‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 57 sur 164 · Lagtamce, De mort. pers.j · texte numérisé non relu

Lagtamce, De mort. pers.j

veau les rigueurs particulieres et locales dont le souvenir a ei6 conserve. Mais cellesci durerent pen, et les derni^res annees du troisieme si^cle virent la paix religieuse a peine troublee.

M^me en Occident, oCi les cliretiens etaient moins nombreux et avaient, pour ce motif pent- ^tre, sou£fert plus de violences, I'Eglise respira librement. En Orient, ou depuis longtemps la foi etait enra'cinee dans toutes les provinces, au point qu'en certaines d'entre elles la population croyante formait d^ja la majorite, toute entrave sembla levee, et la securite assuree pour toujours. Quand Diocletien eut transporle sa cour a Nicomedie, les fideles y furent nombreux, et plusieurs parurent tres avances dans la faveur du souverain. On vit beaucoup de Chretiens gerer des magistratures municipales ou m^me administrer des provinces '. Le clerge eut, comme sous G allien, rang officiel et fut traite avec de grands egards par les representants de Tautorite publique^. La paix sembla si solidement assise que deja les Eglises commencerent a so\iffrir les maux de la prosperite. lei, les moeurs se rel^chaient^; ailleurs, des ambitieux se disputaient les dignites ecclesiastiques *, Mais par-

1. EusEBE, HisL Eccl.f VIII, i, 6, 9, 11 ; concile d'lUiberis, canons 3,4, 55; Passio S, Philippic 7, 10 (dans IIuinart, p. 447, 450).

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