YopisGUSf Aurelianus, iO
a ceux quisont en communion avec les ev^ques d'ltalie et I'ev^que de Rome^ » En I'adjugeant aux orthodoxes, il reconnait une fois de plus Texislence collective et le droit de propriete commune des catholiques. C'est la politique d'Alexandre Severe, avec Telement nouveau qu'y a inlroduit Gallien, a savoir la reconnaissance des eveques comme chefs legitimes et presque comme personnages officiels. Quelle cause poussera, deux ans plus tard, Aurelien a I'abandonner? L'histoire ne le dit pas, et Ton est reduit aux conjectures. II se pent qu'Aurelien, en se tournant tout a coup contre les Chretiens, ait cede a un mouvement de fanatisme religieux. C'est une religion Ires personnelle que la sienne. Par politique, il soutient le culte officiel de Rome; au fond de son coeur, il croit en un dieu d'Orient. Fils d'une pr^tresse de Mithra, il adore le Soleil, regoit en songe ses avertissements, le proclame « le plus certain des dieux », le fait « seigneur de TEmpire romain », lui bMit a Rome un temple magnifique, et institue en son honneur un second college de grands pontifes ^, Le Soleil qu'exalte ainsi Aurelien est moins TApoUon greco-romain que le Mithra servi par sa mere dans une grolte de la Pannonie ou le Baal qu'on encense a Emese et a Palmyre, ou