AuRELiDs Victor, Epitome^ 41 ; Zosime, H
cette circonstance sa haine du paganisme. Autant, avec quelques exces sans doute, mais vite reprimds par lui-m6me, Constantin avait utilement servi la cause de I'orthodoxie centre les donatistes, autant, dans la question autrement grave et capitale de Tarianisme, il en vint peu a peu a gMer ce qu'il y avait eu de salutaire tout d'abord dans son intervention. Celle-ci debute heureusement. Elle procede des sentiments montres naguere dans I'affaire des donatistes. Sans comprendre probablement toute I'importance doctrinale du nouveau debat, Constantin est emu de trouver la division des esprits la ou devraient seules se rencontrer I'unite de la foi et la simplicite de la croyance. Dans la lettre de 323 par laquelle il s'efforce de reconcilier Arius avec I'evSque d'Alexandrie, il y a comme un cri d'angoisse : « Rendez-moi mes jours tranquilles et mes nuits sans inquietude... Comment aurais-je I'esprit en repos tant que le peuple de Dieu, le peuple de mes freres dans le service de Dieu, est divise par un injuste et profond dissentiment ' ? » Quand sur sa convocation s'ouvre le concile de Nicee, il adresse aux ev^ques un discours de bienvenue, se proclame « leur frere dans le service de Dieu », et confesse que « les divisions de I'Eglise lui ont paru plus terribles et plus redoutables qu'aucune guerre^ ». Apres la decision du concile,