‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 83 sur 164 · Code Justinien^ I, xiii · texte numérisé non relu

Code Justinien^ I, xiii

maine, et donne m^me aux clercs le pouvoir de faire de leurs esclaves des citoyens, quel que soil le mode employe*. Des 320, il avait aboli les lois portees par Auguste centre le celibat^.

Des deux grandes affaires religieuses qui agiterent I'Eglise au quatrieme siecle, Tune, celledes donalisles, est anterieure a la mort de Licinius. Plus encore que toutes les autres preuves que nous en avons donnees, elle revele I'ardeur des sentiments Chretiens qui animaient Constantin dans cette premiere periode de son regno.

Quand le parti qui attaquait comme invalide I'ordination de Cecilien, eveque de Carthage, eut porte cette mauvaise cause devant I'empereur, celui-ci, des 313, en renvoya I'examen a un synode convoque a Rome. « II ne vous echappe pas, ecrivit-il au pape Miltiade, que je porte un tel respect a la religieuse et legitime Eglise catholique, que je voudrais ne voir subsister entre vous ni schismes ni divisions^. » L'annee suivante, saisi par les donatistes d'une imputation outrageante contre Felix d'Aptonge, consecrateur de Cecilien, il fit faire en Afrique (etrange renversement des situations) une enqu^te qui demontra, par le temoignage des magistrats en exercice lors de la persecution, que, loin de leur avoir jamais obei, Felix etait demeure ferme dans sa foi :

i. Ibid., 2.

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