Code TMod.t XVI, v, 3; v
ariens. Dans TafTaire d'Auxence, a Milan, il prit m^me parti pour un ^v6que affilie a leur secte * . Mais il cedait, dans cette circonstance , a un desir excessif de retablir une paix apparente, et non au goAt de dogmatiser. Ce fut sa seule erreur de ce genre. En general, dans ses relations avec les Chretiens d'opinion diverse comme avec les pai'ens, il demeura fidele a sa resolution d'etre neutre. Le prudent Tillemont se demande s'il faut Ten louer et penche vers raffirmative ^. Plus hardis, les deux historiens ecclesiastiques du cinquieme siecle, Socrate et Sozom^ne, I'approuvent sans reserve ^. De son c6te, Ammien Marcellin traduit en termes remarquables le jugement des paiens. « Ce qui fait la gloire de son r^gne, c'est qu41 se tint au milieu de toutes les diversit^s religieuses, n'inquietant personne, n'obligeant personne k suivre tel ou tel culte. II n'inclina pas par des lois menagantes ses sujets vers ce que lui-m^me adorait. Mais il laissa les partis dans I'etat m^me oil il les avait trouves ^. » Ceci n*est pas tout a fait exact, puisque Valentinien retablit precisement I'equilibre des partis religieux, fauss6 par Julien : la verite, c*est qu'il remit les choses a peu pres au point ou les avait laissees Constantin.
i. Saint Hilaire de Poitiers, In Auxentium,