‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 14 sur 164 · Act. Apost.y xxviir, 16, 30, 31; Philipp · texte numérisé non relu

Act. Apost.y xxviir, 16, 30, 31; Philipp

4. Tacite, Ann.f XIII, 32; De Rossi, Roma sott., t. II, p. 363.

5. Saint Paul, Rom., xvi, 3, 16. Cf. Lightfoot, Philippians^ p. 171 et suiv.

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au devant de lui jusqu'a plusieurs milles de Rome * . Cela semble indiquer que la communaute chretienne de celte ville etait encore peu nombreuse. Aussi ne donnait-elle pas d'ombrage au gouvernement, qui pendant deux annees permit a Paul, garde seulement par un soldat, de recevoir qui il voudrait dans sa maison et de pr^cher Ik et au dehors la parole de Dieu^, Cette predication porta probablement des fruits rapides, car Tacite dit qu'en 64 les Chretiens de Rome ferment deja « une grande multitude^ ». Mais avec Fatten tion publique, attiree par leur nombre croissant, naquirent vite, a leur sujet, les defiances et les calomnies. Une opinion repandue des les premiers siecles attribue a la (( jalousie » des Juifs les mauvais bruits qui ne tard^rent pas a courir sur les chretiens *. On arriva bientot a leur imputer les crimes « les plus atroces et les plus honteux ^ ». Leur vie retiree, leurs reunions secretes, le mystere dont, par crainte des profanations, ils entouraient leurs pratiques religieuses, la division que les conversions mettaient souvent dans les families, les intelligences des premiers fideles avec les esclaves, aisement gagnes a la foi, semblaient autoriser tons les soupQons. On voit par les epitres pastorales de saint Paul, par la

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