Ibid. Cf. DE Rossi, Roma sotlerranea^ t. II, p
3. Ada SS. Frucluosi^ episcopi, Augurii H Eulogii, diaconorum, 3, dans RuiNART, p. 221.
conspirateur, fauteur d'association illicite, qu'il est condamne. Ces trois crimes, au milieu du troisieme siecle, se confondaient avec celui de lese-majeste, et ^taient frappes des m6mes peines *. Longtemps auparavant Taccusation de sacrilege et de lese-majeste avait deja ete, au dire de Tertullien, encourue par les Chretiens ^ : mais sous ce nom ce qui etait puni alors, c'etait le refus d'adorer les dieux et d'offrir des sacrifices pour le salut des empereurs ^, c'est-adire, a yregarder de pr^s, ledelit religieux. Aucun proces de martyr, avant le milieu du troisieme siecle, nenous montre I'accusation portee surun terrain different. Maintenant, c'est pour des faits d'un autre ordre, clairement definis, que ces qualifications legales sent appliquees aux chefs des Chretiens. « Tout proche de I'accusation de sacrilege est celle de lesemajeste, — ecrit le jurisconsulte Ulpien, — et Ton donne le nom de cette derni^re a tout attentat centre le peuple remain et centre la securite publique. En est coupable quiconque, par action, ruse ou conseil, a rassemble des gens armes dans Rome, les a unis centre la Republique, a occupe des lieux publics ou des temples ou a organise des assemblees et des reunions^ et pousse les hommes a la re- {>olte^, » Ces paroles se trouvent en substance dans