvasion de l'Islam et le renouveau de la question monophysite, p. 326. La politique monothélite de Sergius et d'Héraclius, p. 326 : son adroite équivoque, p. 327; elle est dénoncée par Sophrone, p. 327. Victoires des Arabes, p. 328, et inutiles édits impériaux, p. 329 : le pape Martin et les nouvelles violences de l'empire, p. 329 ; Maxime et sa théorie de l'histoire, p. 330, n. Tentative de Constantin lY, p. 331 : Agathon et le concile de Rome. La querelle iconoclaste et ses origines, p. 333 : l'empereur heurte la piété populaire, p. 334; bien qu'à demi hellénisée, p. 335. Rome proteste, p. 336 ; l'empereur passe outre, p. 336 : c'est le triomphe manifeste du césaro-papisme byzantin, p. 337, (Humiliations des patriarches, p. 338, n. Les Églises de Perse et d'Arménie, p. 339, n.)

2. Epuisement de la vie et de la pensée chrétiennes aux vu» et viiie siècles. L'Eglise byzantine prend le contrepied des usages occidentaux, p. 338 : le concile in TruUo. L'empereur condamne la communion des saints, p. 339. Les saints de cet âge, Jean Glimaque et Théodore Studite, p. 340 : mais abaissement du monachisme. L'évangélisation des Barbares Slaves est négligée, p. 34i et note. Décadence des mœurs, p. 342 et n. Recrudescence du Manichéisme, p. 342 etn. Décadence de la ()ensée chrétienne : la « Somme » de Jean Damascène, p. 343 et n. — Arrêt du développement chrétien en Orient.

KVhELX, IMHKIMEIUK CH. HÉRISSEV, PAUL HÉIUSSEV, SUCC

DUFOUBCQ, Albert. BQX

Christianisme et 77

l'empire. . .D3

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