MARTIN
Martin à Ligugé et à Marmoutiers, et la sainteté de leur fondateur contribue à leur merveilleux succès. « Quelle était la ville qui ne désirât avoir pour évéque a un moine » de ses monastères ?
Au iii^ et au iv*^ siècle, la vie chrétienne s'est donc répandue dans tout Tempire malgré ses efforts ou avec son concours, et elle s'y est largement épanouie. Elle sait se réformer elle-même; elle sait travaillera étendre son royaume ; en même temps quelle chante à ses martyrs l'hymne de la reconnaissance et qu'elle élève les hommes à Dieu, elle prépare les révolutions futures qui les rapprocheront les uns des autres, en leur disant à tous, par l'exemple de ses moines, outre la noblesse austère du sacrifice, la beauté féconde du travail ; elle réhabilite le travail au regard de ce monde oi^i l'esclavage est encore debout !... La vraie limite de ses progrès, c'est la fidélité aux usages que se transmettent les générations; c'est, outre les religions orientales déclinantes, la persistance tenace du Paganisme.