‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 128 sur 164 · Ep · texte numérisé non relu

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pie. Julien avait lui-meme, des 361, predit ce que serait son regne, en essayant de peindre sous de fausses couleurs celui de Constantin. II compare les travaux da premier empereur chretien a ces jardins d' Adonis, que les femmes syriaques formaient le matin en plantant dans un vase des fleurs coupees^ Le soir les voyait flelries, parce qu'elles n'avaient pas de racines. II en fut de m^me de Toeuvre de Julien. Comme les jardins d' Adonis, elle ne dura qu'un jour.

II n y eul pas besoin de contrainte pour delruire ce qu'il avait fait. L'edifice s'ecroula de lui-m6me. Elu a la Mte, au milieu des d^sastres de la retraite de Perse, Jovien n'eut qu'un mot k dire pour que les soldats revinssent au christianisme*^. De tons c6tes les apostats demanderent a faire penitence. Beaucoup de temples se fermerent plutot qu'ils ne furent fermes ^. Dociles aux conseils de leurs chefs, les chr^tiens s'abstinrent de represailles*. lis ne demanderent m^me pas qu'on fit revivre les lois de Constance prohibitives de I'idol^trie. Un edit retablit simplement laliberte religieuse ^. Cela suffit pour remettre les choses dans la situation ou les avait placees Constantin, le paganisme cessant d'etre la religion officielle, mais demeurant une re-

i. Julien, Cesars, 24.

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