‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 95 sur 164 · Code Theod., XVI, x · texte numérisé non relu

Code Theod., XVI, x

tales leurs privileges, au culte paien ses subsides accoutumes, et, remplissant a la lettre les fonctions de souverain pontife, nomme des membres de Taristocratie romaine aux divers sacerdoces qui etaient comme her^ditaires dans leurs families*. La seule marque qu'il donna de ses croyances personnelles fut de faire enlever de la curie la statue de la Victoire, le jour ou lui-m6mey prit seance^. Racontant ce voyage a Rome, un senateur paien fera, quelques annees plus tard, de Tauteur des lois de 341, de 353 et de 356 cet eloge inattendu : « II conserva Tancien culte a I'Empire, bien qu'il suivit lui-m^me une autre religion^. »

Est-ce a dire que ces lois demeurerent partout lettre morte? Non sans doute, mais elles furent surtout appliqueeslaoii I'opinion publique le rendit possible. Elles eurent, comme on Fa vu, peu d'effet immediat en Occident. Dans I'Orient, la puissance du paganisme variait suivant les provinces et les villes, tres grande ici, a peu pres detruite ailleurs, et des lieux peuples de fanatiques idolatres etaient voisins d'autres ou les Chretiens formaient la majorite, deja presque la totalite des habitants. Dans ceux-ci , ni la fermeture des tem-

4. Symmaque, Ep., X, 3; cf. Ammien Marcellin, XVI, 20. — La meme ann^e 357, on voit a Rome un personnage clarissime presidcr aux initiations milhriaques. Corp, inscr. lat.y t. VI,

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