‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 131 sur 164 · Code Thiod., X · texte numérisé non relu

Code Thiod., X

LE CHRISTIANISMB ET L'EMPIRE ROMAIN. 2i3

gneux de soulager les peuples accables d'impots * . Ce double sentiment, qui n'est point contradictoire, pent suffire a expliquer son acte. Mais on ne se trompera peut-6tre pas en lui pr^tant une autre pensee. S'il eiU rendu auxeglises les depouilles des temples queleur avait enleveesjadis Julien, il eM paru favoriser une religion aux depens de I'autre. La crainte de sorlir de cette neutralite dont il s'etait fait une regie absolue fut probablement le principal motif de sa conduite.

Dans la repartition des favours aux Chretiens et aux paiens, Valentinien parait avoir garde lem^me ^quilibre : s'il penche dun cdte, ce sera plut6t vers ces derniers. Sans doute, toutes les fois que rintdr^t de son pouvoir ou les susceptibilites de I'autre culte ne lui paraitront pas en jeu, Valentinien prendra visiblement plaisir k accorder des bienfaits discrets a ses coreligionnaires. C'est ainsi qu'il interdira toute poursuite judiciairo le dimanche ^, donnera une amnistie a I'occasion de la f6te de P^ues ^, dispensera les soldats Chretiens de monter la garde a la porte des temples paiens *, defendra de condamner des Chretiens k I'etat de gladiateurs ^, exemptera de la profession

i. Ammien Marcellin, XXX, 8, 9; Aurelius Victor, Epitome; Zo- SIME, IV.

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