‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 13 sur 176 · Ibid., iX · texte numérisé non relu

Ibid., iX

terie, encouragée par la politique, ait élevé un temple à Rome et à Auguste*. Elle y était probablement encore, à Tépoque où écrivait saint Jean, Tunique centre du culte impérial, comme Nicomédie Tétait pour la Bithynie. Bien qu'il n*eût guère plus de cent ans de date, ce culte était déjà très répandu et très populaire. Il consacrait Tunion des provinciaux avec Rome, et, par le double attrait de la religion et des spectacles, les attachait à TEmpire, devenu en la personne de Tempereur comme leur dieu visible. Mais il semble résulter de V Apocalypse qu'au temps de Domitien on fit de la participation à ses fêtes une épreuve pour les chrétiens orientaux. Ceux qui obéissaient se lavaient ainsi du reproche d'athéisme. Mais « ceux qui n'adoraient pas la Bête et son image étaient tués^. » Au ton dont Tapôtre, en de nombreux passages', parle ainsi de « la Bête, » c'està-dire de TEmpire homicide et idolâtre, et de « son image, » c'est-à-dire apparemment de l'empereur, on se sent en pleine persécution. Le temps est déjà loin où saint Paul entretenait à Éphèse des> relations amicales avec des Asiarques, c'est-à-dire ; des prêtres provinciaux chargés pour TAsie dur^ culte impérial *. Alors les chrétiens étaient ignorés

i, DiOM Cassius, LI, 20.

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