IV
2 AVERTISSEMExXT
volume. Je me borne ici à noter d'un mot le point de vue auquel je me suis placé pour écrire le livre 111. L'histoire de l'empire romain du uf au x*" siècle présente le tableau d'une décadence saccadée, et qui se précipite : la renaissance de l'Oi-ient et l'éveil de l'Occident le forcent à reculer, le contraio'nent à se disloquer, finalement le transforment ^ Comment l'Eglise, après une heure d'extraordinaire éclat, semble destinée à partager sa ruine, mais sait à temps séparer ses destinées des siennes, évacue l'Orient et s'enracine en Occident, c'est ce que disent les pages qui suivent.
' La jiliipurt des hisloricns, à tort selon moi, séparent les iiiMv* sitîcles des v« et vi", comme si le réveil de l'Onent et l éveil de V Occident dataient des P-17»;à tort, ils rattachent les ye-x" aux xi^'-xyo, comme si l'œuvre organisatrice des XIlo-XIII" avait vraiment commencé aux V^-X° siècles. D'autre part, ce n'est pas le baptême de Constantin f/ui marque la fin de l'époque primitive, mais la crise montanistc du début du m» [voir t. III, p. 236] : le 111= et le iv<^ siècles chrétiens (vie et pensée) présentent sensiblement la même physionomie. Et ce nest pas davantage de Michel Cérulaire, ni de Photius qu'il faut dater le schisme byzantin, mais du jour où, la crise ouverte par Chalcédoine sï'tant logiquement close, l'unité de lÉglise ne se reforme pas d'elle-même. Sur notre critique d'ensemble de l'idée de moyen âge. voir notre tome I, p. xx, sq.
J'ajoute (jue j'ai cru voir et voulu montrer dans le ^co-Pla^o• ni!(me une riposte à l'Origvni.sme.