‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 91 sur 164 · SocRATE, Hist. Eccl.^ I · texte numérisé non relu

SocRATE, Hist. Eccl.^ I

2. EusEBE, De Vila Const,, III, 42; Sozomene, Hist* Eccl., I, IT.

il sevit contre Arius et ses livres * , puis envoie aux Eglises, et particulierement a celle d'Alexandrie. une leltre enthousiaste et joyeuse^. Prenant ensuite conge des ev^ques, il leur recommande d'eviter les disputes, « qui pr^tent a rire a ceux qui guettent toujours pour la calomnier la loi divine. C'est h eeux-la, ajoute-t-il, qu'il faut penser, car nous pouvons les gagner, si tout ce qui se fait parmi nous demeure irr^prochable ^ » . Avec une soUicitude touchante, Constantin veille sur la foi qui est est devenue la sienne comme on veillerait sur un tresor precieux et fragile. II voudrait la voir maitresse de FEmpire, et soufTre jusqu'a Timpatience de tout ce qui compromet son bon renom ou retarde ses conqu^tes. Mais bient6t le sentiment de sincere et naive bonne volonte qui le faisait se proclamer lui-m6me « Teveque du dehors^ » Fentrainera, mal conseille, a d'etranges abus. Docile aux flatteries interessees d'Eusebe de Nicomedie, on le verra pencher a son tour vers Tarianisme, ou au moins en favoriser les fauteurs, au risque de compromettre toute I'oeuvre de Nicee. Dans I'ivresse du pouvoip absolu, il se croira tout permis, tranchera du dictateur religieux, enjoindra a Athanase

de recevoir Arius, et le menacera de le deposer de

^ i, SocnATE, Hist.EccLy F, 9; Sozomene, I, 30.

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