Saint Paulin De Nole, Nat., XVI
et les services qu'ils etaient en etat de rendre en un temps ot toute autorite semblait d^truite ^ • Mais si leur situation pr6sente fut rarement aggravee par I'anarchie oCi etait tomb^ FEmpire, I'autorite des reformes de Gallien y perit presque tout entiere. La paix religieuse, qu'il avail cru fonder, continua d'etre a la merci des evenements.
§ 7. — La fin du troisi^me si^cle.
Sauf une persecution courte et locale sous Claude le Gothique^, les fideles furent en repos jusqu'a la fin du regno d'Aurelien. Celui-ci parait avoir tres bien connu leur organisation. « On vous croirait assembles dans une eglise de Chretiens et non dans le temple de tons les dieux, » ecrit-il avec impatience aux senateurs qui, dans un extreme danger de ritalie, h^sitaient k ouvrir les livres sibyllins ^. ' 11 est mdme familier avec les nuances du langage theologique, au point de trancher par une regie de discipline ecclesiastique une question de propriete. Les fideles d'Antioche dispulaient, en 272, a Theresiarque Paul de Samosate un immeuble de I'Eglise. a Le bien litigieux, dit Aurelien, devra appartenir
i. EusEBE, Hist. Eccl.y Vllf 39.
2. Doutes peu fondes de GOrres sur la r^alite historique des principaux martyrs de cette persecution ; Jahrb, fur protest. Theologies \^\^ n^i.