‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 121 sur 164 · Ep · texte numérisé non relu

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226 LE CHEISTIANISME ET LEMPIRE ROMAIN.

C'est ainsi que la plapart des mesures prises indirectement par Julien centre le christianisme ou les excitations adressees par lui aux passions paiennes aboutirent a de vrais actes de persecution.

Quand on le vit, au commencement de son regno, rappeler tons les Chretiens exiles par Constance pour cause de religion, on put croire d'abord a un mouvement d'equite^ Mais ses intentions apparurent promptement. Ammien Marcellin, en general bien renseigne sur elles, dit qu'il se proposait de rompre Tunanimite du peuple chrelien, et d'y reveiller les dissensions. Julien, ajoute I'historien, savait que les bfites feroces ne sent pas plus cruelles pour rhomme que la plupart des Chretiens les uns pour les autres ^ : parole injuste , m^me apres les tristes exemples du regno de Constance, mais qui, par le ton, semble bien de Julien. On vit alors rentrer les chefs des partis les plus contraires, eunomeens opposes a la foi de Nicee, defenseurs intransigeants de cette foi, Aetius comme saint Athanase. Mais la partiality de Tempereur parut aussitot. A I'herelique Aetius il ouvrit les bras, I'appelant pres de lui par une lettre affectueuse, Tautor is ant a se servir de la poste imperiale ^ : favour

1. Thi^odoret semble I'echo de cette opinion, quand il attribue la mesure prise par Julien au desir de capter la bienveillance de tous. Hist. EccL, III, 2.

% Ammien Marcellin, XXII, 5.

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