‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 133 sur 164 · Saint Ambroisr, Ep · texte numérisé non relu

Saint Ambroisr, Ep

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On le voit, si Valentinien rappelle , comme nous Favons dit, Constantin, c'est avec une sorte de crainte de lui trop ressembler. Plus chretien dans sa conduile, malgre une severite excessive qui d^genera souvent en cruaule * , il redoute de le parailre, et s'applique avant tout a se donner Fair d'etre impartial. Comme il arrive souvent , Valentinien, pour eviter toute apparence de favoriser les siens, partagea inegalement ses graces, et en r^pandit de plus abondantes sur les adversaires naturels de ses vrais sentiments. On ne peut dire, cependant, que son r^gne ait ^te mauvais pour I'Eglise. Constantin avait plus nui a celle-ci qu'il ne Tavait servie en s'occupant trop d'elle : Valentinien, fidele aux principes proclames des les premiers jours de son regne , s'abstint autant que possible de s'immiscer dans ses affaires. « Ce n'est pas k moi d'etre juge entre les ev^ques, » disait-il 2. Consequent avec ses id^es, il evita de se declarer m6me centre les heretiques. A part une loi centre les manicheens, proscrits naguere par les princes paiens eux-m6mes, et une autre loi centre la reiteration du bapt^me par les donatistes ^, on ne voit pas qu'il se soit occupe d'eux. Sectateur dela foi de Nicee, il n'inqui^ta pas les

i. Saint jERdME, CAron., ad ann. 366; Sulpice Severe, Dialog. ^ II, 6; Ammien Marcelun, XXVH, 7; XXIX, 3; XXX, 8; Zosime, IV.

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