‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 81 sur 164 · Code Justinien, III, xii · texte numérisé non relu

Code Justinien, III, xii

7. CiCERON,'Z>e leg., II, 12, 29. Cf. Diet, des ant, grecques et ram,, t. II, p. 174, art. Dies*

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a la loi de 323, defendant de contraindre les Chretiens a faire acte de paganisme, elle n'a pas besoin d'etre commentee ^ : elle montre quelle vigilance etait encore necessaire au legislateur pour leur assurer la liber te de conscience promise a tous.

On remarquera cependant une nuance curieuse.

L'empereur interdit de forcer aux sacrifices « les ecclesiastiques et les autres membres de la secte catholique » ; c'est encore le style neutre du legislateur; puis, insistant, il menace de peines severes « ceux qui auront oblige aux rites d'une superstition etrangere les serviteurs de la loi tres sainte » ; c'est maintenant le langage du cliretien. Jusqu'ici, nous n'avions pu juger des sentiments personnels de Constantin. A quelques expressions pres, la serie de lois et d'ordonnances qui vient d'etre rappelee eAt pu emaner d'un souverain indifferent en matiere religieuse, et seulement occupe a garantir a tous les cultes une situation egale. La loi de 323 ne s'ecarte pas de ce but, mais decouvre, par un brusque changement du style officiel, les preferences intimes du prince. Des faits beaucoup plus anciens les avaient deja mises en lumiere. Les panegyristes qui racontent I'entree de Constantin a Rome apres la bataille du pont Milvius parlent des spectacles auxquels il assista, mais ne font mention ni de sacrifices, ni memo d'une visite au Capitole^. En 313, il

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