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6. Code Théod,, I, xxvii, 1, et appendice de Sirmond, i et 47. Cf. HcMBERT, art. Episcopalis audientia, dans Dict. des antiquités, t. II, p. 697.
212 LE CURISTIANISME ET LEMPltlE ROldAlN.
sur le produit des contributions municipales*.
C'était une insidieuse et cruelle revanche : une autre mesure, mieux justifiée en apparence, la compléta. Pour compenser les pertes subies par les biens des temples sous les deux règnes précédents, on mit la main sur les richesses de nombreuses églises et Ton confisqua leurs vases précieux. Julien alla plus loin : il décida que tous ceux qui avaient participé à la destruction de quelque sanctuaire païen le rebâtiraient à leurs frais, ou au moins paieraient le prix de la reconstruction*. C'est, entre autres, la sentence qui fut rendue cQntre Tévéque d'Aréthuse ^. Dans une circonstance remarquable , une cité entière fut condamnée pour ce fait. Césarée, métropole de la Cappadoce, était, dès le règne de Constance, presque entièrement chrétienne : d'un commun accord, on y avait démoli deux temples, devenus inutiles aux habitants : un troisième venait encore d'être abattu. Julien enleva à la ville son nom de Césarée, la frappa d'une énorme amende, augmenta ses impôts, enrégimenta tout son clergé dans les troupes de sa police, et menaça de détruire la cité entière si les temples n'étaient pas rebâtis*.
Malgré la simplicité de ses mœurs, Julien avait
i. SozoMÈNE, Hist. Eccl.f V, 5. L'historien allègue en preuve les contraintes décernées par les agents du fisc, et encore existantes.