SozoMèNE, V, 4; SAINT GRÉGOIRE DE Nazunze, Oratio IV
de grands besoins d'argent , soit à cause des dépenses amenées par la restauration du culte païen , la pompe dont il l'entourait, l'immense consommation des victimes que faisaient ses sacrifices ' , soit à cause des frais de Texpédition qu'il préparait contre les Perses. Aussi se plaisait-il à frapper d'amendes les chrétiens. Tout prétexte lui était bon. C'est ainsi qu'afîn de châtier les violences exercées par les ariens d'Édesse contre une autre secte hérétique, il confisqua toutes les propriétés de l'Ëglise de cette ville, distribuant les meubles aux soldats, adjugeant les immeubles à son propre domaine ^. C'est là , écrivait ironiquement Julien , le meilleur moyen d'aplanir aux Galiléens la route qui mène au royaume des cieux '. Ce mélange d'avidité et de raillerie, constaté par une lettre même du restaurateur de l'hellénisme, rend vraisemblable ce que l'historien Socrate rapporte d'une taxe de guerre, qui aurait été spécialement exigée des chrétiens, et aurait fait entrer de grosses sommes dans le trésor impérial*.
§4. — L'èdit sur renseignement.
En toutes choses, Julien tendait à mettre les chrétiens hors la loi , ou , ce qui revient au même ,
i. àmmieh Marcellin, XXV, 4.
t, JLXICN, Ep. 43.