‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 145 sur 176 · Code Theod., XVI, x · texte numérisé non relu

Code Theod., XVI, x

de la maison ou de la famille ^ On creusait dans les dépendances de sa maison un antre mithriaque, qui devenait vite le centre d'un culte secret^. Théodos* ferma ces sanctuaires, comme il avait fermé les temples. Mais probablement, cachés par Tombre protectrice de la vie privée, un grand nombre échappèrent à ses investigations et se perpétuèrent malgré ses défenses.

%2. — La fin du paganisme.

Ainsi cessa, sinon de fait, au moins légalement, le culte païen. Il se continua dans beaucoup de lieux : mais, en droit, il avait déjà pris fin. Tout acte non seulement public, mais privé, de paganisme devenait, après les lois de 391 et 392, un acte délictueux. Saint Jean Chrysostome, cependant, a pu opposer victorieusement la conduite de Théodose à celle des anciens persécuteurs de TÉglise^. C'est que Tintolérance envers le culte s'allia, durant son règne, à la plus grande tolérance envers les personnes. Sur ce point, Théodose suivit la voie tracée par tous ses prédécesseurs chrétiens depuis Constantin. Non

i. Bulldiarch. crist., i88H88o, p. 429, i39; Bull, délia comm, arch. corn., 1885, p. 36; 1886j p. 17; 1894, p. 291; Revue historique, 1887, p. 347.

2. Voir les exemples cités dans le Bull, délia comm. arch, corn, di Roma, 1892, p. 355.

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